Nomi (actrice pornographique)

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Nomi
Description de cette image, également commentée ci-après
Nomi photographiée par John B. Root
(explicite-art.com).
Alias
Nomi
Adalina Perron
Naomi
Naissance (48 ans)
Saint-Quentin, Aisne, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession
Caractéristiques physiques
Taille 1,60[1]
Poids 42
Yeux Bleus
Cheveux Blonds
Carrière
Années d’activité 1998-2014
Nombre de films 143[1]
Films notables

Nomi est le pseudonyme d'une ancienne actrice pornographique française, née le 25 juillet 1969 à Saint-Quentin[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Danseuse classique de formation, Nomi — Isabelle[3] de son vrai prénom — gagne ensuite sa vie en exerçant divers métiers[4], tout en cherchant à devenir professeur de danse. Elle dit avoir été, à l'âge de 22 ans, embauchée comme par une princesse saoudienne pour donner des cours de danse, puis séquestrée pendant près d'un an à Riyad[5], privée de son passeport et contrainte de porter le voile, avant de parvenir finalement à rentrer en France[6]. Selon son témoignage, devenir actrice pornographique après cette expérience lui est apparu comme un moyen de s'« épanouir en tant que femme » et de se « retrouver »[7],[3].

C'est en travaillant comme strip-teaseuse lors du festival de Cannes 1997 qu'elle a l'occasion d'approcher pour la première fois l'industrie du cinéma pornographique[8]. Avant de débuter dans ce milieu, elle n'avait encore jamais vu de film X[3]. Elle tourne sa première scène en 1998 sous la direction de David Caroll, pour les besoins du film Mâles de mer[2].

Nomi photographiée en 2012.

Nomi fait partie de la minorité d'actrices X à avoir débuté leur carrière aux alentours de la trentaine[3] : son physique, son allure distinguée et son âge lui valent de tenir entre autres des rôles de bourgeoise, puis de mère de famille dévergondée. Si elle apparaît rarement en vedette, elle est, dans la première moitié des années 2000, l'une des actrices les plus demandées du porno français. Au sommet de sa carrière, elle tourne jusqu'à une scène X par semaine. Elle travaille à plusieurs reprises dans les productions Marc Dorcel[9] ainsi que devant la caméra de réalisateurs vedettes du X français comme Fred Coppula, avec qui elle tourne Scandale et La Menteuse, ou John B. Root avec qui elle tourne Une nuit au bordel. Pendant un temps, elle répond au courrier des lecteurs dans Chobix, le mensuel de Fred Coppula. En 2003, elle partage avec Katsuni la vedette de Katsumi et Nomi à Los Angeles. Elle tourne un temps aux États-Unis mais ne prolonge pas l'aventure, le préservatif étant rarement utilisé dans les productions américaines[8]. Elle se produit également dans des spectacles érotiques en discothèque et dans des salons spécialisés[10].

En 2005, Nomi fait partie des actrices pornographiques qui témoignent sur leur profession dans le documentaire Une vie classée X, réalisé par Mireille Darc[11]. En 2009, elle est l'une des actrices principales du film Histoires de sexe(s), réalisé par Ovidie et Jack Tyler.

Dans la seconde moitié des années 2000, Nomi raréfie progressivement ses apparitions sur les écrans[9]. Au début de la décennie suivante, elle travaille surtout comme camgirl[4],[12]. Avançant en âge, elle reçoit moins de propositions, tandis que l'arrivée des sites de streaming gratuit entraîne une nette dégradation des conditions de travail des actrices X[8]. En 2011, elle témoigne sur son métier et sa carrière dans le reportage Rhabillage, réalisé par Ovidie pour Envoyé spécial[4].

Avec le recul, sans renier son parcours dans le hard, elle constate que les « tubes » ont « tué le métier » d'actrice pornographique et déplore que ses anciennes scènes soient désormais visibles sur le web par des mineurs[8]. Elle tourne son dernier film X en 2014[3] et se reconvertit ensuite dans l'immobilier[8].

En 2017, elle publie un livre autobiographique, Totalement (dé)voilée, dans lequel elle raconte notamment l'épisode de sa séquestration en Arabie Saoudite[7].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Nomi est apparue dans plus de 140 films pornographiques[1] et un téléfilm érotique.

Films pornographiques (sélection)[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

  • Plume perverse, téléfilm érotique français de Claire Delune (2005)[13]

Nomination[modifier | modifier le code]

2001 Hot d'or

Interview[modifier | modifier le code]

Autobiographie[modifier | modifier le code]

  • Totalement (dé)voilée (avec Ambre Bartok), Pygmalion, 2017, 978-2756421711

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Nomi sur l'Internet Adult Film Database.
  2. a et b Nomi, biographie sur X-Women.fr, 8 octobre 2007
  3. a, b, c, d et e La Saint-Quentinoise Nomi se raconte: «Avant l’actrice porno, il y a une femme», Le Courrier picard, 2 septembre 2017
  4. a, b et c Katsuni, Actrice porno, et après ? Et si on ne se rhabillait pas ?, LePlusNouvelObs, 16 janvier 2012
  5. "Piégée, je me suis retrouvée prisonnière d'une princesse saoudienne", Closer, 29 août 2017
  6. "Après dix mois de séquestration, on m'a jetée dans un avion, brisée, détruite...", Closer, 6 septembre 2017
  7. a et b Nomi dévoile la femme derrière le X, L'Aisne nouvelle, 6 septembre 2017
  8. a, b, c, d et e Nomi, "Pornocratie" : comment les plateformes gratuites ont tué mon métier d'actrice porno, LePlusNouvelObs, 18 janvier 2017
  9. a et b Interview de Nomi, bourgeoise dévergondée, Le Journal du Hard, Canal +, 28 novembre 2012
  10. un petit 5 à 7 avec Nomi, Star du X, interview sur Love-libertin.com, 5 octobre 2016
  11. Une vie classée X :Mireille Darc décrypte le porno... , Le Blog TV News, 25 octobre 2005
  12. Agnès Giard, Y'a-t-il une vie après le X ?, blog Les 400 culs sur Libération, 24 novembre 2011
  13. Plume Perverse sur cinemotions.com

Voir également[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Autres actrices X ayant débuté tardivement leur carrière :

Liens externes[modifier | modifier le code]