Augustin Le Goazre de Kervélégan

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Augustin Bernard François Le Goazre de Kervélégan
Augustin Le Goazre de Kervélégan.jpg
Fonctions
Maire
Penhars
-
Député
-
Député au Corps législatif
Finistère
-
Membre du Conseil des Cinq-Cents
Finistère
-
Membre du Conseil des Anciens
-
Député de la Convention nationale
-
Député français en 1789-1791
Tiers état
-
Maire
Quimper
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
PenharsVoir et modifier les données sur Wikidata
Lieux de travail
Activité

Augustin Bernard François Le Goazre de Kervélégan (né à Quimper le , décédé à Penhars, au manoir de Toulgoat le ) est un avocat devenu par la révolutionnaire française un parlementaire durant la révolution et l'empire.

Famille[modifier | modifier le code]

Issu d'une ancienne famille de robe de Cornouailles, déboutée de ses prétentions à la noblesse à la réformation de 1669, il était fils de « Monsieur maître François-guillaume Le Goazre de Kervélégan, conseiller en la sénéchaussée et siège présidial de Quimper, et de dame Marie-bernardine Billy ».

Il fait ses études chez les Jésuites de Quimper, et son droit à Rennes. Il est reçu avocat du roi au présidial de Quimper en 1768, et devient, avec dispense d'âge (il a alors 26 ans), en 1774, sénéchal et maire de Quimper.
Député la même année aux Etats de Bretagne, il se montra, en 1788, un des plus ardents défenseurs des intérêts populaires contre le parlement de Rennes dans la question des grands bailliages, qu'il alla lui-même soutenir à Versailles; cette attitude énergique le rend très populaire, et dès la fin de l'année 1788, il prend en main la cause des revendications du tiers-état. Il réclame pour cet ordre un député par 10,000 habitants, un nombre de députés égal à celui des deux autres ordres réunis, le vote par tête, etc. La copie de ces motions est adressée par la communauté de Quimper à toutes les communautés de Bretagne. Kervélégan est élu, le 22 avril 1789, premier député du tiers aux Etats-Généraux pour la sénéchaussée de Quimper; il avait présidé cette assemblée électorale.

Son action à Quimper[modifier | modifier le code]

Augustin Le Goazre de Kervélégan, qui est alors vénérable de la loge maçonnique L'Heureuse maçonne à Quimper et aussi sénéchal du présidial de la ville, cite à comparaître l'évêque de Cornouaille Mgr Toussaint Conen de Saint-Luc qui, les 8 et , a violemment critiqué les francs-maçons, « ces gens sans mœurs, sans scrupule », selon lui. L'affaire remonte jusqu'au Conseil du roi[1].

Député du tiers état[modifier | modifier le code]

Il publie en 1788 les Réflexions d'un philosophe breton sur les affaires présentes, violemment hostile à la noblesse et au clergé, qui lui valent d'être élu aux états généraux par le tiers état de la sénéchaussée de Quimper. Il s'occupe surtout de l'aliénation des biens nationaux. Membre de l'Assemblée constituante, Kervélégan fait partie des trois commissaires désignés en juin 1791 pour ramener le roi Louis XVI et sa famille de Varennes[2].

Élu à la Convention nationale par le département du Finistère (1792), il siège avec les Girondins.

Il s'en prend à Marat, vote pour la détention (mais contre la mort du roi) lors du procès de Louis XVI, fait partie de la Commission des Douze « chargée de l'examen des arrêtés de la municipalité de Paris et de la recherche des complots contre l'ordre et la liberté publique » et figure sur la liste des députés arrêtés lors de la Journée du . Il échappe à ses gardiens le 29 juin 1793, se réfugie à Caen, puis dans son Finistère natal. Mis hors la loi, il se cache dans son manoir jusqu'à la chute de Robespierre et ne reparaît à la Convention qu'en mars 1795.

Membre du Comité de sûreté générale, il se signale par son courage lors de l'Insurrection du 1er prairial an III () et il est blessé en défendant la Convention à la tête de 900 Bretons.

Sous le Directoire[modifier | modifier le code]

Élu par plusieurs départements comme député lors des élections législatives françaises de 1795 (élections de l'an IV) , il est tiré au sort pour faire partie du Conseil des Anciens pour trois ans. Il précise par la suite représenter le Finistère. Il sera réélu en mai 1799, mais pour faire partie du Conseil des Cinq-Cents.

Sous le Consulat et le Premier Empire[modifier | modifier le code]

Il ne montre nulle hostilité envers Napoléon Bonaparte, le 18 brumaire an VIII (), et fait partie du Corps législatif comme représentant de son département d'origine. Il y siège jusqu'à la chute de l'Empire.

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés[modifier | modifier le code]

  • 22/04/1789 - 30/09/1791 : Quimper - Bretagne (Sénéchaussée)
  • 08/09/1792 - 26/10/1795 : Finistère - Girondins
  • 16/04/1799 - 26/12/1799 : Finistère - Droite
  • 25/12/1799 - 04/06/1814 : Finistère - Majorité
  • 04/06/1814 - 20/03/1815 : Finistère

Références[modifier | modifier le code]

Articles de presse[modifier | modifier le code]

  • Louis XVI rattrapé par un Breton ! Claude Péridy, Le Télégramme du 23 décembre 2007

Notes[modifier | modifier le code]

  1. http://www.mairie-quimper.fr/adminsite/photo.jsp?ID_PHOTO=1216906641984
  2. Ceci reste à vérifier car suivant les sources, les noms varient.