Juranville

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Juranville
Blason de Juranville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loiret
Arrondissement Pithiviers
Canton Beaune-la-Rolande
Intercommunalité Communauté de communes du Beaunois
Maire
Mandat
Michel Sureau
2014-2020
Code postal 45340
Code commune 45176
Démographie
Gentilé Juranvillois[1]
Population
municipale
477 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 03′ 14″ N 2° 29′ 47″ E / 48.0538888889, 2.4963888889 ()48° 03′ 14″ Nord 2° 29′ 47″ Est / 48.0538888889, 2.4963888889 ()  
Altitude Min. 85 m – Max. 110 m
Superficie 15,23 km2
Localisation

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Juranville est une commune française, située dans le département du Loiret en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve au nord-est du département, dans le Gâtinais Beauceron ou Gâtinais de l'ouest, une des neuf régions naturelles du Loiret[2],[3], caractérisée par des paysages ouverts drainés par un important réseau hydrographique coulant à fleur de plateau.

Elle est située à 8 km par la route (9 min en voiture dans des conditions normales de circulation) de son chef-lieu de canton, Beaune-la-Rolande, à 24 km (28 min) de la sous-préfecture, Pithiviers, et à 58 km (50 min) de la préfecture du département, Orléans[4].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les Charriers ; Pavé-de-Juranville ; Venouille ; Longcourt ; La Motte-Bastille ; Les Bordes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Juranville
Beaune-la-Rolande Auxy Corbeilles
Beaune-la-Rolande Juranville Lorcy
Saint-Loup-des-Vignes Mézières-en-Gâtinais

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Maurepas, ruisseau de Laveau, la Rolande.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare d'Auxy - Juranville était une station pour voyageurs concernant la ligne de Villeneuve-Saint-Georges à Montargis, section de Malesherbes à Montargis. L'emplacement est depuis cela très occasionnellement utilisé pour le fret.

Actuellement, le réseau d'autocars Ulys dessert la commune de d'Auxy, ligne 14 (Malesherbes - Montargis).

L'autoroute A19 et les routes départementales 31 et 975 traversent le territoire de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 800 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans le Loiret. Devant l'insuffisance des structures d'accueil d’Orléans, 46 centres d’accueil ruraux sont ouverts[5], dont un à Juranville[6]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, et le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[7]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, ceux préférant rester sont regroupés au camp de la verrerie des Aydes, à Fleury-les-Aubrais[6].

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loiret.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune a appartenu au district de Boiscommun de 1793 à 1801, à l'arrondissement de Pithiviers de 1801 à 1926, à l'arrondissement de Montargis de 1926 à 1942, puis, a réintégré l'arrondissement de Pithiviers en 1942. Elle appartient depuis 1793 au canton de Beaune-la-Rolande[8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Michel Sureau    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Juranville.

En 2011, la commune comptait 477 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
649 678 612 596 615 634 669 738 748
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
805 820 806 813 860 835 840 798 712
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
677 671 632 639 582 560 544 506 449
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
394 381 350 334 373 403 461 478 477
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Juranville est situé dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription de Pithiviers[10].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin des XIIe, XIIIe et XVIe siècles est inscrite à l'inventaire des Monuments historiques depuis le 20 août 1974[11]
  • Le château de la Motte-Bastille des XVe, XVIIIe et XIXe siècles[12]
  • Le monument aux morts des Bordes en pierre et en bronze datant de 1872 et 1873[13]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Juranville

Les armes de Juranville se blasonnent ainsi :

D'azur au pal d'argent chargé de 3 alérions de sable, accompagné à dextre d'un croissant d'argent et à senestre d'un besant d'or.

Adopté le 23 janvier 2001

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilés des communes du Loiret », sur www.habitants.fr (consulté le 1er juin 2010)
  2. « Les régions naturelles du Loiret », sur le site de la DDT du Loiret
  3. « Carte des régions naturelles du Loiret (format pdf - 993.2 ko) », sur le site de la DDT du Loiret
  4. Les distances et temps de parcours sont issus de l'évaluateur d'itinéraires de maps.google.fr, consulté le 28 octobre 2012
  5. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  6. a et b Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  7. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  10. « liste des écoles de la circonscription de Pithiviers », sur www.ac-orleans-tours.fr (consulté le 1er juin 2010)
  11. « L'église Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture ; « Seconde notice sur l'église Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Le château de la Motte-Bastille », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Le monument aux morts », base Mérimée, ministère français de la Culture ; « Sculpture sur le monument aux morts », base Palissy, ministère français de la Culture