Jumel

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Jumel
Jumel
L'église et le monument aux morts.
Blason de Jumel
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Intercommunalité Communauté de communes Avre Luce Noye
Maire
Mandat
Hubert Vangoethem
2020-2026
Code postal 80250
Code commune 80452
Démographie
Gentilé Jumelois
Population
municipale
519 hab. (2018 en augmentation de 4,01 % par rapport à 2013)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 45′ 34″ nord, 2° 21′ 09″ est
Altitude Min. 48 m
Max. 135 m
Superficie 8,89 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Ailly-sur-Noye
(banlieue)
Aire d'attraction Amiens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Ailly-sur-Noye
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Jumel

Jumel est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les communes les plus proches : Ailly-sur-Noye, Guyencourt-sur-Noye, Estrées-sur-Noye, Remiencourt et Chaussoy-Épagny.

Localisation[modifier | modifier le code]

Transports en commun routiers[modifier | modifier le code]

La localité est desservie par les lignes d'autocars du réseau Trans'80, Hauts-de-France, tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés (ligne no 41, Montdidier - Ailly-sur-Noye - Amiens)[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Jumel est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Ailly-sur-Noye, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[5] et 3 356 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[8],[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune, instituée lors de la Révolution française, absorbe entre 1790 et 179 celle du Petit Bocquet, et prend, quelques années, la dénomination de Jumelle et Le Petit Bocquet. En 1801, elle porte son nom actuel de Jumel[10].

Seconde Guerre mondiale

La commune a été décorée de la Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze, par décret du [11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle fait partie depuis 1793 du canton d'Ailly-sur-Noye[10], qui a été modifié et agrandi dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du Val de Noye, créée par un arrêté préfectoral du [12], et qui succèdait, conformément aux dispositions de la Loi Chevènement, au District du Val de Noye, créé en 1994.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) prévoyant la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.

Après des hypothèses de regroupement des communautés de communes du Grand Roye (CCGR), du canton de Montdidier (CCCM), du Santerre et d’Avre, Luce et Moreuil[13], la préfète dévoile en son projet qui prévoit la « des communautés de communes d’Avre Luce Moreuil et du Val de Noye », le nouvel ensemble de 22 440 habitants regroupant 49 communes[14],[15]. À la suite de l'avis favorable des intercommunalités[16] et de la commission départementale de coopération intercommunale en [17] puis des conseils municipaux et communautaires concernés, la fusion est établie par un arrêté préfectoral du [18], qui prend effet le .

La commune est donc désormais membre de la communauté de communes Avre Luce Noye (CCALN).

Politique locale[modifier | modifier le code]

Après quatre démissions de conseillers municipaux d'opposition qui estimaient n'avoir qu'un rôle de spectateur, des élections municipales partielles sont organisées en [19]. Celles-ci ont été infructueuses, les candidats ayant recueilli moins de 25 % des suffrages des électeurs inscrits. De nouvelles élections sont donc organisées en afin de compléter le conseil municipal et élire un maire pour la période 2017-2020[20],[21].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[22]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1981   Georges Delattre    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 8 octobre 2020)
Hubert Van Goethem   Réélu pour le mandat 2020-2026[23],[24],[25],[26]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[28].

En 2018, la commune comptait 519 habitants[Note 3], en augmentation de 4,01 % par rapport à 2013 (Somme : −0,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
278277305308328322324357360
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
358356354316310307316307290
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
276286274323293283274296287
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
284322291268303368356354352
2013 2018 - - - - - - -
499519-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle de la Vierge. À l'extrémité de la rue Pasteur, elle renferme une statue de Notre-Dame de Lourdes[32].
  • Chapelle à la ferme Saint-Nicolas. C'est la chapelle de l'ancien prieuré fondé par Ibert de Jumel en 1132[32].
  • La grotte.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Jumel Blason
De sable à trois gerbes de blé d'or liées de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérad Hiroux, Le prieuré de Saint-Nicolas de Reigny, Eklitra, bulletin du premier trimestre 1996.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Carte spéciale des régions dévastées : 21 NE, Montdidier [Nord-Est], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 5 avril 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  5. « Unité urbaine 2020 d'Ailly-sur-Noye », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 5 avril 2021).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 5 avril 2021).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Amiens », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le 5 avril 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 5 avril 2021).
  10. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. « Communes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945 » [PDF], Mémorial des batailles de la Marne - 51 Dormans, (consulté le 1er novembre 2017), p. 45.
  12. « CC du Val de Noye (N° SIREN : 248000523) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, (consulté le 10 septembre 2017).
  13. Cécile Latinovic, « HAUTE-SOMME Moreuil exclue des projets de fusions intercommunaux? », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  14. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  15. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  16. Carlos Da Silva, « Intercommunalité - Moreuil accepte l’idée de fusionner avec le Val de Noye, mais veut voir plus grand : Les élus de la CCALM (Communauté de communes Avre, Luce et Moreuil) ont validé le projet de fusion avec Ailly-sur-Noye, mais veulent aussi étudier l’idée d’un rapprochement plus élargi, avec notamment Montdidier et Roye », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  17. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  18. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Avre Luce Noye issue de la fusion de la communauté de communes Avre Luce Moreuil et de la communauté de communes du Val de Noye à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 15 août 2017).
  19. Christophe Berger, « La majorité municipale sans opposition : Les électeurs sont appelés aux urnes le 19 mars pour remplacer quatre élus démissionnaires », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 29 novembre 2020).
  20. « Bis repetita pour les élections de mars à Jumel », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 1er novembre 2017).
  21. D.R., « On vote encore ce dimanche à Jumel », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 1er novembre 2017).
  22. « Les maires de Jumel », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 1er novembre 2017).
  23. Réélu pour le mandat 2008-2014 : « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 8 septembre 2008).
  24. Réélu pour le mandat 2014-2020 : « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme (consulté le 9 juin 2014).
  25. « Un solide tissu associatif pour animer le village de Jumel : Hubert Van Goethem, qui se représente, a rendu hommage au travail réalisé par les salariés de la commune. Il a aussi mis en avant les animations des associations », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 29 novembre 2020).
  26. « Liste des élus de la Somme » [ods], Listes des élus, Préfecture de la Somme, (consulté le 26 novembre 2020).
  27. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  28. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  30. Oswald Macqueron, « Aquarelle : A) Environs d'Ailly-sur-Noye - Jumel - L'église B) Eglise de Jumel, d'après nature, 12 juin 1867 », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 19 octobre 2017).
  31. Cliché de Georges Durand, photographe à Amiens : « L'église - Ensemble sud-ouest », notice no APMH00024932, base Mémoire, ministère français de la Culture, avant 1914.
  32. a et b André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 205 (ASIN B000WR15W8).