Arsenal nucléaire du Royaume-Uni

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Royaume-Uni
Arsenal nucléaire
Image illustrative de l'article Arsenal nucléaire du Royaume-Uni
Programme
Date de lancement 1952
Premier essai nucléaire 30 octobre 1952 (25 Kt)[1]
Premier essai Bombe H 15 mai 1957
Dernier essai nucléaire 26 novembre 1991
Statistiques
Charge nucléaire la plus élevée 3 Mt (28 avril 1958)
Nombre maximal d'armes nucléaires 350 (années 1970)
Nombre total d'essais nucléaires 45[1]
Arsenal courant env. 225
Portée maximale 12 000 km (maritime)
Traités internationaux
Traités signés TNP

Le Royaume-Uni est le troisième pays au monde, après les États-Unis et l'Union soviétique, à se doter de l'arme nucléaire, dans le cadre de l'opération Hurricane en 1952. Cinq ans plus tard, il est à nouveau le troisième à se doter de la bombe H. En 1968, il signe le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

L'arsenal des forces armées britanniques en matière nucléaire est estimé en 2011 à un total de 225 têtes nucléaires, dont 160 considérées comme opérationnelles embarquées exclusivement à bord de quatre sous-marin nucléaire lanceur d'engins[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Explosion de l'opération Hurricane.

Le gouvernement du Royaume-Uni instaure la commission MAUD pour coordonner les efforts du projet Tube Alloys de recherche sur l’arme nucléaire au début de la Seconde Guerre mondiale; en 1943, tout est arrêté et les éléments utiles sont transférés dans le Nevada aux États-Unis en vertu de l'accord de Québec dans le cadre du projet Manhattan.

Une des personnes travaillant sur Tube Alloys est William George Penney, expert en ondes de choc. En juin 1944, il vient pour travailler à Los Alamos, au sein de la délégation britannique au projet Manhattan. Ses qualités de chef et sa capacité à travailler en harmonie avec les autres aboutissent à le faire incorporer au noyau de scientifiques qui prend toutes les décisions cruciales dans la direction du projet.

À la fin de la guerre, le gouvernement britannique croit que les États-Unis partagera la technologie, que les Britanniques considèrent comme une découverte conjointe. Mais en faisant voter la loi McMahon (loi sur l'énergie atomique) le 1er août 1946, l'administration Truman montre que le Royaume-Uni n'aurait plus accès aux recherches nucléaires US.

Le gouvernement de Clement Attlee décide que le Royaume-Uni a besoin de la bombe atomique pour maintenir sa position politique mondiale. Selon le Secrétaire d'État des Affaires étrangères Ernest Bevin : « Il faut que nous ayons ce machin ici, quel qu'en soit le coût,... et marqué d'une sacrée Union Jack »[3].

Le Dr. Penney quitte donc les États-Unis et rentre en Angleterre, où il débute ses plans pour une Section des Armes Atomiques. Le projet reçoit le nom de code « High Explosive Research »[4] (HER), et en mai 1947, Penney en est nommé directeur. En avril 1950, un aérodrome abandonné de la RAF pendant la seconde Guerre mondiale, à Aldermaston est choisi comme site permanent pour le programme d'armes nucléaires britanniques.

Le 30 octobre 1952, le premier essai nucléaire britannique a lieu dans les Îles Montebello au large de la côte ouest de l'Australie à bord du HMS Plym (K271), une frégate de la classe River lors de l'opération Hurricane. Il s'agit d'une arme au plutonium d'une puissance de 25 kilotonnes[1].

La première bombe atomique livrée aux forces armées fut une Blue Danube en novembre 1953, mais il fallait attendre l'entrée en service des bombardiers Valiant pour qu'elle soit opérationnelle.

Le test de la première bombe H britannique le 31 mai 1957 présenté dans un film d'actualité. Dans les faits, la fusion se passa mal entrainant une puissance moindre que prévu.

Le 15 mai 1957, lors de l'opération Grapple, la première bombe H britannique, d'une puissance de 300 Kt, fut testée, faisant du Royaume-Uni la troisième puissance à développer cette technologie mais son rendement fut très pauvre[1].

Lancement d’essai d’un missile Polaris britannique en 1986.

Les Britanniques ont réalisé un total de 45 tirs sans compter 12 tirs de sécurité, le dernier le 26 novembre 1991, d'une puissance cumulée d'environ 10 mégatonnes[1].

Le 2 novembre 2010 est signé dans le cadre des traités de Londres un accord de coopération en matière de défense et de sécurité entre la France et le Royaume-Uni, qui prévoit une installation commune à Valduc (France) où sera « modélisée la performance des têtes nucléaire et des équipements associés, afin d’en assurer la viabilité, la sécurité et la sûreté à long terme ». Un centre de développement technologique commun à Aldermaston (Royaume-Uni) soutiendra ce projet[5].

Force aérienne[modifier | modifier le code]

Un B-29A Washington du Bomber Command en 1952
Bombardier Handley Page Victor avec la livrée blanche d'attaque nucléaire en 1961.
Avro Vulcan
Vickers Valiant
Une Yellow Sun dans un musée. Première bombe H opérationnel britannique entrée en service en 1959/1960. 3 290 kg pour 6,4 m de long.
Un Blue Steel au musée de la RAF de Cosford.

Lors de l'après-guerre, le Royal Air Force Bomber Command contrôlait les bombardiers nucléaire du Royaume-Uni. Outre les classiques bombardiers survivants de la Seconde Guerre mondiale, elle eu en location dans le cadre du programme d'assistance de défense mutuelle, de 1950 à 1955, 87 Boeing B-29 Superfortress sous la désignation de Boeing Washington.

Le 23 mai 1963, la V-force ou Bomber Command Main Force, surnom de la force de bombardement donné car le nom des trois types de bombardiers alors en service commençait par cette lettre, était affectée officiellement au Commandant suprême des forces alliées en Europe pour la mise en œuvre de la désignation de cible, la planification et la coordination des missions nucléaires, ce qui était l’équivalent du SIOP de l’OTAN.

Les V bomber car leur nom commençait par un « V », étaient le Vickers Valiant (premier vol en 1951, entré en service en 1955), le Handley Page Victor (premier vol en 1952, en service en 1958, retiré en 1984) et le Avro Vulcan (premier vol en 1952, en service en 1956). La V-Bomber force a atteint son apogée en juin 1964, elle était alors composée de 50 Valiant, de 39 Victor et de 70 Vulcan en service.

Bombe d'entrainement WE.177 dans un musée.

Le gouvernement britannique avait prévu d'équiper ces avions du missile sol-air américain AGM-48 Skybolt et le premier ministre Macmillan rencontra le président des États-Unis Eisenhower en mai 1960, accepta d'acheter 144 Skybolts pour la RAF, ce qui scella le destin des projets de missile balistique sol-sol Blue Streak.

L'arrêt du programme américain Skybolt, qui fut compensé lors des accords de Nassau par la fourniture de missiles lancés par sous-marin Polaris, fit que le programme de missile sol-air Blue Steel Mk 2 d'une portée de 300 km qui avait connu des aléas depuis son lancement en 1957 fut remis en selle et entra en service de 1963 à 1970 à bord des Vulcan Mk 2 et plus tard sur Victor Mk 2.

Avec l'entrée en service des SNLE de la Royal Navy, le rôle de dissuasion nucléaire du Bomber Command a baissé et ce commandement fut absorbé en 1968 par le nouveau RAF Strike Command.

Le Royaume-Uni construisit également des armes nucléaires tactique. La Red Beard d'une puissance de 10 à 20 kilotonnes fut produite à environ 80 exemplaires pour la RAF et 30 pour les chasseurs-bombardiers Blackburn Buccaneer de la Fleet Air Arm et fut en service entre 1961 to 1971.

La dernière arme nucléaire aéroportée britannique a été la bombe nucléaire tactique WE.177 qui fut en service de 1966 jusqu'en 1992 dans la Royal Navy et 1998 pour la RAF succédant à la Red Beard. La WE.177 dérivé en trois modèles d'une puissance allant de 10 à 400 Kt pouvait être emportée par des chasseurs-bombardiers tel le Blackburn Buccaneer, le Hawker Siddeley Harrier et le Panavia Tornado, ou, en version de charge de profondeur, par des hélicoptères de lutte anti-sous-marine. La RAF a disposé de 8 escadrons de Tornado GR1/1A armés de WE.177 dont ceux basés sur la base de RAF Bruggen en Allemagne de l’Ouest qui ont été transférés à la fin de la guerre froide sur la base de RAF Lossiemouth en Écosse et RAF Marham en Angleterre[6].

Force sous-marine[modifier | modifier le code]

Maquette de l'HMS Resolution (S22), le 1er SNLE britannique. On distingue les 2 rangées de silos entre le kiosque et la salle des machines.
Le HMS Vanguard en 1994.
Système d'éjection pour les ogives nucléaires britanniques Chevaline A3TK.
Zone de patrouille des SNLE équipés des missiles Polaris A3T américains et Chevaline A3TK britanniques en prenant Moscou pour cible.

L'évolution des radars et du missile surface-air rendent de plus en plus vulnérables les bombardiers de la force de frappe stratégique du Royaume-Uni. Pour résoudre ce problème le premier ministre britannique Harold Macmillan demande au président américain Eisenhower de pouvoir équiper les V bomber du missile AGM-48 Skybolt. Cela permettait, avec un missile ayant une portée de 1 600 km de rester à bonne distance des défenses soviétiques.
Mais la nouvelle administration américaine de John Fitzgerald Kennedy exprime de sérieux doutes sur le Skybolt à l'ère du nouveau missile balistique intercontinental.

La Royal Navy se retourne donc sur le nouveau système Polaris pour développer un nouveau sous-marin. Cinq SNLE de la classe Resolution sont alors prévus, mais seules quatre unités sont commandées en mai 1963 à la Vickers Shipbuilding Ltd de Barrow-in-Furness et à la Cammell Laird and Co. Ltd de Birkenhead. Le design est une modification du sous-marin de classe Valiant pour intégrer le compartiment des 16 missiles entre l'aileron et le réacteur nucléaire. Ils sont lancés entre 1966 et 1968 et la tête de série est entrée en service en octobre 1967; Leur port d'attache est la Her Majesty's Naval Base Clyde dans la région d'Argyll and Bute dans l'ouest de l'Écosse.

Les missiles sont construits aux États-Unis et les charges nucléaires sont britanniques. Ils s’agit à l’origine de ET.317, une ogive utilisant la fusion secondaire de la W59 américaine et un système de fusion primaire britannique nommé “Cleo” testé en 1962 au site d'essais du Nevada. Des variantes de ce design sont utilisées sur d’autres systèmes d’armes dont le WE.177, le Skybolt, et Blue Water.

Le missile Polaris version A3 utilisé par la Royal Navy est le premier missile occidental équipé de véhicules de rentrée multiple, à bord de ses SNLE de la classe Resolution à partir de juin 1968 armés chacun de 2 têtes nucléaires britanniques Chevaline A3TK de 200 kT (au lieu de 3 ogives sur les missiles américains) ; la portée de ses missiles était réduite de plus de 500 milles marins par rapport à la version américaine car la charge utile était équipé de leurres et d'aides à la pénétration supplémentaires pour éviter la défense antimissiles. À partir de 1982, des missiles équipés de 6 charges de 40 kT furent opérationnels. Les Polaris britanniques resteront en service jusqu'en 1996.

Ils sont remplacés à partir de 1993 par quatre SNLE de la classe Vanguard disposant au total d'environ 160 ogives et ayant en stock 58 missiles Trident D5, ceux ci ayant une portée maximale d'environ 11 000 km avec une charge utile d'une seule ogive réduite et de plus de 7 400 km avec une charge utile maximale[7]. Ces missiles sont loués aux États-Unis et les sous-marins britanniques doivent régulièrement visité la base navale de Kings Bay aux États-Unis pour leur maintenance et leur remplacement par d'autres[8].

En juin 2011, le nombre de têtes nucléaires embarquées sur chaque sous-marin nucléaire lanceur d’engins britannique a été réduit de 48 à 40; le nombre de missiles opérationnels Trident D5 embarqués sur chaque sous-marin sera réduit à 8 et le nombre total de têtes nucléaires opérationnelles passera de 160 à 120 d’ici 2015[9].

la Grande-Bretagne attribue à ses patrouilles de SNLE une mission substratégique pour compléter son rôle stratégique. Sur le plan opérationnel, cela signifie probablement que certains des missiles ont une seule ogive. Ces ogives pourraient être utilisés pour attaquer des adversaires régionaux (États dits voyous) qui possèdent des armes de destruction massive, une mission qui ne nécessiterait pas une attaque importante. La mission substratégique peut également exiger des petites options de rendement d'ogives. Ceci peut être obtenu en choisissant de faire exploser la partie primaire d'une ogive, qui produirait une explosion d'un kilotonne ou moins, ou en choisissant de faire exploser la partie primaire stimulé, ce qui produirait un rendement de l'ordre de quelques kilotonnes.

D'ici 2015, la Royal Navy prévoit de maintenir à quatre son nombre de SNLE. Un étant en patrouille en mer, deux au port pouvant partir en quelques jours, et le quatrième en maintenance longue. En 2007, le Parlement du Royaume-Uni a décidé de lancer un programme de renouvellement de la flotte avec mise en service de trois nouveaux submersibles pour remplacer les Vanguard à partir de 2022.

Force terrestre[modifier | modifier le code]

Un Thor de la RAF sur un pas de tir de Vandenberg Air Force Base.

En 1954, Américains et Britanniques décident de coopérer dans le développement des missiles balistiques. Selon cet accord, les Britanniques réalisent un missile balistique à courte portée (2 500 km) mono-étage : le Blue Streak pour équiper leur arsenal nucléaire. La société de Havilland est chargée du développement et Rolls Royce construit les moteur-fusées qui utilisent une licence du constructeur américain Rocketdyne. Mais les Américains violent les termes de l'accord en lançant la fabrication de missiles balistiques concurrents, les missiles Atlas et Thor. Après avoir tenté de trouver un créneau en allongeant la portée à 4 000 km, le gouvernement britannique décide en 1960 d'abandonner le développement d'un missile qui ne peut pas, du fait de sa technologie, riposter à une frappe nucléaire surprise. En effet, le Blue Streak utilise des carburants liquides (60 tonnes de LOX et plus de 20 tonnes de kérosène) et le remplissage des réservoirs, qui ne peut être réalisé à l'avance, nécessite trop de temps.

En 1956, les États-Unis ont approché le Royaume-Uni pour étudier la possibilité de baser sur le sol britannique des IRBM en raison des inquiétudes croissantes sur les missiles balistique de l'armée rouge. Soucieux de rétablir une relation qui avait souffert après la crise du canal de Suez, Harold Macmillan et Dwight David Eisenhower se rencontrent dans les Bermudes et les graines ont été semées pour que le Bomber Command devienne l'unique opérateur de 20 escadrons de 3 missiles Thor chacun armé d'une ogive W49 qui commencent à être déployées à partir d'août 1958 du Yorkshire au Suffolk. Cependant, une fois ses propres bases établies dans les États-Unis contigus, le gouvernement américain considère ces IRBM obsolètes et il a été décidé de geler la force de Thor en 1962, 5 ans plus tôt que prévu. La crise des missiles de Cuba changea la situation et 59 des 60 missiles ont été portés à la préparation opérationnelle durant la crise, mais en dépit de la reconnaissance de leur efficacité en cette occasion, les escadrons ont été dissous, les derniers en septembre 1963 et les plans britanniques pour un programme de suivi ont également été mis au rebut[10].

La British Army of the Rhine stationnée en Allemagne de l’Ouest était dotée d'armes nucléaire tactique avec, en 1966, six batteries d'obusiers M110 de 203 mm et six batteries de missiles sol-sol MGR-1 Honest John dont les ogives nucléaires étaient fournies par la 7e armée américaine[11].

Dispositif d’alerte et forces des États-Unis[modifier | modifier le code]

Article connexe : crise des euromissiles.
Le ravitailleur de sous-marin USS Proteus (AS-19) transférant un missile Polaris à bord du USS Patrick Henry (SSBN-599) à Holy Loch.
Dépôts de missiles BGM-109G Gryphon sur la base de Molesworth au Royaume-Uni le 25 janvier 1989.
Le radar de la base de la RAF de Fylingdales destiné à la Ballistic Missile Early Warning System.

Les premières armes nucléaires de l'United States Air Forces in Europe sont déployées à partir de septembre 1954 sur des bases britanniques[12]. Les dernières sont retirées à partir de 2004[13].

Outre les bombes pour avions, une centaine de missiles de croisière BGM-109G Gryphon seront installés dans deux bases du Tactical Air Command entre 1983 et 1988, année de leur retrait du service suite au traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire.

Des formations du Strategic Air Command stationnaires épisodiquement ou en permanence à partir de la fin des années 1940 sur les bases de la RAF.

L'US Navy stationna une flottille ayant en moyenne quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins destiné à l'OTAN et un ravitailleur de sous-marins de 1961 à 1992 à Holy Loch.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Christian Bataille et Henri Revol, Rapport sur les incidences environnementales et sanitaires des essais nucléaires effectués par la France entre 1960 et 1996 et éléments de comparaison avec les essais des autres puissances nucléaires, Assemblée nationale,‎ 5 février 2001, 248 p., p. 13
  2. Federation of American Scientists, « Status of World Nuclear Forces » (consulté le 16 juin 2011)
  3. Atomic Weapons Establishment (établissement britannique des armes atomiques),
    Archives du quotidien Guardian,
    History Today: Archive d'articles pour l'éducation
  4. Recherche sur les explosifs puissants
  5. Nicolas Gros-Verheyde, « Les 13 points de l’accord franco-britannique sur la défense », sur Bruxelles2,‎ 2 novembre 2010 (consulté le 10 septembre 2012)
  6. (en)« United Kingdom », sur Fondation Carnegie pour la paix internationale,‎ 2001 (consulté le 31 janvier 2013)
  7. Robert Sherman, Hans M. Kristensen, « Trident-II D-5 », sur Federation of American Scientists,‎ 4 décembre 2006 (consulté le 27 juin 2012)
  8. (en) « UK'S TRIDENT SYSTEM NOT TRULY INDEPENDENT », sur Chambre des communes du Royaume-Uni,‎ 7 mars 2006 (consulté le 20 décembre 2013)
  9. (en) « Nuclear warhead cuts under way »,‎ 29 juin 2011 (consulté le 2 juillet 2011)
  10. (en) John Boyes, Project Emily : Thor IRBM and the RAF, The History Press Ltd,‎ 2008, 192 p. (ISBN 978-0752446110)
  11. (en) Special Ammunition Support Command, 1966 Non-US NATO Batteries supported by SASCOM Annual Historical Summary, USAREUR & Seventh Army, 1 January to 31 December 1966 Number of Non-US NATO Batteries Programed and Supported
  12. (fr) La coopération de la force aérienne anglo-américaine stratégique pendant la guerre froide et au-delà, 1er décembre 2008, Air & Space Power Journal - Hiver 2008
  13. Raymond Knops, « 212 DSCFC 10 F rév 1 - Les armes nucléaires non stratégiques des États-Unis en Europe : un débat fondamental pour l'OTAN », Assemblée parlementaire de l'OTAN,‎ 2010 (consulté le 23 janvier 2011)

Article connexe[modifier | modifier le code]

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