Humbert VII de Thoire

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Humbert (VII) de Thoire
Titre seigneur de Thoire et Villars
(1372-1424)
Biographie
Dynastie Maison de Thoire-Villars
Décès
Trévoux
Père Humbert VI de Thoire
Mère Béatrix de Châlon
Conjoint 1. Alix de Rossillon ;
2. Marie de Genève ;
3. Isabelle d'Harcourt
Enfants Humbert ; Alix ; Louise

Blason ville fr Villars-les-Dombes (Ain).svg

Humbert VII de Thoire-Villars, mort le à Trévoux, est un noble et dernier héritier de la maison de Thoire-Villars.

Biographie[modifier | modifier le code]

Humbert est le fils de Humbert VI de Thoire († 1372) et de sa seconde épouse Béatrix, fille de Jean II de Châlon-Auxerre, comte d'Auxerre et de Tonnerre[1]. À la mort de son père, il hérite de la seigneurie ou sirerie de Villars, correspondant à la partie sud-sud-est du plateau des Dombes, mais aussi de nombreuses seigneuries en Bresse et en Bugey[2].

Le du Philippe II de Bourgogne réclame que le seigneur Humbert VII lui fasse hommage, selon l'érudit local Paul Guillemot, « non seulement pour les fiefs détachés de son comté en faveur d'Alix, mais encore pour d'autres fiefs qui, depuis longtemps, relevaient des sires de Thoire dans le Haut-Bugey »[3]. Il s'agit d'Alix de Bourgogne qui avait reçu en dot un certain nombre de terres lors de son mariage avec Humbert III de Thoire[3]. Le duc s'empare d'une partie des terres par les armes[2].

Humbert VII de Thoire « chargé d'ans et d'ennuis, incapable de résister au duc de Bourgogne, qui avait envahi la plupart de ses forteresses du Bugey, se voyant sans enfant et presque à bout de ressources financières » selon Samuel Guichenon, son seul héritier étant décédé, vend pour 30 000 livres tournois une partie de ses biens — bourgs et seigneuries de Trévoux, d'Ambérieux et du Châtelard — au duc Louis II de Bourbon[2],[4], le [5]. Il vend quelques mois plus tard, en octobre 1402, pour une somme de 100 000 florins d'or l'ensemble de ses droits, tout en gardant l'usufruit, sur ses seigneuries du Bugey et de la Bresse — « les villes et châteaux de Villars, Loyes, Poncin, Cerdon, Montreal, Arbent, Matafelon, Beauvoir et généralement tou ce qu'il avait en deçà la Saône, à la réserve seulement des seigneuries de Rossillon et de Montdidier »[2] — au comte Amédée VIII de Savoie[4],[6] (Le Topographie historique du département de l'Ain donne par erreur Amédée VII[7]).

Il meurt le , à Trévoux[1].

Mariages et descendance[modifier | modifier le code]

Il se marie une première fois le avec Alix, fille d'Aimon de Rossillon (Roussillon)[1], dernière héritière de la famille. Ils n'ont pas d'enfant[1].

Il épouse en secondes noces, en 1368, Marie, fille de l'ancien comte Amédée III de Genève[1] (mort en 1367), et sœur du comte Aymon III de Genève[8]. Elle est veuve de son premier mariage avec Jean II de Chalon-Arlay[8]. Ils ont trois enfants[1] : Humbert, Alix et Louise. Le premier devient comte de Genève et meurt durant l'année 1400[9],[10]. Louise est mariée, en 1387, avec Guillaume de Vienne[1].

Son troisième mariage, en 1383, l'unit à Isabelle (Isabeau), fille de Jean VI (Le Topographie historique du département de l'Ain donne Jean III), comte d'Harcourt et de Catherine de Bourbon[1]. Cette dernière est la belle-sœur du roi Charles V.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Matthieu de la Corbière, L'invention et la défense des frontières dans le diocèse de Genève : Étude des principautés et de l'habitat fortifié (XIIe - XIVe siècle), Annecy, Académie salésienne, , 646 p. (ISBN 978-2-90110-218-2).
  • Pierre Duparc, Le comté de Genève, (IXe-XVe siècles), t. XXXIX, Genève, Société d’histoire et d’archéologie de Genève, coll. « Mémoires et documents » (réimpr. 1978) (1re éd. 1955), 621 p.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain, Bourg-en-Bresse, Gromier Ainé, (lire en ligne), p. 455.
  2. a b c et d Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoie ou Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoie justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monumens, histoires, et autres preuves authentiques, chez Jean-Michel Briolo, 1660, tome Second, pp. 25 (lire en ligne).
  3. a et b Paul Guillemot, Monographie historique du Bugey, 1847, p.207 (lire en ligne).
  4. a et b Bernard Demotz, Le comté de Savoie du XIe au XVe siècle : Pouvoir, château et État au Moyen Âge, Genève, Slatkine, , 496 p. (ISBN 2-05101-676-3).
  5. Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain, Bourg-en-Bresse, Gromier Ainé, (lire en ligne), p. XXXIV.
  6. Johannès Pallière, De la Savoie au Comté de Nice en 1760. La question des Alpes : aspects de la question des Alpes occidentales jusqu'a 1760, vol. 2, La Fontaine de Siloé, , 517 p. (ISBN 978-2-84206-339-9, lire en ligne), p. 17.
  7. Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain, Bourg-en-Bresse, Gromier Ainé, (lire en ligne), p. 428.
  8. a et b Duparc 1978, p. 302-303 (Lire en ligne).
  9. Duparc 1978, p. 331 (Lire en ligne).
  10. Duparc 1978, p. 338 (Lire en ligne).