Braches

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Braches
L'ancienne gare au début du XXe siècle.
L'ancienne gare au début du XXe siècle.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Moreuil
Intercommunalité Communauté de communes Avre-Luce-Noye
Maire
Mandat
William Douchet
2014-2020
Code postal 80110
Code commune 80132
Démographie
Population
municipale
242 hab. (2014)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 01″ nord, 2° 30′ 26″ est
Altitude Min. 37 m
Max. 112 m
Superficie 7,21 km2
Localisation

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Braches est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Au point de vue desserte routière, le village est accessible par l'ex RN 35 (actuelle RD 935) reliant notamment Amiens à Montdidier.

La commune est traversée par la ligne d'Ormoy-Villers à Boves, qui assure la liaison Amiens - Estrées-Saint-Denis, mais la gare la plus proche est celle d'Hargicourt - Pierrepont.

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol du plateau Brachois est formé du limon des plateaux tandis que les vallées présentent des alluvions tourbeuses. La craie est apparente sur les pentes[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune de Braches est au confluent de la rivière la Brache et de l'Avre, un affluent de la Somme.

Une nappe phréatique à 15 mètres de profondeur, alimente les puits en 1899[1].

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

L'annexe de Filescamps, à1.( km, n'est constituée que d'un château et d'une ferme n'abritant qu'une douzaine d'habitants à la fin du XIXe siècle[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 1050, Braczo est mentionné. Brachum apparaît en 1127, puis Bracheum et Brachium (1185), formes latinisées. En 1224, c'est Brach qui est mentionné, ensuite Brache en 1569.

La Brache, bras de l'Avre qui passe au bas du village semble être à l'origine du toponyme[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des cercueils en pierre datant, suppose-t-on de l'époque gallo-romaine, ont été découverts lors des travaux concernant la voie ferrée[1], ainsi que de petites substructions de constructions gallo-romaines[2].

Au Moyen Âge, le fief de Braches a d'abord appartenu à la famille de Gaucourt puis à celle d'Ailly.

Filescamps, d'origine distincte, a relevé d'une famille de Filescamps puis de celle d'Ainval. Le mariage de François d'Ainval, en 1683, avec l’héritière du second fief a réuni les deux territoires[1].

En 1775, un violent incendie ravage le village qui ne comptera ensuite plus qu'une douzaine de foyers[1].

Le village se voit doté d'une gare sur la ligne d'Ormoy-Villers à Boves lors de la mise en service de la section d'Estrées-Saint-Denis à Longueau en 1883. Cette gare est désormais fermée.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le village s'est retrouvé dans la zone des combats de la Première Guerre mondiale, notamment de la Bataille de la Marne (1918) pendant laquelle, le , une nouvelle offensive alliée, entre Morlancourt et Braches, inflige un revers sans précédent à l'armée allemande : c'est le "jour de deuil de l'armée allemande", selon l'expression de Ludendorff[3].

Le village et la château de Filescamp sont détruits à l'issue de la guerre[4]. La commune a été décorée de la croix de guerre 1914-1918 le [5].

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le village est également décoré de la croix de guerre 1939-1945, avec étoile de bronze, après la Seconde Guerre mondiale[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle fait partie depuis 1801 du canton de Moreuil[7], qui a été modifié et agrandi dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du canton de Moreuil, créée par un arrêté préfectoral du 4 décembre 1992 et renommée communauté de communes Avre Luce Moreuil (CCALM) par arrêté préfectoral du 6 mai 1996.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) prévoyant la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département.

Après des hypothèses de regroupement des communautés de communes du Grand Roye (CCGR), du canton de Montdidier (CCCM), du Santerre et d’Avre, Luce et Moreuil[8], la préfète dévoile en octobre 2015 son projet qui prévoit la « des communautés de communes d’Avre Luce Moreuil et du Val de Noye  », le nouvel ensemble de 22 440 habitants regroupant 49 communes[9],[10]. À la suite de l'avis favorable des intercommunalités[11] et de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[12] puis des conseils municipaux et communautaires concernés, la fusion est établie par un arrêté préfectoral du 22 décembre 2016[13], qui prend effet le .

La commune est donc désormais membre de la communauté de communes Avre Luce Noye (CCALN).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
William Douchet   Réélu pour le mandat 2014-2020[14], [15]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 242 habitants, en augmentation de 8,52 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
214 200 241 227 214 261 260 254 241
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
243 260 266 260 264 254 253 240 227
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
212 195 193 125 147 131 112 92 140
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
116 127 108 155 185 201 226 223 242
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Braches est située dans l'académie d'Amiens. Elle dépend de la zone B.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin. L'église primitive remontait au XVIe siècle[1],[19], elle a été détruite pendant la Première Guerre mondiale[20] et a été reconstruite depuis.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Pitié. Cette chapelle funéraire a été construite en 1928. Elle a contenu un Piéta du XVIe siècle[21].
  • Oratoire Saint-Antoine. Un pilier de brique supporte un abri en forme de maison[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Urbain Jacques Dominique de Beaurepaire, capitaine au 6e régiment de cuirassiers sous l'Empire (28 novembre 1787 - 3 novembre 1859), chevalier de la Légion d'honneur et de la Croix de Saint-Louis[22], habite, à Braches, le château de Filescamp dont il est propriétaire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Carte spéciale des régions dévastées : 21 NE, Montdidier [Nord-Est], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur, M. Dacheux, 1899, archives départementales de la Somme, Amiens. Lire en ligne.
  2. « Photo aérienne de Roger Agache : Petite substruction gallo-romaine », notice no ARR22_sd802081ZA, base Mémoire, ministère français de la Culture.
  3. Éric Labayle, « La seconde bataille de la Marne », Suivi Chronologique, sur http://www.grande-guerre.fr, (consulté le 20 août 2017).
  4. Carte spéciale des régions dévastées,document mentionné en liens externes, 1920.
  5. Journal officiel du 6 novembre 1920, p. 17584.
  6. Décret du
  7. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Cécile Latinovic, « HAUTE-SOMME Moreuil exclue des projets de fusions intercommunaux? », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  9. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  10. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  11. Carlos Da Silva, « Intercommunalité - Moreuil accepte l’idée de fusionner avec le Val de Noye, mais veut voir plus grand : Les élus de la CCALM (Communauté de communes Avre, Luce et Moreuil) ont validé le projet de fusion avec Ailly-sur-Noye, mais veulent aussi étudier l’idée d’un rapprochement plus élargi, avec notamment Montdidier et Roye », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  12. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  13. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Avre Luce Noye issue de la fusion de la communauté de communes Avre Luce Moreuil et de la communauté de communes du Val de Noye à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 15 août 2017).
  14. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 14 mars 2009)
  15. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  19. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église de Braches, d'après nature, 14 juin 1876 », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 20 août 2017).
  20. Section photographique de l'armée, « Photo : Braches. L'église », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 11, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 20 août 2017).
  21. a et b André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 223 (ASIN B000WR15W8).
  22. « Jacques Dominique Urbain de Beaurepaire », base Léonore, ministère français de la Culture