Vemarana

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Vemarana
(1979-1980)

Vemarana (en)

Drapeau de Vemarana(1979-1980)
Administration
Pays Drapeau du Vanuatu Vanuatu
Territoire revendiqué L'île d'Espiritu Santo
Statut politique Micronation
Capitale Luganville
Gouvernement République
Premier ministre Jimmy Stevens
-
Démographie
Langue(s) Anglais
Géographie
Superficie 455,5 km2

Le Vemarana ou République indépendante de Vemarana est le nom donné à l'éphémère État indépendant formé sur l'île d'Espiritu Santo, dans l'archipel des Nouvelles-Hébrides, lors de la tentative de sécession de l'île, entre et .

Histoire[modifier | modifier le code]

Majoritairement francophones, les habitants de l'île ont plusieurs fois tenté de faire sécession[1].

Le mouvement Nagriamel et son leader Jimmy Stevens (1922-1994) proclament une première fois unilatéralement l'indépendance de l'île le . Les autorités coloniales du condominium franco-britannique s'y opposent.

Sécession[modifier | modifier le code]

Localisation sur la carte du Vanuatu
Vemarana
Voir l’image vierge
Localisation sur la carte du Vanuatu : Vemarana.

À l'approche de l'indépendance de l'archipel, le , les représentants de Nagrimael à Espiritu Santo, qui n'adhèrent pas au projet d'indépendance du Vanuatu soutenu par les anglophones du Vanua’aku party, décident de faire sécession[2],[3].

La Grande-Bretagne envisage de rétablir l'ordre en envoyant l’armée mais la France s'y oppose. Le sur Espiritu Santo, les sécessionnistes prennent le chef-lieu de l'île, Luganville et y déploient le drapeau de la République indépendante de Vemarana. Le gouvernement de Port-Vila, dirigé par Walter Lini, ordonne un blocus de l’île. Le , la France, par la voix de son représentant sur place, reconnaît l'indépendance de Santo. Jimmy Stevens devient Premier ministre et forme un gouvernement à Luganville, le [4],[5].

Résolution[modifier | modifier le code]

Mais les négociations avec Port-Vila échouent et du au les forces armées franco-britanniques rétablissent l'ordre.

Le , lendemain de l'indépendance du Vanuatu, Walter Lini obtient l’aide militaire de la Papouasie-Nouvelle-Guinée (Kumul Force) qui reprend le contrôle du pays.

Cette brève guerre civile est connue sous le nom de Coconut War (en)[6]. Les armes des insurgés sont des arcs et des flèches.

La sécession du Vemarana est réprimée et 760 personnes arrêtées, dont Jimmy Stevens, condamné à 15 ans de prison, libéré le .

La quasi totalité des 2 000 Français de Santo sont expulsés.

L'ambassadeur de France est expulsé de Port-Vila le . Les relations diplomatiques entre le Vanuatu et la France reprennent au mois d'octobre.

L'île de Espiritu Santo, jusqu'alors poumon économique de l'archipel, paie très cher cette rébellion, les investissements de la nouvelle République se dirigeant désormais vers Port-Vila. Depuis 1985, l'île est devenue majoritairement anglophone.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Quid 2004
  2. (en-US) « Old Trouble in New Hebrides - A TLIAD », sur alternatehistory.com (consulté le 6 mai 2020)
  3. http://www.mgm.fr/PUB/Mappemonde/M202/Fumey.pdf
  4. Ron Adams, "History (from Vanuatu)", Encyclopædia Britannica, 2006
  5. La politique Melanesienne : Stael Blong Vanuatu, , 523 p. (ISBN 978-982-02-0120-0, lire en ligne), p. 49.
  6. "A Pacific engaged: Australias (sic) relations with Papua New Guinea and the island states of the southwest Pacific", Australian Senate, August 12, 2003, p. 288

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]