Bazas

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Bazas
Place de la Cathédrale
Place de la Cathédrale
Blason de Bazas
Blason
Bazas
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement de Langon
Canton de Bazas (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Bazadais
Maire
Mandat
Bernard Bosset
2014-2020
Code postal 33430
Code commune 33036
Démographie
Gentilé Bazadais
Population
municipale
4 709 hab. (2011)
Densité 126 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 25′ 58″ N 0° 12′ 38″ O / 44.4327777778, -0.210555555556 ()44° 25′ 58″ Nord 0° 12′ 38″ Ouest / 44.4327777778, -0.210555555556 ()  
Altitude Min. 34 m – Max. 123 m
Superficie 37,29 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-bazas.fr

Bazas (Vasats ou Bazats en gascon) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Aquitaine). Capitale du Bazadais, ancien évêché, elle conserve une importante parure monumentale héritée en partie du Moyen Âge et symbolisée par la cathédrale Saint-Jean-Baptiste.

Ses habitants sont appelés les Bazadais[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Bazas vient de civitas basatica, « cité des Vasates ». Son nom antique était Cossium, une latinisation de l'aquitanique *koiz, gascon Coç 'tertre'.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bazas en Gironde

La commune de Bazas se situe dans le sud-est du département, sur de légers reliefs à l'entrée de la forêt des Landes de Gascogne, à 59 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département et à 16 km au sud de Langon, chef-lieu d'arrondissement[2].

Les communes limitrophes en sont Cazats au nord, Brouqueyran au nord-nord-est, Lados et Gans au nord-est, Gajac à l'est-nord-est, Saint-Côme à l'est, Sauviac au sud-est, Cudos au sud, Marimbault au sud-ouest, Lignan-de-Bazas à l'ouest, Le Nizan au nord-ouest et Aubiac au nord-nord-ouest.

Communes limitrophes de Bazas
                       Aubiac
Le Nizan
                     Brouqueyran
Cazats

Lados
      Gans
          Gajac
Lignan-de-Bazas Bazas Saint-Côme
Marimbault Cudos Sauviac


La commune est traversée par la route départementale D12 reliant Auros au nord et la route nationale 524 au sud et par l'axe contigu des routes départementales D3 et D655, la première menant, vers l'ouest, à Villandraut et au-delà au bassin d'Arcachon, la seconde menant, vers l'est, à Grignols et Agen (Lot-et-Garonne).
L'autoroute la plus proche est l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) dont l'accès sortie 3 Langon est distant de 15 km par la route vers le nord.
Bazas est traversée et reliée par l'A65 au diffuseur sortie 4 Bazas distant de 16 km du centre ville.

Aucune ligne de chemin de fer ne dessert la commune, la gare SNCF la plus proche, distante de 16 km par la route vers le nord-est, étant celle de la Langon sur la ligne ferroviaire Bordeaux - Sète du TER Aquitaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

À partir du 1er âge du fer elle s’affirme comme une des places fortes du Sud-Ouest, elle se dote de remparts et de portes monumentales qui lui confèrent très tôt un rôle militaire et une certaine suprématie.

D'après un poëme de Paulin de Pella, en 414, la ville échappe à la destruction par les Goths[3].

Cité épiscopale située sur le chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, Bazas fut, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, siège d’un diocèse. Siège du présidial, Bazas cumule les fonctions administratives et judiciaires et s’impose alors très vite comme la plus puissante ville. Son prestige lui vaut d'ailleurs les visites d'illustres personnages tels Richard Cœur de Lion et Charles Quint.

Disputée par Anglais et Français au cours de la guerre de cent ans, Bazas revient à la France en 1441.

Avant sa mort, le roi Louis XI confirme sa protection royale par lettres patentes en février 1483[4].

1561 est une date sombre dans l'histoire de Bazas : les huguenots pénètrent dans la ville et dévastent la cathédrale. L'illustre évêque Arnaud De Pontac en sauve le triple portail d'une destruction totale et la restaure.

En 1562, lors des guerres de religion, le sire de Duras du parti huguenot prend la ville : il y coupe les lèvres des prêtres[5].

Louis XIV y logea alors qu'il revenait de Saint-Jean-de-Luz où il avait épousé Marie-Thérèse d'Autriche[6].

Bazas a su conserver de cet âge d'or de superbes vestiges. Classée monument historique dès 1840, la cathédrale gothique est le plus important monument de la cité. Édifiée du XIe au XIVe siècles av. J.-C., elle fut rebâtie entre 1583 et 1655.

Sous l'Ancien Régime, Bazas était composée des paroisses Saint-Jean (cathédrale), Saint-Vincent de Cabouzits et son annexe Saint-Hippolyte, Saint-Martin et son annexe Notre-Dame-de-Conques, Saint-Romain de Poussignac, Notre-Dame du Mercadil et son annexe Saint-Romain de Tontoulon, Saint-Christophe de Guiron, Saint-Michel de Laprade et de la chapelle Saint-Antoine de l'hôpital[7].

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Sous-préfecture jusqu'en 1926, au profit de Langon, qui récupère également le territoire de la sous-préfecture de La Réole.

Voir aussi : liste des évêques de Bazas

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Bazas se blasonnent ainsi :

de gueules à la tour maçonnée de sable, donjonnée de deux pièces, mouvant du flanc senestre, adextrée de saint Jean Baptiste à genoux devant son bourreau contourné brandissant une épée, le tout d'or, sur une terrasse de même, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys aussi d'or[8]

« Les armoiries de Bazas étaient, de tout temps, de gueules à une décollation de saint Jean-Baptiste, représenté à genoux devant la porte d'une prison, tendant le cou au bourreau contourné, qui a le bras levé pour le décoller avec son coutelas ; le tout d'or et surmonté d'une couronne ducale.»[9]

« En 1814, le duc d'Angoulême arriva incognito à Bazas et y fut reçu par le comte Pierre-Henry de Brocas de La Nauze et reconnu le 11 mars. Louis XVIII conserva toujours un souvenir de l'accueil bienveillant fait par les Bazadais à un prince du sang de leurs rois, et en témoignage de sa reconnaissance, autorisa la ville de Bazas, à la demande de M. D'Escure, sous-préfet, et de M. de Montfort, maire, d'ajouter à ses armoiries antiques un chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or, posées en face, avec la devise : Bazas, 11 mars 1814. »[9]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[10]
Période Identité Étiquette Qualité
ca 1814   de Montfort    
...        
1895 1925 Marcel Courrégelongue    
1925 1929 Alfred Seguinard    
1929 1944 Jean Peyrie    
1944 1971 Marcel Martin    
1971 1977 Jean Gourgues    
1977 1989 Henri Martin   Docteur
1989 2008 Paul Marquette DVD  
mars 2008 en cours Bernard Bosset[11] DVD puis Nouveau Centre  
Les données manquantes sont à compléter.
L'hôtel de ville de Bazas

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 709 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 540 4 215 4 244 4 019 4 255 4 446 4 515 4 593 4 627
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 628 4 471 4 766 5 023 5 073 5 114 5 034 4 948 4 806
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 695 4 684 4 704 4 372 4 410 4 356 4 450 4 290 4 239
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
4 453 4 567 4 748 4 704 4 379 4 357 4 585 4 607 4 709
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

  • Berceau de la race bovine bazadaise. Polyculture et élevage, forêt des Landes dans la partie sud et ouest de son territoire.
  • Industrie métallique : RD Productions (fabrication de portails), Transtechnic, Sotomeca, Malambic.
  • Industrie du bois : fabrique de portes isoplane (Fonmarty et fils), meubles en teck (Cobex) .
  • Industrie agro-alimentaire : LDC Aquitaine (groupe LDC), Laurial, abattoir municipal, NPA (conserverie).
  • Industries diverses : compteurs paragel (Persohn SA).
  • Commerces et artisanat, banques, tourisme.

Services publics importants : poste, gendarmerie, pompiers, écoles, collège, lycée, lycée professionnel et lycée agricole, hôpital, perception, DDE.

Sports[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[21].

Milieux naturels[modifier | modifier le code]

Le lac de la Prade est une retenue d'eau artificielle créée dans les années 1980 pour l'irrigation des terres agricoles. À cette vocation première, d'autres usages se sont ajoutés au fil des années (pêche ou promenade) et le lac est aujourd'hui géré et entretenu dans une optique plus écologique, orientée notamment vers l'accueil de l'avifaune. Le site est géré par le conservatoire d'espaces naturels d'Aquitaine[22] en partenariat avec la communauté de communes du Bazadais. Les modes de gestion appliqués favorisent une importante diversité végétale où se côtoient, depuis les zones humides jusqu'aux coteaux secs, toute une série de milieux intermédiaires abritant une flore caractéristique à chacun d'eux. Plus de 300 espèces végétales ont été recensées sur ce site, et cela, sans compter les mousses, les champignons, les lichens et les fougères. Un itinéraire de découverte est proposé au public, agrémenté de panneaux et panonceaux explicatifs. Un livret-guide est également disponible.

Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Salvatierra/Agurain (Espagne) depuis 1996[23] située dans la Province d'Alava.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants des communes françaises sur habitants.fr, consulté le 5 juillet 2011.
  2. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 53,7 km pour Bordeaux et 13,3 km pour Langon. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 17 juin 2011.
  3. Perevalov S. M., Lebedynsky Iaroslav. Bazas 414 : la rupture de l'alliance alano-gothique. In: Dialogues d'histoire ancienne. Vol. 26 N°1, 2000. pp. 175-193.
  4. http://books.google.fr/books?id=VORZAAAAYAAJ&pg=PA98 Lettres patentes de Louis XI, Plessis-du-Parc-lèz-Tours, février 1483 (1482 avant Pâques)
  5. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p 234
  6. plaque apposée sur la maison
  7. "content":["FRAD033_IR_4E_B_tt1-13",false,"sdx_q11"} Gironde Archives en ligne] sur les Archives départementales de Gironde.
  8. Blason dessiné d'après un blason en pierre et celui d'une plaque de rue
  9. a et b Source : Patrice-John O'Reilly, Essai sur l'histoire de la ville et de l'arrondissement de Bazas,‎ 1840, 478 p. (lire en ligne), p. 15 & 16
  10. Maires de Bazas sur le site officiel de la commune.
  11. Commune de Bazas sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 5 juillet 2011.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  14. « Inscription des vestiges de l'enceinte », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 26 août 2011.
  15. « Inscription MH de l'hôtel de ville », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 26 août 2011.
  16. « Classement MH de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 16 août 2010.
  17. « Inscription MH de la maison de l'Astronome », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 26 août 2011.
  18. Jacques Gardelles - Aquitaine gothique - pp. 151-152 - Picard - Paris - 1992 - ISBN 2-7084-0421-0
  19. « Classements et inscription MH de l'église Notre-Dame dou Mercadilh », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 16 août 2010.
  20. « Inscription MH de l'hospice », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 26 août 2011.
  21. Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.
  22. Le site du CEN Aquitaine
  23. « Jumelage(s) de Bazas », sur l'atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures du Ministère des Affaires étrangères (consulté le 14 mars 2013)