Trémolat

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44° 52′ 33″ N 0° 49′ 50″ E / 44.875833, 0.830556

Trémolat
Le village de Trémolat
Le village de Trémolat
Administration
Pays France
Région Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Bergerac
Canton Sainte-Alvère
Code commune 24558
Code postal 24510
Maire
Mandat en cours
Éric Chassagne
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Terroir de la truffe
Démographie
Population 606 hab. (2009)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 52′ 33″ Nord
       0° 49′ 50″ Est
/ 44.875833, 0.830556
Altitudes mini. 41 m — maxi. 186 m
Superficie 14,03 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Trémolat (Tremolat en occitan[1]) est une commune française, située dans le département de la Dordogne et la région Aquitaine.

Sommaire

[modifier] Géographie

Le village de Trémolat au bord de la Dordogne.

Au sud du département de la Dordogne, en Périgord noir, la commune de Trémolat est entièrement située en rive droite de la Dordogne qui limite la commune sur environ six kilomètres. Le large méandre constitué par la Dordogne à cet endroit porte le nom de « cingle de Trémolat ». Le barrage de Mauzac implanté en aval, entre Calès et Mauzac-et-Grand-Castang, y forme une retenue d'eau calme, propice aux sports nautiques.

L'altitude minimale, 41 mètres, se trouve au nord-ouest, là où la Dordogne quitte la commune pour servir de limite entre celles de Calès et Mauzac-et-Grand-Castang. L'altitude maximale avec 186 mètres est également localisée au nord-ouest, en limite de la commune de Pezuls, au nord du lieu-dit le Monteil.

Le village de Trémolat se situe, en distances orthodromiques, sept kilomètres au nord-ouest du Buisson-de-Cadouin et huit kilomètres au nord-est de la bastide de Lalinde. Il est établi à l'intersection des routes départementales 30 et 31.

La commune est également desservie par la ligne ferroviaire de Libourne au Buisson en gare de Trémolat.

Le chemin de grande randonnée GR 6 traverse le territoire communal au nord.

La commune est rattachée administrativement au canton de Sainte-Alvère dans l'arrondissement de Sarlat-la-Canéda.

[modifier] Environnement

Liées à la présence de la Dordogne, plusieurs zones naturelles du territoire communal sont protégées.

[modifier] Natura 2000

Deux zones Natura 2000 sont délimitées sur le territoire de Trémolat :

  • la Dordogne[2], protégée pour différentes espèces de poissons,
  • les coteaux calcaires qui bordent la Dordogne sur sa rive droite[3].

[modifier] ZNIEFF

La commune présente deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I :

  • à l'est et au sud-est de la commune, le « cingle de Limeuil », un autre méandre de la Dordogne présente, toujours en rive droite, un coteau calcaire ensoleillé pouvant atteindre 80 mètres de haut où peut s'épanouir une flore de type méditerranéen[6],[7].

[modifier] Protection du biotope

Comme l'ensemble des communes du département de la Dordogne baignées par la Dordogne, Trémolat est soumis à un arrêté préfectoral de protection de biotope de 1991 destiné à favoriser la migration et le frai de plusieurs espèces de poissons[8].

[modifier] Sites remarquables

La Dordogne et ses méandres présentent trois sites naturels protégés, aussi bien terrestres qu'aquatiques, en partie sur le territoire de Trémolat.

Le cingle de Trémolat offre deux zones qui se recouvrent en partie :

  • plus récemment, un site classé en 1985[11],[12], plus restreint, s'étend depuis la limite communale avec Mauzac-et-Grand-Castang jusqu'au pont de la route départementale 31.

Le cingle de Limeuil quant à lui est un site classé depuis 1985[13],[14], depuis les Bretoux et Viaunet, en limite de la commune de Limeuil, jusqu'au Rocq, en passant par les Flaments.

[modifier] Communes limitrophes

Communes limitrophes de Trémolat
Mauzac-et-Grand-Castang Pezuls Paunat
Trémolat
Calès Le Buisson-de-Cadouin Alles-sur-Dordogne

[modifier] Histoire

Trémolat serait la patrie de saint Cybard (Eparchius), né au VIe siècle, ermite qui vivait dans une grotte au-dessus de la Charente. C'est de ce refuge désert que naîtra le monastère de Saint-Cybard d'Angoulême. Plus tard les moines de ce monastère viendront fonder au IXe siècle une dépendance à Trémolat. L'église actuelle de Trémolat, fortifiée, date du XIIe siècle. Elle a remplacé des édifices plus anciens détruits lors des invasions normandes.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 1989 Michel Labroue Parti radical-socialiste (PRS) Avocat
Conseiller général (1964-1988)
1989 1995 Jeanette Beiringer DVG  
1995 en cours Éric Chassagne SE Agriculteur
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Trémolat, cela correspond à 2005, 2010, etc[15]. Les autres dates de « recensements » (2006, 2009, etc.) sont des estimations légales.

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
967 893 819 839 918 910 914 859 917
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
905 918 963 923 1 055 909 904 876 793
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
776 754 714 670 648 637 670 604 575
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2009
516 566 508 542 625 570 656[16] 666[17] 606[18]
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; à partir de 2005 : population municipale légale.
Sources : Ldh/EHESS/Cassini [19] jusqu'en 1962 puis Insee[20] de 1968 à 1999.

[modifier] Économie

[modifier] Emploi

Au recensement de 1999, la population active totale (actifs + chômeurs) de Trémolat s'élève à 214 personnes[21]. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans y est de 75 %, ce qui place la commune en dessous de la moyenne nationale (82,2 %). On y dénombre 31 chômeurs (14,5 % des actifs, taux supérieur à la moyenne nationale 12,9 %). En tout et pour tout, la population comprend 37,5 % d'actifs, 32,3 % de retraités, 15,4 % de jeunes scolarisés et 14,7 % d'autres personnes sans activité[21].

Par rapport aux moyennes nationales, le pourcentage de retraités y est nettement plus important (32,3 % contre 18,2 %) et le pourcentage de jeunes scolarisés y est à l'inverse, sensiblement inférieur (15,4 % contre 25 %).

En 2008[22], la population active totale représente 244 personnes, soit 38,4 % de la population. Le nombre de chômeurs a augmenté (34) et le taux de chômage de la population active s'établit à 14 %.

[modifier] Établissements

Au 31 décembre 2008, la commune compte 69 établissements dont 29 au niveau des commerces, transports et services, 16 dans l'agriculture, la sylviculture et la pêche et 11 dans la construction[23].

[modifier] Lieux et monuments

Le cingle de Trémolat, est l'une des particularités du village. La route suit la falaise et offre aux visiteurs une vue saisissante sur la vallée et la boucle que forme la Dordogne.

La commune dispose d'un bassin nautique et attire chaque été de nombreux visiteurs venus essentiellement des Pays-Bas, d'Angleterre et d'Allemagne.

Elle possède également deux églises du XIIe siècle : l'église Saint-Hilaire, inscrite au titre des monuments historiques en 2010[24] et l'église Saint-Nicolas, classée au titre des monuments historiques depuis 1913[25],[26].

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[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Notes et références

  1. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne. Consulté le 8 décembre 2011.
  2. FR7200660 - La Dordogne : SIC sur le site de l'INPN, consulté le 11 décembre 2011.
  3. FR7200664 - Coteaux calcaires de la vallée de la Dordogne : SIC sur le site de l'INPN, consulté le 11 décembre 2011.
  4. Cingle de Trémolat sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 11 décembre 2011.
  5. Carte de la ZNIEFF 26230000 sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 11 décembre 2011.
  6. Cingle de Limeuil sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 11 décembre 2011.
  7. Carte de la ZNIEFF 26240000 sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 11 décembre 2011.
  8. Arrêté préfectoral de la Dordogne no 911909 portant conservation du biotope du saumon, de la Grande Alose "Alosa Alosa", alose Feinte "Alosa fallax", lamproie fluviatile "Lampetra fluviatillis", lamproie Marine "Petromyzon Marinus" constitué par l'ensemble du cours de la Rivière Dordogne dans le Département sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 11 décembre 2011.
  9. Cingle de Trémolat sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 11 décembre 2011.
  10. Carte du site inscrit 0000060 sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 11 décembre 2011.
  11. Cingle de Trémolat sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 11 décembre 2011.
  12. Carte du site classé 0000588 sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 11 décembre 2011.
  13. Cingle de Limeuil sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 11 décembre 2011.
  14. Carte du site classé 0000580 sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 11 décembre 2011.
  15. Calendrier de recensement sur Insee. Consulté le 18 avril 2011.
  16. Recensements de la population de 2004 à 2007 sur Insee. Consulté le 18 avril 2011.
  17. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur Insee. Consulté le 18 avril 2011.
  18. Populations légales 2009 des communes du département sur Insee. Consulté le 31 janvier 2012.
  19. Notice communale de Trémolat sur Ldh/EHESS/Cassini. Consulté le 11 décembre 2011.
  20. Évolution et structure de la population sur Insee. Consulté le 31 janvier 2012.
  21. a et b Données Insee compulsées par le journal du Net- Emploi à Trémolat. Consulté le 11 décembre 2011.
  22. Insee Chiffres-clés - Emploi -Population active. Consulté le 11 décembre 2011.
  23. Chiffres clés - Caractéristiques des entreprises et des établissements sur le site de l'Insee, consulté le 11 décembre 2011.
  24. Ancienne église Saint-Hilaire, sur la base Mérimée, ministère de la Culture, consultée le 8 décembre 2011.
  25. Église Saint-Nicolas, sur la base Mérimée, ministère de la Culture, consultée le 8 décembre 2011.
  26. Pierre Dubourg-Noves, Saint-Nicolas de Trémolat, pp. 112-129, dans Congrès archéologique de France. 137e session. Périgord Noir. 1979, Société Française d'Archéologie, Paris, 1982

[modifier] Voir aussi

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