Barrage de Cize-Bolozon

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Barrage de Cize-Bolozon
Image illustrative de l'article Barrage de Cize-Bolozon
Barrage de Cize-Bolozon lors de la crue de l'Ain en avril 2006.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 46° 12′ 38″ N 5° 27′ 53″ E / 46.210576, 5.46476446° 12′ 38″ Nord 5° 27′ 53″ Est / 46.210576, 5.464764  
Cours d'eau Ain
Objectifs et impacts
Vocation Énergie
Propriétaire EDF
Date du début des travaux 1928
Date de mise en service 1931
Barrage
Type Barrage "mobile"
Hauteur du barrage
(lit de rivière)
16,3 m
Longueur du barrage 156 m
Réservoir
Altitude du réservoir 283 m
Volume du réservoir 14,7 millions de m3
Surface du réservoir 263 ha
Centrale hydroélectrique
Nombre de turbines 3
Type de turbines 2 Kaplan + 1 Hélice
Puissance installée 41,5 MW
Production annuelle 90 GWh/an

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Barrage de Cize-Bolozon

Le barrage de Cize-Bolozon est un barrage situé en France sur les communes de Corveissiat et de Matafelon-Granges, dans le département de l'Ain en région Rhône-Alpes.

Établi sur la rivière d'Ain, il est mis en service en 1931.

Historique[modifier | modifier le code]

À l'époque de la construction du barrage de Cize-Bolozon, les sociétés d'électricité avaient chacune leurs usines, leurs lignes électriques et leurs clients. La centrale hydro-électrique de Cize-Bolozon construite sur l'Ain entre 1928 et 1931 par la société "l'Energie Electrique Rhône-Jura" était prévu pour améliorer l'alimentation des usines métallurgiques du Creusot et des houillères de Decize, le surplus étant revendu à la "Compagnie Bourguignonne de Transport d'Energie" qui fournissait Gueugnon, Bourges, Dijon, Lyon et voulait renforcer ses débouchés vers la région parisienne. Cette usine était la plus importante de la vallée de l'Ain. Actuellement sa production, comme celle de la plupart des autres usines de la vallée s'en va sur le réseau régional 63 000 V[1].

La construction[modifier | modifier le code]

La construction du barrage à travers une rivière aussi capricieuse qu'était l'Ain à l'époque n'a été rendue possible que par la confection d'enceintes circulaires en palplanches.

Les crues nombreuses et exceptionnellement violentes du printemps et de l'été 1930 ont à plusieurs reprises noyé le chantier, mais la pugnacité des hommes a vaincu les déchaînements de la nature.

Le barrage[modifier | modifier le code]

Avec ses superstructures, le barrage est typique des constructions de cette époque. Sa disposition était rendue nécessaire par le type de vannes plates de 60 tonnes roulant sur des trains de chenilles, appelées vannes "Stoney".

La grue imposante, aujourd'hui déclassée, est utilisée pour mettre en place les batardeaux de béton stockés près du pont et que l'on place les uns sur les autres pour former une espèce de barrage voûte devant les vannes que l'on veut réparer et qui peuvent ainsi être mise "hors d'eau". Cette grue a aussi quelquefois servi à transborder des marchandises ou de petits bateaux de part et d'autre du barrage, puisque l'Ain était navigable à l'époque

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

  • Barrage "mobile"
  • Hauteur maximum entre le niveau amont et aval : 16,30 m
  • Longueur en crête : 156 m
  • Évacuation des crues, débit maximum des vannes : 3 650 m3
  • Équipement de l'usine :
  • production moyenne : 90 millions de kWh/an
  • Le lac :
    • Cote 283 NGE
    • Variation maximale de cote : 1,85 m
    • Volume total du lac : 14,7 millions de m3
    • Volume utilisable : 4,3 millions de m3
    • Surface du lac : 263 ha

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Panneau d'information EDF sur site

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]