Dortan

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Dortan
Dortan
Mairie de Dortan.
Blason de Dortan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Nantua
Intercommunalité Haut-Bugey Agglomération
Maire
Mandat
Marianne Dubare
2020-2026
Code postal 01590
Code commune 01148
Démographie
Gentilé Dortanais
Population
municipale
1 846 hab. (2017 en diminution de 1,34 % par rapport à 2012)
Densité 102 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 19′ 00″ nord, 5° 40′ 00″ est
Altitude Min. 300 m
Max. 758 m
Superficie 18,11 km2
Élections
Départementales Canton de Pont-d'Ain
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.dortan.fr

Dortan est une commune du département de l'Ain et de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants sont les Dortanais.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Dortan est située au nord du département de l'Ain, à la frontière avec le département du Jura. La commune est traversée par la Bienne. Elle fait partie du parc naturel régional du Haut-Jura.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Dortan
Chancia (Jura) Lavancia-Epercy (Jura)
Condes (Jura)
Coisia (Jura)
Dortan Viry (Jura)
Arbent
Samognat Oyonnax

Hameaux de la commune[modifier | modifier le code]

Bonaz[modifier | modifier le code]

Il est situé au pied de la montagne entre les hameaux d'Emondeau et de Sénissiat, ce hameau historique possède encore une chapelle (Saint-Gras) et une maison forte du XIVe siècle ainsi qu’une école communale (fermée). Bonaz se prononce traditionnellement /bonɑ/, le z final étant muet.

Émondeau[modifier | modifier le code]

Il est situé en haut de la montagne, donnant une pleine vue sur le lac de Coiselet en fond de vallée. Son nom vient de l'altération de « Les Monts d'eau »[réf. nécessaire], ancien nom du hameau, à cause des nombreuses sources coulant de la montagne.

Maissiat[modifier | modifier le code]

Il est situé au pied d'une montagne entre Oyonnax et Dortan et domine la vallée de la Bienne. La localité se compose de deux hameaux, Maissiat d'en haut et Maissiat d'en bas.

Sénissiat[modifier | modifier le code]

Il est situé en amont au sud de Dortan, à quelques centaines de mètres à vol d'oiseau, il est le hameau le plus peuplé de la commune. Son expansion démographique a eu lieu dans les années 1980.

Uffel[modifier | modifier le code]

Il est situé au nord-ouest de Dortan, au bord de la Bienne qui atteint là sa confluence avec le lac de Coiselet.

Vouais[modifier | modifier le code]

Il est situé à l'est de Sénissiat, à même la pente. Le hameau possède une chapelle.

Cadre géographique[modifier | modifier le code]

La commune de Dortan est entourée de forêts composées de conifères, principalement des épicéas, des buis, des chênes et des noisetiers.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le village est occupé dès le Ier siècle de notre ère par les Séquanes.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Dortan est évangélisé au VIIe siècle par les moines du monastère de Condat (Saint-Claude). Puis, du IXe siècle à 1708, plus de vingt générations de comtes se sont succédé. Le dernier représentant est Jean-François de Dortenc. Le village possédait plusieurs seigneuries : Uffelle, Bonaz, Emondeau (aujourd'hui hameaux de la commune) ainsi que Mons, Arbent et Veyziat.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

De 1400 à 1600, Dortan appartient aux États de Savoie, mais le village est occupé plusieurs fois avant d'être attribué à la France, comme l'ensemble de la Bresse et du Bugey, en 1601 en application du traité de Lyon.

Au cours du XVIIe siècle, la guerre franco-espagnole qui met aux prises les Gris (Bugistes) et les Cuanais (Comtois), ravage Dortan soumis au pillage et incendié.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Tout au long du XIXe siècle, Dortan est un village où l'on travaille le buis, ce qui lui a vaut d'être connu comme une « capitale du jeu d'échecs »[réf. souhaitée].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Monument du martyr à Dortan.

Le village est pillé et incendié par les Allemands (dont des éléments issus des Ostlegionen) en juillet 1944[1]. Sept personnes sont fusillées dont le curé du village et une femme dès le 12 juillet. La terreur se poursuit le lendemain : trois habitants d'Oyonnax, dont un adolescent de 15 ans, sont abattus. Des femmes sont violées. Les 20 et 21 juillet, 15 hommes sont arrêtés et torturés au château de Dortan (une personne connaissant 13 des victimes ne pourra deux jours plus tard en identifier qu'une seule tant les visages et les corps ont été mutilés). Le 22 juillet, les Allemands rassemblent la population au château et incendient dès 7 heures le village qui brûle entièrement. Seul le château de Dortan, alors quartier général des troupes allemandes, a été conservé.

Une « cité provisoire », bâtie afin de reloger les Dortanais, est inaugurée par le président de la République Vincent Auriol, lors d'un voyage qu'il effectue en Savoie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Dortan est membre de l'intercommunalité Haut-Bugey Agglomération, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Oyonnax. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[2].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Nantua, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[3]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Pont-d'Ain pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[3], et de la cinquième circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[4].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2001 Bernard Vincent-Genod PCF  
mars 2001 En cours Marianne Dubare[5] PS Retraitée de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Résultats des dernières élections présidentielles (2e tour)[modifier | modifier le code]

2002 : Inscrits : 1346 - Abst. : 19,69 % - Jacques Chirac : 767 voix (75,49 %) - Jean-Marie Le Pen : 249 voix (24,51 %)

2007 : Inscrits : 1460 - Abst. : 18,29 % - Nicolas Sarkozy : 764 voix (66,84 %) - Ségolène Royal : 379 voix (33,16 %)

2012 : Inscrits : 1350 - Abst. : 19,26 % - Nicolas Sarkozy : 632 voix (62,95 %) - François Hollande : 372 voix (37,05 %)

(Source : Ministère de l'Intérieur).

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2017, la commune comptait 1 846 habitants[Note 1], en diminution de 1,34 % par rapport à 2012 (Ain : +5,09 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0109751 0661 2171 3211 3121 3641 4021 377
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2861 2981 2351 2051 2401 2831 2951 2611 299
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1551 1431 092989999929818486861
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 4071 4251 4451 6092 1072 1862 1002 0881 871
2017 - - - - - - - -
1 846--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le château de Dortan.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Dortan est une ancienne forteresse bâtie au XIe siècle pour défendre l'axe Lyon - Saint-Claude. Jean-François de Dortenc a commis plusieurs méfaits dont la principale conséquence a été la vente du château au secrétaire et conseiller du roi Louis XIV. Puis le château a été acheté et remanié au XVIIe siècle et au XIXe siècle. Le château de Dortan, avec ses jardins, est inscrit sur l'inventaire des sites et monuments historiques depuis le 30 décembre 1997. Il demeure une propriété privée. Près de l'entrée du parc de château, se trouve le mémorial du martyr rappelant le massacre de Dortan.
  • Vestiges de la maison forte de Bonaz (fin XIVe siècle ?) ; la maison forte est acquise, en 1451, par la maison de Savoie pour 50 florins d'or des nobles frères André, Claude et Guillaume Bonard[10].
  • L'église Saint-Martin ; à proximité se trouve la stèle dédiée à l'abbé Dubettier (assassiné le 12 juillet 1944) et la cloche vestige de l'incendie du 21 juillet 1944.
  • Lieux et monuments de Maissiat :
    • La Pierre-Qui-Vire, située au sommet de la montagne dominant le village et qui selon la légende « virerait » tous les cent ans,
    • Présence de trois grottes dans la montagne : la grotte de la fausse monnaie, située sur le flanc nord-est de la montagne, qui domine le village d'Uffel ; la grotte du maquis ; et le puits Vincent, découvert lors de travaux pour l'aménagement d'un réservoir d'eau,
    • La cascade, d'une hauteur d'environ 10 mètres, située sur le ru en aval du hameau.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Le lac de Coiselet.
  • La « pierre qui vire », à Maissiat.
  • Ruisseau de Merdanson

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Dortan

Les armes de Dortan se blasonnent ainsi[11] :

De gueules à une fasce d'argent, accompagnée de trois annelets du même[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Evelyne Py, « La peur des Mongols », 19 février 2000, sur le site Mémoire locale et Seconde Guerre mondiale, memoire-net.org, citant : René Laplace, Le Combat d'Oullins, 1944 : 29 août, Édition l'Hermès, Lyon, 1977, p. 28, consulté le 20 janvier 2009
  2. « Haut-Bugey Agglomération - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le 19 avril 2020)
  3. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Dortan », sur le site de l'Insee (consulté le 19 avril 2020).
  4. « Découpage électoral de l'Ain (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le 19 avril 2020).
  5. Élue en 2001 sous le nom de Marianne Guelpa, elle a repris son nom de jeune fille Dubare au cours de son premier mandat, à la suite de son divorce.
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  10. ADCO, B 8 319, peau 4, compte de la châtellenie de Matafelon, 1450-1452.
  11. Histoire du château de Dortan par l'Association des Amis du Château de Dortan sous la direction de Marius Rollet, ancien propriétaire, et les archives du département de l'Ain.
  12. labanquedublason2.com.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Liseron Vincent-Doucet-Bon, Dortan village de France, , 121 p. (ASIN B003WW2U5Q)
  • Liseron Vincent-Doucet-Bon et Madeleine Vincent, C'était un village de France, Lyon, La belle cordière, , 125 p. (ASIN B001AFUMNY)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]