Agnès Giard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Giard.
image illustrant les médias en général image illustrant la sexualité ou la sexologie image illustrant le Japon
Cet article est une ébauche concernant les médias en général, la sexualité ou la sexologie et le Japon.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Agnès Giard
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités

Agnès Giard, née le à Vannes, est une écrivaine français, docteure en anthropologie, également journaliste, spécialisée dans les questions de sexualité, en particulier au Japon.

Elle mène des recherches sur la logique qui sous-tend les manifestations parfois surprenantes de la modernité japonaise et sur les représentations relatives au corps, aux désirs et aux affects.

Biographie[modifier | modifier le code]

Agnès Giard est une ancienne élève d'hypokhâgne-khâgne au lycée Fénelon, à Paris.

Elle fait ses débuts dans les premiers fanzines de culture japonaise, qui inaugurent le concept du Cool Japan, et dans Nova Magazine, avant d’investir la presse cyber, la presse masculine et la presse féminine. En 1997, elle se rend pour la première fois au Japon. En 2000, elle devient correspondante du magazine japonais SM & Sniper[1] où elle tient, pendant dix ans, une chronique régulière.

En 2003, elle publie un livre d’art au Japon, Fetish Mode, puis entame une série de recherches qui seront publiées en collaboration avec des artistes contemporains japonais tels que Tadanori Yokoo, Makoto Aida, Yasuji Watanabe, Takato Yamamoto, Gengoroh Tagame, Fuco Ueda, Suehiro Maruo, Yuji Moriguchi, Toshio Saeki, etc.

Publié en 2006, son ouvrage L’Imaginaire érotique au Japon propose une grille d’analyse inédite de la société japonaise par le biais de son rapport au corps, au sexe et au sacré. Suivent un Dictionnaire de l’amour et du plaisir au Japon (2008), puis un livre de design tissant le lien entre objets de culte, jouets sexuels et gadgets pour otaku : Les Objets du désir au Japon (2009).

Résidente en 2010 à la villa Kujoyama, Agnès Giard publie ensuite, sous l’égide du ministère des Affaires étrangères, une anthologie critique des histoires d’amour les plus révélatrices de la culture contemporaine japonaise.

En 2015, elle soutient une thèse de doctorat d'anthropologie, à l’université de Nanterre[2], portant sur l'effet de présence dans les objets anthropomorphiques japonais[3].

Publications, travaux[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Un désir d'humain, les love doll au Japon, Les Belles Lettres, coll. « Japon », Paris, 2016.
  • Les Histoires d’amour au Japon. Des mythes fondateurs aux fables contemporaines, Drugstore, Paris, 2012 ; traduit en japonais par Atsushi Tanigawa et publié par Kokusho Kankôkai, Tôkyô, 2017
  • In-Out, la métaphore érotique du passage, Sancho, Paris, 2012
  • Les Objets du désir au Japon, Drugstore, Paris, 2009
  • Le Dictionnaire de l'amour et du plaisir au Japon, Drugstore, Paris, 2008 ; réédité en 2015
  • L'Imaginaire érotique au Japon, Albin Michel, Paris, 2006 ; réédité en 2008 puis en 2010 par Drugstore ; traduit en japonais par Junquo NIMURA et publié par Kawade Shobo shinsha, Tôkyô, 2010
  • Le Sexe bizarre, Le Cherche midi, Paris, 2004 ; réédité en 2010 par les éditions Tabou
  • Fetish Mode, livre d’art publié en japonais et en français par les éditions Wailea, Tôkyô, 2003

Contributions et articles[modifier | modifier le code]

  • « Love doll », Persona, étrangement humain sous la direction d'Emmanuel Grimaud, Anne-Christine Taylor, Denis Vidal et Thierry Dufresne. Catalogue de l'exposition « Persona » au musée du quai Branly. Actes sud, Quai Branly, Paris. Publication prévue en 2016
  • « La Jeune Fille sacrifiée sous le toit : étude d'un rituel de passage des frontières », Imagine Japan, sous la direction de Marc-Olivier Gonseth, MEN, Neuchâtel, 2015
  • « La censure du cinéma pornographique au Japon : pixelisation en trompe-l’œil », Actes 2 : L'art brut au Japon, sous la direction de Barbara Safarova, abcd, Paris, 2015
  • « Bondage » et « Japon », Dictionnaire des sexualités, sous la direction de Janine Mossuz-Lavau, Éditions Robert Laffont, Paris, 2014
  • Introduction à l'ouvrage Horikazu, la vie et l'œuvre d'un maître-tatoueur d'Asakusa, Reuss, Munich, 2012
  • Participation au livre Sensation/Perception publié par L’Observatoire international de première vision, Paris, 2002
  • Introduction à Christian Paraschiv, La Peau/Le Corps/Performance, édité par la galerie L’Enseigne des Oudins, Paris, 2001

Collaborations dans la presse[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Commissaire de « Fantasia Erotica Japonesa », galerie Artz21, Barcelone, Espagne (oct.–déc. 2008)

Participation à des séminaires ou colloques[modifier | modifier le code]

  • « Peut-on “faire l'amour” avec un jouet sexuel ? », dans le cadre du séminaire « Socio-anthropologie des comportements sexuels », université de Paris X Nanterre (26 mars 2014)
  • « La censure du cinéma pornographique au Japon », dans le cadre du colloque « Outsider art au Japon », organisé par la Halle Saint-Pierre, le Collège international de philosophie et Art Brut Connaissance & Diffusion. Maison des cultures du monde, Paris (24 juin 2013)
  • « Wedding bliss for the deceased children. Interview with a maker of afterlife-marriages », département d'anthropologie sociale et culturelle de l'université de Zurich, Suisse (4 mars 2013)
  • Participation aux assises de l’Institut Émilie du Châtelet. Organisé par le sociologue Michel Bozon, Paris (10 oct. 2011)

Conférences[modifier | modifier le code]

  • Les êtres de substitution : le cas des love doll au Japon, conférence au Centre d'Etude Japonaise (CEJ) affilié à l'Inalco, Université de Toulouse, Toulouse (février 2015).
  • Esthétique du caché, Ecole supérieure d'art de la Villa Arson, Nice (12 février 2014).
  • Logique du recyclage au Japon : l'amour en boucle, dans le cadre de la tournée du spectacle Le Tourbillon de l'amour, du dramaturge Daisuke MIURA, Théâtre de Nîmes, Nîmes (26 nov. 2013).
  • Le mythe du Japon comme pays sans tabou, conférence dans le cadre du festival Automne en Normandie coorganisé par l'Université populaire et Le Volcan, Le Havre (20 nov. 2013).
  • Corps d'emprunt : les véhicules du désir au Japon, Musée d'Ethnographie de Neuchâtel, Suisse (17 octobre 2013).
  • Les êtres de substitution au Japon, journée d’étude au Musée Gadagne, dans le cadre de la Biennale d’art contemporain, sur le thème « Marionnettes, automates et robots : miroirs de l’Homme ? », Lyon (12 octobre 2013).
  • O-Kuni-Nushi, un dieu de l'amour, librairie Rameau d'or, Genève (8 décembre 2012).
  • Les histoires d'amour ne finissent jamais, dans le cadre du Mois de la Culture du Japon, organisé par le Consulat du Japon, Genève, Suisse (8 octobre 2012)
  • Le principe du "Koi", l'amour foudre, au Japon, Salon du livre de Genève (28 avril 2012).
  • La Genèse au Japon : de l'amour comme principe premier, Maison des Sciences de l’Homme de Lyon. Organisé par l'Atelier-Recherche sur le Genre et par l'association Effigies (22 mars 2012).
  • Amour au Japon, Bibliothèque St-Simon, Service Action Culturelle Paris (16 mars 2012).
  • Rencontre-débat avec Risa WATAYA , Salon du livre de Paris, table ronde organisée par l’Institut Français (16 mars 2012).
  • Les Structures culturelles de l’homosexualité au Japon, Foire du Livre LGBT de Bruxelles (5 février 2012).
  • France-Japon : Fantasmes comparés, au festival littéraire Bookuoka, Fukuoka, Japon (19 nov. 2010)
  • France-Japon : stratégies de séduction, à l'Institut franco-japonais de Tôkyô, Japon (20 oct. 2010)
  • La sexualité au Japon vue de France, à l'Institut franco-japonais de Kyôto, Japon (30 septembre 2010)
  • Les Objets du désir au Japon, à la Galerie Liberté, Bruxelles, Belgique (19 décembre 2009)
  • L’érotisme au Japon, à Impressions du Soleil Levant, festival autour de la culture japonaise organisé par la préfecture de Montargis (avril 2009)
  • Le Tabou au Japon c’est l’émotion, conférence en compagnie de Fabrice Arduini (responsable cinéma à la Maison de la Culture du Japon) au festival de cinéma Black Movie, à Genève, Suisse (5 février 2009)
  • L’Amour au Japon en 4 leçons, à Asie en Lumières, Salon littéraire de Lognes (31 janvier 2009)
  • L’Imaginaire érotique au Japon, dans le cadre d’un cycle de conférences sur l’Asie organisé par les éditions POF (Publications orientalistes de France), à Aurillac (7 janvier 2009)
  • Le charme discret du chiralism, à la soirée L’œil d’Eros, Paris (29 septembre 2008)
  • Mythes et fantasmes au Japon, au salon littéraire L’Instant Japon, Toulouse (17-18 mai 2008)
  • L’Imaginaire érotique au Japon, au salon du manga (Saiten Dijon), à Dijon (20 oct. 2007)
  • Japon : Plaisir et Sacré, au salon du livre (La Fureur de Lire), à Genève, Suisse (21 septembre 2007)

Distinction[modifier | modifier le code]

Lauréate du Prix Sade attribué le 24 septembre 2016 pour son livre Un désir d'humain, les love doll au Japon (Les Belles Lettres).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. SM & Sniper devient Sniper-SNS et passe à l’édition internet en 2008.
  2. Directrice : Laurence Caillet.
  3. Présentation sur le site du LESC (Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative) de l’université Paris Ouest Nanterre La Défense.

Liens externes[modifier | modifier le code]