Sourdon

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Sourdon
Mairie-école.
Mairie-école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Ailly-sur-Noye
Intercommunalité Communauté de communes Avre-Luce-Noye
Maire
Mandat
Jacky Szyroki
2014-2020
Code postal 80250
Code commune 80740
Démographie
Population
municipale
289 hab. (2014 en augmentation de 3,21 % par rapport à 2009)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 42′ 39″ nord, 2° 23′ 54″ est
Altitude Min. 93 m
Max. 149 m
Superficie 5,12 km2
Localisation

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Sourdon est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

À une dizaine de kilomètres au nord-est de Breteuil, le village est à plus de vingt kilomètres au sud-est d'Amiens.

Sol, sous-sol, relief, hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire est composé des couches argileuses du fertile limon des plateaux. Le village a été estimé, à tort, à une époque, le plus élevé de Picardie[1].

La nappe phréatique utilisée par les habitants en 1899 était alors située à 80 m de profondeur. Les eaux de ruissellement empruntent majoritairement le vallon d'Ainval et rejoignent l'Avre à Braches[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Parmi les formes anciennes, il est relevé, entre autres, Surdon en 1105, Surdu en 1164, Sordon en 1234 et Sourdon en 1258. Le nom du village pourrait venir du mot celtique dun, signe d'une situation élevée[1], la motte fortifiée, le lieu sûr[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité

Des silex taillés et des poteries anciennes ont été découvertes sur le territoire.

Une voie romaine traversait le village[1].

Moyen Âge

Au nord-ouest du village une importante muche a été relevée. On le dénommait localement sous l'appellation fort et elle aurait servi de refuge lors des guerres[1].

Dès 1105, le village a son église. Elle est remplacée au XVe siècle par un autre édifice caractérisé par ses sculptures de têtes grotesques[1].

Temps modernes

En 1568, le village, possédé par le prince de Condé, est confisqué pour cause d'hérétisme[1].

Lors de la guerre de Trente Ans, en 1636, quand les Espagnols brûlent le village et l'église, les religieux bénédictins de l'abbaye Saint-Vaast de Moreuil sont les représentant locaux du clergé[1].

Sous Louis XIV, la chapelle saint-Aubin est érigée[1].

Les lieu-dits la justice, vers la Justice, le fief Torlier rappellent l'administration féodale[1].

En 1680, le village a déjà son école[1].

Les familles Pingré, Le Boucher et de Mailly détiennent la seigneurie de 1710 à la Révolution française[1].

Première Guerre mondiale

Le village subit d'importantes destructions pendant la Première Guerre mondiale[3],[4],[5]. Il a été décoré de la croix de guerre 1914-1918 le [6].

Seconde Guerre mondiale

Lors de la bataille de France, le , une unité du 78e régiment d'infanterie repliée dans les abords du village, attaquée par les éléments blindés allemands, contre-attaque à deux reprises avec l'appui de six chars[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle fait partie depuis 1793 du canton d'Ailly-sur-Noye[8], qui a été modifié et agrandi dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du Val de Noye, créée par un arrêté préfectoral du [9], et qui succèdait, conformément aux dispositions de la Loi Chevènement, au District du Val de Noye, créé en 1994.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) prévoyant la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.

Après des hypothèses de regroupement des communautés de communes du Grand Roye (CCGR), du canton de Montdidier (CCCM), du Santerre et d’Avre, Luce et Moreuil[10], la préfète dévoile en octobre 2015 son projet qui prévoit la « des communautés de communes d’Avre Luce Moreuil et du Val de Noye », le nouvel ensemble de 22 440 habitants regroupant 49 communes[11],[12]. À la suite de l'avis favorable des intercommunalités[13] et de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[14] puis des conseils municipaux et communautaires concernés, la fusion est établie par un arrêté préfectoral du 22 décembre 2016[15], qui prend effet le .

La commune est donc désormais membre de la communauté de communes Avre Luce Noye (CCALN).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[16]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1892 1913 Ulysse Flament Rad. Agriculteur
Canton d'Ailly-sur-Noye (1900 → 1913)
Décédé au cours de son mandat le 22 juillet 1913, à l'âge de 71 ans
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 2014 Claude Ennecent[17]    
2014[18] en cours
(au 6 mai 2014)
Jacky Szyroki   Retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[20].

En 2014, la commune comptait 289 habitants[Note 1], en augmentation de 3,21 % par rapport à 2009 (Somme : +0,33 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
323 296 320 327 324 296 296 318 307
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
292 296 320 301 290 251 280 284 264
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
258 254 242 225 270 270 224 237 241
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
244 225 243 267 264 257 278 281 289
2014 - - - - - - - -
289 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune fait partie d’un regroupement pédagogique intercommunal réunissant 9 communes. La maternelle se situe à Quiry-le-Sec et Coullemelle ; les classes élémentaires à Grivesnes et Sourdon. Les collégiens se rendent à Ailly-sur-Noye, Montdidier et Moreuil et les lycéens vers Montdidier et Amiens.

La communauté de communes gère la compétence pour les transports scolaires.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le Marché médiéval de Saint-Aubin, dont la 15e édition organisée par le comité des fêtes a eu lieu le week-end des 4 et 5 mars 2017, ainsi que le trail de la Bête , inspiré d'une légende médiévale et organisée par l’association Gravity running expérience.

Le marché médiéval marque désormais le début de la saison des festivités dans le Val de Noye[22],[23].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Elle a conservé l'autel en bois peint du XVIIIe siècle[26] et contient un panneau d'oraison à Saint-Aubin en bois peint du XVIIIe siècle[27] ainsi que des statues d'art sacré des XVIe au XVIII e siècle[28],[29],[30],[31].
  • Chapelle Saint-Aubin. En brique et pierre, couverte en tuiles, elle date de 1675[2] et contient un Christ de pitié en pierre du XVIe siècle[32].
  • Patrimoine industriel : l'ancienne briqueterie Tattegrain Douvry, rue de Breteuil, construite au milieu du XXe siècle avec son four Hoffmann. Elle occupait 6 salariés en 1962 et a fermée au début du 3e quart du XXe siècle[33].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Georges Daressy, égyptologue né à Sourdon en 1864.
  • Soldats du 78e régiment d'infanterie tués à Sourdon le [34] :
    • Adjudant-chef Fernand André Martin Mercier, né le 6 avril 1906 à Chambon-le-Château (Lozère), mort pour la France, enterré au cimetière du village[35].
    • Joseph Clément Mamert, né le 11 mai 1914 à Saint-Jean-de-Monts (Vendée), mort pour la France ;
    • André Charenton, né le 30 août 1910 à Angoisse (Dordogne), mort pour la France ;
    • Adrien Lacroix, né le 19 juin 1912 à Coulonges-sur-l’Autize (Deux-Sèvres), mort pour la France ;
    • Pierre Gustave Philippon, né le 26 juin 1907 à Loye-sur-Arnon (Cher), mort pour la France
    • Eugène René Pornin, né le 30 septembre 1910 à Newy (Somme), mort pour la France ;
    • Joseph Clément Mamert Bethus, né le 11mai 1914 à Saint-Jean-de-Monts (Vendée), mort pour la France ;
    • Georges Honoré Adrien Brunet, né le 11 avril 1913 à Champagne-les-Marais (Vendée), mort pour la France ;
    • Pierre Marie Basile Joseph Dreno, né le 19 avril 1912 à Saint-Dolay (Morbihan), mort pour la France .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Carte spéciale des régions dévastées : 21 NE, Montdidier [Nord-Est], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur, Julien Robillart, 1899, archives départementales de la Somme.
  2. a, b et c André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 212 (ASIN B000WR15W8).
  3. Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  4. Section photographique de l'armée, « Photo : Sourdon. La grand'rue », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 9, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 6 novembre 2017).
  5. Section photographique de l'armée, « Photo : Sourdon. Place de l’Église », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 9, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 6 novembre 2017).
  6. Journal officiel du 7 novembre 1920, p. 17721.
  7. Historique du 78e régiment d'infanterie pendant la guerre 1939-1940, Charles-Lavauzellle & Cie, imprimeurs, Paris-Limoges-Nancy, 1er trimestre 1956, pages 64 à 66.
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. « CC du Val de Noye (N° SIREN : 248000523) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, (consulté le 10 septembre 2017).
  10. Cécile Latinovic, « HAUTE-SOMME Moreuil exclue des projets de fusions intercommunaux? », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  11. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  12. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  13. Carlos Da Silva, « Intercommunalité - Moreuil accepte l’idée de fusionner avec le Val de Noye, mais veut voir plus grand : Les élus de la CCALM (Communauté de communes Avre, Luce et Moreuil) ont validé le projet de fusion avec Ailly-sur-Noye, mais veulent aussi étudier l’idée d’un rapprochement plus élargi, avec notamment Montdidier et Roye », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  14. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  15. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Avre Luce Noye issue de la fusion de la communauté de communes Avre Luce Moreuil et de la communauté de communes du Val de Noye à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 15 août 2017).
  16. « Les maires de Sourdon », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 6 novembre 2017).
  17. Réélu pour le mandat 2008-2014 : « Liste des maires de la Somme » [xls], sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 6 avril 2009)
  18. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  19. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  22. « Un trail légendaire en préparation : Le club Gravity Running Expérience proposera samedi 5 mars un parcours basé sur une légende du Moyen-Âge à Sourdon, près d’Ailly-sur-Noye. Tout sera fait pour mettre les participants dans l’ambiance… », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  23. Patrick Ttrantan, « Marché médiéval et trail lancent la saison à Sourdon : Le 15e marché médiéval a lieu samedi 4 et dimanche 5 mars, sans oublier le trail de la bête sauvage », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  24. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Eglise de Sourdon, d'après nature, 13 juin 1876 », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 5 novembre 2017).
  25. Section photographique de l'armée, « Photo : Sourdon. L'église ; façade principale », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 9, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 6 novembre 2017).
  26. « Autel orné d'une colombe sur le devant », notice no PM80002312, base Palissy, ministère français de la Culture.
  27. « Panneau d'inscription : Oraison à saint Aubin », notice no PM80002313, base Palissy, ministère français de la Culture.
  28. « Statue : saint Antoine », notice no pm80002311, base Palissy, ministère français de la Culture.
  29. « Statue : Vierge à l'Enfant », notice no PM80002310, base Palissy, ministère français de la Culture.
  30. « Statue de saint Aubin en évêque », notice no PM80002309, base Palissy, ministère français de la Culture.
  31. « Statue de saint céphalophore, saint Firmin, sur socle armorié », notice no PM80002308, base Palissy, ministère français de la Culture.
  32. « Statue : Christ de Pitié », notice no PM80001317, base Palissy, ministère français de la Culture.
  33. « Briqueterie Tattegrain Douvry », notice no IA00076650, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. « 78e Régiment d'Infanterie juin 1940 », Dans la Somme 1939 - 1945, sur http://www.picardie-1939-1945.org (consulté le 6 novembre 2017).
  35. « L'adjudant-chef Mercier repose là où il est tombé : L'adjudant chef Fernand Mercier est mort au champ d'honneur le . Il repose au cimetière du village, comme il le souhaitait. », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne [jpg]).