Francis Leroi

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Francis Leroi
Surnom Jim Clack, Francis Leroy
Naissance
Paris (France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès
Curepipe (Île Maurice)
Profession cinéaste

Francis Leroi, né le à Paris et mort le à l’île Maurice, est un cinéaste français connu pour avoir été l’un des pionniers du cinéma pornographique des années 1970.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fait ses études au lycée Henri IV à Paris et réalise, dès cette époque, ses premiers films tournés en 8 mm, notamment une adaptation du Grand Meaulnes. Il passe ensuite sa licence de philosophie et écrit une thèse sur Sade qui lui est refusée par la Sorbonne.

Dans les années 1960, il fréquente les auteurs de la Nouvelle Vague, devient l’assistant de Claude Chabrol sur le tournage de Landru en 1962 et réalise plusieurs courts métrages, dont l’un sur le tournage d’Alphaville de Jean-Luc Godard.

De 1964 à 1965, il tient une rubrique théâtrale dans le journal Combat. En 1965, il met en scène dans un café théâtre parisien l’une de ses pièces, Les Minets chéris, qui deviendra en 1966 son premier long métrage, le psychédélique Pop' Game, dans lequel il mêle dénonciations politiques et scènes érotiques. Il se lance ensuite dans le cinéma de genre avec des films tels que La Michetonneuse en 1970, coécrit avec le journaliste François Jouffa, ou Les Tentations de Marianne en 1972, coécrit avec Patrick Rambaud.

En 1973, il produit La Bonzesse, film réalisé à Paris et à Ceylan par François Jouffa, qui sera interdit pendant un an par la censure. En 1975, il produit un film pornographique, Le Sexe qui parle, de Frédéric Lansac. Passant ensuite derrière la caméra, il tourne de 1977 à 1980 une vingtaine de films (certains sous le pseudonyme de Jim Clark), parmi lesquels : Jeux de langue (1977), Je suis à prendre (1977) avec Brigitte Lahaie, Dodo petites filles au bordel (1980) avec Cathy Stewart et Julia Perrin.

Il s’essaie également au fantastique avec Le Démon dans l’île, avec Jean-Claude Brialy et Anny Duperey, en 1983. Il revient à l’érotisme en 1984 avec Emmanuelle 4 ; le film, qui sort sept ans après le troisième opus de la série, est attendu. Leroi met en scène le passage du rôle de Sylvia Kristel à Mia Nygren et obtient le succès et de substantiels revenus.

En 1990, c'est à Moscou qu'il coréalise avec François Jouffa Sex & Perestroika, un docu-fiction censé représenter l'évolution des mœurs en Europe de l'Est après la chute du Mur de Berlin. Il revient au cinéma pornographique dans les années 1990 avec Rêves de cuir, avec Zara Whites, et Rêves de cuir 2, avec Tabatha Cash, qui battent des records de ventes en cassettes. En 2001, il tourne encore Regarde-moi avec Titof et Ovidie et son making-off, Focus, qu’il diffuse sur son site internet. Il meurt des suites d’un cancer peu après la sortie de ce dernier film.

Réputé être l’intellectuel du cinéma pornographique, Francis Leroi aura apporté avec sa sensibilité désabusée une certaine respectabilité à ce genre controversé.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme réalisateur[modifier | modifier le code]

Films classiques[modifier | modifier le code]

Films érotiques et pornographiques[modifier | modifier le code]

Comme scénariste[modifier | modifier le code]

Comme producteur[modifier | modifier le code]

  • 1972 : Le Franc-tireur
  • 1973 : La Bonzesse de François Jouffa (sortie en 1974, après un an d'interdiction)
  • 1977 : Entrecuisses / Possessions
  • 1977 : Triples introductions

Récompenses[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Francis Leroi, 70, années érotiques, La Musardine, coll. « Documents-références »,

Citation[modifier | modifier le code]

« Derrière chaque censeur, il y a une partouze qui sommeille. »

— Rêves de cuir 2

Notes et références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]