Fransures

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Fransures
Mairie.
Mairie.
Blason de Fransures
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Ailly-sur-Noye
Intercommunalité Communauté de communes Avre-Luce-Noye
Maire
Mandat
Hubert Caron
2014-2020
Code postal 80160
Code commune 80349
Démographie
Population
municipale
144 hab. (2014)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 42′ 50″ nord, 2° 13′ 59″ est
Altitude Min. 120 m
Max. 169 m
Superficie 4,26 km2
Localisation

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Fransures est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sol, sous-sol, relief, hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire est composé d'une terre franche, présentant des couches argileuses de limon des plateaux datant de la période Éocène[1].

Dans les vallées, entre Fransures et Flers, affleure une couche de craie généralement marneuse, alors qu'ailleurs elle apparaît plutôt sous l'argile[1].

Le village est situé sur un plateau à peine coupé de petites vallées, à l'ouest vers Rogy et au nord, près du moulin[1].

En 1899, deux puits communaux sont alimentés par la nappe phréatique située à plus de 70 mètres de profondeur. Les prises d'eau sont alors souvent rationnées en été car les mares s'assèchent et les puits doivent alors être préservés pour l'approvisionnement des habitants[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le territoire est bordé par sept communes :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Fransut en 1238, Fransures en 1278 et Franssures en 1301 sont relevés dans les documents anciens [1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des silex travaillés et des monnaies anciennes trouvés sur le territoire attestent d'une présence humaine particulièrement de longue date[1].

Une voie romaine livre existait encore en 1899 entre Fransures et Rogy, au nord-ouest de la commune[1].

Le château seigneurial a été détruit lors de troubles liés à la Jacquerie en 1538[1].

Le lieu-dit le Poteau évoque l'époque féodale, le servage et les dures conditions qui régnaient alors[1].

En 1557, Louis de Créquy, seigneur de Rogy, était également seigneur de Fransures[1].

L'un des derniers seigneurs du lieu, Charles, François de Fransures, fut reçu chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem le 9 avril 1598, à l'âge de 18 ans. Il perdit la vie en combattant les protestants à Ostende en 1602[1].

La première école communale a été créée en 1780[1].

Deux cloches de l'église ont été fondues à la Révolution française pour fabriquer des canons[1].

Les biens de l'église, dont une partie appartenait à l'abbaye Notre-Dame d'Ourscamp, ont été vendus comme biens nationaux pendant la période de la Convention[1].

À la fin de l'épopée napoléonienne, de 1814 à 1815, des Autrichiens et des Anglais ont dévasté le pays[1].

De 1830 à 1860, le tissage manuel, devenu florissant, employait 150 ouvriers gagnant relativement bien leur vie[1].

Lots de la guerre franco-allemande de 1870, sur 8 jeunes qui combattent, un est tué à Paris, deux autres sont prisonniers en Allemagne[1].

En 1899, l'industrie locale se composait d'un moulin à vent, d'une briqueterie occupant cinq à six personnes et sept ou huit métiers à tisser manuels qui résistaient encore à la concurrence des métiers modernes[1].

La commune a été décorée de la croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze par décret du 11 novembre 1948[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle fait partie depuis 1801 du canton d'Ailly-sur-Noye[3], qui a été modifié et agrandi dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du Val de Noye, créée par un arrêté préfectoral du [4], et qui succèdait, conformément aux dispositions de la Loi Chevènement, au District du Val de Noye, créé en 1994.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) prévoyant la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.

Après des hypothèses de regroupement des communautés de communes du Grand Roye (CCGR), du canton de Montdidier (CCCM), du Santerre et d’Avre, Luce et Moreuil[5], la préfète dévoile en octobre 2015 son projet qui prévoit la « des communautés de communes d’Avre Luce Moreuil et du Val de Noye », le nouvel ensemble de 22 440 habitants regroupant 49 communes[6],[7]. À la suite de l'avis favorable des intercommunalités[8] et de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[9] puis des conseils municipaux et communautaires concernés, la fusion est établie par un arrêté préfectoral du 22 décembre 2016[10], qui prend effet le .

La commune est donc désormais membre de la communauté de communes Avre Luce Noye (CCALN).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[11]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Bernard Lamy    
mars 2008[12] en cours
(au 6 mai 2014)
Hubert Caron   Agriculteur
Réélu pour le mandat 2014-2020 [13]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Un parc de 3 éoliennes de 150 m. de hauteur et 2 mégawatts dépendant du parc du Quint est mis en service en 2017 sur le territoire communal. Il contribue à financer les installations d'économies d'énergie de la salle polyvalente[14].

Population e société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 144 habitants, en augmentation de 4,35 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
312 310 316 366 369 375 370 376 367
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
380 356 382 331 340 296 256 248 248
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
227 191 169 156 141 135 113 102 113
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
89 81 72 56 84 107 129 144 144
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Gilles[18].
  • Calvaire ancien en pierre, dans le cimetière[19]
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Fransures.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
D'argent à la fasce de gueules chargée de trois besants d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r et s Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur de Fransures, M. Marest, 1897-1899, Archives départementales de la Somme, Amiens, lire en ligne
  2. « Liste des communes décorées de la Croix de guerre 1939-1945 » [PDF], Mémorial des batailles de la Somme - Dormans (51), (consulté le 18 octobre 2017), p. 45.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. « CC du Val de Noye (N° SIREN : 248000523) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, (consulté le 10 septembre 2017).
  5. Cécile Latinovic, « HAUTE-SOMME Moreuil exclue des projets de fusions intercommunaux? », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  6. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  7. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  8. Carlos Da Silva, « Intercommunalité - Moreuil accepte l’idée de fusionner avec le Val de Noye, mais veut voir plus grand : Les élus de la CCALM (Communauté de communes Avre, Luce et Moreuil) ont validé le projet de fusion avec Ailly-sur-Noye, mais veulent aussi étudier l’idée d’un rapprochement plus élargi, avec notamment Montdidier et Roye », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  9. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  10. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Avre Luce Noye issue de la fusion de la communauté de communes Avre Luce Moreuil et de la communauté de communes du Val de Noye à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 15 août 2017).
  11. « Les maires de Fransures », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 18 octobre 2017).
  12. Le Courrier picard, édition région d'Amiens du 31 mai 2008
  13. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  14. Thierry Griois, « Le parc éolien du Quint inauguré dans le canton d'Ailly-sur-Noye : Trois communes ont officiellement accueillis neuf nouveaux aérogénérateurs », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église de Fransures, d'après nature, 1877 », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 18 octobre 2017).
  19. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Croix en pierre dans le cimetière de Fransures, d'après nature, 1877 », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 18 octobre 2017).