Arvillers

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Arvillers
Mairie-école.
Mairie-école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Moreuil
Intercommunalité Communauté de communes Avre-Luce-Noye
Maire
Mandat
Yves Cottard
2014-2020
Code postal 80910
Code commune 80031
Démographie
Population
municipale
790 hab. (2014)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 44″ nord, 2° 38′ 52″ est
Altitude Min. 49 m – Max. 108 m
Superficie 12,68 km2
Localisation

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Liens
Site web http://mairie.arvillers.pagesperso-orange.fr/

Arvillers est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce bourg rural picard du Santerre est situé à proximité de l'ancienne voie romaine dite Chaussée Brunehault, constituant l'ancienne route nationale 334 (actuelle RD 934). La commune est à 30 km au sud-est d'Amiens et 11 km de Roye.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Arvillers
Le Quesnel Folies
Hangest-en-Santerre Arvillers Bouchoir,
Erches et
Warsy
Davenescourt Becquigny

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les anciennes formes du nom du village sont : Argovillaris, Arviler, Harviller (1184), Ursivillarensis, Ursivilla, Arvileir, Arviller (1223), Arcovillaris (1257), Arviler, Arviler en Santers (1394), Arvillier, Arvillers en 1673, Erviller, Arviver et Harvillers.

Son étymologie est incertaine, compte tenu des variations du nom. On s'accorde à estimer qu'elle signifierait « Repaire de l'ours » ou « Ville fortifiée[1] ».

Histoire[modifier | modifier le code]

On a découvert dans la commune une hache-marteau en roche dure perforée[réf. nécessaire], ainsi que, au hameau de Prunierval, des sarcophages et une pièce de monnaie à l'effigie de Jules César[2]. Les traces de deux villas gallo-romaines ont été découvertes à côté du cimetière militaire[3]. Le lieu était proche de la grande voie romaine de Lyon à Boulogne (dite localement Chaussée Brunehaut).

Pendant la guerre de Cent ans, en 1417, le château fut occupé par les Anglais qui ravagèrent le voisinage. Jean de Luxembourg les cerna et les força à se rendre[2].

La seigneurie a appartenu à partir de 1556 aux ducs de Montmorency et de Bourbon[2].

Le village et l'église ont été incendiés par les Espagnols en 1653 sous les ordres de Condé, durant la Fronde[2].

Le village se dota d'une école en 1824[2].

Lors de la guerre franco-allemande de 1870, les allemands, marchant sur Amiens, occupèrent Arvillers[2].

Le village se trouvait dans la zone des combats de la Première Guerre mondiale et a subi des destructions de guerre. Il a été décoré de la croix de guerre 1914-1918 le [4].

L'ancienne commune de Saulchoy-sur-Davenescourt a été rattachée à Arvillers en 1965[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle fait partie depuis 1801 du canton de Moreuil[5], qui a été modifié et agrandi dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du canton de Moreuil, créée par un arrêté préfectoral du 4 décembre 1992 et renommée communauté de communes Avre Luce Moreuil (CCALM) par arrêté préfectoral du 6 mai 1996.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) prévoyant la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département.

Après des hypothèses de regroupement des communautés de communes du Grand Roye (CCGR), du canton de Montdidier (CCCM), du Santerre et d’Avre, Luce et Moreuil[6], la préfète dévoile en octobre 2015 son projet qui prévoit la « des communautés de communes d’Avre Luce Moreuil et du Val de Noye  », le nouvel ensemble de 22 440 habitants regroupant 49 communes[7],[8]. À la suite de l'avis favorable des intercommunalités[9] et de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[10] puis des conseils municipaux et communautaires concernés, la fusion est établie par un arrêté préfectoral du 22 décembre 2016[11], qui prend effet le .

La commune est donc désormais membre de la communauté de communes Avre Luce Noye (CCALN).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[12]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 19 juin 2017[13])
Yves Cottard   Vice-président de la CC Avre Luce Moreuil (2005[14] → 2016)
Vice-président de la CC Avre Luce Noye (2017 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[15],[16]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[18],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 790 habitants, en augmentation de 5,61 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 018 928 1 040 1 135 1 140 1 105 1 121 1 165 1 212
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 266 1 259 1 368 1 339 1 333 1 364 1 308 1 185 1 056
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 048 989 897 625 720 651 692 637 646
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
678 634 559 568 634 652 738 784 790
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Santé[modifier | modifier le code]

Les deux médecins généralistes qui y avaient leur cabinet ont quitté la commune en 2015. Une ostéopathe a rouvert le cabinet médical en 2017[20]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Elle a été reconstruite en 1928 en brique et béton armé par Charles Duval et Emmanuel Gonse, avec un tympan sculpté œuvre de Raymond Couvègnes. Le chemin de croix peint en 1929 par Henri Marret (1878-1964). Les stations sont des fresques, mais présentées encadrées comme des tableaux[22]. Elle est également décorée d'une sculpture en bois représentant la Vierge de l'Annonciation, du début du XIXe siècle[23].
  • Le monument aux morts, financé par une souscription publique vers 1923. Il s'agit d'un modèle-type de l'époque, le numéro 2139 du catalogue Gourdon, nommé soldat au drapeau[24],[25].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Madeleine Riffaud (née en 1924 à Arvillers), héroïne de la résistance, poétesse, journaliste et correspondante de guerre française[26],[27].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Carte spéciale des régions dévastées : 21 NE, Montdidier [Nord-Est], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les origines du nom », Histoire, Mairie d'Arvillers (consulté le 16 août 2017).
  2. a, b, c, d, e et f « Résumé », Histoire, Mairie d'Arvillers (consulté le 16 août 2017).
  3. « Photo aérienne de Roger Agache : Probable villa à cour rectangulaire orientée à l'Est. Les prospections, effectuées à l'est de la villa, ont livré un peu de mobilier gallo-romain (1982) », notice no ARR22_8280399ZA, base Mémoire, ministère français de la Culture.
  4. Journal officiel du 7 novembre 1920, p. 17721.
  5. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Cécile Latinovic, « HAUTE-SOMME Moreuil exclue des projets de fusions intercommunaux? », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  7. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  8. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  9. Carlos Da Silva, « Intercommunalité - Moreuil accepte l’idée de fusionner avec le Val de Noye, mais veut voir plus grand : Les élus de la CCALM (Communauté de communes Avre, Luce et Moreuil) ont validé le projet de fusion avec Ailly-sur-Noye, mais veulent aussi étudier l’idée d’un rapprochement plus élargi, avec notamment Montdidier et Roye », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  10. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  11. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Avre Luce Noye issue de la fusion de la communauté de communes Avre Luce Moreuil et de la communauté de communes du Val de Noye à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 15 août 2017).
  12. « Les maires de Arvillers », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 16 août 2017).
  13. Cécile Latinovic, « Le mot d’ordre moreuillois est passé : Seize communes sur les 23 que compte le secteur de Moreuil ont mis le FN en tête », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne) « Par exemple, dimanche 18 juin, après le scrutin, le maire d’Arvillers, Yves Cottard, ne cachait pas sa satisfaction. Ses administrés ont boudé le candidat REM. Pour autant, le maire n’est pas connu comme être un sympathisant du Front national. Ce qui lui donnait cette satisfaction était davantage l’échec électoral de l’ancien président de feu la Communauté de communes du Val de Noye que l’échec du candidat La République en marche ».
  14. « Extrait du registre des délibérations du conseil communautaire de la communauté de communes Avre Luce Moreuil » [PDF], (consulté le 16 août 2017), p. 6.
  15. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 12 juillet 2008)
  16. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  20. « Le cabinet d’Arvillers rouvre deux ans après : Une ostéopathe a décidé de reprendre le cabinet laissé vacant par les médecins généralistes en 2015 », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  21. « A) Aquarelle d'Oswald Macqueron : Église d'Arvillers, d'après nature, 17 juin 1876 B) Carte postale : La grande guerre 1914-15-16 - Arvillers (Somme) - L'église après bombardement. A.R. (1916) », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 16 août 2017).
  22. Panneau de l'exposition de la CCALM « Destruction - Reconstruction, mémoire d'un territoire en guerre », 2016.
  23. « Statue : Vierge de l'Annonciation », notice no PM80001913, base Palissy, ministère français de la Culture.
  24. « Monument aux morts de la Guerre de 1914-1918 », notice no IA80000019, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. « Monument aux morts d'Arvillers », Région Hauts-de-France - Inventaire général (consulté le 16 août 2017).
  26. Virginie Guennec, « Ils racontent la jeune « Rainer » : Deux réalisateurs se penchent sur la jeunesse de Madeleine Riffaud. La Résistante, surnommée « lieutenant Rainer », est une enfant du pays, dont beaucoups se souviennnet dans le Santerre », Le Courrier picard,‎ .
  27. Alain Ruscio, « Tous les combats de Madeleine Riffaud », L'Humanité,‎ (lire en ligne).