Matafelon-Granges

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Granges.

Matafelon-Granges
Matafelon-Granges
Vue générale de Matafelon
Image illustrative de l’article Matafelon-Granges
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Nantua
Canton Pont-d'Ain
Intercommunalité Haut Bugey
Maire
Mandat
Jean-Pierre Duparchy
2014-2020
Code postal 01580
Code commune 01240
Démographie
Gentilé Matafelonais(es)
Population
municipale
645 hab. (2016 en diminution de 1,07 % par rapport à 2011)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 15′ 43″ nord, 5° 33′ 16″ est
Altitude Min. 267 m
Max. 783 m
Superficie 21,54 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes

Voir sur la carte administrative de Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Matafelon-Granges

Géolocalisation sur la carte : Ain

Voir sur la carte topographique de l'Ain
City locator 14.svg
Matafelon-Granges

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Matafelon-Granges

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Matafelon-Granges

Matafelon-Granges est une commune française située dans le département de l'Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle se situe à environ 36 kilomètres de Bourg-en-Bresse et 16 kilomètres de Nantua. Elle résulte de la fusion de Matafelon et Granges en 1973.

Ses habitants s'appellent les Matafelonais et les Matafelonaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Territoire communal depuis 1973.

Matafelon-Granges se situe au centre-est du département de l'Ain dans le Haut Bugey, dans le massif du Jura. Elle résulte de la fusion, en 1973 des communes de Granges et de Matafelon. Son territoire se situe le long de la rivière d'Ain et en partie sur les Monts Berthiand. Il est délimité par 7 communes, dont 2 communes du département du Jura, Thoirette et Coisia, Corveissiat, Bolozon, Sonthonnax-la-Montagne, Izernore et Samognat étant des communes de l'Ain.

La commune, en plus de Granges et de Matafelon, comprend 12 hameaux : Bombois était rattachée à Granges alors que Nébois, Sorpiat, Liliat, Chougeat, Meuillat, Charmine, Moux, Corcelles, Coiselet, le Port et Courtouphle étaient rattachées à Matafelon.

Le territoire communal est délimité à l'ouest pas la rivière d'Ain et par l'Oignin à l'est, le confluent marquant la limite nord de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

La station de référence pour Matafelon est la station de Arbent[2], située à une altitude de 534 m.

Voici un aperçu, dans le tableau ci-dessous, pour l'année 2007 :

Mois Jan. Févr Mars Avr. Mai Juin Jui. Août Sep. Oct. Nov. Déc.
Températures maximales moyennes (°C) 3 6 9 13 18 22 24 24 21 14 8 4
Températures minimales moyennes (°C) -2 -1 1 3 7 11 12 11 9 6 2 -1
Températures moyennes (°C) 1 2 5 9 13 17 19 18 15 10 5 2
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 74 74 74 61 71 84 66 79 79 74 89 81
Source: Météo France et Météo123[3]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les rivières de l'Ain et de l'Oignin marquant les limites de la commune, il existe également d'autres ruisseaux la serpentant. Le Magolay est un petit ruisseau passant par Nébois et le Bief du Rore par Sorpiat, les deux se jettent dans l'Oignin. Sur l'autre versant du mont Berthiand coulent les ruisseaux qui se jettent dans l'Ain. Le plus long est le ruisseau de Bombois, il traverse Heyriat et franchit une barre rocheuse par la cascade de Pissevache. Il y a aussi les ruisseaux de Granges, Courtouphle et de Moux. Leur débit est relativement variable selon la pluviosité.

Deux barrages hydroélectriques sont présents sur la commune et ont créé des lacs de retenue. Il en existe un sur l'Oignin, créé par le barrage de charmine. Un camping a été installé à son bord. L'autre, sur l'Ain est créé par le barrage de Cize-Bolozon, il a élargi le lit de la rivière jusqu'au pont de Thoirette.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le village se trouve à environ 10 kilomètres de l'entrée "Oyonnax" de l'autoroute A 404. Celle-ci rejoint l'autoroute A 40 en 16 kilomètres.

Matafelon se trouve sur le col du même nom situé sur la départementale 18 qui mène à Izernore et à Thoirette. Cette départementale relie la départementale 936 entre Bourg-en-Bresse et Dortan à la départementale 979 entre Nantua et Bourg-en-Bresse. La route départementale 11 à flanc des Monts Berthiand permet de rejoindre Cerdon et la départementale 91 qui longe la rivière d'Ain va jusqu'à Poncin.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le territoire communal représente deux étroites bandes parallèles orientées sur un axe nord-sud et reliées au nord. À l'est se trouve le village même de Matafelon, qui est délimité par l'Oignin avec à son autre rive le village de Samognat. Le confluent de l'Oignin et de l'Ain marque la limite nord de la commune, et l'Ain les limites ouest avec les communes de Thoirette et de Corveissiat, jusqu'à Bolozon. Enfin, le territoire de Sonthonnax-la-Montagne semble s'encastrer dans celui de Matafelon-Granges par le sud.

Rose des vents Thoirette (Jura) (Barrage de Vouglans par D936)
Coisia (Jura)
Rose des vents
Corveissiat
(Bourg-en-Bresse par D936)
N Samognat
Sortie: Oyonnax (A404)
(Oyonnax par D13)
O    Matafelon-Granges    E
S
Bolozon
(Poncin par D91)
Sonthonnax-la-Montagne
(Nurieux-Volognat, Cerdon par D11)
Izernore
Sortie: La Croix Châlon (A404)
(Nantua par D18)

Logement[modifier | modifier le code]

Le nombre total de logements dans la commune est de 358[4]. Parmi ces logements, 54,2 % sont des résidences principales, 41,1 % sont des résidences secondaires et 4,7 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 95,9 % des maisons individuelles, aucun appartement et enfin seulement 4,1 % sont des logements d'un autre type. La part d'habitants propriétaires de leur logement est de 86,1 %[4]. Ce qui est supérieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. En conséquence, la part de locataires est de 10,8 % sur l'ensemble des logements qui est inversement inférieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %[4]. On peut noter également que 3,1 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, aucun ne sont des studios, 3,6 % sont des logements de deux pièces, 20,6 % en ont trois, 31,4 % des logements disposent de quatre pièces, et 44,3 % des logements ont cinq pièces ou plus[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée.

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, le château de Thoire se situait sur le territoire actuel de la commune[5]. Celui-ci dominait la vallée de l'Ain et appartenait à la famille du même nom. Le portail qui subsistait au XVIIe siècle à aujourd'hui disparu.

Au cours de la première moitié du XIIIe siècle, les sires de Thoire édifièrent un château à Matafelon, afin de fortifier leur frontière avec le Revermont passé dans la mouvance des comtes de Savoie. Celui-ci fut cependant rapidement donné pour partie en fief (2/3) à une famille de chevaliers qui avait ou qui prit dès lors le nom de maison de Matafelon[6].

En 1280, Humbert IV, sire de Thoire-Villars, déclare le village libre et franc. À cette occasion, la famille part résider au château de Montréal, qui leur permet une meilleure surveillance des frontières de leur domaine avec celui de Nantua. En 1402, Humbert VII de Thoire-Villars († 1424) vend le territoire au comte Amédée VIII de Savoie[7], mais la population était très hostile à cette venue.

La région connut des périodes de troubles violents avec les campagnes de Vergy en 1402 et de Biron en 1595 et 1600, où les châteaux furent rasés. Entre 1814 et 1815, les troupes autrichiennes pillèrent les habitants de certains de leurs biens, et plus récemment l'armée allemande, en 1944 détruisit notamment la mairie du village, fusilla et déporta une partie de la population.

Le , Matafelon et Granges pour former Matafelon-Granges[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores :

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours :

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours :

Référendums :

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de la commune :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2008 Yves Rognard   Maire
mars 2008 En cours Jean-Pierre Duparchy SE Fonctionnaire - Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune n'a pas développé d'association de jumelage.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2016, la commune comptait 645 habitants[Note 2], en diminution de 1,07 % par rapport à 2011 (Ain : +5,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
516701783499719812785823800
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
754717721678673639590566528
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
504477435426348325272235313
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
298262296336406483641652645
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Évolution de la pyramide des âges de la commune de Matafelon-Granges, comparaison entre l'année 1999 et 1982[13] :

Pyramide des âges en 1999 en nbre d'individus.
HommesClasse d’âgeFemmes
14 
75 à plus
22 
37 
60 à 74
34 
69 
40 à 59
52 
63 
20 à 39
68 
59 
0 à 19
69 
Pyramide des âges en 1982 en nbre d'individus.
HommesClasse d’âgeFemmes
15 
75 à plus
21 
27 
60 à 74
34 
44 
40 à 59
37 
47 
20 à 39
41 
37 
0 à 19
33 

Ces pyramides permettent d'observer un vieillissement de la population chez les hommes. En effet, en 1982, la majorité de la population, par tranche d'âge, se situait entre 20 et 39 ans. En 1999 soit 17 ans plus tard, la tranche d'âge la plus peuplée est celle des 40 à 59 ans. Pour les femmes, la tendance semble contraire, en effet, la majorité des femmes en 1999 se situe dans les tranches d'âges allant de 0 à 39 ans.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Une mairie-école fut construite en 1864, elle fut agrandie en 1885 après l'achat d'une maison contiguë. En juillet 1944, le passage des troupes allemandes fut fatal au bâtiment puisque celles-ci le brulêrent intégralement.

Le groupe scolaire actuel fut construit en 1945. Mais le regroupement avec la commune de Granges ainsi que l'accroissement de la population nécessita l'agrandissement du groupe. C'est en 1986 que fut construite l'école maternelle et un préau, puis en 1996 une bibliothèque fut aménagée.

Les collèges les plus proches de Matafelon sont les collèges Lumière et Ampère d’Oyonnax. Le département de l'Ain met à disposition un transport scolaire gratuit le matin et le soir qui passe par plusieurs arrêts dans les différents hameaux de la commune.

Il en est de même pour le transport jusqu'au lycée. Matafelon se situe dans le secteur des lycées Arbez-Carme de Bellignat et Paul-Painlevé d'Oyonnax.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La fête patronale a lieu le 2e dimanche de juin[14].

Santé[modifier | modifier le code]

Les pharmacies les plus proches sont celles d'Izernore et de Thoirette. Des médecins s'y trouvent également.

Matafelon se situe dans le secteur du centre hospitalier du Haut Bugey à Oyonnax. Ce bâtiment ouvert en 2007 a permis le regroupement des hôpitaux d'Oyonnax et de Nantua qui dataient de l'avant-guerre, mais également une mise aux normes de leurs infrastructures.

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Le journal le Progrès propose une édition locale aux communes du Haut-Bugey. Il parait du lundi au dimanche et traite des faits divers, des évènement sportifs et culturels au niveau local, national, et international. La chaîne France 3 Rhône Alpes Auvergne est disponible dans la région.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1930, les hameaux de la commune en bordure de la rivière d'Ain étaient spécialisés dans la construction de bateaux et de radeaux permettant le transport humain et de marchandises par l'Ain puis le Rhône jusqu'à Lyon. Cette activité est aujourd'hui terminée.

L'agriculture a également tenu une place importante dans l'économie de la commune. Il reste aujourd'hui six exploitations agricoles. La spécialité de celles-ci étant l'élevage pour la production de lait. Cette production permet de faire du comté (fromage labellisé), du beurre, de la crème et des fromages blancs. La production de viande bovine fait également partie de ces productions.

La proximité de la commune avec la Plastics Vallée offre à la population un bon réservoir d'emploi. De plus il existe quelques entreprises artisanales dans les domaines du bâtiment, de la réparation automobile, dans la transformation de matières plastiques ou encore dans la restauration.

En effet, la construction en 1950 du barrage de Charmine sur l'Oignin ayant créé un lac de retenue de 77 hectares. il a permis de développer le tourisme avec un camping mais également une auberge. D'autres activités sont liées à ce lac, telles la pêche, ou les sports nautiques.

Le taux de chômage pour la commune est de 6,4 % pour l'ensemble de la population de Matafelon[15]. Le taux d'activité étant de 60,9 % de la population.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Selon l'enquête de l'INSEE en 1999[16], les revenus moyens par ménage sont de l'ordre de 16 764 € par an, alors que la moyenne nationale est de 15 027 € par an. Par contre, aucun foyer n'est soumis à l'impôt de solidarité sur la fortune.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 1999, la population de Matafelon se répartissait à 48,6 % d'actifs, ce qui est légèrement supérieur au 45,2 % d'actifs de la moyenne nationale, 22,3 % de retraités, un chiffre également supérieur au 18,2 % national. On dénombrait également 24 % de jeunes scolarisés et 5,2 % d'autres personnes sans activité.

Le taux d'activité de la population des 20 à 59 ans de Matafelon était de 91 %, avec un taux de chômage de 6,4 %, donc bien inférieur à la moyenne nationale de 12,9 % de chômeurs.

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Matafelon-Granges 0 % 8,5 % 10,2 % 25,4 % 23,7 % 32,2 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[16]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

En 2004, 22 établissements étaient recensés à Matafelon[17] dont 5 sont des industries des biens intermédiaires, 4 des commerces, 3 des services aux entreprises, 3 des entreprises de construction.

On peut noter que 2 entreprises ont été créées en 2004, ce qui classe Matafelon 14825e des communes au niveau des créations d'entreprises.

Commerce[modifier | modifier le code]

Il y a Matafelon une auberge-restaurant et un camping.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le barrage.
  • Le barrage dit de Moux a profondément modifié l'aspect de la commune. Il a en effet provoqué l'établissement du lac dans la commune. Il a été construit pour la régularité du débit de l'Oignin. Ainsi, un tunnel a été construit dans la montagne jusqu'à la centrale électrique le long de la rivière d'Ain, recréant les conditions d'une chute des eaux de l'Oignin dans l'Ain. Le barrage, construit en béton, est haut de 17 mètres, large de 160 mètres et épais de 17 mètres.
  • Le château de Coiselet appartenait, à l'origine, à la famille Aleman qui arriva dans le Haut-Bugey au XIVe siècle. Il fut construit en 1322 au-dessus du confluent de l'Oignin et de l'Ain. Le déménagement des descendants provoqua une détérioration du château. En mai 1517 Philiberte Aleman céda le château de Coiselet à Philippe et Barthélemy de Forcrand, seigneurs d'Arromas. Il fut rénové en 1880, puis en 1961. Depuis 1517 le château est demeuré au sein de cette même famille.

Ce château fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1983[18].

Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte.
  • L'église de Matafelon est située à l'extrémité ouest du village au niveau du col de Matafelon. L'ancien cimetière qui l'entourait est aujourd'hui remplacé par un terre-plein qui fait office de parking. Elle a probablement été construite au XIIIe siècle par le sire de Thoire.
  • La chapelle de Granges est une ancienne église paroissiale placée sous la vocable de Saint Antoine. Elle est construite au début du XIIe siècle.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Une curiosité naturelle[19] a créé une légende dans la région. Le long de la rivière d'Ain se trouve sur une falaise une grande table de pierre, dite Pierre qui vire, longue de 6,3 m par 4,8 m et de 90 cm d'épaisseur. Elle est inscrite depuis 1880 au catalogue des monuments mégalithiques de France. La légende veut que chaque nuit de Noël la pierre fait un tour sur elle-même. Mais si quelqu'un cherchait à observer ce phénomène, il se ferait dévorer par une vouivre[Note 3]. Une variante de cette légende prétend que celui qui échapperait à la vouivre mourrait dans l'année suivante.
  • Le col de Matafelon a la particularité d'être une échancrure étroite dans le pli des Monts Berthiand. La route qui s'y faufile permet de rejoindre d'un côté la plaine d'Izernore, et de l'autre, par le biais d'une descente à flanc de montagne, la vallée de l'Ain et plus particulièrement la rivière d'Ain. La population s'y est établie en construisant des habitations.
  • La grotte de Courtouphle[20] permet une traversée spéléologique de 500 mètres de longueur et de 114 mètres de dénivelée. Des colonies de minioptères et de rhinolophes sont présentes dans les galerie de cette cavité naturelle dont le développement total topographié est d'environ 1,4 kilomètre. Des vestiges préhistoriques avaient également été signalés dans le porche d'entrée au XIXe siècle[21].
Le col de Matafelon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les résultats de ces élections ne sont disponibles que pour l'ensemble du canton d'Izernore.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  3. Un serpent ailé portant au front une escarboucle

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.conseil-general.com/local/mairies-villes-communes/mairie-matafelon-granges-01580.htm
  2. Prévisions météorologiques de Arbent (près de Matafelon), sur meteofrance.com
  3. Base de données météo par Météo123 (À Oyonnax) et Météo France.
  4. a b c et d Données INSEE compulsées par Linternaute - Logement à Matafelon-Granges.
  5. A. Grattard, A. Grattard, Richesses Touristiques et Archéologiques du Canton d'Izernore, ITALIQ, 1998, p. 101 - 102 (ISBN 2-907656-29-5).
  6. S. Guichenon, "Histoire de Bresse et Bugey", réed. Horvath, Roanne, 1976
  7. Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain, Bourg-en-Bresse, Gromier Ainé, (lire en ligne), p. XXXIV.
  8. « Commune de Granges (01178) », sur insee.fr (consulté le 14 septembre 2018)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. Recensement de l'INSEE en 1999 - Population totale par sexe et âge.
  14. « Matafelon-Granges »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur quid.fr
  15. Taux de chômage, sur recensement.insee.fr
  16. a et b Données démographiques d'après l'INSEE compulsées par linternaute.
  17. Entreprises à Matafelon, sur linternaute.com
  18. Notice no PA00116423, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. A. Grattard, A. Grattard, Richesses Touristiques et Archéologiques du Canton d'Izernore, ITALIQ, 1998, p. 124 (ISBN 2-907656-29-5).
  20. [1]
  21. DARNE Fabien & TORDJMAN Patrice, "À travers le karst.. Les traversées spéléologiques françaises", Abymes éditeur, 2002, (ISBN 2-915166--00-5), pages 21-22.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Grattard, A. Grattard, Richesses Touristiques et Archéologiques du Canton d'Izernore, ITALIQ, 1998, p. 98 - 125 (ISBN 2-907656-29-5)

Article connexe[modifier | modifier le code]