Hailles

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Hailles
Village de Hailles depuis la route de Dommartin.
Village de Hailles depuis la route de Dommartin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Moreuil
Intercommunalité Communauté de communes Avre-Luce-Noye
Maire
Mandat
Alain Pottier
2014-2020
Code postal 80440
Code commune 80405
Démographie
Population
municipale
424 hab. (2014)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 48′ 22″ nord, 2° 26′ 23″ est
Altitude Min. 32 m – Max. 110 m
Superficie 5,07 km2
Localisation

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Liens
Site web http://hailles.fr/

Hailles est une commune française, située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hailles depuis la route de Dommartin.

Hailles est un village picard de l'Amiénois, situé à 15 km au sud-est d'Amiens, dans la vallée de l'Avre.

Il est aisément accessible par l'ancienne route nationale 35 (actuelle RD 935) et est traversé par la ligne d'Ormoy-Villers à Boves.

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Rose des vents Fouencamps Thézy-Glimont Thennes Rose des vents
Dommartin N Thennes
O    Hailles    E
S
Remiencourt Rouvrel Moreuil

Sol[modifier | modifier le code]

Le sol est tourbeux dans la vallée, formé d'humus ou silico-calcaire selon les endroits[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Avre, orthographiée Havre en 1808, forme la limite nord du territoire. En 1899, elle est considérée comme navigable à partir de Moreuil[1].

La nappe phréatique n'est pas très profonde. En 1899, chaque foyer disposait de son puits, parfois muni d'une pompe.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La forme latinisée de Alleium est relevée en 1142 pour donner Halla en 1198 et Hailles en 1242, d'après Pierre de Jumelles. Le sceau de Jean de Castel, en 1361, porte lui aussi cette orthographe[2],[3].

Hailles, haies en picard, vient donc probablement de haie.

Au début, le village s'est appelé Hailles, ensuite Heilles pour revenir enfin à Hailles[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.

Des silex taillés et des poteries romaines ont été trouvées sur le territoire communal[1].

Une épée datant du temps des croisades a été découverte au mont Saint-Domice en 1870. Elle serait au musée de Picardie[1].

En 1261, Jean, abbé de Saint-Acheul, devient acquéreur d'un fief[1].

En 1345, Jean de Castel, habitant de Hailles, donne des biens à l'église de Berny[1].

Guillaume de Caurel était seigneur du village en 1557. Un lieudit porte encore son nom[1].

Un dénombrement des terres de Boves de 1692, relatif à un droit de pêche, nous apprend qu'un pont existait déjà à cette époque[1].

Durant la Guerre franco-allemande de 1870, des francs-tireurs, cachés derrière le village tirèrent 60 coups de feu sur un officier prussien qui ne fut pas atteint. Les Allemands menacèrent d'incendier le village[1].

A la fin du XIXe siècle, on notait que les sources, dans la vallée ou dans les prairie, freinent la gelée de l'eau en hiver, attirant ainsi le gibier d'eau, ce qui favorise la chasse[1].

Durant la Première Guerre mondiale, le village, situé en 1918 sur la ligne de front, a été entièrement détruit, et notamment le château, l’église, la majeure partie des maisons ainsi que le bois Sénécat, mitraillés et cible privilégiée de tirs de canons, ont disparu[4],[5].

Le village s'est retrouvé en première ligne, lors de la tentative de prise d’Amiens, du 21 mars au 8 août[5].

La conquête du bois Sénécat représentait un intérêt stratégique de première importance et a donné lieu à de violents combats. En trois semaines, près de 115 000 coups de canon de 75 sont tirés[6].

La commune a été décorée de la croix de guerre 1914-1918 le [7] : « Située en 1918 sur la ligne de bataille, a été l'objet de nombreux bombardements qui l'ont entièrement détruite. A toujours montré dans les épreuves un calme et une dignité incomparable en attendant l'heure de la Victoire[8] ».

La reconstruction du village est menée entre 1920 et 1930[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouvait de 1793 à 2016 dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Elle est rattachée depuis le à l'arrondissement de Montdidier[9].

Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie de 1801 à 1880 du canton de Sains, année où son chef lieu a été transféré et où le canton devint celui de Boves[10]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Moreuil.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du canton de Moreuil, créée par un arrêté préfectoral du 4 décembre 1992 et renommée communauté de communes Avre Luce Moreuil (CCALM) par arrêté préfectoral du 6 mai 1996.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) prévoyant la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département.

Après des hypothèses de regroupement des communautés de communes du Grand Roye (CCGR), du canton de Montdidier (CCCM), du Santerre et d’Avre, Luce et Moreuil[11], la préfète dévoile en octobre 2015 son projet qui prévoit la « des communautés de communes d’Avre Luce Moreuil et du Val de Noye  », le nouvel ensemble de 22 440 habitants regroupant 49 communes[12],[13]. À la suite de l'avis favorable des intercommunalités[14] et de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[15] puis des conseils municipaux et communautaires concernés, la fusion est établie par un arrêté préfectoral du 22 décembre 2016[16], qui prend effet le .

La commune est donc désormais membre de la communauté de communes Avre Luce Noye (CCALN).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014 Jacques Van-Oostende NC Retraité
mars 2014[17] en cours
(au 6 mai 2014)
Alain Pottier   Retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[19],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 424 habitants, en diminution de -0,93 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
244 300 322 356 368 372 405 470 460
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
420 416 389 373 372 369 325 336 323
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
268 252 253 152 181 183 201 214 209
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
226 236 219 263 319 332 384 429 424
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Pour la scolarité primaire, la commune est associée avec celle de Thézy-Glimont, dans le cadre d'un regroupement pédagogique intercommunal (RPI). Du CE1 au CM2, à la rentrée 2014, les élèves sont accueillis à Hailles.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

L'amicale des Anciens élèves organise une réderie (brocante, vide-grenier) en septembre[21].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église de Hailles.
Hailles avant la moisson.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le marais communal, situé au cœur de la vallée de l’Avre, un peu en aval de la confluence avec son affluent principal, la Noye, et est constitué d’un plan d’eau principal assez peu profond et envasé, entouré de quelques pièces d’eau d’étendues beaucoup plus modestes avec des boisements de fourrés de Saules cendrés, qui ont tendance à miter les roselières.
    L'ensemble fait l'objet d'un contrat Natura 2000 afin de protéger :
    • Herbier aquatique à Utriculaire commune, Banquette d’atterrissement à Souchet brun, Phragmitaie tourbeuse à Fougère des marais et/ou Petite Massette ;
    • Cordulie à corps fin, Blongios nain, Busard des roseaux, Locustelle luscinoïde ;
    • Utriculaire commune, Myriophylle verticillé, Pesse d’eau, Ricciocarpe nageant, Rubanier nain, Souchet brun[24].
Le marais de Hailles - Thezy Glimont.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Carte spéciale des régions dévastées : 21 NE, Montdidier [Nord-Est], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élie Chamard, La prise du bois de Sénécat par le 77e d'infanterie le 18 avril 1918, Cholet, Éditions Freulon, (ASIN B0018GKTMO)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur de Hailles, C. Doublet, 1899, Archives départementales de la Somme, Amiens lire en ligne
  2. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, tome 1, 1867-1878, Archives départementales, Amiens
  3. Pour accéder à la page 448 (microfilm : 228/269) du Dictionnaire topograhique de Jacques Garnier.
  4. Carte spéciale des régions dévastées,document mentionné en liens externes, 1920.
  5. a et b « Hailles - Un havre de paix dynamique en pleine nature : Notre série sur les petites communes se poursuit avec Hailles. Le village était en première ligne pendant la Grande Guerre. Presque entièrement détruit, il aura fallu ensuite 10 ans pour le reconstruire », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  6. « La guerre 1914-1918 à Hailles », sur le site communal (consulté le 23 octobre 2014)
  7. Journal officiel du 4 novembre 1920, p. 17349.
  8. a et b « Histoire et patrimoine », Découvrir Hailles, sur http://hailles.fr (consulté le 22 août 2017).
  9. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Somme - Recueil n°200 des actes administratifs du 27 décembre 2016 des Hauts-de-France », sur http://www.prefectures-regions.gouv.fr/hauts-de-france/, (consulté le 15 janvier 2017).
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Cécile Latinovic, « HAUTE-SOMME Moreuil exclue des projets de fusions intercommunaux? », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  12. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  13. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  14. Carlos Da Silva, « Intercommunalité - Moreuil accepte l’idée de fusionner avec le Val de Noye, mais veut voir plus grand : Les élus de la CCALM (Communauté de communes Avre, Luce et Moreuil) ont validé le projet de fusion avec Ailly-sur-Noye, mais veulent aussi étudier l’idée d’un rapprochement plus élargi, avec notamment Montdidier et Roye », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  15. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  16. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Avre Luce Noye issue de la fusion de la communauté de communes Avre Luce Moreuil et de la communauté de communes du Val de Noye à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 15 août 2017).
  17. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  18. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  21. La réderie de Hailles.
  22. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église de Hailles, canton de Sains, d'après nature, 24 avril 1870 », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 22 août 2017).
  23. « Église Saint Vaast », Découvrir Hailles, sur http://hailles.fr (consulté le 22 août 2017).
  24. « Le marais de Hailles », Découvrir Hailles, sur http://hailles.fr (consulté le 22 août 2017)