Alain Rodet

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Alain Rodet
Alain Rodet s'exprimant lors du meeting de François Hollande au Zénith de Limoges, le 27 avril 2012.
Alain Rodet s'exprimant lors du meeting de François Hollande au Zénith de Limoges, le 27 avril 2012.
Fonctions
Député de la 4e circonscription de la Haute-Vienne
2 juillet 198120 juin 2012
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Circonscription supprimée
Député de la 1re circonscription de la Haute-Vienne
En fonction depuis le 20 juin 2012
Prédécesseur Monique Boulestin
(indirectement)
Maire de Limoges
26 août 19904 avril 2014
Prédécesseur Louis Longequeue
Successeur Émile-Roger Lombertie
Biographie
Nom de naissance Alain Rodet
Date de naissance 4 juin 1944 (70 ans)
Lieu de naissance Dieulefit, France
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Diplômé de IEP de Grenoble
IEP de Paris[1]
Profession Économiste
Meeting de Ségolène Royal au zénith de Limoges le 29 mars 2007, avec de gauche à droite François Hollande, Alain Rodet, Jean-Paul Denanot, Marie-Françoise Pérol-Dumont et Ségolène Royal

Alain Rodet, né le 4 juin 1944 à Dieulefit (Drôme), est un homme politique français. Il est élu député dans la quatrième circonscription de la Haute-Vienne depuis 1981. Membre du Parti socialiste depuis 1971[1], il fait partie du groupe SRC à l'Assemblée nationale. Il est ancien maire de Limoges de 1990 jusqu'à sa défaite en 2014, et ancien président de la communauté d'agglomération Limoges Métropole de 2002 à 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Dieulefit, dans la Drôme, Alain Rodet suit ses études à l'IEP de Grenoble, puis à Sciences Po Paris, où il est militant à l'Unef puis à la Convention des institutions républicaines de François Mitterrand. Arrivé à Limoges à la fin des années 1960, il enseigne l'économie à l'IUT de la toute nouvelle Université de Limoges. Dans le même temps, il travaille dans plusieurs organismes liés à la DATAR, et réalise pour divers journaux des reportages économiques à l'étranger[2]. Admirateur de Pierre Mendès France et de François Mitterrand, il adhère au PS après le Congrès d'Épinay de 1971[1].

Alain Rodet est élu au conseil municipal de Limoges pour la première fois en 1971. Dès 1974, il est chef de cabinet d'André Chandernagor, président du premier Conseil régional du Limousin[2], et devient adjoint au maire de Limoges Louis Longequeue en 1977, un an après son élection au conseil général de la Haute-Vienne, représentant du canton de Limoges-Cité[2].

Élu pour la première fois député de la Haute-Vienne en 1981, succédant à la communiste Hélène Constans, il a depuis été réélu à chaque élection, étant d'ailleurs le seul député socialiste après la vague bleue successive aux élections législatives de 1993.

Il accède au poste de premier adjoint en 1989[1]. À la mort de Louis Longequeue, en août 1990, il est élu maire par le conseil municipal, puis réélu en 1995 et en 2001, à chaque fois au premier tour. Durant son premier mandat, l'espoir est immense de voir la capitale du Limousin sortir d'une léthargie de cinquante ans. Pendant les années 1990, Limoges est reconnue à l'extérieur pour ses fêtes, ses concerts, sa vie nocturne, son basket. Le centre ville s'embellit...

Il annonce en septembre 2007 sa nouvelle candidature aux élections municipales de 2008 à la mairie de Limoges. Il conduit une liste d'union de la gauche (PS - ADS - MRC - PCF - PRG - Limoges Ecologie) nommée Notre ville, c'est notre vie. Il est réélu maire de Limoges dès le 1er tour le 9 mars 2008 avec 56,45 % des suffrages exprimés.

Interrogé à ce sujet par Le Populaire du Centre, le 16 janvier 2012, il laisse entendre qu'il envisage de se représenter, pour la quatrième fois consécutive, aux élections municipales de 2014[3]. En juin 2012, il est candidat à sa propre succession, pour les élections législatives dans la 1ère circonscription de la Haute-Vienne, et est à cette occasion largement réélu au second tour, réunissant 69 % des suffrages face à la candidate de l'UMP.

A nouveau candidat à la mairie en 2014, il est contraint pour la première fois à un second tour, et à la surprise générale est battu dans une triangulaire par le candidat d'union UMP et UDI Émile-Roger Lombertie, avec 43,82 % contre 45,07 % pour le vainqueur. Cette victoire de la droite marque la fin de 102 années de gouvernance de gauche, exception faite de la parenthèse vichyste, un record pour une ville de plus de 100 000 habitants[4]. Il renonce à se porter candidat à un nouveau mandat de président de la Communauté d'agglomération Limoges Métropole, et c'est le socialiste Gérard Vandenbroucke qui lui succède.

Mandats[modifier | modifier le code]

Maire de Limoges durant 24 ans avant d'être battu aux élections municipales de 2014, Alain Rodet est aujourd'hui député de la Haute-Vienne. Il a également été Président de la Communauté d'agglomération Limoges Métropole.

Le 6 octobre 2009, le quotidien Le Monde et le site internet Le Post publient un classement des députés français selon leur tendance au cumul des mandats. L'élaboration de ce classement a été réalisée à partir de « points de cumul » comptés selon l'importance des postes occupés et de la collectivité à laquelle ils se rattachent, ainsi que du budget théorique de chacune des collectivités dirigées. Alain Rodet arrive ainsi 7e sur 577[5].

Interrogé sur la question du cumul, le 6 octobre 2010 dans l'émission Le député du jour, sur La Chaîne parlementaire, il répond : « [La France est] un pays qui a mille ans de centralisation derrière lui, où les réflexes sont encore très orientés par rapport à Paris. Après tout, je suis tout à fait d'accord pour qu'on arrête le cumul, mais dans ces conditions-là on n'a pas besoin de 577 députés, de 340 sénateurs et de quelques représentants européens. On prend le système américain [...], il faut diminuer le nombre de parlementaires et probablement de collectivités locales [...] Un député « hors sol » est un député qui passe à côté de tous les sujets (...) Je crois que le fait de cumuler une fonction représentative et une fonction exécutive, ça vous permet à la fois de faire un geste d'humilité mais aussi de voir si les choses vraiment changent ou pas. »[6]

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Sous sa municipalité, la ville s'est dotée d'infrastructures déjà en projets dans les années 1980 sous Louis Longequeue (Ester Technopole, BFM). Il a ensuite fait le choix d'insister sur des domaines tels la culture (Zénith de Limoges, musée des Beaux Arts) l'éducation, les infrastructures (voies de liaison sud et nord), le développement économique (reconversion de l'ancienne base militaire de Romanet, développement de la zone industrielle nord) et les équipements sportifs (stade de Beaublanc et centre aquatique, dont les travaux étaient toujours en cours en 2013).

À plusieurs reprises, Alain Rodet fait pourtant part publiquement de son optimisme et de sa confiance en l'avenir de sa ville, réfutant par la même occasion les critiques souvent émises à l'égard de l'image de Limoges. Ainsi, en novembre 2006, interviewé par L'Express, il affirme ne pas trouver « dramatique » le déficit d'image à l'échelle nationale, et penser que « la discrétion de Limoges n'est pas un handicap », et que c'est sur « les infrastructures et les projets » qu'il faut se concentrer[7].

La presse régionale comme nationale a à plusieurs reprises mis en évidence l'importance des réseaux divers (milieu socio-culturel, sportif, maçonnique, économique) dans l'exercice du pouvoir municipal d'Alain Rodet[8]. Selon certains détracteurs, le faible crédit de la droite locale pourrait aussi favoriser la puissance du socialisme limougeaud.

Après sa troisième réélection en 2008, Alain Rodet a déclaré qu'« après avoir consacré une décennie à la culture, [la municipalité allait] mettre l'accent sur les infrastructures sportives », faisant allusion aux projets de centre aquatique et de rénovation profonde du parc des sports municipal de Beaublanc, d'ici à 2013[9]. Il envisage une nouvelle candidature aux élections municipales de 2014.

Suite à la diffusion le 11 février 2009 sur France 3 du documentaire Pièces à conviction remettant en cause, entre autres, la qualité de l'eau de la ville de Limoges, qui serait contaminée par des déchets radioactifs résultant de l'exploitation de l'uranium dans les monts d'Ambazac, Alain Rodet souhaite réfuter cette idée et annonce le dépôt d'une plainte, tout en maintenant que les relevés et analyses régulièrement effectués n'avaient jamais révélé d'anomalies. Invité de l'émission La voix est libre sur France 3 Limousin Poitou-Charentes, le député-maire déclare : « S'agissant [...] de l'eau du robinet, [...] il n'y a aucun problème de potabilité, aucun risque ; nous avons aujourd'hui un système [...] qui sur le plan du contrôle est complètement assuré. Tous les jours, il y a des analyses. [...] L'eau de Limoges [...] n'est absolument pas radioactive, je dirais même que par rapport aux normes admises elle l'est dix fois moins, parfois quinze fois moins. »[10]

Le 11 octobre 2013, il confirme sa nouvelle candidature pour les élections municipales de mars 2014[11], où il bénéficiera cette fois-ci du soutien d'EELV dès le premier tour[12], mais pas du PCF dont les militants choisissent majoritairement de constituer une liste du Front de gauche[13].

Le 30 mars 2014, il est battu au second tour des élections municipales par la liste conduite par l'UMP Emile-Roger Lombertie qui obtient 45,07% contre 43,82% pour la liste défendue par Alain Rodet, le candidat du Front national qui s'était maintenu obtenant 11,11%. Le journal l’Express parlera à cette occasion d'un "événement proprement inimaginable qui vient de se produire dans la capitale de la Haute-Vienne", Limoges étant gouvernée par la gauche depuis 1912 si l'on excepte la période de l'Occupation.

Établissement public de coopération intercommunale[modifier | modifier le code]

Alain Rodet est président depuis sa création le 22 novembre 2002 de la Communauté d'agglomération Limoges Métropole, jusqu'au 15 avril 2014. Il avait auparavant dirigé la structure de la Communauté de communes de l'Agglomération de Limoges, entre 2001 et 2002.

Depuis le 4 avril 2014, il est conseiller communautaire.

Conseil général[modifier | modifier le code]

Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Son suppléant à l'Assemblée nationale est Gérard Audouze, conseiller régional.

Activités à l'Assemblée[modifier | modifier le code]

Alain Rodet est membre de :

  • 3 groupes d'études : Chasse, Défense, Pics pétroliers et gaziers
  • 2 commissions : commission des finances, commission spéciale chargée de vérifier et d'apurer les comptes

Il est président du groupe d'amitié Sri Lanka, et secrétaire des groupes Japon et Corée du Sud.

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Alain Rodet a présidé le comité de soutien à Ségolène Royal en Haute-Vienne pour l'élection présidentielle française de 2007[14].

Il préside l'Association des maires et des élus de la Haute-Vienne, ainsi que le réseau de villes Poitiers-Limoges.

Il est par ailleurs membre suppléant du Comité consultatif du secteur financier, nommé par le président de l'Assemblée Nationale[15], depuis le 2 août 2007.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]