La Réole

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La Réole
L'hôtel de ville, ancien prieuré (mai 2009)
L'hôtel de ville, ancien prieuré (mai 2009)
Blason de La Réole
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement de Langon
Canton de La Réole
Intercommunalité Communauté de communes du Réolais en Sud Gironde
Maire
Mandat
Bruno Marty
2014-2020
Code postal 33190
Code commune 33352
Démographie
Gentilé Réolais
Population
municipale
4 178 hab. (2011)
Densité 333 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 35′ 33″ N 0° 02′ 25″ O / 44.592423, -0.04016944° 35′ 33″ Nord 0° 02′ 25″ Ouest / 44.592423, -0.040169  
Altitude Min. 5 m – Max. 133 m
Superficie 12,53 km2
Localisation

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Liens
Site web www.lareole.fr

La Réole (La Rèula [la'rɛwlə] ou L'Arrèula en gascon) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Aquitaine.

Le nom de la ville vient du mot latin Regula, la « Règle » ecclésiastique de saint Benoît que suivaient les moines bénédictins du prieuré Saint-Pierre, qui surplombe la Garonne, et abrite aujourd'hui la mairie, les administrations et la bibliothèque municipale.

Ses habitants sont appelés les Réolais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La Réole en Gironde, au sud-est de la carte détaillée

La Réole est un bourg fortifié autour d'un prieuré situé dans l'est du département de la Gironde, sur la Garonne à 62 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département, et à 19 km à l'est de Langon, chef-lieu d'arrondissement[2].

La limite du département de Lot-et-Garonne se trouve à environ 6 km à l'est de la ville. La ville de Marmande est distante de 20 km en direction du sud-est.

La ville est essentiellement implantée sur la rive droite (nord), la partie sud de la ville formant le hameau du Rouergue.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Réole
Les Esseintes Saint-Sève Saint-Hilaire-de-la-Noaille
Gironde-sur-Dropt La Réole Montagoudin
Floudès Rive gauche de la Garonne
Hameau du Rouergue (La Réole)
Fontet
Bourdelles

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Territoire

L'étendue territoriale de la commune est de 1 250 hectares, chiffre inférieur à la moyenne de la Gironde qui est de 1 845 hectares. Ce territoire se compose de :

  • la rive droite, au nord de la Garonne, composant la partie la plus importante dudit territoire communal, la cité proprement dite de La Réole étant implantée sur un éperon rocheux surplombant le fleuve,
  • la rive gauche, au sud de la Garonne, formant le lieu-dit du Rouergue.

Géologie

Le sous-sol de La Réole, comme dans le reste du bassin de la Garonne, est constitué d'un empilement de couches sédimentaires de l'ère tertiaire. Les couches affleurant[3] à La Réole, sont :

  • en rive droite (nord), sur l'éperon rocheux où s'est installé le bourg : Formations de versants, limons et argiles sableuses (couverture de moins d'un mètre) de l'Holocène au Pléistocène inférieur.
  • en rive gauche (sud), au lieu-dit Le Rouergue : Formations fluviatiles d'argiles limoneuses et sables argileux du Holocène.

Puis, de haut en bas[4] :

  • Calcaire d'eau douce de l'étage moyen[Note 1] (ce calcaire forme en général la partie supérieure de tout le système de couches du bassin de la Garonne).
  • Calcaire dur spathique contenant un grand nombre de coquilles marines.
  • Une couche puissante d'argile sableuse renfermant beaucoup d'huîtres d'espèces variées mais généralement petites et dont plusieurs ne sont pas encore connues; elle contient en outre des nodules analogues aux silex de la craie composés à la fois de silex et de calcaire.
  • Couches de calcaire très solide formé d'une grande quantité de miliolites[Note 2] cimentés par du calcaire spathique et dans lequel on trouve aussi des polypiers, des moules de différentes coquilles et une grande quantité de petites huîtres.
  • Groupe d'amas de calcaires très solides associés à des sables siliceux au milieu desquels le calcaire forme de vastes nodules qui se fondent dans le sable et qui paraissent avoir été produits par des infiltrations calcaires lorsque les couches supérieures se déposaient.

Hydrographie

La Garonne, rive droite devant La Réole (août 2008)

Le territoire communal de La Réole est implanté sur la Garonne sur une distance de sept kilomètres environ.

La ville est traversée par deux ruisseaux, aujourd'hui canalisés sur la plus grande partie de leurs cours, le Charros à l'ouest et le Pimpin à l'est qui forment deux vallons et qui se jettent dans la Garonne.

La Garonne ne joue pas actuellement, contrairement à certaines périodes du passé, de rôle direct dans la vie de la commune, sinon dans son approvisionnement en eau d'irrigation non potable à la station de pompage sise au lieu-dit l'Illet[5].

Crue du 26 janvier 2009

La commune est concernée par les risques d'inondations liés aux crues de la Garonne, notamment le hameau du Rouergue en rive gauche (sud) et les quais de la rive droite (avenues du Maréchal-Joffre, Jean-Jaurès et de la Gare)[6] dans le cadre du PPRI (Plan de prévention des risques d'inondation) de la Gironde[7].
Sur le parcours de la Garonne et plus particulièrement sur le tronçon dit Garonne girondine, La Réole est, avec celles de Langon et Cadillac, l'une des stations de vigilance du service de prévision des crues du Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer. Les crues de référence y sont de 11,50 m pour celle du 5 mars 1930, de 10,58 m pour celle du 17 décembre 1981 et de 7,85 m pour celle du 12 décembre 2006[8].

Climat

Située à 100 kilomètres de la côte Atlantique, la commune de La Réole bénéficie d'un climat océanique aquitain, comme tout le département de la Gironde.

Température :

La température moyenne annuelle se situe aux alentours de 13 °C, elle varie entre °C et 20,5 °C. Le mois le plus froid est janvier où on relève de 1,5 °C à °C de moyenne, quant aux mois les plus chauds il s'agit de juillet et août avec 14 °C à 27 °C. Les extrêmes de températures peuvent descendre en dessous de −15 °C (hivers 1985 et 1987) et dépasser 40 °C (août 2003).

Précipitations:''

Le cumul annuel atteint 750 mm environ pour 110 jours de pluie (plus de 1,0 mm). Le mois le plus arrosé est novembre avec près de 100 mm, l'hiver est la saison où il pleut le plus. Le mois le plus sec est juillet, le minimum des pluies étant généralement observé en été. Cependant, le faible écart entre le mois le plus arrosé et le mois le moins humide ne permet pas dégager une tendance sur une éventuelle saison pluvieuse, ainsi les hivers peuvent être secs et les étés humides. C'est d'ailleurs l'été sous les orages que sont relevées les plus fortes intensités de pluie.


Vent

La proximité de l'Océan Atlantique assure un régime d'ouest (du sud-ouest au nord-ouest) toute l'année. À l'approche des dépressions atlantiques ou lorsque ces dernières stagnent sur le Golfe de Gascogne le vent souffle du sud-est et cela peut durer plusieurs jours (dans la région toulousaine, il s'agira du vent d'Autan). Enfin, les périodes anticycloniques amèneront un flux de nord-est.

Phénomènes observés :

Récurrence des phénomènes météo en jours/an:

Orages : 25 à 30
Brouillards: 60 majoritairement à l'automne et au début de l'hiver.
Grêle : 2
Neige : 5
Jours de chaleur (>25 °C) : 85
Jours de forte chaleur (>30 °C) : 20
Jours de très forte chaleur (>35 °C) : 2
Jours de gel (<°C) : 50
Jours de forte gelée (<−5 °C) : 6
Jours de très forte gelée (<−10 °C) : 1 tous les 5 ans
Jours sans dégel : 2

Géographie humaine humidex

Histoire[modifier | modifier le code]

Une charte de 977 désigne ce prieuré sous le nom de monastère de Squirs, date officielle de la fondation de la cité.

En 1004, le théologien et abbé de Fleury-sur-Loire, Abbon, chargé de remettre de l'ordre dans le prieuré où l'accumulation des biens a abouti à un rapide relâchement de la discipline est tué au cours d'une querelle. Enterré et vénéré comme martyr, Saint-Abbon est fêté le 13 novembre, anniversaire de son assassinat.

En 1190, le roi d'Angleterre Richard Cœur de Lion en route pour la Terre sainte offre le bâtiment de l'hôtel de ville pour récompenser les bourgeois de leur fidélité au roi d'Angleterre.

En 1224, le roi Louis VIII de France donnent l'autorisation d'édifier la forteresse des Quat'Sos à l'angle sud-ouest de la ville.

Au début de la guerre de Cent Ans, La Réole est assiégé plusieurs fois. En 1324, l'ost du roi de France qui assiège le château et expérimente une nouvelle arme, les « bouches à feu » ce qui permet d'obtenir une reddition relativement rapide de la garnison du comte de Kent.

En mai 1462, le roi Louis XI (1423-1461-1483) confirme les privilèges accordées par ses prédécesseurs, par les lettres patentes, en passant par la Guyenne[9].

En 1577, lors des guerres de religion, les Huguenots prennent et saccagent la ville.

En 1629, le cardinal de Richelieu fait démanteler la forteresse.

En 1649 et en 1653, la ville est à nouveau saccagée par les troupes de la Fronde.

En 1654, à cause de la peste, puis de 1678 à 1690, à la suite d'une décision du roi, le Parlement de Bordeaux doit s'exiler à la Réole.

À la Révolution, la paroisse Saint-Michel de La Réole et la paroisse Saint-Aignan, annexe de Saint-Pierre des Esseintes, forment la commune de La Réole[10].

En 1790, les moines quittent définitivement le prieuré.

En 1793, La commune prend le nom de La Réole Saint-Aignan. Lors de la Terreur, La Réole épouse la cause des Montagnards. Pendant l'été 1793, la Réole abrite les représentants de la Convention Tallien, Ysabeau et Baudot, qui en partent pour investir Bordeaux avec un détachement de « patriotes » réolais.

Ancien chef-lieu de district, en 1800, La Réole devient sous-préfecture de Gironde et le restera jusqu'en 1926.

Le tribunal d'instance qui se trouvait dans les bâtiments du Prieuré, à côté de la mairie, a été supprimé à compter du 1er janvier 2010 dans le cadre de la Réforme de la carte judiciaire[11].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de La Réole se blasonnent ainsi :

D'azur à un château de deux tours et donjonné de deux pièces, d'argent, ouvert, ajouré et maçonné de sable, accompagné en chef de trois fleurs de lys d'or rangées en fasce[12]

Le château symbolise celui des Quat'Sos.

La devise de la ville est, en latin, URBS REGULA DUCATUS AQUITANIAE (Ville Regula, duché d'Aquitaine).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La liste des maires dans la salle des mariages de la mairie
Liste des maires successifs[13]
Période Identité Étiquette Qualité
août 1944 1945 Comité de libération    
nov. 1945 1977 Jean Delsol Rad. Soc. Avoué
1977 1989 Jean-Pierre Astorgis   Médecin
1989 2014 Bernard Castagnet PS Médecin, conseiller général (2001-),
ancien président de la Cdc du Réolais (-2013),
président de la Cdc du Réolais en Sud Gironde (2014-),
ancien président du Syndicat mixte du Pays du Haut Entre-deux-Mers (2005-2008),
vice-président du Syndicat mixte du Pays du Haut Entre-deux-Mers (2008-)
2014 en cours Bruno Marty PS Enseignant

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La communauté de communes du Réolais ayant été supprimée le 1er janvier 2014 au profit de la communauté de communes du Réolais en Sud Gironde siégeant à La Réole, la commune s'y retrouve adhérente.
En matière de développement socio-économique, la commune est adhérente, à l'instar des anciennes communes de la Cdc du Réolais, du syndicat mixte du Pays du Haut Entre-deux-Mers (Pays HE2M).

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 178 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 6],[Note 7].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 035 3 806 3 648 3 680 3 787 3 931 3 837 4 080 4 080
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 193 4 133 4 244 4 096 4 089 4 156 4 343 4 177 4 271
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 407 4 319 4 241 3 644 3 695 3 714 3 812 4 491 4 651
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
4 880 4 945 5 016 4 414 4 273 4 187 4 212 4 218 4 178
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Prieuré de La Réole (juin 2007)
  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Le prieuré[18], dont les bâtiments dans leur forme actuelle datent du XVIIIe siècle a fait l'objet d'une inscription en tant que monument historique en 1925[19]. La porte du cloître, le balcon de l'escalier et ses rampes sont l'œuvre du ferronnier Blaise Charlut (Blaise Hercule Dominique Charlut, né à Pauillac en 1715 - guillotiné à Paris en 1792, ferronnier d'art réolais).
  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg L'hôtel de Briet[27], rue de Verdun, est une demeure privée qui date de 1662. La sculpture d'un soleil sur la façade, au-dessus de la porte, propose, à l'instar des armes parlantes, une allusion au nom du propriétaire (briller/Briet). L'édifice est inscrit en tant que monument historique depuis 2004[28]
  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Des ruines de remparts[31] parsèment la ville : trois enceintes successives des XIIe, XIVe et XVe siècles protégèrent la ville des envahisseurs. Elles sont visibles principalement autour du château, au pied du prieuré, en limite du parc de stationnement des Jacobins, à l'emplacement dit de la porte Saint-Martin, et dans le quartier du Marmouret. Entre le bas de la rue André-Bénac et l'escalier menant au jardin situé sous l'esplanade de la mairie, se trouve la double porte du Sault, la dernière subsistant parmi les quinze que la ville comportait. Ces vestiges sont classés depuis 1886[32]
  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Le site gallo-romain de Bas-Calonge - La Bombe dans l'est de la ville, à proximité du collège Esquinance, est lui aussi inscrit monument historique en raison des vestiges gallo-romains qui y ont été découverts, savoir celui d'un fanum (temple à vocation civile servant de lieu d'accueil aux pèlerins) et d'une basilique à trois nefs ; l'inscription date de 1996[34]. Les vestiges en sont cependant enfouis.
  • Le Manoir du Prince Noir appelé également logis du Parlement[35], rue de Menuts, est un hôtel Renaissance qui date du début du XVIe siècle. N'ayant toutefois jamais hébergé le Prince Noir, Édouard de Woodstock, prince anglais d'Aquitaine qui vécut de 1300 à 1376, c'était une maison noble de la ville et il abrita cependant, à la fin du XVIIe siècle, le Président du Parlement de Bordeaux. Dans la cour, une tour octogonale surmontée d'une échauguette abrite un escalier.
  • Un vieux puits couvert du XVe siècle subsiste à l'emplacement de la porte des Menuts, à l'angle de la rue des Menuts et du chemin de Ronde (près de l'hôpital).
  • De nombreuses maisons à pans de bois ou à colombages se trouvent dans les rues et ruelles de la vieille ville[35].
  • Deux lavoirs subsistent dans la ville. L'un à l'ouest de la vieille ville, au fond du vallon du Charros, rue de la Marmory, dit de la Marmory[36], l'autre un peu plus à l'est, dans le vallon du Pimpin, à l'angle de l'avenue Carnot et de la rue Camille-Braylens, dénommé lavoir du Cugey.
  • Le pont du Rouergue, pont suspendu de 170 m de travée sur la Garonne, a été construit en 1934 et inauguré le 21 mars 1935. Il fut péager jusqu'en 1872 ; à titre d'exemple, il en coûtait un centime pour le passage d'un piéton[13].

La ville de La Réole a reçu, en décembre 2013, un avis favorable à sa demande de labellisation en tant que Ville d'art et d'histoire[37].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[38].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La Réole a développé des associations de jumelage avec[39] :

Équipements sociaux-culturels[modifier | modifier le code]

  • La Réole est une ville de cinéma depuis le milieu du XXe siècle, en particulier grâce à la fougue d'un cinéaste amateur de l'époque, Jean Saubat, relation d'Édouard Molinaro. Il a réalisé de nombreux documents filmés sur la vie locale de la ville pendant et après la Seconde Guerre mondiale.
Bien que peuplée d'environ 3 500 habitants seulement à l'époque, trois salles y étaient implantées dans la période d'après-guerre : le Casino, près de la mairie, le Rex sur la place de la Libération et une salle qui avait été créée dans les locaux de l'Amicale laïque, à l'entrée est de la ville. Aujourd'hui, seul le Rex, salle classée d'Art et Essai, vit encore grâce à l'action de l'association « L'Écran Réolais »[40]. Il fait partie des 32 cinémas de proximité implantés en Gironde, et a eu comme parrain, de 2010 à 2013, Édouard Molinaro.
  • La Réole abritait un musée automobile, agricole, militaire et ferroviaire. Ce musée privé a fermé, faute de fréquentation, durant l'été 2006 et une vente aux enchères des véhicules a eu lieu le dimanche 1er octobre 2006. Un musée municipal, classé « Musée de France » est lui aussi fermé.
  • Créée en 1838 à la demande du député Dussaulx[13], la bibliothèque se situe aujourd'hui dans l'ancien prieuré des Bénédictins, au sous-sol des locaux de la mairie, face à la plaine de la Garonne. Elle y a été installée en 1889[13].
On y recense plusieurs milliers d'ouvrages, notamment un important fonds ancien (antiphonaires du XVIIe siècle, deux exemplaires de l'Encyclopédie Diderot et d'Alembert, etc.).

Relais Culture[modifier | modifier le code]

La ville accueille des artistes, des artisans et comprend différents espaces culturels. Ceux-ci se sont rassemblés autour du nom Relais Culture Réole. Un guide est proposé, permettant une promenade dans la ville à leur rencontre.

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Services de transports collectifs[modifier | modifier le code]

La gare de La Réole (juin 2009)
Services ferroviaires

Les services ferroviaires sont assurés par le réseau TER Aquitaine de la SNCF sur la ligne Bordeaux - Sète. Depuis la gare de La Réole, le temps de transport vers la gare de Bordeaux-Saint-Jean est de 35 à 45 minutes, celui vers la gare de Toulouse-Matabiau est d'environ deux heures.

Services routiers

La commune est desservie, dans le cadre du réseau de transports urbains TransGironde, par la ligne n° 510, circuit Sauveterre-de-Guyenne - La Réole - Monségur assuré par les autocars du transporteur A.R.T.S. (Activité Réolaise de Transports et Services).

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune relève de l'académie de Bordeaux.

Vie associative[modifier | modifier le code]

De très nombreuses associations permettent aux Réolais d'exercer des activités tant sur le plan culturel[49], évènementiel[50], des loisirs[51], social[52] ou sportif[53].

Sports[modifier | modifier le code]

La piscine (juin 2009)

La Réole compte 23 associations et clubs sportifs[53].

Les lieux dédiés au sport dans la commune sont les suivants :

  • Aérodrome de La Réole - Floudès, situé sur la commune de Floudès
  • Complexe sportif de Lévite
  • City-stade
  • Gymnase municipal
  • Stade municipal situé sur les quais, avenue du Maréchal-Joffre
  • Stade Raymond-Abribat
  • Stade d'entraînement de Lévite
  • Skate-Park et parcours sportif de Calonge
  • Piscine municipale, ouverte en juillet et août
  • Centre équestre, basé dans le lieu-dit de Blasignon, au nord de la ville sur la route de Monségur

Un hippodrome dont la piste mesure 2 500 m. se trouve à l'extrême sud-est de la commune, au lieu-dit Le Petit Boutoc, le long de la route départementale D1113 qui mène à Marmande.

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Culte catholique : La commune fait partie du secteur pastoral La Réole-Monségur[54]
  • Culte musulman : depuis 1987, la commune abrite une mosquée. Un bâtiment définitif devrait voir le jour en 2013. Elle se situera chemin de Ronde.

Manifestations[modifier | modifier le code]

Quelques évènements pendant l'année :

  • Planet Folk, festival de folklore international, a lieu tous les deux ans, vers la fin juillet.
  • Les Riches Heures de La Réole : Chant - Musique - Patrimoine vivant[55]
  • France Folk (folklore, tous les deux ans)
  • Foire de la Toussaint, la seconde foire en Gironde après celles de Bordeaux, organisée par la commune et l'Union des commerçants et artisans réolais
Affiche de VivaCité 2008 (juin 2008)
  • Festival VivaCité : « éco-festival » des arts de la rue, festival de spectacles vivants, il a lieu le week-end suivant le 14 juillet à l'espace Saint-Jean Bosco
  • Festival Musicacité : festival de musique classique (mars, juin et octobre)
  • Festival de musiques anciennes autour des journées du patrimoine en septembre
  • Fête de l'Alose
  • Festival de musique « Trans'humance » (sur le canton de La Réole)
  • « Journée Verte, Nuit Bleue » (par le collège et les écoles)
  • Exposition « Grand Format » par l'association « Artistes en Réolais », début mai
  • Printemps des jeunes poètes
  • Fêtes du Rouergue (quartier sud de La Réole, rive gauche), début septembre
  • Marchés de producteurs (l'été)
  • Courses de chevaux le jeudi de l'Ascension
  • L'envolée numérique, salon des nouvelles technologies
  • ancienne manifestation : Radofolies (descente de la Garonne depuis Marmande jusqu'à La Réole en radeaux colorés et animés)
  • Tous les ans, La Réole participe à des manifestations d'envergure nationale comme le Téléthon ou la Fête de la musique, les Journées du patrimoine, et parfois la Nuit du patrimoine.

Triennales culturelles[modifier | modifier le code]

Après une année 2004 autour des 1 000 ans de la mort d'Abbon de Fleury, les acteurs municipaux et associatifs de la ville ont décidé de renouveler l'expérience d'une année à thème tous les trois ans. Voici les thèmes choisis :

  • 2004 : sur le thème d'Abbon de Fleury (Saint-Abbon), pour les 1 000 ans de l'anniversaire de sa mort
  • 2007 : sur le thème de la Garonne, le fleuve, l'eau : « La Réole fête la Garonne »
  • 2010 : en préparation, sur le thème de l'ouverture à l'Europe

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La statue de Jean de la Réoule (juillet 2009)
  • Jean de la Réoule[29] est un personnage légendaire dont l'origine est pour le moins obscure mais dont l'existence, ou du moins la création, semble remonter au XIIIe siècle. Il symbolise la résistance des habitants de La Réole aux sièges qu'ils ont pu subir durant le Moyen Âge. Une reproduction de sa statue se trouve sur la place de la Libération.
  • Abbon de Fleury (ca 940-1004) moine bénédictin assassiné lors d'une visite au monastère de La Réole.
  • Les « jumeaux de La Réole », généraux César et Constantin de Faucher (1760-1815), nés à La Réole et fusillés à Bordeaux pour rébellion.
  • Armand Caduc (1818-1902), homme politique, avocat, journaliste, député puis sénateur de la Gironde
  • Jean-Maurice Lahy (1872-1943), psychologue et sociologue du travail, né à La Réole.
  • Pierre Petiteau (1889-1974), joueur de rugby à XV, né à La Réole.
  • Édouard Molinaro (1928), cinéaste, parrain du Cinéma Rex, séjourna et étudia à La Réole. Il dévoile de nombreuses anecdotes sur son enfance réolaise dans son livre Intérieur Soir sorti en 2009.
  • Michèle Perrein (1929-2010), journaliste et écrivain, a passé son enfance et sa jeunesse à La Réole avant de rentrer à la Faculté de droit de Bordeaux.
  • Colette Besson (1946-2005), athlète, a été maître d'éducation physique au collège de La Réole. Un gymnase de la ville porte son nom.
  • Serge Méricq (1937-2013), joueur de rugby à XV, né à La Réole.
  • Jacques Mongie (1956), journaliste et écrivain, élève au lycée de La Réole, natif de Pondaurat. L'action de l'un de ses romans, Le Mal des deux mers, se déroule dans le Réolais et le Sud-Gironde.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'étage moyen est une division du Pléistocène correspondant à une période couvrant de 0,780 à 0,130 million d'années BP.
  2. Une miliolite est un coquillage fossile du type Miliola, de l'embranchement des Foraminifera, ayant un test de type porcelané avec plusieurs chambres longitudinales.
  3. Claude Lugat, ci-devant Anne-Claude de Lugat, âgé de « soixante-onze » ans fut condamné par le tribunal révolutionnaire de Bordeaux, le 8 pluviôse an II (27 janvier 1794), à être renfermé « jusqu'à la paix » et à une amende de 80 000 livres pour avoir fait passer de l'argent à un de ses neveux, émigré, de s'être opposé, en sa qualité de maire de La Réole, à ce qu'un ci-devant Bénédictin, qui avait commis un acte d'incivisme, fut dénoncé, de s'être montré l'ami des aristocrates, etc. (Patrice-John O'Reilly, Histoire complète de Bordeaux, 1860, lire en ligne)
  4. a et b Constantin Faucher est l'un des jumeaux de La Réole. cf. Personnalités liées à la commune.
  5. César Faucher est l'un des jumeaux de La Réole. cf. Personnalités liées à la commune.
  6. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  7. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  8. a, b, c et d Les styles architecturaux cités couvrent à peu près les périodes suivantes : roman de 1030 à 1150, gothique flamboyant de 1350 à 1500, Renaissance de 1500 à 1600.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants des communes françaises sur habitants.fr, consulté le 4 juillet 2011.
  2. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 51,5 km pour Bordeaux et 17,2 km pour Langon. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 4 juillet 2011.
  3. Infoterre, visualiseur des données géoscientifiques, BGRM, recherche à effectuer sur carte interactive, non mémorisable, consulté le 1er février 2010.
  4. Jean-Jacques-Nicolas Huot, Nouveau cours élémentaire de géologie, Ed. Librairie encyclopédique Roret, Paris, 1837, p. 667, consulté le 1er février 2010.
  5. Aménagements dans votre ville > Préservation de l'environnement: une meilleure consommation d'eau de la ville sur le site officiel de la mairie, consulté le 1er février 2010.
  6. [PDF] Plan d'exposition aux risques inondations (PERI) de La Réole, consulté le 1er février 2010.
  7. Réglementation de l'occupation des sols > Risque inondation prévenu sur le site officiel de la mairie, consulté le 1er février 2010.
  8. Carte de vigilance « crues » pour La Réole, consulté le 11 février 2010.
  9. http://books.google.fr/books?id=4-ZZAAAAYAAJ&pg=PA474 Lettres patentes de Louis XI, mai 1462
  10. Historique des communes, p. 43, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 6 avril 2013.
  11. Les juridictions de la Gironde sur le site du Conseil départemental de l'accès au droit (CDAD) de la Gironde, consulté le 21 février 2010.
  12. Blason dessiné d'après la photographie du blason sur le frontispice du lycée Jean-Renou.
  13. a, b, c et d Notice de la mairie Les Maires de La Réole depuis 1789 disponible à la bibliothèque municipale, consultée le 31 janvier 2010.
  14. Aristide Guilbert 1853, p. 397
  15. Bibliothèque historique ou Recueil de matériaux pour servir à l'histoire du temps, vol.6, 1819, p. 480, consulté le 1er février 2010.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  18. Circuit pédestre > Le prieuré des Bénédictins sur le site officiel de la mairie, consulté le 31 janvier 2010.
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  20. Circuit pédestre > Château des Quat'Sos sur le site officiel de la mairie, consulté le 31 janvier 2010.
  21. « Classement MH du château », base Mérimée, ministère français de la Culture et « illustration », base Mémoire, ministère français de la Culture, consulté le 31 janvier 2010.
  22. Circuit pédestre > L'église Saint-Pierre sur le site officiel de la mairie, consulté le 31 janvier 2010.
  23. Jacques Gardelles - Aquitaine gothique - p. 130-135 - Picard - Paris - 1992 - ISBN 2-7084-0421-0
  24. « Classement MH de l'église Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture et « Images de l'église et de divers éléments classés », base Mémoire, ministère français de la Culture, consulté le 31 janvier 2010
  25. Circuit pédestre > L'ancien hôtel de ville sur le site officiel de la mairie, consulté le 31 janvier 2010.
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  27. Circuit pédestre > Hôtel de Briet et Chapelle du Centre hospitalier sur le site officiel de la mairie, consulté le 31 janvier 2010.
  28. « Classement de l'hôtel de Briet », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 13 septembre 2011.
  29. a et b Circuit pédestre > Jean de la Réoule et la Grande École sur le site officiel de la mairie, consulté le 31 janvier 2010.
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  31. Les remparts sur le site officiel de la mairie, consulté le 31 janvier 2010.
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  33. « Inscription de la maison Seguin », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 13 septembre 2011.
  34. « Inscription du site gallo-romain », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 13 septembre 2011.
  35. a et b Circuit pédestre > Vieilles maisons du centre ville et Logis du Parlement sur le site officiel de la mairie, consulté le 31 janvier 2010.
  36. Lavoir de la Marmory sur le site officiel de la mairie, consulté le 31 janvier 2010.
  37. La Réole, ville d'art et d'histoire sur le site officiel de la mairie, consulté le 28 juin 2014.
  38. Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.
  39. de La Réole sur l'atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures, consulté le 25 novembre 2012.
  40. Voir le site cinerex-lareole.com
  41. École maternelle sur le site officiel de la mairie
  42. Écoles primaires sur le site officiel de la mairie
  43. Site officiel du collège Paul-Esquinance
  44. Collège Paul-Esquinance sur le site officiel de la mairie
  45. Site officiel du lycée Jean-Renou
  46. Lycée Jean-Renou sur le site officiel de la mairie
  47. CFA/CFPPA en Gironde, antenne de La Réole
  48. Centre de Formation par Apprentissage Agricole sur le site officiel de la mairie
  49. Les associations culturelles sur le site officiel de la mairie
  50. Les associations évènementielles sur le site officiel de la mairie
  51. Les associations de loisirs sur le site officiel de la mairie
  52. Les associations sociales sur le site officiel de la mairie
  53. a et b Les associations sportives sur le site officiel de la mairie
  54. Informations pratiques sur le secteur pastoral La Réole-Monségur sur le site du diocèse de Bordeaux.
  55. http://musiqueancienne.lareole.fr/ Site musiqueancienne.lareole.fr]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Le Prieuré des bénédictins
Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg L'église Saint-Pierre
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