Les Brouzils

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Les Brouzils
Cabane du refuge de Grasla
Cabane du refuge de Grasla
Blason de Les Brouzils
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement La Roche-sur-Yon
Canton Saint-Fulgent
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Saint-Fulgent
Maire
Mandat
Dominique Paquereau
2014-2020
Code postal 85260
Code commune 85038
Démographie
Gentilé Brouzilien
Population
municipale
2 631 hab. (2011)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 53′ 16″ N 1° 19′ 46″ O / 46.8877076778, -1.3295555255646° 53′ 16″ Nord 1° 19′ 46″ Ouest / 46.8877076778, -1.32955552556  
Altitude Min. 37 m – Max. 78 m
Superficie 41,25 km2
Localisation

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Les Brouzils est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans le bocage vendéen, à 15 kilomètres de Montaigu, la commune des Brouzils se trouve dans le canton de Saint-Fulgent.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au Moyen Age, des moines bénédictins de l'ordre de Cluny, dépendant de l'île d'Aix, fondent un prieuré au lieu de "Brosilis" (voir lieux et monuments). La copie de la charte de fondation, dont l'original date du début du XIIIe siècle, utilise le nom de "Brosiliis". Au début du XIVe siècle, le toponyme est orthographié "Brosilis". C'est à partir de 1373-1374 que nous trouvons l'orthographe actuelle du mot "Brouzils". Il serait une variation locale du "breuil", le bois.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'époque moderne est marquée par l'émergence de quelques familles qui vont dominer la vie sociale des Brouzils. Parmi eux les Sajot dont Charles Antoine s'exile en Angleterre à la fin du XVIIe siècle. Il était sans doute protestant. Les Forestier, les Buet, les Gourraud vont fournir des conseillers municipaux et des maires au XIXe siècle, voire des conseillers généraux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2014 Jacky Dabreteau[Note 1],[1]    
mars 2014 en cours Dominique Paquereau Divers droite ingénieur commercial
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 631 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 480 1 443 1 996 1 967 1 957 2 001 2 175 2 185 2 259
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 290 2 314 2 304 2 343 2 429 2 568 2 654 2 658 2 677
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 695 2 622 2 324 2 287 2 166 2 167 2 235 2 281 2 293
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
1 931 1 886 1 845 1 951 2 031 2 260 2 392 2 578 2 631
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,6 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 24,7 %, 45 à 59 ans = 21,2 %, plus de 60 ans = 15,7 %) ;
  • 51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 17,3 %, 30 à 44 ans = 19,3 %, 45 à 59 ans = 17,7 %, plus de 60 ans = 25,7 %).
Pyramide des âges à Les Brouzils en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
1,8 
6,1 
75 à 89 ans
13,1 
9,6 
60 à 74 ans
10,8 
21,2 
45 à 59 ans
17,7 
24,7 
30 à 44 ans
19,3 
16,9 
15 à 29 ans
17,3 
21,6 
0 à 14 ans
20,1 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Refuge de Grasla.

Au cœur du massif forestier de Grasla, se trouve le Refuge où les populations de communes situées au nord et à l'est se sont cachées pour fuir la violence de la répression contre les insurgés vendéens. Un sentier de la lisière, de six kilomètres, permet de joindre la Pierre Blanche (pierre mégalithique) au Chêne Chevreux (cet arbre millénaire, encore vivant, aurait été point de ralliement lors de la guerre de Vendée. Son nom viendrait du mot chevreuil). La promenade se termine par l'allée du "demi-jour" allant du Chêne Chevreux à la Pierre Blanche. Elle est appelée ainsi en raison de la faible lumière traversant ses chênes denses. Cette futaie a été coupée en bois de construction pour la ville de Napoléon (La Roche-sur-Yon) en 1810.

Le sentier du Refuge est long de 3,5 kilomètres. De la Pierre Blanche, l'allée "du gros bois" puis un sous bois agréable vous mènent au Refuge de Grasla. Ce site visitable rappelle les évènements qui ont marqué l'histoire du bocage et celle de ses habitants pendant la guerre de Vendée. Depuis 1987, des bénévoles ont construit des loges de perches et de brandes, une forge, chapelle, charbonnière... afin d'évoquer la vie de Grasla telle que les documents permettent de la connaître. 2 000 personnes - moins de 200 noms sont connus -, se seraient ainsi réfugiées de janvier à juillet 1794 afin d'échapper aux colonnes créées par le général Turreau. Le retour se fait par la croix de Charette érigée par le Souvenir vendéen en 1973, les étangs puis le Chêne Chevreux et enfin, l'allée du "demi-jour" menant à la Pierre Blanche.

Le sentier cantonal permet de sortir de la forêt :

  • soit en direction de Chauché par l'allée de la Noue, en traversant la route et en rejoignant ainsi la base d'accueil et d'animation de l'Oiselière.
  • soit vers la Rabatelière par les villages de la Joussetière puis de la Chedanière (production de foie gras).

La charte de fondation du prieuré des Brouzils, accordée par le seigneur de Montaigu, Gérard Archemaste, confirme (c’est-à-dire qu’elle prend acte de faits existants) ce qu’il concède au prieuré des Brouzils pour pourvoir aux besoins de celui-ci et à ceux des moines qui le composent. Gérard Archemaste (XIe siècle) confie ce prieuré aux Clunisiens. Il donne « à ce prieuré et à son prieur » la partie sud-est du territoire brouzilien. Le texte évoque, peut-être, une grange (établissement agricole dépendant du prieuré) existant en forêt de Grasla : plusieurs indices archéologiques où se trouvant dans d’autres textes le laissent supposer sans certitude à ce sujet. La Guère et La Girairière, citées dans le texte, fournissent des revenus financiers et en nature, utiles au fonctionnement du prieuré et de l’ordre, et à l’entretien des moines. Probablement après la guerre de Cent Ans (1453), les moines quittent Les Brouzils. Cependant, il subsiste un prieur, soit extérieur à la paroisse (et qui conserve le bénéfice, c’est-à-dire le revenu : c’est le cas de Flavigny, grand vicaire du diocèse de Luçon au début du XVIIe siècle) soit le curé est nommé prieur (c’est le cas de François Houssin, le dernier curé avant la Révolution).

Le cimetière des Brouzils est donné au prieuré. Ce statut est à l’origine d’une crise entre la paroisse et la commune, au milieu du XIXe siècle. Il s’agit, alors, de savoir si le cimetière appartient au domaine public ou est terre d’Église. Considéré comme bien national depuis la Révolution, ce cimetière, autour de l’église (la place Pierre Monnereau d’aujourd’hui) reste, après décisions de justice, dans le domaine public, conformément à toute la jurisprudence du XIXe siècle. Ce conflit nous vaut le texte trouvé dans le chartrier de Thouars.

De ce prieuré, reste le mur situé à droite de l'église paroissiale. Un nouvel aménagement voulu par la commune et l'Association de sauvegarde du Patrimoine brouzilien a été inauguré en 2009.

La commune est parsemée de châteaux, pour la plupart reconstruit au XIXe siècle mais dont certains gardent la trace - comme à La Duranderie, de leur édification ancienne. La Duranderie date de la fin des guerres de Religion (fin XVIe siècle). Le Ligny, en centre-bourg, est bâti au XIXe siècle à l'emplacement d'une maison agricole. Tout près de l'église, le logis de La Colle marque l'emprise de la famille Gourraud sur la commune et l'ensemble du canton de Saint-Fulgent au cœur du XIXe siècle (voir géographie et histoire). La Thébline, qui s'est nommée L'Hervédière durant quelques années au XXe siècle, est le fruit de constructions successives depuis le XVe siècle.

Des bâtiments agricoles sont remarquables : la Bedoutière, par exemple. Ce toponyme viendrait du nom d'Etienne de Bedouet, cité dans un aveu de 1502.

Enfin, la fin du XIXe siècle est marquée par l'expansion du chemin de fer. Si cette portion du territoire appartient depuis les années 1960 à la commune de L'Herbergement, c'est bien sur la commune des Brouzils qu'a été édifiée la gare de L'Herbergement-Les Brouzils.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Père Pierre Monnereau (1787-1856). Originaire de Saint-Martin des Noyers (Vendée), il est desservant de la paroisse des Brouzils de 1814 à son décès. Il fonde une congrégation religieuse enseignante, les Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie, dite de Mormaison (Vendée). L'héroïcité de ses vertus est reconnue en 1997 par le pape Jean-Paul II.
  • Charette. Bien que natif de Loire-Atlantique, François-Athanase Charette de La Contrie se serait caché en forêt de Grasla durant la guerre de Vendée avec ses hommes. Sa présence est attestée aux Brouzils à plusieurs reprises, notamment le 12 janvier 1794, lors d'un combat.
  • Le peintre Henry Simon (1910-1987), artiste de Saint-Hilaire de Riez (Vendée) ayant réalisé la toile représentant symboliquement l'histoire de la commune dans la salle des mariages de la mairie.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé : au premier, d'argent au chêne de sinople englanté d'or ; au second, d'or au loup passant de sable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001 et 2008.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Site internet de la commune des Brouzils. Site internet (www.refugedegrasla.fr) et bulletin (à partir de 1989) du Refuge de Grasla.

  • Dabreteau, Armand. Au pays de Montaigu-Vendée : Les Brouzils 1774-1799. Hérault, Maulévrier, 1991.
  • Dabreteau, Armand. Vendée : François Houssin curé des Brouzils 1776-1792. Imprimerie graphique de l'Ouest, Le Poiré-sur-Vie, 1994.
  • Guerry (de), Georges (abbé), Biarnais, Luc-André. Le Refuge de Grasla : histoire d'un lieu et d'une population, Le Refuge de Grasla, 2002.
  • Naud, Danielle ; Durand, Yves (dir.). Les structures familiales en Vendée au XIXe siècle. Mémoire de maîtrise, Nantes, 1976.
  • Pointeau, Anne-Marie ; Bois Paul (dir.). Le conseil général de la Vendée (1815-1870). Mémoire de maîtrise, Nantes, 1974.
  • Rambaud, Rodrigue. Les soldats brouziliens de la grande guerre (1914-1919). Institut catholique d'études supérieures, La Roche-sur-Yon, 2004.
  • Vrignaud, Marguerite (sœur). La Vendée aux lèvres closes... Pierre Monnereau, le saint oublié (1787-1856). Centre vendéen de recherches historiques, La Roche-sur-Yon, 1998.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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