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Frédéric Luz

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Frédéric Luz
Prince Frédéric 1er.jpg
Frédéric Luz en 2018.
Fonction
Prétendant au trône
Royaume d'Araucanie et de Patagonie
depuis le
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (55 ans)
ToulouseVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Frédéric Nicolas Jacques Rodriguez-LuzVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Site web
Distinction
FredericI.jpg
blason

Frédéric Luz, né le à Toulouse, est un essayiste et héraldiste français.

Directeur de la revue (1991-1998) et des éditions de La Place Royale (depuis 1986), auteur d'essais d'héraldique, il est élu en 2018 prétendant au trône du royaume d'Araucanie et de Patagonie sous le nom de Frédéric Ier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Petit-fils d'un réfugié espagnol fuyant le franquisme[1], Frédéric Nicolas Jacques Rodriguez-Luz, plus connu sous le nom de Frédéric Luz, est né le à Toulouse, en Haute-Garonne[2].

En 2001, il est étudiant de l'institut de théologie orthodoxe Saint-Serge[3].

Héraldiste[modifier | modifier le code]

Héraldiste professionnel[4],[5],[6],[7],[8],[9] depuis 1984, il a publié plusieurs ouvrages sur l’héraldique[6],[10] et les armoiries européennes[6], comme Le Blason et ses secrets (1995)[11]. Il fut conseiller héraldique d'Henri d'Orléans[12]. Il a réalisé les armoiries de Françoise Hardy, Florence Arthaud[13], Julien Clerc, ou encore de Charles-Philippe d'Orléans[14]. Il a réalisé des travaux héraldiques pour le Sénégal (villes et ministère) et a créé les armoiries des présidents Léopold Sédar Senghor et Abdoulaye Wade[15].

D'après Gérard Durand de La Dépêche du Midi, il fait en 2010 partie des cinq héraldistes reconnus en France[14].

Il a collaboré à Point de Vue Histoire[16],[17].

La Place Royale[modifier | modifier le code]

Il a dirigé de 1991 à 1998 la revue La Place Royale, fondée par Henry Montaigu[18],[19]. Il est également depuis 1986 à la tête de la maison d'édition éponyme[18], et a dirigé à partir de 1995 la collection du même nom aux éditions Claire Vigne[20].

Engagements[modifier | modifier le code]

À l'âge de 15 ans, il milite à la Nouvelle Action royaliste (NAR), où, selon La Dépêche du Midi, il « fait figure de gauchiste » à côté de l'Action française[21]. En 2018, il dit toutefois exclure « tout retour des monarchies d'Ancien Régime »[21].

En 1999, il signe pour s'opposer à la guerre en Serbie la pétition « Les Européens veulent la paix »[22], initiée par le collectif Non à la guerre, proche de la Nouvelle Droite mais qui fait à l'occasion « feu de tout bois »[23].

En 2016, il devient président du club de tir de Graulhet[24],[25],[24],[26],[27].

Araucanie et Patagonie[modifier | modifier le code]

Il est pendant plusieurs années[28] vice-président d'Auspice Stella[29], une association domiciliée à Tourtoirac[30], qui a obtenu en 2013 le statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations unies accordé aux organisations non gouvernementales[31] et dont l'objet est de « soutenir les efforts du peuple Mapuche dans sa lutte pour son autonomie et son autodétermination et de garder vivante la mémoire du royaume d’Araucanie et de Patagonie et de son fondateur », Antoine de Tounens[30].

Il est par la suite nommé responsable de la communication au sein du gouvernement en exil du royaume d'Araucanie et de Patagonie[32] et juge d'armes de Jean-Michel Parasiliti di Para, prince d'Araucanie et de Patagonie mort en 2017 [33].

Il est élu prince du royaume d'Araucanie et de Patagonie sous le nom de Frédéric Ier le , par le conseil de Régence du royaume, au Cercle national des armées à Paris, en présence d'une quarantaine de personnes et d'une délégation mapuche, parmi les huit candidats ayant postulé[28],[34],[26],[35],[36]. Pas à l'aise avec le clinquant entourant le trône virtuel, dit-il,[1], « malgré le folklore monarchique », il explique être surtout mû par la volonté de « donner aux Mapuche la possibilité de s'unir pour faire respecter leurs droits fondamentaux et leur culture »[28]. Il a la volonté de « maintenir vive la mémoire » d'Antoine de Tounens, le fondateur du royaume[1] dont l'aventure aura permis à « un groupe d'activistes de la cause Araucanie et Patagonie » de trouver un nouvel aboutissement dans l'élection de Frédéric Ier[1]. Il déclare « La raison d'être de la Maison d'Araucanie et de Patagonie, c'est la défense des Mapuches. S'ils n'étaient pas au cœur de notre combat, nous serions une bande de guignols qui joue à la monarchie »[21].

Il projette le lancement d'un « gouvernement en exil efficace et opérationnel »[1] et a prévu d'« encourager la création d'une équipe nationale de football mapuche »[1].

Il doit cependant faire face à Stanislas Parvulesco, un « jeune négociant en cigares »[28], poussé par Franz Quatreboeufs, notaire[37] autoproclamé prétendant après la mort de Philippe Boiry, et qui réunit autour de lui un « groupuscule dissident »[38].

Le 29 novembre 2018 et le 20 février 2019, le prince Frédéric saisit le procureur général près la Cour pénale internationale de La Haye, accusant le président du Chili, Sebastián Piñera, et son gouvernement, de « crimes contre l'humanité et crime de génocide » contre le peuple Mapuche[39],[40].

Le prince Frédéric n’entend pas revendiquer un territoire à l’instar d’autres gouvernements en exil, mais considère le royaume d’Araucanie et de Patagonie comme une « entité historico-culturelle » et comme « une caisse de résonance pour aider les Mapuches dans la défense de leurs traditions, leurs droits. »

Par l’intermédiaire d’Auspice Stella, le royaume fait du lobbying pour qu’il soit mis fin à la répression violente des Mapuches.[41]

Le titre porté par le chef de la maison royale d'Araucanie et de Patagonie et les titres que lui-même décerne n'ont pas d'existence légale, comme ceux utilisés par tous les autres prétendants à un trône [42].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est l'époux d'Annie-Marie Luz[21], dont il a deux enfants, Diane et Henry[35].

Décoration[modifier | modifier le code]

Il est commandeur de l'ordre national du Lion du Sénégal (2004)[2].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Armorial de France et d'Europe, Gaillac, La Place Royale, coll. « D'azur et d'or » — onze éditions entre 1989 et 2016.
  • Éd. de Marc de Vulson de La Colombière (préf. Henry Montaigu), La Symbolique du blason, Lavardac, La Place Royale, coll. « D'azur et d'or », , 149 p. (ISBN 2-906043-15-X, notice BnF no FRBNF36653985) — extraits de La Science héroïque.
  • Le Blason et ses secrets : retrouver ou créer ses armoiries aujourd'hui (préf. Henry Montaigu), Paris, Claire Vigne, coll. « La Place Royale », , 205 + VIII p. (ISBN 2-84193-007-6, notice BnF no FRBNF36692337) — rééd. chez Pardès en 2002.
  • Le Soufre et l'Encens : Enquête sur les Églises parallèles et les évêques dissidents, Paris, Claire Vigne, coll. « La Place royale », , 319 + XVI p. (ISBN 2-84193-021-1, notice BnF no FRBNF36687158).
  • Blasons des familles d'Europe : Près de quinze mille armoiries familiales souveraines, nobles, bourgeoises ou artisanales, Gaillac, La Place Royale, , 475 p. (ISBN 2-906043-21-4, notice BnF no FRBNF35854374).
  • Éd. de L.-A. Duhoux d'Argicourt, Dictionnaire du blason, Gaillac, La Place Royale, , 237 p. (ISBN 2-906043-20-6, notice BnF no FRBNF36692459).
  • Orthodoxie, Puiseaux, Pardès, coll. « B.A.-BA », , 127 p. (ISBN 2-86714-242-3, notice BnF no FRBNF37659477) — rééd. en 2003.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f (es) Marc Bassets, « Federico I, un nieto de exiliado republicano en el ‘trono’ de la Patagonia », sur elpais.com, .
  2. a et b Décret no 2004-611 du 30 avril 2004 (lire en ligne).
  3. notice BnF no FRBNF12155681.
  4. Détour de France, émission présentée par Jean-Claude Bourret et consacrée à Frédéric Luz, La Cinquième, novembre 1996.
  5. Point de Vue, no 2909, page 48
  6. a b et c Philippe Delorme et Marianne Niermans, « A vos armes! », Point de vue,‎ 21 au 27 avril 2004, p. 39, 48, 49 (ISSN 0750-0475)
  7. Thierry Guérin, « Frédéric Luz, un héraldiste pour le temps présent », La République du Centre,‎ 9-10 décembre 1989, p. 16
  8. Marie-Agnès Rayret, « Comment se créer un blason », Le Figaro Magazine,‎ , p. 51
  9. J.-A. L., « Le retour du blason », La Dépêche du Midi,‎ , p. 17
  10. Xavier Houssin, « A chacun son blason », Point de vue,‎ , p. 42 (ISSN 0750-0475)
  11. David Gattegno, B.a.-Ba Héraldique, Puiseaux, Pardès, (ISBN 2-86714-148-6), p. 125
  12. Point de Vue, no 2943, page 27
  13. M. R., « Florence Arthaud descend de son arbre », Télé 7 jours,‎ 6 au 12 octobre 1990, p. 75 (ISSN 0153-0747)
  14. a et b Gérard Durand, « Graulhet. Frédéric Luz crée des blasons », sur ladepeche.fr, .
  15. Mamadou Lamdou Touré (préf. Abdoulaye Wade), La Symbolique nationale du Sénégal, Dakar, Doro, , 104 p., p. 40-41.
  16. Pierre Mollier, « Les armoiries imaginaires de Mindaugas II, roi sans couronne », Point de Vue Histoire,‎ , p. 51 (ISSN 2112-4728)
  17. Pierre Mollier, « De l'Allemagne à l'Angleterre, de la Birmanie à Jérusalem », Point de Vue Histoire,‎ , p. 51 (ISSN 2112-4728)
  18. a et b David Bisson, René Guénon, une politique de l'esprit, Paris, Pierre-Guillaume de Roux, , 527 p. (ISBN 978-2-36371-058-1, notice BnF no FRBNF43763701), p. 483, 484
  19. Patrick Louis, Histoire des royalistes de la libération à nos jours, Paris, Jacques Grancher, , 224 p. (ISBN 27339 04450), p. 173, 174
  20. notice BnF no FRBNF34288906.
  21. a b c et d Bernard Davodeau, « Le nouveau roi des Mapuches garde l'accent toulousain », sur ladepeche.fr, .
  22. « Liste des personnalités signataires de l'Appel », sur nonguerre.chez.com.
  23. Renaud Dély, « L'extrême droite ratisse large contre les frappes de l'Otan. Le «Collectif non à la guerre» a tenu une réunion proserbe hier soir », sur liberation.fr, .
  24. a et b « Un nouveau président au club de tir graulhetois », La Dépâche,‎ 9 mars2016 (lire en ligne, consulté le 30 août 2019).
  25. « Graulhet. Frédéric Luz crée des blasons », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 25 mai 2018)
  26. a et b Gérard Durand, « Un Graulhétois sacré prince d'Araucanie et de Patagonie », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 5 avril 2018)
  27. « Le nouveau roi des Mapuches garde l'accent toulousain », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 25 mai 2018)
  28. a b c et d Raphaëlle Rérolle, « Le roi du bout du monde », Le Monde,‎ .
  29. Mathias Fournier, « L’ONG Auspice Stella, l’autre visage du royaume d’Araucanie », sur sudouest.fr, .
  30. a et b « Journal officiel », .
  31. « Demande d’Octroi du Statut Consultatif », sur Nation Unis
  32. « Le Gouvernement en exil », sur araucanie.com.
  33. « Le Cabinet Royal », sur araucanie.com.
  34. « Dordogne : le royaume d'Araucanie a élu son nouveau prince, Frédéric 1er », sur francebleu.fr,
  35. a et b Hervé Chassain, « Araucanie: le nouveau prince des Mapuches », SudOuest.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 15 avril 2018)
  36. Dominique Audrerie et Gautier Mornas, Royal Périgord, sur les pas des têtes couronnées, Bordeaux, Editions Confluence, , 128 p. (ISBN 978-2-35527-230-1), page 94
  37. « Querelle dynastique au royaume d'Araucanie », Le Point,‎ 6 décembre2019 (lire en ligne, consulté le 30 août 2019).
  38. (en) Hugo Passarello Luna, « Dos franceses se pelean por un "reino" mapuche », sur clarin.com, .
  39. (en-GB) Mat Youkee, « 'We are hostages': indigenous Mapuche accuse Chile and Argentina of genocide », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 22 avril 2019)
  40. « Lettre du prince Frédéric d'Araucanie à la Cour Pénale Internationale de La Haye », (consulté le 22 avril 2019)
  41. Le Point magazine, « Un "roi d'Araucanie" en Périgord, entre folle épopée et sérieuse cause ethnique », sur Le Point, (consulté le 5 septembre 2019)
  42. Code de la Légion d'honneur er de la médaille militaire, p. 46-48.

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