Échallon

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Échallon
Échallon
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Nantua
Canton Nantua
Intercommunalité Haut Bugey
Maire
Mandat
Daniel Savoye
2014-2020
Code postal 01130
Code commune 01152
Démographie
Population
municipale
762 hab. (2015 en diminution de 1,3 % par rapport à 2010)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 12′ 39″ nord, 5° 44′ 31″ est
Altitude Min. 510 m
Max. 1 082 m
Superficie 28,09 km2
Localisation

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Liens
Site web echallon.fr

Échallon est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village d'Échallon est situé dans l'Ain, à h 15 de route au nord de Lyon et à une heure de route à l'ouest de Genève. L'altitude du chef-lieu est de 800 mètres.

Le territoire de la commune d'Échallon, situé entre 700 et 800 mètres d'altitude, est délimité par les communes de Belleydoux, Giron, Saint-Germain-de-Joux, Plagne, Charix, Oyonnax, Arbent et Viry.

Bien que le nom de la commune soit « Échallon », aucun des quelque 17 hameaux qui la composent ne porte ce nom. Le chef-lieu de la commune est le hameau de Miribel, dans lequel se situe la mairie. Les autres hameaux sont la Pallud, le Caquet, la Pendue, le Crêt, le Favillon, les Essarts, le Bugnon, le Reverjoux, les Étrets, la Fluaz, le Sermet, la Côte Drued, l'Éculaz, le Montarquis...

La partie est du lac Genin est situé sur le territoire de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Échallon
Oyonnax Viry (Jura) Belleydoux
Échallon Giron
Plagne Saint-Germain-de-Joux , Charix

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 930, les terres d'Échallon sont données par Albitius, comte de Genève à l'abbaye de Nantua.

En 1159, le prieur de Nantua établit les limites entre la paroisse d'Échallon et les terres de l'abbaye de Saint-Claude (Jura).

En 1230, les querelles entre Étienne Ier, sire de Thoire et le prieur de Nantua Humbert de Mornay, entraînent prises, pillages et incendies dans les paroisses d'Échallon et Nantua.

En 1303, le prieur de Nantua établit un traité frappant de redevances les habitants de la paroisse d'Échallon.

En 1460, et après de nombreux désaccords relatifs au traité de 1303, Belleydoux et Échallon reconnaissent tous les droits du prieur de Nantua. À cette période, Belleydoux (et son hameau Gobet) se séparent d'Échallon, les limites entre les deux paroisses sont toutefois mal définies.

Au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1608, la mainmorte est supprimée pour les paroisses dépendant de l'abbaye de Nantua.

En 1617, le cadastre (alors appelé terrier) est rénové.

Le 14 juillet 1681, les limites définitives entre Belleydoux et Échallon sont fixées.

En 1668, frappée par la Guerre de Dévolution, la population d'Échallon n'est plus que de 70 habitants.

En 1692, dans le cadre du partage entre le prieur de l'abbaye de Nantua et les religieux du monastère, les châtellenies de Saint-Germain-de-Joux et d'Échallon sont données au chapitre.

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1944, le 1er août, la Prairie d'Échallon est, en plein jour le théâtre d'un parachutage d'armes et de munitions par les forces alliées. 300 à 400 tonnes de matériels sont larguées à partir de 15 h 30-16 h par trois vagues successives de 12 forteresses volantes Boeing B-17 escortées par 4 groupes de 4 chasseurs P-51 Mustang (au rayon d'action étendu par des réservoirs supplémentaires largables). Ces livraisons ont été rendues possibles par la présence de longue date de l’agent du Special Operations Executive (SOE) Richard Heslop (nom de code Xavier), qui rencontre et collabore avec le chef de la Résistance locale Romans-Petit[1]. Cet évènement fait l'objet d'un récit par l'agent américain de SOE, Denis Owen Jonhson dit "Paul" acteur de ce parachutage en plein jour au musée départemental d'histoire de la résistance et de la déportation de l'Ain et du Haut-Jura à Nantua.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Échallon Blason De gueules, à une échelle de trois couples d'or mise en bande. Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes.
Détails
Armorial historique de Bresse, Bugey, Dombes, Pays de Gex, Valromey Par Edmond Révérend du Mesnil[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1965 Eugène-Émile Tournier-Colletta    
1965 1983 Fernand Humbert    
1983 1995 Raymond Neyron    
1995 2008 Louis Adobati   Réélu en 2001
2008 en cours Daniel Savoye SE Retraité - Réélu en 2014
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie d'Échallon.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2015, la commune comptait 762 habitants[Note 1], en diminution de 1,3 % par rapport à 2010 (Ain : +6,33 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1401 3341 3741 1541 4251 4271 4831 5071 370
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3021 2471 1981 1011 1811 0911 057955888
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
846776712546553552502468419
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
427410423462550663760770762
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune d'Échallon bénéficie essentiellement d'activités liées aux forêts recouvrant les de la surface de la commune. Des scieries, toujours en activité, exploitent cette ressource, notamment le long de la Semine, rivière affluent de la Valserine.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments
Monuments Date Lieux Descriptions
Église Saint-Maurice 1865 Miribel Église néoclassique par Pierre Bossan (l'architecte de la Basilique Notre-Dame de Fourvière)
Monument aux Ailes Alliées[7] 1947 Prairie d'Échallon Édifice de 7,5 mètres surmonté d'une croix de Lorraine. Cérémonie commémorative le 1er dimanche de juillet
Monument aux Ailes Alliées.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Site classé du lac Genin (dont une petite partie se trouve sur la commune).

Le village se situe en limite du parc naturel régional du Haut-Jura[8].

Paysage d'Échallon et sur la vallée alentours.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Anthoine Brunet, sieur de Péron (Oyonnax vers 1600 - Montanges 1639), capitaine d'un corps-franc bugiste d'Échallon lors de la guerre de Dix Ans (1634 - 1644). Jusqu'il y a peu, la mémoire collective se souvenait de lui comme du "brave capitaine Brunet" ; son prénom, ainsi que ses origines géographiques, familiales et sociales, viennent seulement d'être redécouvertes[9].
  • François-Joseph Aymard (Échallon 6/12/1773 - Nancy 4/09/1842), héros des guerres napoléoniennes.
  • Émile Tournier-Coletta (1887 - 1976), ancien maire et résistant des maquis de l'Ain.
  • Charles Bletel (Paris 20/02/1920 - Échallon 14/07/1944), résistant, chef de groupe des Maquis de l'Ain.

Special Operations Executive[modifier | modifier le code]

Les agents du Special Operations Executive, venus aider le Maquis de l'Ain et du Haut Jura en 1943 et 1944, et dont les cendres reposent dans le monument symbolisant l'aide des Alliés :

  • le colonel britannique Richard Heslop « Xavier » (1907 - 1973) ;
  • le capitaine américain Owen Denis Johnson « Gaël » (1918 - 1993) ;
  • le capitaine français Raymond Aubin dit « Alfred » (1909 - 1991) ;
  • le lieutenant canadien Marcel Veilleux « Yvello » (1921 - 2004).

Sports[modifier | modifier le code]

Le tour de France 2014 passe par Échallon au cours de la 11e étape du Tour de France 2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]