Fajoles

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Fajoles
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Lot
Arrondissement Arrondissement de Gourdon
Canton Canton de Payrac
Intercommunalité Communauté de communes Quercy-Bouriane
Maire
Mandat
Fabienne Lalande
2014-2020
Code postal 46300
Code commune 46098
Démographie
Population
municipale
262 hab. (2012)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 14″ N 1° 23′ 50″ E / 44.8039, 1.397244° 48′ 14″ Nord 1° 23′ 50″ Est / 44.8039, 1.3972  
Altitude Min. 118 m – Max. 213 m
Superficie 8,98 km2
Localisation

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Fajoles est une commune française, située dans le département du Lot en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Fajoles en Quercy, petite commune du canton de Payrac, arrondissement de Gourdon, se trouve située hors des chemins de grandes communications ce qui en fait un lieu calme et de tranquillité où la vie s’écoule, lentement, contrastant en cela l’agitation des centres plus importants comme Gourdon ou Souillac par exemple, lesquels en période de vacances montrent une grande activité sous l’influence de nombreux touristes passant où venant s’y fixer aux beaux jours. Fajoles se trouve dans la Bouriane, peut-être est-ce un diminutif de Fages, il y a un repaire de ce nom. La paroisse Notre Dame de Fajoles est nommée comme dépendant du Vigan dans la charte de l’archevêque de Bourges de 1143 et la bulle de Anastase IV (1153).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Fajoles
Sainte-Mondane,
Veyrignac
Masclat Lamothe-Fénelon
Milhac Fajoles
Anglars-Nozac Rouffilhac

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Fajoles (Fajòlas en occitan) remonte à l'époque gallo-romaine. Il est basé sur le mot latin fagus qui désigne un arbre : le hêtre[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de Fajoles est très anciennement peuplé. Au lieu-dit du Piage, un site archéologique préhistorique important est mondialement reconnu, car comportant les traces de l'Homme de Néandertal et de l'Homme de Cro-Magnon, sur une longue période. On aurait également trouvé des tessons de poteries romaines, des médailles et d’antiques substructions au lieu-dit « les Frousses » (ou les Fourques, note n° 6) près du village de Sales. Lacoste et Saint Marty rapportent dans leurs ouvrage sur l’histoire du Quercy qu’il y aurait eu jadis en ce lieu une ville dont on ignore le nom et que les monnaies trouvées seraient à dater des Haut et Bas Empire romain. Ce lieu fut certainement habité depuis les temps les plus reculés comme en font foi les gisements préhistoriques qui s’y rencontrent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014 Laurent Rougières    
mars 2014 en cours Fabienne Lalande    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 262 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872
561 541 664 617 661 685 628 638 622
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
618 618 627 580 578 545 519 519 431
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
414 348 355 323 286 255 262 253 243
1990 1999 2005 2006 2010 2012 - - -
220 211 255 270 262 262 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église de l'Assomption

L'église de Fajoles se présente sous la forme classique de croix latine. Le chœur, en cul de four, avec une voûte en pierre, forme une demi-coupole intérieure éclairée de trois côtés par des fenêtres romanes. On pénètre dans l’édifice par deux portes. Celle qui donne accès à la chapelle de l’Épître, face à l’ouest, comporte un arc à plein cintre surmonté intérieurement par deux arcs du même type s’inscrivant l’un dans l’autre et serait à dater de la fin du XIIe siècle. Quatre colonnettes à chapiteaux supportent les arcs et encadrent la porte. Sur ces chapiteaux on voit trois personnages, Adam et Eve, chassés du paradis, se tenant par la main et le troisième est en robe.
Au-dessus de cette porte, et décalé par rapport au centre, on remarque un petit mordillon anthropomorphe, la tête en bas (signifiant que le diable a été vaincu).
La deuxième porte face au sud où la place n’a plus ses colonnes date de la fin du XIIe siècle, début XIIIe siècle.

L'église a été inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 30 mai 1978[4].

  • La maison du patrimoine, musée d'interprétation, ouverte en 2010 par la communauté de communes de la Haute Bouriane, présente les recherches archéologiques faites au lieu-dit du Piage et explique le mode de vie des Hommes durant cette période.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy,‎ juin 2002, 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 43.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012
  4. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Liens externes[modifier | modifier le code]