Dimancheville

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Dimancheville
Image illustrative de l'article Dimancheville
Blason de Dimancheville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loiret
Arrondissement Pithiviers
Canton Puiseaux
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Puiseaux
Maire
Mandat
Gérard Gainville
2014-2020
Code postal 45390
Code commune 45125
Démographie
Gentilé Dimanchevillois[1]
Population
municipale
123 hab. (2011)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 13′ 34″ N 2° 25′ 48″ E / 48.2261111111, 2.43 ()48° 13′ 34″ Nord 2° 25′ 48″ Est / 48.2261111111, 2.43 ()  
Altitude Min. 77 m – Max. 133 m
Superficie 2,35 km2
Localisation

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Dimancheville

Dimancheville est une commune française, située dans le département du Loiret en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Dimancheville et des communes limitrophes.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Augerville-la-Rivière Rose des vents
Labrosse N Orville
O    Dimancheville    E
S
Briarres-sur-Essonne

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Dimancheville

Les armes de Dimancheville se blasonnent ainsi :

De gueules aux trois fermaux carrés d'argent mal ordonnés, au chef émanché de cinq pointes du même[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  en cours Gérard Gainville    
2002   Didier Naudet PS Professeur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Dimancheville.

En 2011, la commune comptait 123 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
103 141 109 142 157 166 138 138 141
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
148 153 180 152 134 126 137 120 121
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
113 107 105 116 102 105 104 95 77
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
71 58 61 58 82 88 91 123 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Blaise[modifier | modifier le code]

L’histoire de l’église de Saint Blaise commence probablement au XIIe siècle. À cette époque, une léproserie, la léproserie de Saint Nicolas était installée au Nord Ouest de Dimancheville. Pour la servir, Geoffroy de la Chapelle, prévost d Adèle, Reine de France de 1160 à 1180, installe trois prêtres dans une maison dédiée à Saint Fiacre. Cette communauté religieuse initie la construction d’une église qui apparaît dans les registres ecclésiastiques pour la première fois au XIIIe siècle sous le règne de Saint Louis. À l’époque l'église portait le nom de Saint Fiacre, un saint très populaire à l’époque.

À sa construction, l’église ne comportait que le chœur actuel. Mais la fin du XIIe siècle marque la révolution de l’architecture gothique et l’invention de la croisée d'ogive. L'église profite de cette innovation pour acquérir une élégance que n’avaient pas les constructions romanes. Également de cette époque datent des fresques de couleur ocre qui apparaissent sous des couches de badigeon.

En observant les bâtiments de l’église on peut noter qu’au chœur de l’église a été ajouté une seconde partie : La nef. Sa construction date de la fin du XVe siècle ou du début du XVIe. Au début du XXe siècle celle-ci a été plafonnée ce qui modifiait considérablement la perception de l’intérieure de l’église et empêchait de voir la charpente. Le clocheton actuel a été érigé au XIXe siècle. La trace d’un clocher antérieur a été retrouvée dans le comble du chœur.

Jusqu’à la fin du XIXe siècle, un mur d’enceinte entourait l’église en englobant le cimetière. Au moment de sa démolition, le cimetière fut déplacé pour être transféré un peu plus loin à son emplacement actuel. C’est le 18 août 2005 que l’église fut inscrite au titre des monuments historiques.

Quelques éléments du mobilier sont eux aussi remarquables, tous également protégés au titre des monuments historiques. Le chœur possède un retable en bois polychrome œuvre de Jean Jaspart (vers 1680). Un ensemble de lambris, chaire, confessionnal couvre la partie basse des murs. Cet ensemble daterait du XVIIe siècle et conserve une polychromie de panneautages en faux marbre. La porte de la sacristie comporte une huile sur bois représentant deux scènes, en haut «le reniement de St Pierre» et en bas «la tentation du Christ». Les livres de l’église notent que ces travaux ont été réalisés au XVIIIe siècle par Pierre Fisset curé de Dimancheville, et ont coûté à l’époque plus de 1500 livres. En outre l‘église possède un groupe de statues : en particulier une Vierge à l‘enfant en pierre calcaire, un Saint Fiacre en bois polychrome. À l’entrée de la nef, La cuve de fonts baptismaux a conservé son couvercle de bois et sa serrure d’origine.

À la fin des années 1970, à l’occasion de travaux de consolidation des murs du chœur, dans une niche surplombant l’autel, a été découvert un reliquaire en bois doré. Déposé en 1688 dans l’église de Saint Blaise, il contient les reliques de Saint Blaise, Saint Fabien, Saint Sébastien. C’est probablement à cette date que l’on donna à l’église le nom de Saint Blaise. Ce reliquaire est actuellement présenté dans l’église de Puiseaux

Culture[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilés des communes du Loiret », sur www.habitants.fr,‎ 2010 (consulté le 15 janvier 2010)
  2. Conseil général du Loiret Gaso HéraldiqueGenWeb. Réalisé par le Conseil départemental d'héraldique du Loiret et adopté par le conseil municipal du 5 octobre 1996. Consultation : mars 2008.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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