Esclainvillers

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Esclainvillers
Petit patrimoine.
Petit patrimoine.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Ailly-sur-Noye
Intercommunalité Communauté de communes Avre-Luce-Noye
Maire
Mandat
Alain Surhomme
2014-2020
Code postal 80250
Code commune 80283
Démographie
Population
municipale
167 hab. (2014)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 41′ 26″ nord, 2° 23′ 43″ est
Altitude Min. 95 m – Max. 158 m
Superficie 5,58 km2
Localisation

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Esclainvillers est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Desservi par les routes départementales 188 et 4188, Esclainvillers est un village de plateau situé, par la route, à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Montdidier et 8 km d'Ailly-sur-Noye.

Le sol est argilo-siliceux, assez peu perméable. Au lieu-dit les Vignes, le sous-sol est davantage sablonneux et calcaire[1]. Le territoire est marqué par les vallées de la Noye, de saint-Aubin et d'Ainval[2].

Un espace boisé couvre l'est du territoire communal, là où le relief est le plus accidenté[2].

Fin XIXe siècle, l'eau est puisée dans une nappe située à 70 m de profondeur. Quatre mares complètent les puits. On y tire encore l'eau destinée à la fabrication du cidre[1].

La commune s'est dotée d'une carte communale en 2011[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

D'après les registres, Esclainvillers s'écrivait Esclainvillier en 1711. Le nom du village pourrait venir du nom d’une femme germanique Ascila et du latin villare, ferme[3], ou signifier villa aux chardons, du latin scolinus[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est cité dès 1105.

Dès 1209, l'existence d'un prieuré est signalée. Les revenus sont donnés au seigneur de Folleville, en 1472, par Charles le Téméraire.

Au XIIIe siècle, Adélaïde d'Esclainvillers vend une partie de sa terre à l'abbaye Saint-Faron de Meaux[1] qui a créé un prieuré sur le territoire du village.

En 1505, Jean d’Esclainvillers possède en partie la seigneurie, l’autre partie appartenant à l’Abbaye de Saint Faron[3].

La famille de Séricourt en devient propriétaire à son tour en 1583 et la garde pendant trois siècles[1]. En 1665, le village avait son école[1].

Au XVIIe, le hameau de Saint-Martin et sa chapelle sont détruits.

À la fin de l’Ancien Régime, la plupart des habitants filaient la laine, et, au XIXe siècle, l’industrie du bois disparaît. Il ne reste alors que peu de tourneurs. En hiver, les femmes confectionnaient des chaussons de lisière pour Paillart (0,80 à 1,25F la journée)[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle fait partie depuis 1801 du canton d'Ailly-sur-Noye[4]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton est conservé et s'agrandit, passant de 22 à 54 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la petite communauté de communes du Val de Noye, créée en 2001.

Dans le cadre de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , qui prévoit notamment que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir normalement un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme la préfète dévoile en octobre 2015 son projet de schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI), qui prévoit la « des communautés de communes d’Avre Luce Moreuil et du Val de Noye », le nouvel ensemble de 22 440 habitants regroupant 49 communes[5],[6]. À la suite de l'avis favorable des intercommunalités[7] de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[8], et, fin janvier, le tribunal administratif d'Amiens rejette la requête en référé de Jean-Claude Leclabart, ex-président de l’ex-communauté de communes du Val de Noye contestant, sur un fond de conflit de personnes[9],[10] la légalité de l'arrêté de fusion des anciennes intercommunalités, qui arguait que les communes de l’ex-Val de Noye n’auraient pas été informées de l’étendue des compétences transférées, de la répartition des sièges entre elles et surtout, de la réalité de la situation financière de la CCALM[11],[12].

La communauté de communes Avre-Luce-Noye, à laquelle appartient désormais la commune, est ainsi créée le .

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 2001 Pierre Lamané[réf. nécessaire]    
mars 2001 en cours
(au 4 février 2017[13])
Alain Surhomme   Vice-président de la CC Avre-Luce-Noye (2017 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[14], [15]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 167 habitants, en augmentation de 15,97 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
251 267 274 274 289 304 302 338 333
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
299 321 274 289 261 262 234 219 207
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
226 223 208 182 183 168 163 164 143
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
117 117 117 114 125 130 128 144 167
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune fait partie d’un regroupement pédagogique intercommunal réunissant 9 communes. Aucun niveau d’enseignement n’est dispensé à Esclainvillers. La maternelle se situe à Quiry-le-Sec et Coullemelle ; les classes élémentaires à Grivesnes et Sourdon. Les collégiens se rendent à Ailly-sur-Noye, Montdidier et Moreuil et les lycéens vers Montdidier et Amiens. La communauté de communes gère la compétence pour les transports scolaires[2].

Associations[modifier | modifier le code]

La commune compte cinq associations en 2011 :

  • le Comité des fêtes ;
  • la société de chasse ;
  • l’amicale de chasse ;
  • le Judo Club Picpus ;
  • le Taekwondo[2].

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

La commune est équipée d’un terrain de football, d’un terrain de pétanque et d’un dojo pour la pratique du judo dans la salle multifonctions[2].

Un itinéraire balisé de promenade traverse le village : le Val-de-Noye[2].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Fiacre, avec un chœur du XVIe à trois pans. Sa porte est conçue en anse de panier. La nef à collatéral est jouxtée d'une tour carrée à flèche aiguë. Elle renferme une chaire de 1737 et des fonts baptismaux en pierre ainsi qu'une statue de saint Fiacre, patron des jardiniers, du XVIe.
  • À proximité de l'église, se trouve un porche Renaissance en brique et pierre.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur, M. Lambre, fin XIXe siècle, archives départementales de la Somme, Amiens Lire la notice en ligne, sur le site des archives départementales.
  2. a, b, c, d, e, f et g Lire en ligne le rapport de présentation de la carte communale.
  3. a, b et c Émile Lhomme de Rouvrel, « Découvrez quelques éléments du passé de nos villages », Les Échos - Le journal du District du Val de Noye, no 6,‎ , p. 4-5 (lire en ligne).
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  6. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  7. Carlos Da Silva, « Intercommunalité - Moreuil accepte l’idée de fusionner avec le Val de Noye, mais veut voir plus grand : Les élus de la CCALM (Communauté de communes Avre, Luce et Moreuil) ont validé le projet de fusion avec Ailly-sur-Noye, mais veulent aussi étudier l’idée d’un rapprochement plus élargi, avec notamment Montdidier et Roye », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  8. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  9. Cécile Latinovic, « Fusion entre l’Avre, Luce et Moreuil et le Val de Noye: la hache de guerre est déterrée : Les pics de Pierre Boulanger à l’encontre de son homologue du Val de Noye n’ont pas manqué, jeudi 29 septembre », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne) « Il a ensuite tapé plus fort sur Jean-Claude Leclabart, à qui il reproche «  d’être à l’origine d’articles de presse dans lesquels il nous critique  » estime-t-il. «  Je ne supporterai jamais la présidence qui est de l’autre côté  », martèle le président d’Avre, Luce et Moreuil, faisant référence, une fois de plus, à Jean-Claude Leclabart ».
  10. Delphine Richard, « Fusion Avre, Luce et Moreuil avec Val de Noye: « J’ai déposé un recours contre l’État », affirme Jean-Claude Leclabart », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne) « Jean-Claude Leclabart, le président du Val de Noye, ne briguera pas la présidence de la CCALN. Il s’en explique et attaque ouvertement Pierre Boulange ».
  11. David Vandevoorde, « Les dettes de l’Avre-Luce-Moreuil au cœur des débats au tribunal », Le Courrier picard, région d'Amiens,‎ (lire en ligne).
  12. David Vandevoorde, « La fusion n’est pas suspendue mais… : La justice a rejeté la requête de l’ex-Val de Noye. D’autres suivent et le nouveau territoire,la communauté de communes Avre-Luce-Noye (CCALN), patine. », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  13. « En 2017, on rend la traversée du village plus sûre et on rénove la salle des fêtes à Esclainvillers : Le PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal) proposé par l’ex communauté de communes ne sera, lui, pas validé car il limite trop les possibilités de constructions », Le Courrier picard, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne).
  14. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 12 août 2008)
  15. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .