Fresnoy-en-Chaussée

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Fresnoy-en-Chaussée
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Moreuil
Intercommunalité Communauté de communes Avre-Luce-Noye
Maire
Mandat
Franck Ten
2014-2020
Code postal 80110
Code commune 80358
Démographie
Population
municipale
144 hab. (2014)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 46′ 24″ nord, 2° 35′ 12″ est
Altitude Min. 83 m
Max. 105 m
Superficie 3,8 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Somme

Voir sur la carte administrative de la Somme
City locator 14.svg
Fresnoy-en-Chaussée

Géolocalisation sur la carte : Somme

Voir sur la carte topographique de la Somme
City locator 14.svg
Fresnoy-en-Chaussée

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Fresnoy-en-Chaussée

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Fresnoy-en-Chaussée

Fresnoy-en-Chaussée est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Village picard du Santerre situé à 25 km au sud-est d'Amiens, tangenté par l'ancienne route nationale 334 (actuelle RD 934).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune, instituée sous la Révolution française sous la dénomination de Fresnoy les Saint Marc en 1793, prend son nom actuel de Fresnoy-en-Chaussée dès 1801[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Un vicus romain se trouvait sur l'espace situé entre Beaucourt, Mézières et Fresnoy-en-Chaussée, le long de la via Agrippa, voie romaine reliant Lugdunum (Lyon) à Portus Itius (Boulogne-sur-Mer) par Augusta Suessionum (Soissons) et Samarobriva (Amiens), et connue localement sous le terme de Chaussée Brunehault.

Première Guerre mondiale

Le village se trouve dans la zone des combats ou de leurs arrières, pendant la Première Guerre mondiale[2],[3].

La commune est notamment concernée par la Bataille de la Marne (1918) pendant laquelle, le , une nouvelle offensive mécanisée[4] alliée, entre Morlancourt et Braches, inflige un revers sans précédent à l'armée allemande : c'est le « jour de deuil de l'armée allemande », selon l'expression de Ludendorff

Il a été décoré de la croix de guerre 1914-1918 le [5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle fait partie depuis 1801 du canton de Moreuil[1], qui a été modifié et agrandi dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du canton de Moreuil, créée par un arrêté préfectoral du 4 décembre 1992 et renommée communauté de communes Avre Luce Moreuil (CCALM) par arrêté préfectoral du 6 mai 1996.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) prévoyant la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département.

Après des hypothèses de regroupement des communautés de communes du Grand Roye (CCGR), du canton de Montdidier (CCCM), du Santerre et d’Avre, Luce et Moreuil[6], la préfète dévoile en octobre 2015 son projet qui prévoit la « des communautés de communes d’Avre Luce Moreuil et du Val de Noye  », le nouvel ensemble de 22 440 habitants regroupant 49 communes[7],[8]. À la suite de l'avis favorable des intercommunalités[9] et de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[10] puis des conseils municipaux et communautaires concernés, la fusion est établie par un arrêté préfectoral du 22 décembre 2016[11], qui prend effet le .

La commune est donc désormais membre de la communauté de communes Avre Luce Noye (CCALN).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Francis Quillet[12]    
2014[13] en cours
(au 6 mai 2014)
Franck Ten    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Classement des villes et villages fleuris : une fleur a récompensé[Quand ?] les efforts locaux en faveur de l'environnement[14].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 144 habitants, en augmentation de 34,58 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
220 195 185 203 219 242 261 272 266
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
253 231 248 229 251 253 250 211 202
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
185 177 149 132 115 108 116 97 88
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
97 103 67 73 84 111 112 107 144
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Elle contient des fonts baptismaux en marbre blanc du XVIe siècle, de style Renaissance[20],[21] et une statue de sainte, du début du XVIe siècle[22].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Carte spéciale des régions dévastées : 21 NE, Montdidier [Nord-Est], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Section photographique de l'armée, « Photo : Fresnoy-en-Chaussée. L'église et ses abords : au premier plan, prisonniers allemands », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 14, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 22 août 2017).
  3. Section photographique de l'armée, « Photo : Fresnoy-en-Chaussée. Route d'Hangest-en-Santerre : convoi de prisonniers allemands », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 14, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 22 août 2017).
  4. Section photographique de l'armée, « Photo : Fresnoy-en-Chaussée. Chars d'assaut Renault », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 14, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 22 août 2017).
  5. Journal officiel du 7 novembre 1920, p. 17721.
  6. Cécile Latinovic, « HAUTE-SOMME Moreuil exclue des projets de fusions intercommunaux? », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  7. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  8. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  9. Carlos Da Silva, « Intercommunalité - Moreuil accepte l’idée de fusionner avec le Val de Noye, mais veut voir plus grand : Les élus de la CCALM (Communauté de communes Avre, Luce et Moreuil) ont validé le projet de fusion avec Ailly-sur-Noye, mais veulent aussi étudier l’idée d’un rapprochement plus élargi, avec notamment Montdidier et Roye », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  10. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  11. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Avre Luce Noye issue de la fusion de la communauté de communes Avre Luce Moreuil et de la communauté de communes du Val de Noye à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 15 août 2017).
  12. Réélu pour le mandat 2008-2014 : « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 31 août 2008)
  13. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  14. « Liste des localités figurant au palmarès des villes et villages fleuris », sur Villes et villages fleuris (consulté le 7 novembre 2015)[réf. incomplète].
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église de Fresnoy-en-Chaussée, d'après nature, 1877. », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 22 août 2017).
  19. Section photographique de l'armée, « Photo : Fresnoy-en-Chaussée. L'église : au premier plan : prisonniers allemands », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 14, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 22 août 2017).
  20. « Les fonts baptismaux », notice no PM80000673, base Palissy, ministère français de la Culture
  21. « Fonts baptismaux du 14e au 18e siècle », Fonts baptismaux, sur https://www.richesses-en-somme.com (consulté le 22 août 2017).
  22. « statue : Sainte », notice no PM80000672, base Palissy, ministère français de la Culture.