Peyriat

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Peyriat
Peyriat
Peyriat et son hameau Giriat en second plan
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Nantua
Intercommunalité Haut-Bugey Agglomération
Maire
Mandat
Sylvain Guenro
2020-2026
Code postal 01430
Code commune 01293
Démographie
Population
municipale
148 hab. (2019 en diminution de 15,91 % par rapport à 2013)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 09′ 18″ nord, 5° 30′ 45″ est
Altitude Min. 557 m
Max. 815 m
Superficie 5,93 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Oyonnax
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pont-d'Ain
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Peyriat

Peyriat est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle se situe dans le Haut-Bugey, à environ 37 km de Bourg-en-Bresse.

Ses habitants sont appelés les Peyriatis[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Peyriat se situe au centre est du département de l'Ain dans le Haut Bugey, dans le massif du Jura. Son territoire communal, assez exigu, forme un quadrilatère assez régulier vallonné par les Monts Berthiand. Il est délimité par les communes de Nurieux-Volognat, Saint-Martin-du-Frêne, Maillat, Ceignes et Leyssard.

La commune comprend deux agglomérations, le village de Peyriat et le hameau de Giriat.

Il n'y a pas de véritable cours d'eau à Peyriat, des sources se forment par temps de pluie, mais le relief permet une évacuation rapide.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le village se situe à environ 37 km de Bourg-en-Bresse et à 11 km de Nantua.

Les entrées d'autoroute les plus proches sont :

Peyriat est traversée par la route départementale 11 qui relie Cerdon à Matafelon-Granges. Une route communale (C1) permet d'accéder au hameau de Giriat, et de rejoindre Maillat.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type continental (climat d'abri).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Peyriat est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Oyonnax, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 40 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (51,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (52,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (51,3 %), prairies (23,2 %), zones agricoles hétérogènes (21,4 %), zones urbanisées (4,1 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Logement[modifier | modifier le code]

Le nombre total de logements dans la commune est de 71[9]. Parmi ces logements, 77,5 % sont des résidences principales, 12,7 % sont des résidences secondaires et 9,9 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 98,2 % des maisons individuelles, aucun appartement et enfin seulement 1,8 % sont des logements d'un autre type. La part d'habitants propriétaires de leur logement est de 76,4 %[9]. Ce qui est supérieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. En conséquence, la part de locataires est de 16,4 % sur l'ensemble des logements qui est inversement inférieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %[9]. On peut noter également que 7,3 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, aucun ne sont des studios, 3,6 % sont des logements de deux pièces, 7,3 % en ont trois, 27,3 % des logements disposent de quatre pièces, et 61,8 % des logements ont cinq pièces ou plus[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée sur la D11 (sud).

La commune est son hameau ont connu plusieurs noms : de 1299 à 1369 l'appellation était Peyria puis Peria jusqu'en 1394, Peyriaz jusqu'en 1789 pour enfin conserver Peyriat.

L'étymologie proposée est que Peyriat signifie : « lieu pierreux ou voie empierrée ».

À l'origine, en 1250, Giriat était Ciriacus puis Giria à partir de 1394. On pense que le nom vient de : « domaine appartenant à Cyrus ».

Faits historiques[modifier | modifier le code]

On retrouve à Peyriat des traces de l'occupation romaine et burgonde. À l'ouest, des anciens puits romains, (dont certains sont complètement effondrés) ont été récemment restaurés par une association d'Izernore. Les labours ont également permis de retrouver des fragments de poterie ou des tuiles.

Au Moyen Âge, d'abord dépendant des seigneurs de Coligny puis de ceux de Thoire, Peyriat passe sous domination savoyarde en 1402 et ceci jusqu'en 1601, date de rattachement des pays de l'Ain à la France, par le Traité de Lyon. Avant 1789, Peyriat était un village de la paroisse et de la seigneurie de Volognat (élection de Belley, subdélégation de Nantua, mandement de Montréal, justice du comté de Montréal). Le cahier des doléances des villages de Peyriat et de Giriat montre que leurs habitants vivent dans le plus grand dénuement.

Après de nombreux procès avec ses voisines, les limites de la commune sont définitivement établies en 1818.

Les deux guerres mondiales n'épargneront pas la population de la commune.

Le nombre d'habitants, en constante diminution depuis le milieu du XIXe siècle, atteindra un minimum de 85 habitants pour se redresser très sensiblement à partir des années 1970 avec l'apparition de constructions neuves dans le sud du village et dans le hameau de Giriat.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Peyriat comprend 11 membres, dont le maire et 2 adjoints.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de la commune :

Liste des maires successifs[10]
Période Identité Étiquette Qualité
10 décembre 1919 avril 1923 Abel Livet    
18 avril 1923 mars 1936 François Béroud Rad. Conseiller général du Canton d’Izernore
16 mars 1936 juin 1944 Louis Chardon    
21 juin 1944 novembre 1947 Nestor Levrat   Président du Comité local de Libération
3 novembre 1947 mars 1983 Albert Benoît Ind.
(Droite)
Vice-président du Comité de libération de Peyriat
26 mars 1983 mars 1989 Michel Desplanches   Professeur
24 mars 1989 15 mars 2020 Pierre-Marie Benoît DVD Cultivateur
mai 2020 En cours Sylain Guenro DVD Ingénieur

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Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13].

En 2019, la commune comptait 148 habitants[Note 3], en diminution de 15,91 % par rapport à 2013 (Ain : +5,32 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
212223289288258245259284246
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
235238233217205200186174152
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
140148138108114104107106106
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
978587120154158165166174
2017 2019 - - - - - - -
157148-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école se trouvait dans le bâtiment de la mairie, rénové en 1880. La dernière classe s'est tenue en 1972.

Les enfants de la commune sont scolarisés aujourd'hui à l'école primaire intercommunale Maillat-Peyriat, à Maillat.

Le collège le plus proche de Peyriat est le collège Théodore-Rosset de Montréal-la-Cluse. Le département de l'Ain met à disposition un transport scolaire gratuit le matin et le soir.

Il en est de même pour le transport jusqu'au lycée. Peyriat se situe dans le secteur du lycée "Xavier Bichat" de Nantua, mais certaines navettes permettent aux jeunes d'aller jusqu'aux lycées "Arbez-Carme" de Bellignat ou "Paul-Painlevé" d'Oyonnax suivant les orientations choisies.

Santé[modifier | modifier le code]

Les pharmacies les plus proches sont celles d'Izernore de Saint-Martin-du-Frêne et de Montréal-la-Cluse. Des cabinets médicaux y sont également implantés.

Peyriat se situe dans le secteur du centre hospitalier du Haut-Bugey à Oyonnax. Ce bâtiment ouvert en 2007 a permis le regroupement des hôpitaux d'Oyonnax et de Nantua qui dataient de l'avant-guerre, mais également une mise aux normes de leurs infrastructures.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi et revenus de la population[modifier | modifier le code]

Pendant longtemps, l'unique source de revenu des Peyriatis était l'agriculture. Il ne reste maintenant que trois exploitations agricoles, la grande majorité des habitants allant travailler dans les bassins d'emploi de Nantua et d'Oyonnax.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

  • Église du XIVe siècle placée sous le vocable de Saint Brice, remaniée aux 15e et 16e siècles, prend son aspect actuel à la fin du 19e avec la destruction du porche et la construction à la place de ce dernier d'un clocher à escalier à vis. En 1969, la restauration de l'intérieur de l'édifice a mis au jour une niche dans le mur de du chœur. Datée du XIVe siècle, ses couleurs d'origine (ocre et vermillon) sont toujours visibles. À la base des jambages, deux têtes, dont l'une est mitrée, se font face. Elles sont supposées être les représentations de saint Martin, et de son disciple saint Brice.
  • Vestige des puits romains de Vieillat, restaurés au cours des années 2000 par une association locale.
  • Petit patrimoine récemment restauré : mairie, prise d'eau dite de la Fontaine, bac-lavoir de Vieillat (Giriat).

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Points de vue sur la Bresse, le Mont Blanc et la vallée de l'Ain au lieu-dit Champdollan.

Littérature[modifier | modifier le code]

Peyriat est cité dans le roman d'Alexandre Dumas Les Blancs et les Bleus paru en 1867. On lit au chapitre 7 : "Dix hommes à cheval, emmenant avec eux un prisonnier, ne passent pas inaperçus. Il s'agit de trouver des gens venant de Saint-Germain et de [Chézery] et de s'informer d'eux s'ils ont vu des cavaliers allant du côté du Pays de Gex, et d'en trouver d'autres venant de [Volognat] ou de Peyriat et de s'informer d'eux si au contraire, ils ont vu des cavaliers allant du côté de Bourg."

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Tarte à la lie (galette couverte de purée de pommes de terre et de poireaux cuits dans la lie de noix).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé, sur habitants.fr
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a b c et d Données INSEE compulsées par Linternaute - Logement à Peyriat.
  10. Liste des 23 maires de Peyriat.
  11. a b et c Au calendrier républicain.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • C. Dheyriat, A. Dheyriat, Richesses Touristiques et Archéologiques du Canton d'Izernore, ITALIQ, 1998, p. 154 - 163 (ISBN 2-907656-29-5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]