Bazas

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44° 25′ 58″ N 0° 12′ 38″ W / 44.4327777778, -0.210555555556

Bazas
L'hôtel de ville (août 2007)
L'hôtel de ville (août 2007)
Armoiries
Détail
logo
Administration
Pays France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Langon
Canton Bazas (chef-lieu)
Code commune 33036
Code postal 33430
Maire
Mandat en cours
Bernard Bosset
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Bazadais
Site web http://www.ville-bazas.fr
Démographie
Population 4 607 hab. (2008)
Densité 124 hab./km2
Gentilé Bazadais, Bazadaises
Géographie
Coordonnées 44° 25′ 58″ Nord
       0° 12′ 38″ Ouest
/ 44.4327777778, -0.210555555556
Altitudes mini. 34 m — maxi. 123 m
Superficie 37,29 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Bazas (Vasats ou Bazats en gascon) est une commune française, située en Bazadais, dans le département de la Gironde en région Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Bazadais[1].


Sommaire

[modifier] Toponymie

Le nom de Bazas vient de civitas basatica, « cité des Vasates ». Son nom antique était Cossium, une latinisation de l'aquitanique *koiz, gascon Coç 'tertre'.


[modifier] Géographie

Bazas en Gironde

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La commune de Bazas se situe dans le sud-est du département, sur de légers reliefs à l'entrée de la forêt des Landes de Gascogne, à 59 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département et à 16 km au sud de Langon, chef-lieu d'arrondissement[2].

Les communes limitrophes en sont Cazats au nord, Brouqueyran au nord-nord-est, Lados et Gans au nord-est, Gajac à l'est-nord-est, Saint-Côme à l'est, Sauviac au sud-est, Cudos au sud, Marimbault au sud-ouest, Lignan-de-Bazas à l'ouest, Le Nizan au nord-ouest et Aubiac au nord-nord-ouest.

Communes limitrophes de Bazas
                       Aubiac
Le Nizan
                     Brouqueyran
Cazats

Lados
      Gans
          Gajac
Lignan-de-Bazas Bazas Saint-Côme
Marimbault Cudos Sauviac


La commune est traversée par la route départementale D12 reliant Auros au nord et la route nationale 524 au sud et par l'axe contigu des routes départementales D3 et D655, la première menant, vers l'ouest, à Villandraut et au-delà au bassin d'Arcachon, la seconde menant, vers l'est, à Grignols et Agen (Lot-et-Garonne).
L'autoroute la plus proche est l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) dont l'accès sortie 3 Langon est distant de 15 km par la route vers le nord.
Bazas est traversée et reliée par l'A65 au diffuseur sortie 4 Bazas distant de 16 km du centre ville.

Aucune ligne de chemin de fer ne dessert la commune, la gare SNCF la plus proche, distante de 16 km par la route vers le nord-est, étant celle de la Langon sur la ligne ferroviaire Bordeaux - Sète du TER Aquitaine.

[modifier] Histoire

À partir du 1er âge du fer elle s’affirme comme une des places fortes du Sud-Ouest, elle se dote de remparts et de portes monumentales qui lui confèrent très tôt un rôle militaire et une certaine suprématie.

Cité épiscopale située sur le chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, Bazas fut, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, siège d’un diocèse. Siège du présidial, Bazas cumule les fonctions administratives et judiciaires et s’impose alors très vite comme la plus puissante ville. Son prestige lui vaut d'ailleurs les visites d'illustres personnages tels Richard Cœur de Lion et Charles Quint.

Disputée par Anglais et Français au cours de la guerre de cent ans, Bazas revient à la France en 1441.

1561 est une date sombre dans l'histoire de Bazas : les huguenots pénétrent dans la ville et dévastent la cathédrale. L'illustre évêque Arnaud De Pontac en sauve le triple portail d'une destruction totale et la restaure.

En 1562, lors des guerres de religion, le sire de Duras du parti huguenot prend la ville : il y coupe les lèvres des prêtres[3].

Louis XIV y logea alors qu'il revenait de Saint-Jean-de-Luz où il avait épousé Marie-Thérèse d'Autriche[4].

Bazas a su conserver de cet âge d'or de superbes vestiges. Classée monument historique dès 1840, la cathédrale gothique est le plus important monument de la cité. Édifiée du XIe au XIVe siècles av. J.‑C., elle fut rebâtie entre 1583 et 1655

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Sous-préfecture jusqu'en 1926, au profit de Langon, qui récupère également le territoire de la sous-préfecture de La Réole.

Voir aussi : liste des évêques de Bazas

[modifier] Héraldique

Armes

Les armes de Bazas se blasonnent ainsi :

de gueules à la tour maçonnée de sable, donjonnée de deux pièces, mouvant du flanc senestre, adextrée de saint Jean Baptiste à genoux devant son bourreau contourné brandissant une épée, le tout d'or, sur une terrasse de même, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys aussi d'or[5]

« Les armoiries de Bazas étaient, de tout temps, de gueules à une décollation de saint Jean-Baptiste, représenté à genoux devant la porte d'une prison, tendant le cou au bourreau contourné, qui a le bras levé pour le décoller avec son coutelas ; le tout d'or et surmonté d'une couronne ducale.» [6]

« En 1814, le duc d'Angoulême arriva incognito à Bazas et y fut reçu par le comte Pierre-Henry de Brocas de La Nauze et reconnu le 11 mars. Louis XVIII conserva toujours un souvenir de l'accueil bienveillant fait par les Bazadais à un prince du sang de leurs rois, et en témoignage de sa reconnaissance, autorisa la ville de Bazas, à la demande de M. D'Escure, sous-préfet, et de M. de Montfort, maire, d'ajouter à ses armoiries antiques un chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or, posées en face, avec la devise : Bazas, 11 mars 1814. » [6]

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 En cours Bernard Bosset[7] DVD puis Nouveau centre  
mars 2001 2008 Paul Marquette DVD  
    ...    
ca 1814   de Montfort    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[8])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
4 453 4 567 4 748 4 704 4 379 4 357 4 585 4 596 4 607[9]
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Lieux et monuments

La place de la cathédrale (août 2005)

[modifier] Économie

  • Berceau de la race bovine bazadaise. Polyculture et élevage, forêt des Landes dans la partie sud et ouest de son territoire.
  • Industrie métallique : RD productions, Transtechnic, Sotomeca, Malambic.
  • Industrie du bois : fabrique de portes isoplane (Fonmarty et fils), meubles en teck (Cobex) .
  • Industrie agro-alimentaire : LDC Aquitaine (groupe LDC), Laurial, abattoir municipal, NPA (conserverie).
  • Industries diverses : compteurs paragel (Persohn SA).
  • Commerces et artisanat, banques, tourisme.

Services publics importants : poste, gendarmerie, pompiers, écoles, collège, lycée, lycée professionnel et lycée agricole, hôpital, perception, DDE.

[modifier] Sports

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Jumelage

Drapeau de l'Espagne Salvatierra/Agurain (Espagne) depuis 1996[17] située dans la Province d'Alava.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Article connexe

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[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

  1. Nom des habitants des communes françaises sur habitants.fr, consulté le 5 juillet 2011.
  2. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 53,7 km pour Bordeaux et 13,3 km pour Langon. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 17 juin 2011.
  3. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 978-2-7242-0785-9), p 234
  4. plaque apposée sur la maison
  5. Blason dessiné d'après un blason en pierre et celui d'une plaque de rue
  6. a et b Source : Patrice-John O'Reilly, Essai sur l'histoire de la ville et de l'arrondissement de Bazas, 1840, 478 p. [lire en ligne (page consultée le 5 février 2010)], p. 15 & 16 
  7. Commune de Bazas sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 5 juillet 2011.
  8. Évolution de la population de Bazas sur le site de l'INSEE, consulté le 31 octobre 2011.
  9. Populations légales de Bazas sur le site de l'INSEE, consulté le 31 octobre 2011.
  10. Inscription des vestiges de l'enceinte, sur la base Mérimée, ministère de la Culture, consulté le 26 août 2011.
  11. Inscription de l'hôtel de ville, sur la base Mérimée, ministère de la Culture, consulté le 26 août 2011.
  12. Classement de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, sur la base Mérimée, ministère de la Culture, consulté le 16 août 2010.
  13. Inscription de la maison de l'Astronome, sur la base Mérimée, ministère de la Culture, consulté le 26 août 2011.
  14. Jacques Gardelles - Aquitaine gothique - pp. 151-152 - Picard - Paris - 1992 - ISBN 2-7084-0421-0
  15. Classements et inscription de l'église Notre-Dame dou Mercadilh, sur la base Mérimée, ministère de la Culture, consulté le 16 août 2010.
  16. Inscription de l'hospice, sur la base Mérimée, ministère de la Culture, consulté le 26 août 2011.
  17. Annuaire des villes jumelées

[modifier] Galerie

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