André Greck

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André Greck
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Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Distinction
Œuvres réputées

André Greck est un sculpteur français, né le à Alger, mort le à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

  • 1925 : il poursuit ses études au lycée Bugeaud d'Alger. Il fréquente l'atelier du sculpteur Camille Alaphilippe et celui du peintre Léon Cauvy à l'École des beaux-arts d'Alger.
  • 1926-1930 : À Alger, réalisation de nombreux bustes dont : monsieur Vinson, monsieur André Godin, madame Gardel, Jean Degueurce, monsieur Charles Seiberras, madame Charles Seiberras...
  • 1930 : Boursier du Gouvernement Général de l'Algérie en 1930 pour aller étudier à Paris : entre dans l'atelier de Jean Boucher à l'École des Beaux-Arts (reçu premier au concours d'admission). Toute sa vie, Greck sera redevable à Jean Boucher de lui avoir transmis la sacralisation de l'art.
  • 1932 : expositions à l'Alhambra d'Alger.
  • 1934 : premier prix Chenavard avec Jeanne d'Arc bergère qui remporte la même année la Médaille d'argent au salon des Artistes Français, premier prix Doublemard avec "les Bretonnes".
  • 1935 : deuxième grand prix de Rome de sculpture avec Jésus dépouillé de ses vêtements, Grand Prix Artistique de l'Algérie (Jeanne d'Arc bergère).
  • 1936 : premier Grand Prix de Rome de sculpture avec un chrétien livré aux bêtes, il est alors le seul premier prix de Rome de la France d'Outre-Mer.
  • 1937-1939 : pensionnaire à la Villa Médicis à Rome. Nombreux bustes dont celui du prince de Broglie, de Carcopino, d'Edmonde Charles-Roux, du peintre Fontanarosa - prix de Rome de peinture - qui fit de son côté un portrait de Greck, Jean-Claude Ibert, Bozza (prix de Rome de musique), Derrey (prix de Rome de gravure).... Retournant souvent à Paris, il fréquente assidûment le musée Antoine Bourdelle où il s'efforce à déchiffrer la statuaire et cherche à connaître la science de ce grand maître.
  • 1940 : retour en Algérie.
  • 1942 : Jeanne d'Arc à El Affroun. Se marie avec Annie Ballestéros. Naissance de sa fille Anne.
  • 1950 : monument à Marcel Cerdan au stade Marcel Cerdan d'Alger. Emménage dans son atelier de Kouba dans la banlieue d'Alger.
  • 1962 : son atelier de 120 m2, rempli d'œuvres et d'outillage (pillés le 5 juillet) - à Kouba - est transformé en annexe provisoire des beaux-arts sans être nationalisé et repris par le sculpteur Adane Mustapha en 1964.

De retour en France, il est nommé professeur de dessin à l'École Nationale des Beaux-Arts de Dijon, il y enseignera jusqu'en 1972. Sa statue de Monseigneur Affre qui se trouvait à Affreville en Algérie d'un poids de 4 tonnes et d'une hauteur de 2,40 m est rapatriée à Saint-Rome-de-Tarn dans l'Aveyron, patrie de Monseigneur Affre. Elle sera inaugurée en 1974 par Monseigneur Marty.

  • 1965 : nommé professeur de dessin à l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, il enseignera au Cours Yvon jusqu'à sa retraite en 1981.
  • 1973 : le 25 février inauguration à Nice du monument à la mémoire des rapatriés d'Algérie, une main géante tient une urne dans laquelle fut déposée de la terre du pays perdu.
  • 1976 : remporte un concours pour la commande d'un monument à la résistance polonaise pendant la seconde guerre mondiale. Le thème est un combattant polonais expirant, soutenu par l'allégorie de la Victoire. Le monument est inauguré le 13 janvier 1978, place de Varsovie à Paris, en présence de nombreux journalistes polonais et dans la totale indifférence des médias français. Un modèle en plâtre du monument se trouve au musée de Krakovy.
  • 1980 : la mort de son épouse le fait tomber dans une grave crise morale. Soutenu par sa famille, un de ses élèves et quelques amis, il mise en sa passion pour l'art pour l'aider à reprendre goût à la vie.
  • 1981 : il termine le buste de Jacques Brel qui lui a été commandé par Georges Brassens. Le chanteur belge étant mort, Greck réunit une très importante documentation sous tous les angles afin de réaliser son œuvre d'après photos. Doutant en permanence, le sculpteur fournit un très gros effort, allant jusqu'à se réveiller en peine nuit et se rendre à son atelier (situé à 500 mètres de chez lui) pour une retouche.

Œuvres dans les musées[modifier | modifier le code]

  • Orléans - Musée des Beaux Arts, Paris - musée Carnavalet, Paris - Hôtel national des Invalides - musée de l'armée, Paris - ministère des Anciens combattants, Paris - église, Perpignan - musée de la culture algérianiste, Port-Vendres - la redoute Béar, Semur-en-Auxois - musée municipal, Aix-en-Provence - maison Alphonse Juin, Argenton-sur-Creuse - musée municipal, Autun - musée Rolin, Bordeaux - Centre national Jean Moulin, Bordeaux - musée militaire, Boulogne-Billancourt - Musée des Années trente, Fréjus - Musée des troupes de marine, Kremlin-Bicetre - Maison de retraite Antoine Lacroix, Mont-de-Marsan - Musée Despiau Wlerick.
  • Musée national des beaux-arts d'Alger.

Son enseignement[modifier | modifier le code]

Rigoureux et très dur envers lui-même, André Greck ne ménageait pas ses élèves ; mais généreux dans ses conseils il divulguait l'essentiel du métier de l'artiste, c'est-à-dire des lois immuables. Par son énergie et sa foi, il propulsait le jeune artiste dans une autre dimension. Son caractère passant par de redoutables périodes de dépression pouvait aussi en faire voir de toutes les couleurs à cet élève-confident. Il forma ainsi de futurs professionnels qui restent marqués par cette rencontre : Pierre Delorme, Guillaume Le Baube, Hélène de Jessé.

Honneurs et décorations[modifier | modifier le code]

Œuvres passées en salles des ventes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]