Beaucourt-en-Santerre

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Beaucourt-en-Santerre
Beaucourt-en-Santerre
Église Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Moreuil
Intercommunalité Communauté de communes Avre Luce Noye
Maire
Mandat
Hubert Capelle
2014-2020
Code postal 80110
Code commune 80064
Démographie
Gentilé Beaucourtois, Beaucourtoises
Population
municipale
182 hab. (2016 en augmentation de 2,25 % par rapport à 2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 47′ 38″ nord, 2° 35′ 11″ est
Altitude Min. 58 m
Max. 99 m
Superficie 5,95 km2
Localisation

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Liens
Site web http://pagesperso-orange.fr/mairie.beaucourt-en-santerre

Beaucourt-en-Santerre est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont les Beaucourtois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Village picard du Santerre, situé à 25 km au sud-est d'Amiens et desservi par l'ex-route nationale 334 (actuelle RD 934), route importante reliant Amiens à Noyon.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol et le sous-sol de la commune sont issus de formations tertiaire et quaternaire. Il est composé de couches argileuses, le limon des plateaux qui recouvre des couches de craie blanche et marneuse[2].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le paysage dominant est celui du plateau du Santerre coupée du nord au sud par la vallée Floquet, à l'est du village. Deux autres vallons l'un, à l'est, venant du Quesnel ; l'autre, au nord-ouest, le vallon des Berlandins et la vallée Saint-Martin. Le point le plus élevé de la commune culmine à 97 mètres[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Aucun cours d'eau ne traverse la commune. La nappe phréatique est située à 33 mètres au-dessous du niveau du sol[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré océanique avec vents dominant du sud-ouest et du nord.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

La commune présente un habitat groupé.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le village de Beaucourt-en-Santerre est situé à proximité de la route départementale 934 reliant Amiens à Roye. Il est bâti sur la route départementale 28 reliant Moreuil à Caix.

Transports en commun routiers[modifier | modifier le code]

La localité est desservie par les lignes d'autocars du réseau Trans'80, Hauts-de-France, tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés (ligne no 40, Roye - Hangest-en-Santerre - Amiens)[3].

Activité économique et de services[modifier | modifier le code]

L'activité dominante de la commune reste l'agriculture.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Beaucourt-en-Santerre
Démuin Ignaucourt Cayeux-en-Santerre
Beaucourt-en-Santerre
Mézières-en-Santerre Fresnoy-en-Chaussée Le Quesnel

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu était connu comme Boecort en 1301, Boncourt en 1567, Baucourt en 1638, Beaucourt en 1763[2].

Beaucourt est un terme de formation germano-romane. Le suffixe « court », dérive du terme latin Curtis désignant une cour de ferme, une ferme puis un village[4]. Le préfixe « Beau » serait un dérivé du nom d'un des propriétaires germaniques après les Invasions barbares des Ve siècle et VIe siècle[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Un vicus romain se trouvait sur l'espace situé entre Beaucourt, Mézières et Fresnoy-en-Chaussée, le long de la via Agrippa, voie romaine reliant Lugdunum (Lyon) à Portus Itius (Boulogne-sur-Mer) par Augusta Suessionum (Soissons) et Samarobriva (Amiens)[2].

Une station gallo-romaine était située au sud du territoire communal où furent retrouvés des vestiges et des pièces de monnaie. Il s'agirait peut-être du vicus de Setucis indiqué sur la Table de Peutinger entre Rodium et Samarobriva[2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Un château fort gardait la passage de l'ancienne voie romaine réutilisée au Moyen Âge[2].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

De 1636 à 1653, le territoire de la commune subit les exactions des armées espagnoles. La paix des Pyrénées de 1659 permit une stabilité de l'habitat.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle fait partie depuis 1801 du canton de Moreuil[7], qui a été modifié et agrandi dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du canton de Moreuil, créée par un arrêté préfectoral du 4 décembre 1992 et renommée communauté de communes Avre Luce Moreuil (CCALM) par arrêté préfectoral du 6 mai 1996.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) prévoyant la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.

Après des hypothèses de regroupement des communautés de communes du Grand Roye (CCGR), du canton de Montdidier (CCCM), du Santerre et d’Avre, Luce et Moreuil[8], la préfète dévoile en octobre 2015 son projet qui prévoit la « des communautés de communes d’Avre Luce Moreuil et du Val de Noye », le nouvel ensemble de 22 440 habitants regroupant 49 communes[9],[10]. À la suite de l'avis favorable des intercommunalités[11] et de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[12] puis des conseils municipaux et communautaires concernés, la fusion est établie par un arrêté préfectoral du 22 décembre 2016[13], qui prend effet le .

La commune est donc désormais membre de la communauté de communes Avre Luce Noye (CCALN).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 5 mai 2014)
Hubert Capelle   Réélu pour le mandat 2008-2014[14],[15]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

En 2016, la commune comptait 182 habitants[Note 1], en augmentation de 2,25 % par rapport à 2011 (Somme : +0,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
342311317330329360362396371
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
368333322323315288282257227
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
172192182130109108107120100
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
86838482101114162169176
2013 2016 - - - - - - -
185182-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre des XVIIe et XIXe siècles.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • Le château ayant appartenu à des conseillers du roi de France.
  • Le colombier du château porte la date de 1660 sur ses murs. Il renferme 960 boulins servant de nichoirs aux pigeons. La charpente en chêne est recouverte de tuiles en terre cuite fabriquées sur mesure[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Carte spéciale des régions dévastées : 21 NE, Montdidier [Nord-Est], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. habitants.fr, « Somme > Beaucourt-en-Santerre (80110) » (consulté le 11 novembre 2009)
  2. a b c d e f g h et i Notice géographique et historique sur la commune de Beaucourt-en-Santerre, rédigée par M. Caron, instituteur, 18 avril 1899, Archives départementales de la Somme.
  3. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  4. Charles Rostang, Les Noms de lieux, Paris, Presses universitaires de France, 1969
  5. Jacques Chaurand et Maurice Lebègue, Noms de lieux de Picardie, éditions Bonneton, 232 p., novembre 2000, p. 71 à p. 80, (ISBN 978-2-862-53265-3)
  6. Journal officiel du 7 novembre 1920, p. 17721.
  7. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Cécile Latinovic, « HAUTE-SOMME Moreuil exclue des projets de fusions intercommunaux? », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  9. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  10. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  11. Carlos Da Silva, « Intercommunalité - Moreuil accepte l’idée de fusionner avec le Val de Noye, mais veut voir plus grand : Les élus de la CCALM (Communauté de communes Avre, Luce et Moreuil) ont validé le projet de fusion avec Ailly-sur-Noye, mais veulent aussi étudier l’idée d’un rapprochement plus élargi, avec notamment Montdidier et Roye », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  12. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  13. « Arrêté préfectoral du 22 décembre 2016 portant création de la communauté de communes Avre Luce Noye issue de la fusion de la communauté de communes Avre Luce Moreuil et de la communauté de communes du Val de Noye à compter du  » [PDF], Préfecture de la Somme (consulté le 15 août 2017).
  14. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 14 juillet 2008)
  15. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  19. Cécile Latinovic, « Le pigeonnier avec des cases rarissimes en chantier pour être restauré », Courrier picard,‎ , p. 16 (lire en ligne).
  20. Section photographique de l'armée, « Photo : Beaucourt-en-Santerre. En gare : le train présidentiel ; le président Poincaré, les généraux Foch et Fayolle », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 14, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 18 août 2017).
  21. Section photographique de l'armée, « Photo : Beaucourt-en-Santerre. Au château : le président Poincaré et les généraux Roques et Fayolle », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 14, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 18 août 2017).
  22. Section photographique de l'armée, « Photo : Beaucourt-en-Santerre. Siège d'état-major du 10e C.A. : journalistes étrangers sur le front de la Somme », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 14, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 18 août 2017).