Ceignes

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Ceignes
Ceignes
Chapelle Saint-Laurent d'Étables.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Nantua
Canton Pont-d'Ain
Intercommunalité Haut-Bugey Agglomération
Maire
Mandat
Alain Aubœuf
2014-2020
Code postal 01430
Code commune 01067
Démographie
Population
municipale
253 hab. (2016 en diminution de 3,07 % par rapport à 2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 07′ 15″ nord, 5° 29′ 54″ est
Altitude Min. 580 m
Max. 862 m
Superficie 10,01 km2
Localisation

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Ceignes est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle est située au col de Cerdon sur un large plateau que borde l'extrémité des Monts Berthiand. La commune est située à environ 40 kilomètres de Bourg-en-Bresse et 16 kilomètres de Nantua.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Ceignes se situe au centre est du département de l'Ain dans le Haut Bugey, dans le massif du Jura. Son territoire communal de 1001 hectares est vallonné par les Monts Berthiand. Il est délimité par les communes de Peyriat, Maillat, Labalme, Saint-Alban, Challes-la-Montagne et Leyssard. La commune comprend plusieurs groupes d'habitations, le village de Ceignes et les hameaux d'Étables et de Moulin-Chabaud.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ceignes
Leyssard Peyriat
Challes-la-Montagne Ceignes Maillat
Saint-Alban (Ain) Labalme

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type semi-continental, avec des hivers froids, des étés chauds, et des précipitations tombant majoritairement en été.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Ceignes est traversée, depuis 1986, par l'autoroute A 40 sur une longueur de 4,250 km, mais ne possède pas de sortie sur son territoire. Il faut se rendre à Saint-Martin-du-Frêne, à environ 5 km, pour y accéder. Deux aires de service ont été aménagées sur le territoire communal. L'aire de Ceignes-Cerdon, dans le sens Mâcon-Genève est possède un grand parking pour les véhicules de toutes dimensions ainsi qu'une station-service. La seconde est l'aire de Ceignes Haut-Bugey, dans les sens Genève-Mâcon avec également une station-service.

Cette autoroute des Titans passe par le col de Ceignes (646 m), de 8 km, dont une pente de 6 % sur 3 km.

La route départementale D 1084 traverse également la commune à hauteur du hameau Moulin-Chabaud Elle permet de se rendre en direction de Nantua ou Oyonnax par le nord, et Poncin ou Ambérieu-en-Bugey par le sud. La commune est également traversée sur la route départementale 11 entre Cerdon et Matafelon-Granges. De plus la route départementale 11 g permet d'accéder à Leyssard.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Une ligne de tramway existait jusqu'à la fin de la première moitié du XXe siècle[1]. Celle-ci reliait Nantua à Ambérieu-en-Bugey en longeant la route nationale 84 (aujourd'hui appelée route départementale D1084) avec une gare dans le hameau Moulin-Chabaud. Le service fut interrompu à la suite de l'effervescence du transport routier, malgré tout, il fut d'un grand service aux populations desservies.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Le nombre total de logements dans la commune est de 104[2]. Parmi ces logements, 85,6 % sont des résidences principales, 13,5 % sont des résidences secondaires et 1 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 97,8 % des maisons individuelles et 2,2 % sont d'autre part des appartements. La part d'habitants propriétaires de leur logement est de 69,7 %[2]. Ce qui est supérieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. En conséquence, le nombre de locataires est de 28,1 % sur l'ensemble des logements qui est inversement inférieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %[2]. On peut noter également que 2,2 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, aucun ne sont des studios, 5,6 % sont des logements de deux pièces, 16,9 % en ont trois, 40,4 % des logements disposent de quatre pièces, et 37,1 % des logements ont cinq pièces ou plus[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ceignes et ses hameaux n'ont pas gardé le même nom suivant les années[3]. Ceignes s'appelait Cyennies en 1299, Cyennis Jusqu'en 1369, Cegnies jusqu'en 1394, Ceynies en 1394, Ciegne et Ceigne au XVIIe siècle et au XIXe siècle.

En arpetan, une ceigne est un espace défriché et devenu boueux ; sans doute, une zone de défrichement dont les sols, imperméables ou faiblement perméables, avaient tendance à se transformer rapidement en espaces boueux.

Les hameaux[modifier | modifier le code]

Étables était Stabulis jusqu'en 1223 puis Estrablos jusqu'en 1250. Le nom d’Estrable apparait pour être remplacé par Estable en 1670 et devenir Étable jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.

Le second hameau, Moulin-Chabaud s'appelait autrefois les Barraques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Ceignes

Le site d'Étables[4] semble avoir été une étape sur la voie romaine venant de Lyon.

Au Moyen Âge, d'abord dépendant des seigneurs de Coligny puis de ceux de Thoire, Étables passe sous domination savoyarde en 1402 et ceci jusqu'en 1601, date de rattachement des Pays de l'Ain à la France, par le Traité de Lyon. Un château semble avoir existé à l'emplacement le plus élevé du village, mais il ne reste aujourd'hui que les vestiges des murailles. Une tradition veut qu'au début du XVIIe siècle, les maisons du village aient été totalement détruites par les flammes.

En 1790 déjà, la population du hameau de Ceignes dépasse celle d'Étables. En 1809 la paroisse est transférée à Ceignes, et en 1879, Étables cesse d'être le chef-lieu de la commune au profit de Ceignes. En 1926 et la fin du sectionnement électoral, le hameau perd même les 3 sièges qui lui étaient réservés au conseil municipal.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de la commune :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Yves Brossier    
2001 2008 Jean-Luc Perret    
2008 En cours Alain Auboeuf SE Professeur des écoles
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune n'a pas développé d'association de jumelage.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Ceignes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2016, la commune comptait 253 habitants[Note 1], en diminution de 3,07 % par rapport à 2011 (Ain : +5,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
352373442444402435436411417
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
393355350308319287291267259
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
239225185178150146135128134
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
131124114136160230273265263
2016 - - - - - - - -
253--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école de Ceignes se situait dans la mairie. Un bâtiment à trois niveaux qui fut construit en 1877, au centre du village, sur la place. Le rez-de-chaussée abritait la salle de classe alors que le premier niveau était le logement de l'instituteur. Le second étage étant le lieu du conseil municipal et les archives. L'école fut fermée en 1982 à cause du manque d'effectif, mais la salle de classe est toujours conservée en l'état.

Le collège le plus proche de Ceignes est le collège "Théodore-Rosset" de Montréal-la-Cluse. Le département de l'Ain met à disposition un transport scolaire gratuit le matin et le soir qui passe par plusieurs arrêts dans les différents hameaux de la commune.

Il en est de même pour le transport jusqu'au lycée. Ceignes se situe dans le secteur du lycée "Xavier-Bichat" de Nantua, mais certaines navettes permettent aux jeunes d'aller jusqu'aux lycées "Arbez-Carme" de Bellignat ou "Paul-Painlevé" d'Oyonnax suivant les orientations choisies.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La commune de Ceignes possédant deux églises — l'église Sainte-Catherine dans le chef-lieu et la chapelle Saint-Laurent dans le hameau d’Étables — il y a deux fêtes patronales : le 25 novembre pour la fête de Sainte-Catherine et le 10 août pour la fête de Saint-Laurent[9].

Santé[modifier | modifier le code]

Les pharmacies les plus proches sont celles d'Izernore, de Saint Martin du Fresne et de Montréal-la-Cluse. Des médecins s'y trouvent également.

Ceignes se situe dans le secteur du centre hospitalier du Haut Bugey à Oyonnax. Ce bâtiment ouvert en 2007 a permis le regroupement des hôpitaux d'Oyonnax et de Nantua qui dataient de l'avant-guerre, mais également une mise aux normes de leurs infrastructures.

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henri Romans-Petit (Firminy, Loire 1897 - Ceignes 1980) : colonel, chef des maquis de l'Ain et du Haut-Jura dès 1942 ; il organisa (à la tête de ses maquisards), le 11 novembre 1943, "au nez et à la barbe" de l'occupant nazi, un défilé dans les rues d'Oyonnax avec dépôt de gerbe au monument aux Morts. Il termina sa vie à Ceignes et est inhumé au cimetière d'Oyonnax.
  • Jean-Marie Clerc[10] est né à Ceignes en 1817, il travailla dans la soierie à Lyon et fit fortune. Il passa sa retraite à Ceignes et consacra une partie de ses ressources dans la commune. Il acheta notamment une pompe à incendie et finança les travaux de la construction de l'église de la commune. Il meurt en 1883 et donna par testament une somme importante d'argent « dont les intérêts devaient être consacrés à l'entretien de l'édifice. »

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1950, l'agriculture était l'activité principale de la commune. Aujourd'hui, une seule exploitation subsiste et les surfaces agricoles sont louées aux agriculteurs des communes extérieurs.

Aujourd'hui, l'atelier de matière plastique, les artisans ainsi que l'aire de service de l'autoroute A40 sont sources d'emplois.

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Commerce[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments laïques[modifier | modifier le code]

Il existe également un four à pain de la même époque ainsi qu'un lavoir communal. On retrouve aussi la trace d'un chemin gallo-romain.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Catherine.

Dans la hameau d'Étables, se trouve une chapelle fortifiée[9] du XIIe siècle, elle se trouve au point le plus élevé du hameau. Cette chapelle Saint-Laurent d'Étables est inscrite aux monuments historiques est de style roman remanié en gothique[11].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. A. Clerc, J. Déléaz, Colonel Henri Girousse, J. Piavoux, Richesses Touristiques et Archéologiques du Canton d'Izernore, ITALIQ, 1998, p. 36 (ISBN 2-907656-29-5).
  2. a b c et d Données INSEE compulsées par Linternaute - Logement à Ceignes.
  3. A. Clerc, J. Déléaz, Colonel Henri Girousse, J. Piavoux, Richesses Touristiques et Archéologiques du Canton d'Izernore, ITALIQ, 1998, p. 35 (ISBN 2-907656-29-5).
  4. A. Clerc, J. Déléaz, Colonel Henri Girousse, J. Piavoux, Richesses Touristiques et Archéologiques du Canton d'Izernore, ITALIQ, 1998, p. 36 - 37 (ISBN 2-907656-29-5).
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. a et b « Ceignes »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur quid.fr
  10. A. Clerc, J. Déléaz, Colonel Henri Girousse, J. Piavoux, Richesses Touristiques et Archéologiques du Canton d'Izernore, ITALIQ, 1998, p. 49 (ISBN 2-907656-29-5).
  11. « La chapelle Saint-Laurent d'Étables », notice no PA00116354, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Clerc, J. Déléaz, Colonel Henri Girousse, J. Piavoux, Richesses Touristiques et Archéologiques du Canton d'Izernore, ITALIQ, 1998, p. 34 - 49 (ISBN 2-907656-29-5)

Article connexe[modifier | modifier le code]