Villers-aux-Érables

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Villers-aux-Érables
Mairie de 1926.
Mairie de 1926.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Moreuil
Intercommunalité Communauté de communes Avre-Luce-Noye
Maire
Mandat
Christiane Nansot
2014-2020
Code postal 80110
Code commune 80797
Démographie
Population
municipale
122 hab. (2014)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 47′ 17″ nord, 2° 32′ 16″ est
Altitude Min. 87 m – Max. 106 m
Superficie 4,34 km2
Localisation

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Villers-aux-Érables est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ancien château de Villers-aux-Érables, construit en brique et pierre à la fin du XVIIe siècle par la famille de Cambray, fut vendu par celle-ci, en 1822, à la famille Cadeau d'Acy.

Il comportait un corps de logis encadré par deux ailes en retour, le tout édifié d'un étage sur rez de chaussée, surmonté d'une toiture en ardoises.

Il entra par succession en 1885 dans la famille de Rougé qui le fit restaurer et agrandir en 1908. Il fut alors prolongé par l'ajout d'un pavillon à chaque extrémité.

Il fut fortement endommagé par des bombardements, lors de la bataille sur l'Avre, en 1918, et ses restes furent abattus quelques années plus tard. Son aspect est connu par des cartes postales anciennes et des photos [1].

Il n'en subsiste aujourd'hui que l'avenue plantée de tilleuls qui le précédait, aménagée depuis en promenade, ainsi qu'une partie de la grille d'entrée, face à laquelle se trouvait le château, et du mur d'enceinte du parc.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Henry Poitrey    
mars 2008[2] en cours
(au 6 mai 2014)
Christiane Nansot   Réélu pour le mandat 2014-2020 [3]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 122 habitants, en diminution de -10,29 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
272 217 258 231 249 268 254 262 264
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
257 249 269 234 231 219 209 181 159
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
156 153 136 127 105 87 74 115 100
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
104 106 98 94 96 104 121 136 122
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Sulpice, reconstruite après la première guerre mondiale. L'ancienne église paroissiale, détruite par un incendie quelques années avant la Révolution, se trouvait dans le parc du château. Elle fut reconstruite à la fin du XVIIIe siècle par la famille de Cambray, tout en pierre. Elle comportait un portail à deux pilastres d'ordre toscan. Le maître autel était en pierre et le choeur comportait 18 stalles en chêne[8] .
  • Chapelle sépulcrale de style romano-byzantin, des familles Cadeau d'Acy et de Rougé, au décor et au mobilier (autel, bénitier) sculptés, exécutés de 1862 à 1864 par les frères Duthoit, sculpteurs à Amiens [9] . Cette chapelle fut édifiée à la suite du décès d'Edouard Jacques Cadeau d'Acy (1795-1860), député de la Somme de 1837 à 1848, président du conseil-général de la Somme[10]. Située derrière le chœur de l'église, au fond d'une allée plantée d'arbres qui mène à l'ancienne entrée du château, cette chapelle a été miraculeusement préservée des bombardements pendant la première guerre mondiale. Donnée à la commune, elle a fait l'objet en 2015 d'une restauration, soutenue notamment, par la Fondation du Patrimoine. On remarque à l'intérieur, sur la clé de voûte, à l'aplomb de l'entrée, le blason de la famille Cadeau d'Acy (d'azur à 3 bandes ondées d'argent) ; la plaque funéraire de la marquise de Rougé du Plessis-Bellière, née Marie de Pastoret, décédée en 1890 ; celle du chancelier de Pastoret, son grand-père, décédé en 1840. Ces deux sépultures furent transférées de Moreuil à Villers aux Erables après 1918.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Rougé w.jpg

Blason de la famille de Rougé, à Villers-aux-Érables de 1885 à 1916.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Christian du Passage, Châteaux disparus dans la Somme, Amiens, CRDP, , 150 p., p. 63, 134-135
  2. [xls] « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 16 mai 2009)
  3. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Alcius Ledieu, Moreuil et son canton, Paris, Picard, , 98 p., p. 90-91
  9. Raphaële Delas, Aimé et Louis Duthoit, derniers imagiers du moyen-âge, , p. 349 & 354
  10. Alcius Ledieu, Moreuil et son canton, Paris, Picard, , 98 p., p. 91