Folleville (Somme)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Folleville.
Folleville
Église de Folleville.
Église de Folleville.
Blason de Folleville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Ailly-sur-Noye
Intercommunalité Communauté de communes Avre-Luce-Noye
Maire
Mandat
Roger Levasseur
2014-2020
Code postal 80250
Code commune 80321
Démographie
Population
municipale
148 hab. (2014)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 40′ 37″ nord, 2° 21′ 58″ est
Altitude Min. 62 m – Max. 158 m
Superficie 6,09 km2
Localisation

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Folleville

Folleville est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vestiges du château en silhouette, visibles de la route de Sourdon (au nord-est) à Paillart (au sud-ouest).

Folleville est un petit village rural du plateau picard, qui surplombe la vallée de la Noye.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Faloise Esclainvillers Rose des vents
N
O    Folleville (Somme)    E
S
Paillart - Quiry-le-Sec

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le rôle des feudataires de l'abbaye de Corbie mentionne Folleville dès 1200[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les ruines du château et l'église, côté nord, vers 1835[2]

Des traces d'un camp romain ont été retrouvées près de la voie romaine reliant Caesaromagus (Beauvais) à Samarobriva (Amiens).

L’histoire de la ville remonte au XIVe siècle. En effet, les premières traces écrites de la ville témoignent de la destruction du château féodal pendant la Jacquerie de 1358 : le village et le château furent alors incendiés.

En 1380, Jean de Folleville, grand prévôt de Paris et ambassadeur d’Espagne, donne sa fille Jeanne en mariage à Antoine de Poix-Séchelles, dont la fille Jeanne II de Poix épousera Raoul de Lannoy en 1478, qui deviendra ainsi seigneur de Folleville.

Les historiens estiment à cette époque la construction du château ruiné à ce jour.

Le château connaîtra de nombreuses attaques, comme en 1440, où il doit se rendre face à l’artillerie de campagne du fameux capitaine anglais John Talbot. Il est ensuite racheté et partiellement démantelé par les Bourguignons [3] afin de mettre un terme aux exactions des Anglais dans la région.

En 1477, Louis XI réside au château de Folleville, tout comme Charles VIII en 1492. Raoul de Lannoy est l’une des plus importantes personnalités de la ville. En 1507, il a été nommé gouverneur de la ville de Gênes en Italie. C’est par son biais que l’on a pu observer les premières traces de la présence des œuvres d’art italien renaissant en Picardie. Il décédera en 1513, son fils François de Lannoy prenant sa suite.

En 1478, des travaux sont entrepris pour remettre le château en état : une aile, aujourd’hui disparue, est alors ajoutée.

François Ier fut le premier roi de France à visiter la ville. En 1544, il réside dans la demeure de Louis de Lannoy, le château que l’on connaît. C’est en ce lieu qu’il rend une ordonnance royale relative au traité de paix signé avec Charles Quint, empereur du Saint-Empire romain germanique, à l’attention de la ville d’Amiens.

En 1548, la sœur d'Henri II réside au château à l’occasion du baptême du fils de Louis de Lannoy, comme son frère avant elle.

Vers 1571, Louis de Lannoy est un protestant acharné qui, en dépit des édits royaux, installe un prêche dans l’église de Folleville.

En 1589, l’Union occupe le château et voit se dérouler le combat non décisif d’Henri IV contre les Espagnols.

C’est depuis la chaire de l’église que Vincent de Paul prononça le 25 janvier 1617 le sermon qui bouleversa son auditoire et devait être à l’origine de la fondation de la congrégation de la Mission (Lazaristes)[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1988 2008 Pierre Michelin   Maire honoraire depuis le 22 juillet 2009[5].
mars 2008 en cours
(au 3 mars 2016[6])
Roger Levasseur[7]   Cadre supérieur du secteur privé
Réélu pour le mandat 2014-2020[8],[9]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 148 habitants, en augmentation de 2,07 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
237 228 220 176 188 201 206 202 203
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
194 200 200 188 214 209 225 214 219
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
211 151 152 137 110 129 117 157 143
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
94 73 46 62 63 72 107 145 148
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune fait partie d’un regroupement pédagogique intercommunal réunissant 9 communes. La maternelle se situe à Quiry-le-Sec et Coullemelle ; les classes élémentaires à Grivesnes et Sourdon. Les collégiens se rendent à Ailly-sur-Noye, Montdidier et Moreuil et les lycéens vers Montdidier et Amiens. La communauté de communes gère la compétence pour les transports scolaires.

Culture, fêtes, sport et loisirs[modifier | modifier le code]

Fêtes[modifier | modifier le code]

Chaque année sont organisées, le premier week-end de septembre, les Médiévales de Folleville, fêtes médiévales costumées avec artisans, joutes[14]...

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Folleville.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'or aux dix losanges de gueules ordonnés 3, 3, 3 et 1, au chef échiqueté d'or et d'azur.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vestiges du château[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Folleville.
Sous un soleil déclinant de février, ruines d'un point de vue situé entre le cimetière et l'église.

Les ruines du château (XVe siècle), classées partiellement en 1862 [15], ont été consolidées et mises en valeur. Le château fut délaissé au XVIIIe siècle, ses pierres furent utilisées par le comte de Mailly pour construire le château de Mailly-Raineval[16].

Église[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jacques-le-Majeur-et-Saint-Jean-Baptiste de Folleville (classée Monuments historiques[17] - Patrimoine mondial UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Michelin, Folleville. La fin du Moyen Âge et les premières formes de la modernité (1519-1617), préface de Jean Estienne, Amiens : Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie - tome 56, 2000, 398 p. (ISBN 2902829043)
  • Georges Durand, "Les Lannoy, Folleville et l'art italien dans le Nord de la France", in Eugène Lefèvre-Pontalis (dir.), Le Bulletin Monumental, tome 70, 1906.
  • Alain Carlier, Le tombeau de Raoul de Lannoy à Folleville, trois niveaux de lecture, in Geoffroy Asselin (dir.), Bulletin de la Société des Antiquaires de Picardie, 3e trimestre 2000, p. 469-484. (ISSN 0037-9204)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, tome 1 : de Aaron-le-Fontaine à Luzière-lès-Conty, Archives départementales de la Somme, Amiens.
  2. Pierre Michelin, Folleville. La fin du Moyen Âge et les premières formes de la modernité (1519-1617), préface de Jean Estienne, Amiens : Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie - tome 56, 2000, 398 p. (ISBN 2902829043)
  3. « Folleville »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur le site du Quid (consulté le 16 juin 2008)
  4. « 25 janvier : Conversion de Saint-Paul et premier sermon de la mission », Diacres Permanents Vincentiens, (consulté le 12 août 2012)
  5. « Arrêté préfectoral du 22 juillet 2009 portant honorariat (M. Michelin) », Recueil des actes administratifs de la Préfecture de la Somme, no 69,‎ , p. 4 (lire en ligne [PDF]).
  6. B. Z., « Folleville La mairie veut se préparer à l’urgence », Le Courrier picard, édition Selle, Bresle, Noye,‎ (lire en ligne).
  7. « Folleville : Le maire dévoile ses projets », Le Courrier picard, édition Région d'Amiens,‎
  8. « Les sortants repartent aux côtés de Roger Levasseur », Le Courrier picard, édition Selle, Bresle, Noye,‎ (lire en ligne).
  9. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. « Folleville », Comité du tourisme de la Somme (consulté le 12 août 2012)
  15. « Les ruines du Château de Folleville », notice no PA00116282, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Jean Debry., « Les pierres du château de Folleville », PicardieWeb, (consulté le 12 août 2011)
  17. « L'Église Saint-Jacques-le-Majeur-et-Saint-Jean-Baptiste de Folleville », notice no PA00116156, base Mérimée, ministère français de la Culture