Fransures

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Fransures
Fransures
La mairie.
Blason de Fransures
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Intercommunalité CC Avre Luce Noye
Maire
Mandat
Hubert Caron
2020-2026
Code postal 80160
Code commune 80349
Démographie
Population
municipale
131 hab. (2018 en diminution de 11,49 % par rapport à 2013)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 42′ 50″ nord, 2° 13′ 59″ est
Altitude Min. 120 m
Max. 169 m
Superficie 4,26 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Amiens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Ailly-sur-Noye
Législatives 4e circonscription de la Somme
Localisation
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Fransures

Fransures est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

À une vingtaine de kilomètres au sud d'Amiens, limitrophe du département de l'Oise, le village est desservi par la route départementale 109 (RD 109).

L'autoroute A16 traverse le territoire communal selon un axe sud - nord.

En 2019, la localité est desservie par la ligne d'autocars no 29 (Crévecœur-le-Grand - Conty - Amiens) du réseau interurbain Trans'80 Hauts-de-France[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le territoire est bordé par sept communes :

Sol, sous-sol, relief, hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire est composé d'une terre franche, présentant des couches argileuses de limon des plateaux datant de la période Éocène[2].

Dans les vallées, entre Fransures et Flers, affleure une couche de craie généralement marneuse, alors qu'ailleurs elle apparaît plutôt sous l'argile[2].

Le village est situé sur un plateau à peine coupé de petites vallées, à l'ouest vers Rogy et au nord, près du moulin[2].

En 1899, deux puits communaux sont alimentés par la nappe phréatique située à plus de 70 mètres de profondeur. Les prises d'eau sont alors souvent rationnées en été car les mares s'assèchent et les puits doivent alors être préservés pour l'approvisionnement des habitants[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Fransures est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (82,4 %), zones agricoles hétérogènes (17,6 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Fransut en 1238, Fransures en 1278 et Franssures en 1301 sont relevés dans les documents anciens[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des silex travaillés et des monnaies anciennes trouvés sur le territoire attestent d'une présence humaine particulièrement de longue date[2].

Les vestiges d'une voie romaine existait encore en 1899 entre Fransures et Rogy, au nord-ouest de la commune[2].

Le château seigneurial a été détruit lors de troubles liés à la Jacquerie en 1538[2].

Le lieu-dit le Poteau évoque l'époque féodale, le servage et les dures conditions qui régnaient alors[2].

La première école communale a été créée en 1780[2].

Deux cloches de l'église ont été fondues à la Révolution française pour fabriquer des canons[2].

Les biens de l'église, dont une partie appartenait à l'abbaye Notre-Dame d'Ourscamp, ont été vendus comme biens nationaux pendant la période de la Convention nationale[2].

À la fin de l'épopée napoléonienne, de 1814 à 1815, des Autrichiens et des Anglais ont dévasté le pays[2].

De 1830 à 1860, le tissage manuel, devenu florissant, employait 150 ouvriers gagnant relativement bien leur vie[2].

Lots de la guerre franco-allemande de 1870, sur huit jeunes qui combattent, un est tué à Paris, deux autres sont prisonniers en Allemagne[2].

En 1899, l'industrie locale se composait d'un moulin à vent, d'une briqueterie occupant cinq à six personnes et sept ou huit métiers à tisser manuels qui résistaient encore à la concurrence des métiers modernes[2].

Seconde Guerre mondiale

La commune a été décorée de la Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze par décret du 11 novembre 1948[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle fait partie depuis 1801 du canton d'Ailly-sur-Noye[11], qui a été modifié et agrandi dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du Val de Noye, créée par un arrêté préfectoral du [12], et qui succédait, conformément aux dispositions de la Loi Chevènement, au District du Val de Noye, créé en 1994.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) prévoyant la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.

Après des hypothèses de regroupement des communautés de communes du Grand Roye (CCGR), du canton de Montdidier (CCCM), du Santerre et d’Avre, Luce et Moreuil[13], la préfète dévoile en octobre 2015 son projet qui prévoit la « des communautés de communes d’Avre Luce Moreuil et du Val de Noye », le nouvel ensemble de 22 440 habitants regroupant 49 communes[14],[15]. À la suite de l'avis favorable des intercommunalités[16] et de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[17] puis des conseils municipaux et communautaires concernés, la fusion est établie par un arrêté préfectoral du 22 décembre 2016[18], qui prend effet le .

La commune est donc désormais membre de la communauté de communes Avre Luce Noye (CCALN).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[19]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Bernard Lamy    
mars 2008[20] En cours
(au 8 octobre 2020)
Hubert Caron   Agriculteur
Réélu pour le mandat 2020-2026[21],[22],[23]

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

Un parc de trois éoliennes de 150 m de hauteur et 2 mégawatts dépendant du parc du Quint est mis en service en 2017 sur le territoire communal. Il contribue à financer les installations d'économies d'énergie de la salle polyvalente[24].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[26].

En 2018, la commune comptait 131 habitants[Note 3], en diminution de 11,49 % par rapport à 2013 (Somme : −0,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
312310316366369375370376367
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
380356382331340296256248248
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
227191169156141135113102113
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
8981725684107129144134
2018 - - - - - - - -
131--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Autres équipements[modifier | modifier le code]

Les retombées économique des éoliennes — qui rapportent 15 000 euros de recette à la commune en 2019  — ont permis à Fransures de se doter d'une solle des fêtes dénommée EOL, inaugurée début 2020[22].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Gilles[28].
  • Calvaire ancien en pierre, dans le cimetière[29].

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • En 1557, Louis de Créquy, seigneur de Rogy, était également seigneur de Fransures[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Présentation du blason
Blason Fransures.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :
d'argent à la fasce de gueules chargée de trois besants d'or.

[30].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  2. a b c d e f g h i j k l m n o p q et r Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur de Fransures, M. Marest, 1897-1899, Archives départementales de la Somme, Amiens, lire en ligne
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 5 avril 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Amiens », sur insee.fr (consulté le 5 avril 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 mai 2021)
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. « Liste des communes décorées de la Croix de guerre 1939-1945 » [PDF], Mémorial des batailles de la Somme - Dormans (51), (consulté le 18 octobre 2017), p. 45.
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. « CC du Val de Noye (N° SIREN : 248000523) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, (consulté le 10 septembre 2017).
  13. Cécile Latinovic, « HAUTE-SOMME Moreuil exclue des projets de fusions intercommunaux? », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  14. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  15. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  16. Carlos Da Silva, « Intercommunalité - Moreuil accepte l’idée de fusionner avec le Val de Noye, mais veut voir plus grand : Les élus de la CCALM (Communauté de communes Avre, Luce et Moreuil) ont validé le projet de fusion avec Ailly-sur-Noye, mais veulent aussi étudier l’idée d’un rapprochement plus élargi, avec notamment Montdidier et Roye », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  17. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  18. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Avre Luce Noye issue de la fusion de la communauté de communes Avre Luce Moreuil et de la communauté de communes du Val de Noye à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 15 août 2017).
  19. « Les maires de Fransures », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 18 octobre 2017).
  20. Le Courrier picard, édition région d'Amiens du 31 mai 2008
  21. Réélu pour le mandat 2014-2020 : « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014).
  22. a et b « Hubert Caron est candidat à sa succession à Fransures », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 28 décembre 2020).
  23. « Liste des élus de la Somme » [ods], Listes des élus, Préfecture de la Somme, (consulté le 28 décembre 2020).
  24. Thierry Griois, « Le parc éolien du Quint inauguré dans le canton d'Ailly-sur-Noye : Trois communes ont officiellement accueillis neuf nouveaux aérogénérateurs », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 18 octobre 2017).
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  28. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église de Fransures, d'après nature, 1877 », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 18 octobre 2017).
  29. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Croix en pierre dans le cimetière de Fransures, d'après nature, 1877 », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 18 octobre 2017).
  30. Annuaire de la paierie et de la noblesse de France.