Puiseaux
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| Puiseaux | ||
L'église vue du parc de la mairie |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Centre | |
| Département | Loiret | |
| Arrondissement | Pithiviers | |
| Canton | Puiseaux (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du canton de Puiseaux | |
| Maire Mandat |
Claude Houzé 2008-2014 |
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| Code postal | 45390 | |
| Code commune | 45258 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Puiseautins | |
| Population municipale |
3 297 hab. (2010) | |
| Densité | 162 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 82 m — Max. 141 m | |
| Superficie | 20,32 km2 | |
| Localisation | ||
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Puiseaux est une commune française située dans le département du Loiret et la région Centre.
La commune constitue à elle seule l'unité urbaine de Puiseaux[1].
Sommaire |
Toponymie [modifier]
Puiseaux signifie le « petit puits »[2].
Géographie [modifier]
La commune de Puiseaux est située au Nord-Est du département, à quelques km des département de Seine-et-Marne et de l'Essonne, à 19 km de Pithiviers, 19 km de Nemours, 30 km de Fontainebleau, 38 km de Montargis, 40 km d'Étampes, 59 km d'Orléans et 90 km de Paris. Son point culminant, La Montagne, s'élève à 141 m.
Réseau routier [modifier]
Le territoire de la commune est traversé par les routes départementales 26, 27, 28, 36, 112 et 948.
Lieux-dits [modifier]
Le Grand Bardilly, Le Petit Bardilly, et Le Pont (à proximité du pont de Briarres-sur-Essonne).
Communes limitrophes [modifier]
Histoire[3] [modifier]
Les vestiges néolithiques prouvent que le territoire de la commune fut très tôt occupé par l'homme.
Vers l'an 1000, Puiseaux dépendait des seigneurs du Gâtinais, et fut rattaché à la couronne de France en 1062. En 1112, Louis VI le Gros y fonde une abbaye en l'honneur de la Vierge Marie, un an plus tard, il donne la ville et ses habitants à l'abbaye Saint-Victor de Paris. Il n'existe pas de traces datant de cette fondation, l'église actuelle a été construite de 1200 à 1260. Un fort fut construit à cette époque pour protéger les moines des guerres féodales. Vers 1370, Loys de Marval, seigneur du château, prit possession du fort de Puiseaux, mais le roi intervint et les moines rentrèrent dans leurs droits.
Durant la guerre de Cent Ans la ville fut protégée par ses remparts, contrairement aux campagnes environnantes qui furent saccagées. En 1493, la ville s'étant étendue hors les murs, le prieur André de Rély (frère du confesseur du roi Charles VIII), obtint du roi l'autorisation de construire une deuxième enceinte beaucoup plus étendue. On utilisa pour ce faire les pierres des premières fortifications qui disparurent complètement à l'exception d'un soubassement de tour que l'on peut voir dans les jardins de la mairie. Durant la même période de grands travaux, on construisit aussi la halle. Le 23 juin 1502, les frères Hutin de Châtillon assassinèrent le prieur André de Rély, ce qui leur valut d'être bannis à perpétuité.
Les murailles de la ville la protégèrent durant les Guerres de religion : Condé[Lequel ?], les protestants, des mercenaires allemands, tous renoncèrent à l'attaquer, vue la solidité de ses murailles.
Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 800 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans le Loiret. Devant l'insuffisance des structures d'accueil d’Orléans, 46 centres d’accueil ruraux sont ouverts[4], dont un à Puiseaux[5]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, et le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[6]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, ceux préférant rester sont regroupés au camp de la verrerie des Aydes, à Fleury-les-Aubrais[5].
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Puiseaux fut occupée, mais il n'y eut ni combat, ni bombardement. Le 10 août 1944, quatorze notables de la ville furent pris en otages et déportés aux camps de concentration de Buchenwald, Dora et Ellrich ; seules trois personnes en revinrent.
Héraldique [modifier]
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Les armes de Puiseaux se blasonnent ainsi : D'azur à un rais d'escarboucle fleurdelysé d'or, gemmé de gueules[7]. |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Éducation [modifier]
Puiseaux est situé dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription de Pithiviers. La commune possède une école maternelle, une école primaire et un collège (Victor Hugo)[10].
Économie [modifier]
L'agriculture a longtemps occupé une place prépondérante, on y produit encore du blé, de l'orge, de la betterave et dans une moindre proportion du maïs, du tournesol et du colza. L'élevage qui était important autrefois, a complètement disparu.
Transports [modifier]
La gare de Puiseaux était une station pour voyageurs concernant la ligne de Villeneuve-Saint-Georges à Montargis. L'emplacement est depuis cela très occasionnellement utilisé pour le fret.
Actuellement, le réseau d'autocars Ulys dessert la commune de Puiseaux :
Lieux et monuments [modifier]
- La halle. Une halle fut construite après la charte de Louis VI le Gros vers 1213, pour le marché hebdomadaire et la foire annuelle, elle fut démolie en 1224 sur ordre du roi Louis VIII. À la faveur des grands travaux entrepris par le prieur de Rély, une nouvelle halle fut construite place du Martroi, après que Louis XI eut accordé l'existence du marché et de la foire. Cette halle comportait cinq travées portées par quatre alignements de piliers de pierres. La première travée fut démolie vers 1860, pour permettre l'élargissement de la route. Pour garder la symétrie, la travée est fut également abattue. Au sud, la halle était accolée à trois maisons qui débordaient sur la rue de Paris, la commune acheta ces trois maisons et les fit abattre. On construisit un nouveau pignon, avec trois portails et surmonté d'un clocheton.
- Le monument des déportés est situé entre l'église et la mairie, il est dû au sculpteur René Iché, lui même résistant, qui le conçut gratuitement en 1949.
- L'église Notre-Dame de Puiseaux, construite au XIIIe siècle, possède un clocher tors en vrille, très régulier, qui s'élève à 65 mètres de haut, tordu d'un huitième de tour. La flèche elle-même mesure une trentaine de mètres. On a longtemps cru qu'il s'agissait d'une œuvre d'un maître charpentier, une étude récente montre qu'il serait dû à un mauvais séchage du bois formant le poinçon central. À l'origine le clocher était surmonté d'une tour carrée avec une toiture pyramidale ; sur un plan datant de 1497 on voit que l'église possède un clocher carré surmonté d'un toit à quatre pans. On pense qu'au début du XVIe siècle, lors des grands travaux réalisés sous l'influence du prieur Rély, il fut surélevé d'un étage octogonal avec une flèche de même forme. Une gravure datant de 1612 montre l'église avec son clocher parfaitement droit. On sait qu'en 1794 un incendie ravagea le clocher. Il fut réparé, mais le bois du poinçon central n'était sans doute pas assez sec, ce qui provoqua la torsion de l'ensemble. Un tableau de Paul Balze datant de 1850 montre l'église avec son clocher tors. Quand on visite le clocher on s'aperçoit que le poinçon est tordu, que les tenons baillent dans les mortaises et que des chevilles ont été rompues. La torsion de la flèche est donc bien accidentelle, pourtant elle est d'une régularité parfaite. Le portail central porte quelques éléments sculptés, à gauche, un vigneron taille sa vigne avec sa serpette ; à droite, un vigneron récolte le raisin ; au centre du tympan, la Vierge allaite l'enfant Jésus, elle n'a qu'un seul sein. À l'intérieur, les murs sont encore recouverts de peintures datant du XIXe siècle.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Jules Blanchard (1832-1916), sculpteur français, est né à Puiseaux ;
- René Jaudon (1889-1966), lithographe français, est décédé dans la commune ;
- Marion Cotillard, actrice française née en 1975, y a vécu une partie de son enfance.
Jumelage [modifier]
Manifestations [modifier]
Chaque année depuis 1985, le dernier dimanche de novembre, se tient à Puiseaux une bourse aux vélos de renommée internationale.
Culture [modifier]
Divers [modifier]
Le Puiseaux, petite rivière du département du Loiret se jetant dans le Loing à Montargis n'a pas de lien connu avec la ville de Puiseaux.
Notes [modifier]
- Unité urbaine de Puiseaux, sur www.recensement.insee.fr, Institut national de la statistique et des études économiques. Consulté le 16 novembre 2011.
- « Étymologie du nom de la commune sur le site du Quid » (Archive • Wikiwix • Que faire ?)
- Brochure éditée par la ville et la société archéologique de Puiseaux (1999)
- Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
- Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
- Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
- Le blason de la ville sur Gaso ; HéraldiqueGenWeb et Conseil général du Loiret. Adopté par la commune en conseil municipal le 5 novembre 1965. Consultation : juin 2008.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Éducation : liste des écoles de la circonscription de Pithiviers et liste des collèges du Loiret sur le site de l'inspection académique d'Orléans.
- (de) Site de la ville de Nieder-Roden
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Dumesnil Jules, Notice historique sur l'église et la ville de Puiseaux, Le livre d'histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France », 1850 (réimpr. 1992), 104 p.
