Magnanville

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Magnanville
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Magnanville
Héraldique
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Mantes-la-Jolie
Canton Mantes-la-Jolie
Intercommunalité Grand Paris Seine et Oise
Maire
Mandat
Michel Lebouc
2014-2020
Code postal 78200
Code commune 78354
Démographie
Gentilé Magnanvillois
Population
municipale
5 943 hab. (2013)
Densité 1 395 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 05″ Nord 1° 40′ 58″ Est / 48.9680555556, 1.68277777778
Altitude Min. 65 m – Max. 132 m
Superficie 4,26 km2
Localisation

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Liens
Site web magnanville.fr

Magnanville est une commune française du département des Yvelines et de la région Île-de-France, située 60 km à l'ouest de Paris. Cette commune appartient à la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise.

Ses habitants sont appelés les Magnanvillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Magnanville dans les Yvelines.
Locator Dot.png

La commune de Magnanville fait partie de l'agglomération de Mantes-la-Jolie. Elle se situe à sa périphérie sud. Elle est établie sur des coteaux orientés vers le nord faisant transition entre la vallée de la Seine et le plateau du Mantois et dominant la vallée de la Vaucouleurs à l'est.

Elle est limitrophe de Mantes-la-Ville au nord-est, d'Auffreville-Brasseuil au sud-est, de Soindres au sud et de Buchelay au nord-ouest.

C'est une commune largement urbanisée, surtout dans sa partie nord en continuité de l'agglomération de Mantes-la-Jolie - Mantes-la-Ville, mais qui conserve un caractère rural sur environ la moitié de son territoire, des terres agricoles au sud-est et au nord-ouest et bois à l'ouest (domaine du château).

L'habitat est essentiellement pavillonnaire, formés de lotissements relativement récents, de part et d'autre de l'axe routier principal, la route RD 928. Le nord-est de la commune est consacré à des activités diverses, commerciales et tertiaires.

La commune est desservie par l'échangeur de Mantes-Sud de l'autoroute de Normandie (A13) qui passe non loin de la limite nord de la commune, bordée par la route départementale 110. Elle est traversée dans le sens nord-sud par la route départementale 983, axe important du département qui relie notamment Mantes-la-Jolie à Houdan. Cette route est à quatre voies dans la partie nord de la commune, à deux voies dans la partie sud.

Le territoire communal est traversé par deux sentiers de grande randonnée, le GR 26, qui longe la limite sud dans le sens est-ouest, et le GR 11 (tour de l'Île-de-France), qui longe la limite est dans le sens nord-sud.

La commune est desservie par la ligne SMTS de la société de transport Transdev Houdan.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est attesté sous les formes Manantevilla[1], Manamevilla vers 1091, Manavilla. XIIe siècle, Magnavilla vers 1165 (NPAG, III, 403b).

Formation toponymique médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural », précédé d'un nom de personne germanique, comme c'est généralement le cas, ici probablement Megina(n) (NPAG, I, 166b) ou Magina.

Maginan-Villa = domaine appartenant à une femme (germanique) nommée Magina[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Colombier transformé en centre culturel.

Les seigneurs de Magnanville, mentionnés dès le XIe siècle, relevaient de la châtellenie de Rosny-sur-Seine. On trouve des Magnanville, seigneurs de ce lieu, jusqu'au milieu du XIVe siècle.

Le fief appartient ensuite aux des Landes, auxquels succède François III Briçonnet (1573-1631), maître des comptes puis président de la Chambre des comptes de Paris, qui épouse vers 1600 Anne des Landes, dame de Magnanville, fille de Guillaume des Landes, seigneur de Magnanville, conseiller-doyen de la Grand'Chambre du Parlement de Paris. Le fief passe à leur fils, Guillaume III Briçonnet (†1674), conseiller au Parlement de Paris puis Premier président du Grand Conseil, qui le transmet à son fils cadet, Jean-Baptiste Briçonnet (†1698), conseiller à la deuxième chambre des enquêtes puis à la Grand'Chambre du Parlement de Paris, mort sans postérité[2].

Le fief devient alors la propriété de Pierre Groust de Lamotte (†1715), chevalier, conseiller du roi. Sa veuve épouse en secondes noces Louis Dupré et vend, en , la seigneurie de Magnanville au fermier général Charles Savalette (1683-1756). Celui-ci agrandit le domaine en achetant les terres de Buchelay, Jouy, Fontenay, Soindres, Favrieux, Flacourt, Le Tertre, Boinvilliers, Rosay, Villette, Vert, Auffreville pour un total d'environ 7 millions de livres[3]. Puis, en 1750, il fait rebâtir le château ; construit en trois ans par l'architecte François II Franque, le nouvel édifice, d'un faste qui étonna les contemporains, coûte 2 400 000 livres.

En janvier 1767, Charles-Pierre Savalette de Magnanville (1713-1797), maître des requêtes et intendant de Tours puis Garde du Trésor royal à la mort de son père, vend le domaine à Philippe-Guillaume Tavernier de Boullongne, dit de Préninville (1712-1789), receveur général des finances de la généralité de Poitiers en 1749 et fermier général de 1759 à 1789.

La seigneurie est confisquée comme bien national sous la Révolution et vendue en 1791 au vicomte Morel de Vindé qui procède au morcellement du domaine. En 1803, le château encore meublé et ses dépendances sont acquis par Jean-Baptiste et Théodore Daubresse qui vendent le mobilier, exploitent les coupes de bois et font démolir le château. Ce qu'il en reste est acheté en 1807 par le baron de Robillard, qui fait refaire l'aile actuellement visible. La famille de Robillard met en vente le château en 1878, qui est adjugé à Jules Clairin. Le comte de Gramont lui succède en 1898. L'association Léopold-Bellan y ouvre en 1928 un sanatorium et une maison de retraite.

En 1968, l'école Sully (école d'agriculture, aujourd'hui lycée agricole privé Sully) est transférée de Rosny-sur-Seine à Magnanville.

Le , un commandant de police ainsi que sa femme également fonctionnaire de police sont assassinés par un fanatique religieux , ancien des filières afghanes qui sera abattu par le RAID plus tard dans la nuit. Par voie de presse l'organisation terroriste djihadiste Daech revendique ce double homicide[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Magnanville
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2014 André Sylvestre PS Conseiller général de 2001 à mars 2015
mars 2014 en cours Michel Lebouc PCF[5] Issu d'une liste divers gauche, Vice-président de la CAMY


Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 5 943 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
124 117 87 88 105 97 91 86 86
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
96 104 116 143 139 146 192 94 75
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
68 70 70 65 59 145 581 589 550
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
682 685 3 225 5 001 6 265 5 624 5 546 5 566 5 626
2013 - - - - - - - -
5 943 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,1 %, 15 à 29 ans = 19,1 %, 30 à 44 ans = 19,7 %, 45 à 59 ans = 21,7 %, plus de 60 ans = 20,5 %) ;
  • 51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 17,8 %, 15 à 29 ans = 14,6 %, 30 à 44 ans = 17,9 %, 45 à 59 ans = 21,6 %, plus de 60 ans = 28,2 %).
Pyramide des âges à Magnanville en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
2,4 
4,9 
75 à 89 ans
9,7 
15,4 
60 à 74 ans
16,1 
21,7 
45 à 59 ans
21,6 
19,7 
30 à 44 ans
17,9 
19,1 
15 à 29 ans
14,6 
19,1 
0 à 14 ans
17,8 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Magnanville possède :

  • deux lycées : le lycée Léopold-Sédar-Senghor et le lycée agricole Sully (privé).
  • un collège : le collège George-Sand.
  • trois écoles primaires et maternelles : l'école des Marronniers, l'école des Cytises et l'école des Tilleuls.

Sports[modifier | modifier le code]

Magnanville est la ville de départ de la course cycliste annuelle Paris-Camembert. Elle abrite aussi l'ES Magnanville

Économie[modifier | modifier le code]

  • Importante zone commerciale.
  • Siège de la CAMY

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La cantatrice franco-allemande Irène Joachim est décédée à Magnanville le 20 avril 2001 à l'âge de 88 ans.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le siège de la CAMY à Magnanville.
  • Ferme seigneuriale : les dépendances de l'ancienne ferme seigneuriale, datant du XVIIe siècle sont aujourd'hui transformées en centre culturel. Elles comprennent en particulier un important colombier de forme cylindrique couvert d'un toit en poivrière.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Magnanville

Les armes de Magnanville se blasonnent ainsi : d'azur au chevron écimé accompagné en chef de trois fleurs de lys, en pointe de deux fers de lance passés en sautoir, tous d'or.

Le blason de la ville comporte deux fers de lances posés en sautoir. Ces lances rappelleraient un épisode historique : le roi Philippe Auguste rentrant un soir de juin vers Mantes avec ses vassaux se serait écrié « Oh, les belles lances ! » en voyant leurs lances briller au soleil[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • collectif, Un peu d'histoire : les seigneurs de Magnanville, ville de Magnanville, .
  • Gabriel Caix de Saint-Aymour (préf. André Michel), Une famille d'artistes et de financiers aux XVIIème et XVIIIème siècles, les Boullongne, Paris, H. Laurens, , XI-340 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Claude Guizard, Lexique toponymique de l’arrondissement de Mantes-la-Jolie, page 3
  2. « Famille Briçonnet », sur racineshistoire.free.fr (consulté le 10 février 2010)
  3. Paul Roche, « Magnanville, un chartrier intéressant », Versailles, A.D. Per. 381/b
  4. (en)http://www.nytimes.com/2016/06/14/world/europe/france-stabbing-police-officer-magnanville.html?_r=0
  5. http://78.pcf.fr/77483
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  8. « Évolution et structure de la population à Magnanville en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 avril 2011)
  9. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 avril 2011)
  10. Les Seigneurs de Magnanville (cf. bibliographie)