Trémolat
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| Trémolat | |
|---|---|
Le village de Trémolat |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Aquitaine |
| Département | Dordogne |
| Arrondissement | Bergerac |
| Canton | Sainte-Alvère |
| Code commune | 24558 |
| Code postal | 24510 |
| Maire Mandat en cours |
Éric Chassagne 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Terroir de la truffe |
| Démographie | |
| Population | 606 hab. (2009) |
| Densité | 43 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 41 m — maxi. 186 m |
| Superficie | 14,03 km2 |
Trémolat (Tremolat en occitan[1]) est une commune française, située dans le département de la Dordogne et la région Aquitaine.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Au sud du département de la Dordogne, en Périgord noir, la commune de Trémolat est entièrement située en rive droite de la Dordogne qui limite la commune sur environ six kilomètres. Le large méandre constitué par la Dordogne à cet endroit porte le nom de « cingle de Trémolat ». Le barrage de Mauzac implanté en aval, entre Calès et Mauzac-et-Grand-Castang, y forme une retenue d'eau calme, propice aux sports nautiques.
L'altitude minimale, 41 mètres, se trouve au nord-ouest, là où la Dordogne quitte la commune pour servir de limite entre celles de Calès et Mauzac-et-Grand-Castang. L'altitude maximale avec 186 mètres est également localisée au nord-ouest, en limite de la commune de Pezuls, au nord du lieu-dit le Monteil.
Le village de Trémolat se situe, en distances orthodromiques, sept kilomètres au nord-ouest du Buisson-de-Cadouin et huit kilomètres au nord-est de la bastide de Lalinde. Il est établi à l'intersection des routes départementales 30 et 31.
La commune est également desservie par la ligne ferroviaire de Libourne au Buisson en gare de Trémolat.
Le chemin de grande randonnée GR 6 traverse le territoire communal au nord.
La commune est rattachée administrativement au canton de Sainte-Alvère dans l'arrondissement de Sarlat-la-Canéda.
[modifier] Environnement
Liées à la présence de la Dordogne, plusieurs zones naturelles du territoire communal sont protégées.
[modifier] Natura 2000
Deux zones Natura 2000 sont délimitées sur le territoire de Trémolat :
- la Dordogne[2], protégée pour différentes espèces de poissons,
[modifier] ZNIEFF
La commune présente deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I :
- appelé « cingle de Trémolat », le large méandre qu'effectue la Dordogne présente en rive droite une paroi calcaire ensoleillée d'une centaine de mètres de hauteur où nichent des milans noirs et où peut s'épanouir une flore de type méditerranéen[4],[5].
- à l'est et au sud-est de la commune, le « cingle de Limeuil », un autre méandre de la Dordogne présente, toujours en rive droite, un coteau calcaire ensoleillé pouvant atteindre 80 mètres de haut où peut s'épanouir une flore de type méditerranéen[6],[7].
[modifier] Protection du biotope
Comme l'ensemble des communes du département de la Dordogne baignées par la Dordogne, Trémolat est soumis à un arrêté préfectoral de protection de biotope de 1991 destiné à favoriser la migration et le frai de plusieurs espèces de poissons[8].
[modifier] Sites remarquables
La Dordogne et ses méandres présentent trois sites naturels protégés, aussi bien terrestres qu'aquatiques, en partie sur le territoire de Trémolat.
Le cingle de Trémolat offre deux zones qui se recouvrent en partie :
- un site inscrit depuis 1965[9],[10], depuis la limite communale avec Mauzac-et-Grand-Castang jusqu'au pont ferroviaire de la ligne de Libourne au Buisson, en passant par Cazal et Rocamadou.
- plus récemment, un site classé en 1985[11],[12], plus restreint, s'étend depuis la limite communale avec Mauzac-et-Grand-Castang jusqu'au pont de la route départementale 31.
Le cingle de Limeuil quant à lui est un site classé depuis 1985[13],[14], depuis les Bretoux et Viaunet, en limite de la commune de Limeuil, jusqu'au Rocq, en passant par les Flaments.
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Histoire
Trémolat serait la patrie de saint Cybard (Eparchius), né au VIe siècle, ermite qui vivait dans une grotte au-dessus de la Charente. C'est de ce refuge désert que naîtra le monastère de Saint-Cybard d'Angoulême. Plus tard les moines de ce monastère viendront fonder au IXe siècle une dépendance à Trémolat. L'église actuelle de Trémolat, fortifiée, date du XIIe siècle. Elle a remplacé des édifices plus anciens détruits lors des invasions normandes.
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 1977 | mars 1989 | Michel Labroue | Parti radical-socialiste (PRS) | Avocat Conseiller général (1964-1988) |
| 1989 | 1995 | Jeanette Beiringer | DVG | |
| 1995 | en cours | Éric Chassagne | SE | Agriculteur |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Trémolat, cela correspond à 2005, 2010, etc[15]. Les autres dates de « recensements » (2006, 2009, etc.) sont des estimations légales.
[modifier] Économie
[modifier] Emploi
Au recensement de 1999, la population active totale (actifs + chômeurs) de Trémolat s'élève à 214 personnes[21]. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans y est de 75 %, ce qui place la commune en dessous de la moyenne nationale (82,2 %). On y dénombre 31 chômeurs (14,5 % des actifs, taux supérieur à la moyenne nationale 12,9 %). En tout et pour tout, la population comprend 37,5 % d'actifs, 32,3 % de retraités, 15,4 % de jeunes scolarisés et 14,7 % d'autres personnes sans activité[21].
Par rapport aux moyennes nationales, le pourcentage de retraités y est nettement plus important (32,3 % contre 18,2 %) et le pourcentage de jeunes scolarisés y est à l'inverse, sensiblement inférieur (15,4 % contre 25 %).
En 2008[22], la population active totale représente 244 personnes, soit 38,4 % de la population. Le nombre de chômeurs a augmenté (34) et le taux de chômage de la population active s'établit à 14 %.
[modifier] Établissements
Au 31 décembre 2008, la commune compte 69 établissements dont 29 au niveau des commerces, transports et services, 16 dans l'agriculture, la sylviculture et la pêche et 11 dans la construction[23].
[modifier] Lieux et monuments
Le cingle de Trémolat, est l'une des particularités du village. La route suit la falaise et offre aux visiteurs une vue saisissante sur la vallée et la boucle que forme la Dordogne.
La commune dispose d'un bassin nautique et attire chaque été de nombreux visiteurs venus essentiellement des Pays-Bas, d'Angleterre et d'Allemagne.
Elle possède également deux églises du XIIe siècle : l'église Saint-Hilaire, inscrite au titre des monuments historiques en 2010[24] et l'église Saint-Nicolas, classée au titre des monuments historiques depuis 1913[25],[26].
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Saint Cybard, ermite du VIe siècle.
- Claude Chabrol, réalisateur de cinéma a tourné son film Le Boucher en 1970 à Trémolat.
[modifier] Notes et références
- Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne. Consulté le 8 décembre 2011.
- FR7200660 - La Dordogne : SIC sur le site de l'INPN, consulté le 11 décembre 2011.
- FR7200664 - Coteaux calcaires de la vallée de la Dordogne : SIC sur le site de l'INPN, consulté le 11 décembre 2011.
- Cingle de Trémolat sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 11 décembre 2011.
- Carte de la ZNIEFF 26230000 sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 11 décembre 2011.
- Cingle de Limeuil sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 11 décembre 2011.
- Carte de la ZNIEFF 26240000 sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 11 décembre 2011.
- Arrêté préfectoral de la Dordogne no 911909 portant conservation du biotope du saumon, de la Grande Alose "Alosa Alosa", alose Feinte "Alosa fallax", lamproie fluviatile "Lampetra fluviatillis", lamproie Marine "Petromyzon Marinus" constitué par l'ensemble du cours de la Rivière Dordogne dans le Département sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 11 décembre 2011.
- Cingle de Trémolat sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 11 décembre 2011.
- Carte du site inscrit 0000060 sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 11 décembre 2011.
- Cingle de Trémolat sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 11 décembre 2011.
- Carte du site classé 0000588 sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 11 décembre 2011.
- Cingle de Limeuil sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 11 décembre 2011.
- Carte du site classé 0000580 sur le site de la DIREN Aquitaine, consulté le 11 décembre 2011.
- Calendrier de recensement sur Insee. Consulté le 18 avril 2011.
- Recensements de la population de 2004 à 2007 sur Insee. Consulté le 18 avril 2011.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur Insee. Consulté le 18 avril 2011.
- Populations légales 2009 des communes du département sur Insee. Consulté le 31 janvier 2012.
- Notice communale de Trémolat sur Ldh/EHESS/Cassini. Consulté le 11 décembre 2011.
- Évolution et structure de la population sur Insee. Consulté le 31 janvier 2012.
- Données Insee compulsées par le journal du Net- Emploi à Trémolat. Consulté le 11 décembre 2011.
- Insee Chiffres-clés - Emploi -Population active. Consulté le 11 décembre 2011.
- Chiffres clés - Caractéristiques des entreprises et des établissements sur le site de l'Insee, consulté le 11 décembre 2011.
- Ancienne église Saint-Hilaire, sur la base Mérimée, ministère de la Culture, consultée le 8 décembre 2011.
- Église Saint-Nicolas, sur la base Mérimée, ministère de la Culture, consultée le 8 décembre 2011.
- Pierre Dubourg-Noves, Saint-Nicolas de Trémolat, pp. 112-129, dans Congrès archéologique de France. 137e session. Périgord Noir. 1979, Société Française d'Archéologie, Paris, 1982
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
- Gare de Trémolat
- Dordogne (département)
- Périgord
- Liste des communes de la Dordogne
- Sentier de grande randonnée GR 6