Le Tertre-Saint-Denis

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Le Tertre-Saint-Denis
Le Tertre-Saint-Denis
Mairie de Le Tertre-Saint-Denis
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Mantes-la-Jolie
Canton Bonnières-sur-Seine
Intercommunalité Grand Paris Seine et Oise
Maire
Mandat
Yves Giard
2014-2020
Code postal 78980
Code commune 78608
Démographie
Population
municipale
124 hab. (2016 en augmentation de 8,77 % par rapport à 2011)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 22″ nord, 1° 36′ 23″ est
Altitude Min. 123 m
Max. 168 m
Superficie 2,91 km2
Localisation

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Le Tertre-Saint-Denis est une petite commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Cette commune rurale est, avec une centaine d'habitants, la quatrième dans l'ordre des communes les moins peuplées des Yvelines, trois autres ayant moins de cent habitants, Mulcent, Gambaiseuil et le Tartre-Gaudran.

Ses habitants sont appelés les Tertrois[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Collis Sanctus Dyonisii au XIIIe siècle[2].

Les scribes ont changé Colle (colline) par Tartre[3].

La commune s'est appelée successivement Le Tertre, Tartre-Saint-Denis et Saint-Denis-du Tartre, a été baptisée « Le Tertre-la-Montagne » sous la Révolution[4].

« Tertre » ou « Tartre » désigne l'éminence sur laquelle est construit le village (géologiquement une butte-témoin). Saint-Denis désigne le premier évêque de Paris au Moyen Âge[5].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation du Tertre-Saint-Denis dans les Yvelines.

Situation[modifier | modifier le code]

La commune du Tertre-Saint-Denis se trouve dans le nord-ouest des Yvelines, sur le plateau du Mantois, à environ douze kilomètres au sud-ouest de Mantes-la-Jolie, chef-lieu d'arrondissement et à 50 kilomètres à l'ouest de Versailles, préfecture du département. C'est une petite commune (avec 291 hectares elle représente le tiers de la moyenne yvelinoise, 872 ha) et l'une des moins peuplées du département.

Les communes limitrophes sont Perdreauville au nord-est, Favrieux et Flacourt à l'est, Dammartin-en-Serve au sud, Longnes au sud-ouest et Ménerville au nord.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Sur le plan hydrographique, Le Tertre-Saint-Denis se trouve dans le bassin versant de la Vaucouleurs, affluent de rive gauche de la Seine. Il n'existe aucun cours d'eau permanent dans le territoire communal. À la limite nord de la commune, le « ravin du pont Bât-Cheval[6] » désigne un thalweg orienté vers l'est, dans la commune de Flacourt, qui donne naissance plus à l'est au ru de Morand, affluent de la Vaucouleurs.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal, de forme approximativement rectangulaire s'étend sur environ trois kilomètres de long et un kilomètre de large. Il appartient au plateau du Mantois, sans relief très marqué. Il se trouve à une altitude moyenne de 140 mètres, en légère pente vers le nord, où le ravin du pont Bât-Cheval descend jusqu'à 123 mètres d'altitude, avec à sa limite sud une hauteur sur laquelle est établi le village qui est une butte-témoin culminant à 168 mètres d'altitude.

Sur le plan géologique, la commune appartient au bassin parisien qui est une vaste cuvette sédimentaire. Les roches sédimentaires présentes dans le sous-sol de la commune appartiennent aux étages Lutétien, Bartonien et Stampien de l'Éocène et de l'Oligocène (ère tertiaire). Sept formations géologiques affleurent dans la commune. Une partie du territoire, vers l'ouest, est recouverte de limon des plateaux résultant de dépôts éolien du quaternaire.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat au Tertre-Saint-Denis est un climat tempéré de type océanique dégradé caractéristique de celui de l'Île-de-France. Les températures moyennes s'échelonnent entre 2 et 5 °C en hiver (janvier) et 14 et 25 °C en été (juillet)[7]. La pluviométrie moyenne, relativement basse, s'établit à environ 600 mm par an. Les mois les plus pluvieux vont d'octobre à janvier.


Utilisation du territoire[modifier | modifier le code]

Occupation des sols en 2008.
Type d'occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 2,5 % 7,22
Espace urbain non construit 1,9 % 5,39
Espace rural 95,6 % 277,12
Source : Iaurif

Le territoire est essentiellement rural, à 95,6 %, et consacré presque exclusivement à l'agriculture. Celle-ci occupe 269 hectares soit 92,8 % de la superficie totale de la commune. Il s'agit de grande culture céréalière formant un paysage ouvert d'openfield. Les parcelles boisées, dispersées le long de la limite nord, représentent 7,6 hectares (2,6 %).

L'habitat est groupé dans le village à la lisière sud de la commune. Les constructions occupent 6,9 hectares (2,4 % du territoire) et se composent d'habitations individuelles de construction ancienne. S'y ajoutent 5,3 hectares de parc et jardins[8].

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Les communications de cette commune à l'écart des grands axes reposent sur une voie communale qui traverse le territoire dans le sens nord-sud et rejoint à un kilomètre environ au sud du village la route départementale 928 (Mantes-la-Jolie - Anet).

Histoire[modifier | modifier le code]

On n'a pas relevé de traces d'occupation ancienne du territoire.

Le Tertre-Saint-Denis vers 1780, carte de Cassini.

En 1188, le village, comme nombre d'autres dans la région, fut incendié par les Anglais du roi Henri II Plantagenêt[5].

Ce territoire a eu de nombreux propriétaires dans le passé. Notamment en 1488, Guillaume de Vipart, Guillaume de Fontenay et le prieur du Hamel de Bréval étaient seigneurs chacun pour un tiers[4].

Au XVIIIe siècle, Savalette de Magnanville possédait une partie des terres.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Le Tertre-la-Montagne[9].

En octobre 2007, la rénovation de l'église et la restauration du retable sont achevés après sept ans de travaux[10]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2016, la commune comptait 124 habitants[Note 1], en augmentation de 8,77 % par rapport à 2011 (Yvelines : +1,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
968781109102112114107113
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
11210811410911788908475
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
808394697262816859
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
4453405182101105106106
2013 2016 - - - - - - -
116124-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (9,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,8 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 20 %, 15 à 29 ans = 22 %, 30 à 44 ans = 16 %, 45 à 59 ans = 32 %, plus de 60 ans = 10 %) ;
  • 52,8 % de femmes (0 à 14 ans = 17,9 %, 15 à 29 ans = 26,8 %, 30 à 44 ans = 16,1 %, 45 à 59 ans = 30,4 %, plus de 60 ans = 9 %).
Pyramide des âges à Le Tertre-Saint-Denis en 2007 en pourcentage[14]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
2,0 
75 à 89 ans
5,4 
8,0 
60 à 74 ans
3,6 
32,0 
45 à 59 ans
30,4 
16,0 
30 à 44 ans
16,1 
22,0 
15 à 29 ans
26,8 
20,0 
0 à 14 ans
17,9 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[15]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les maires du Tertre-Saint-Denis[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 En cours Yves Giard[1]    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

La commune du Tertre-Saint-Denis appartient au canton de Bonnières-sur-Seine et n'est rattachée à aucune communauté de communes. Elle s'est retirée en 2007 du SCOT du Syndicat mixte d’étude d’urbanisme et d’aménagement des pays de Houdan-Montfort L’Amaury[16].

Sur le plan électoral, la commune est rattachée à la neuvième circonscription des Yvelines, circonscription à dominante rurale du nord-ouest des Yvelines, dont le député est Jean-Marie Tétart (UMP).

Sur le plan judiciaire, le Tertre-Saint-Denis fait partie de la juridiction d’instance de Mantes-la-Jolie et, comme toutes les communes des Yvelines, dépend du tribunal de grande instance ainsi que de tribunal de commerce sis à Versailles[17],[18].

Économie[modifier | modifier le code]

Lors du recensement de la population de 1999, la commune comptait 28 emplois, dont 57 % dans la construction, 29 % dans le secteur tertiaire hors commerce et le solde dans l'agriculture[19]. La population active de la commune se composait de 52 personnes (soit 51 % de la population totale), comprenant principalement des ouvriers et employés, ainsi que huit agriculteurs[20]. Ces personnes se répartissaient en trois groupes sensiblement équivalents, travaillant soit dans la commune, soit dans le département, soit à l'extérieur de celui-ci[21].

Le territoire est consacré à la grande culture céréalière.

Culture[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Église Saint-Laurent-et-Saint-Denis de Le Tertre-Saint-Denis le 17 juin 2016 - 1.jpg
  • Église Saint-Laurent-et-Saint-Denis, église rustique dotée d'un petit clocher à cheval sur le toit de la nef et couvert d'ardoise.

Dans cette église se trouve un retable en plâtre moulé datant du XVIIe siècle représentant l'Annonciation et classé monument historique le 10 août 1904[22]

Cultes[modifier | modifier le code]

Le culte catholique est assuré par le groupement paroissial de Bréval, qui regroupe 17 communes, rattaché au doyenné de Maule - Montfort-l'Amaury - Houdan[23]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Le Tertre-Saint-Denis », Union des maires des Yvelines (consulté le 17 avril 2011).
  2. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  3. Stéphane Gendron - Les noms des lieux en France: essai de toponymie, page 204. (ISBN 2877723712)
  4. a et b Monique Bardy, La grande histoire des Yvelines, Édijac, 1989, p. 147.
  5. a et b Le Patrimoine des communes des Yvelines, Paris, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France », , 1155 p. (ISBN 2-84234-070-1) p. 129.
  6. Le pont Bât-Cheval est un vieux pont remontant au Moyen Âge qui enjambe ce même ravin à Flacourt et emprunté par un chemin parfois considéré comme une ancienne voie romaine
  7. Climat des Yvelines sur le site de Météo-France
  8. « Occupation du sol détaillée en 2008 - Le Tertre-Saint-Denis », Iaurif (consulté le 7 juin 2011).
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Les travaux de l'église du Tertre-Saint-Denis sont terminés, Le Courrier de Mantes, 17 octobre 2007
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. « Évolution et structure de la population à Le Tertre-Saint-Denis en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 22 avril 2011)
  15. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 22 avril 2011)
  16. Conseil municipal de Richebourg, 11 mai 2007
  17. « Tribunal d'instance de Mantes la Jolie - Liste des communes et cantons », Cour d'appel de Versailles (consulté le 16 avril 2011).
  18. « Tribunal de grande instance de Versailles - », Cour d'appel de Versailles (consulté le 16 avril 2011).
  19. Emplois au lieu de travail, Insee
  20. Population active ayant un emploi, Insee
  21. Navettes domicile-travail des personnes ayant un emploi, Insee
  22. Base Palissy, ministère de la Culture
  23. Doyenné de Maule - Montfort-l'Amaury - Houdan, site officiel