Boynes

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Boynes
L'église Saint-Pierre de Boynes
L'église Saint-Pierre de Boynes
Blason de Boynes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loiret
Arrondissement Pithiviers
Canton Pithiviers
Intercommunalité Communauté de communes de Beauce et du Gâtinais
Maire
Mandat
Daniel Verneau
2014-2020
Code postal 45300
Code commune 45050
Démographie
Gentilé Boynots, Boynottes[1]
Population
municipale
1 288 hab. (2011)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 07′ 15″ N 2° 21′ 39″ E / 48.1208333333, 2.3608333333348° 07′ 15″ Nord 2° 21′ 39″ Est / 48.1208333333, 2.36083333333  
Altitude Min. 105 m – Max. 123 m
Superficie 15,43 km2
Localisation

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Boynes

Boynes (orléanais Bouène) est une commune française, située dans le département du Loiret en région Centre.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Boynes appartient à une famille comprenant Beine, Baynes, Beynes et Bennes. Ces toponymes font référence à une forêt. En Picardie, la forêt de la BeinePrunay) s'écrivait Bosco de Boyne en 1223. Le nom est issu du celtique bagina, la hêtraie. Le gaulois Bagos, le hêtre, en découle, et a généré le nom des forêts et villages précédemment cités[2])

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la région naturelle de Gatinais, au nord de l'autoroute A19.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Hameaux : Mousseaux (château-fort détruit au XIXe siècle) ; Rouvres (étroitement limitrophe) ; Les Bordes ;
  • Lieux-dits : le Moulin-Vieux (le moulin n'existe plus).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Boynes et des communes limitrophes

Histoire[modifier | modifier le code]

Boynes fut la capitale européenne du safran jusqu'au début du XXe siècle.

Le château de Mousseaux, aujourd'hui disparu, était situé sur la commune de Boynes. Il fut la résidence de Pierre Étienne Bourgeois de Boynes, secrétaire d'État à la Marine de Louis XV.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Boynes

Les armes de Boynes se blasonnent ainsi :

D’or, à la bande d'azur chargée de deux quintefeuilles d'or et d'une merlette du même en pointe, accompagnée de deux fleurs de crocus de gueules.

Adopté le 27 février 2009

La merlette est une alouette, consommée jadis dans la région, et les fleurs de crocus sont des fleurs de safran.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Culture céréalière et sucrière (raffinerie sucrière de Pithiviers) ;
  • La commune possède deux petites zones d'activité au sud de son territoire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

De 1790 à 1801, la commune est le chef-lieu du canton de Boynes dans le district de Pithiviers. À partir de 1801, la commune est reversée dans le canton de Pithiviers[3].

De 1926 à 1942, Boynes, comme toutes les communes du canton de Pithiviers, dépendantes depuis 1800 (an VIII) de l'arrondissement de Pithiviers, fut rattachée à l'arrondissement d'Orléans, durant la suppression temporaire de l'arrondissement. La réforme de 1942 reconstitua cet arrondissement dans les limites et le découpage qui étaient les siens jusqu'en 1926[3].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2011 Raymond Chauveau[Note 1]    
2011 2014 Henri Faye    
2014 en cours Daniel Verneau DVD  

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Boynes.

En 2011, la commune comptait 1 288 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 897 2 008 1 938 1 895 1 822 1 737 1 714 1 675 1 638
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 670 1 672 1 659 1 519 1 505 1 446 1 403 1 267 1 243
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 294 1 244 1 242 1 101 1 155 1 183 1 202 1 123 1 102
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
980 971 1 009 963 978 1 014 1 082 1 103 1 237
2011 - - - - - - - -
1 288 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Une maison ancienne du centre de Boynes
  • Église Saint-Pierre des XIIIe, XVe, XVIe et XVIIIe siècles, constituée d'une simple nef avec deux collatéraux et un clocher surplombant l'entrée principale. Elle a été classée Monument historique le 4 février 1921[5]. L'église contient une plaque commémorative de 1619[6], des statues du XVIIe représentant la force[7], la justice[8], des anges[9], une plaque funéraire de Pierre Poisson, curé de Boynes datée de 1625[10], une chaire à prêcher du XVIIe[11] et des bénitiers du XVIe portant des têtes d'angelots[12] ;
  • Cryptes romanes[13] ;
  • Vestiges du château de Mousseau ;
  • Maisons anciennes dans le centre.

Culture[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Portait de Louis Veuillot

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Raymond Chauveau est décédé en mars 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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