Gabriel Davioud

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Gabriel Davioud
Gabriel Davioud 1878.jpg
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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École des beaux-arts (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Œuvres principales

Gabriel Jean Antoine Davioud, né le à Paris et mort le [1] dans la même ville, est un architecte français représentant de l'éclectisme architectural en vogue sous le règne de Napoléon III.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir été élève d'Adolphe Marie François Jaÿ à l'École des arts décoratifs de 1838 à 1841, où il remporte 44 prix et de nombreux accessits, Gabriel Davioud intègre l'École des Beaux-Arts en janvier 1942. Pendant ses études, il entre au service du Plan de Paris en 1843, inspecteur général des travaux d'architecture de la ville de Paris. Il est second Grand Prix de Rome le 15 septembre 1849.

Le palais du Trocadero, édifié pour l'Exposition universelle de 1878, puis démoli en 1937.

Il devient l'un des proches collaborateurs du baron Haussmann et édifie de nombreux bâtiments à Paris[2]. Davioud réalise aussi le mobilier urbain de la ville de Paris (kiosque, banc, poubelle, maisons de jardiniers, de gardes, lampadaires, grilles, fontaine, etc.)[3]. Son oeuvre est reconnaissable par sa qualité ornementale et pour ses références exotiques (notamment, les influences mauresques vues au palais du Trocadéro). Ces apports font désormais partie intégrante du style du Paris haussmannien.

Le , Davioud se voit confier par le chef du Bureau du Plan de Paris l'exécution des relevés de façades de 80 des 250 maisons qui vont être démolies au début de 1852 dans le cadre du prolongement de la rue de Rivoli. Le jeune architecte ne dispose que de 60 jours pour dresser ces relevés[4]. Il termine la tâche, mais beaucoup de ces dessins sont détruits lorsque l'hôtel de ville est incendié en 1871 pendant la Commune de Paris. Seules deux planches de la rue des Arcis sont conservées.

Ces carnets de croquis ajoutés aux photographies commandées par la ville à Charles Marville pour d'autres quartiers et rues de Paris[5] constituent un ensemble irremplaçable d'images du Paris des XVIIIe et XIXe siècles définitivement disparu sous le Second Empire[6].

En 1855, Davioud devient architecte en chef au service des promenades et plantations, où il travaille étroitement avec le chef de service Adolphe Alphand, notamment sur l'aménagement du bois de Boulogne et du bois de Vincennes en bordure de ville[2].

Davioud décède en 1881. En 1918, sa famille fait don de 600 de ses dessins à l'Inspection générale des services techniques de l'architecture. Les dessins sont ensuite répartis entre l'hôtel de ville et le pavillon de Bagatelle. Leur redécouverte en 1981 par la Bibliothèque de l'hôtel de ville permet de révéler les apports majeurs de Davioud à la ville de Paris et un regain d'intérêt pour son œuvre[2].

Oeuvres[modifier | modifier le code]

Paris[modifier | modifier le code]

Régions[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Pavillon Davioud.
  • Une rue de Paris porte son nom.
  • Une impasse à Houlgate porte son nom.
  • Un des pavillons du jardin du Luxembourg à Paris porte son nom. Ce pavillon, situé près de l'entrée de la rue Vavin, et dont Davioud a dessiné les plans, était, à l'origine, une buvette. Il est devenu une salle polyvalente utilisée pour donner des cours de jardinage, d'horticulture, ou d'apiculture, ou bien, l'été, pour des expositions artistiques.

Élèves[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « 6e arrondissement de Paris », dans Faire le Grand Paris, Presses universitaires de Rennes, (ISBN 978-2-7535-1859-9, lire en ligne), p. 189–191. La date de décès n'est pas le 5 mais le 6 : Archives de Paris, État civil du 6e arrondissement, V4E 3238, n° 474.
  2. a b et c « L'architecture parisienne doit beaucoup à Gabriel Davioud », sur www.paris.fr (consulté le )
  3. Rodolphe Dugon, « "N'oublions pas Davioud et le mobilier urbain !" », Le Moniteur,‎ (lire en ligne).
  4. Cette lettre de mission est conservée à la Bibliothèque historique de la ville de Paris (BHVP). Lire en ligne.
  5. Laurent Gloaguen, Album du Vieux Paris. Consulter en ligne.
  6. Dominique Jarassé, « A la barbe d'Haussmann », Revue de l'Art, vol. 84, no 1,‎ , p. 81–82 (DOI 10.3406/rvart.1989.347778, lire en ligne, consulté le ).
  7. Bulletin de la Société historique d'Auteuil et de Passy, 4e trimestre 1916, bulletin XCIV, tome IX, no 3, p. 69. Incendie de l'Hippodrome, Le Figaro, 1er octobre 1869, p. 1, 5e et 6e colonnes.
  8. Voir ici
  9. « Les anciens kiosques parisiens seront bien remplacés » (consulté le )
  10. Notice biographique des élèves architectes reçus à l'École nationale supérieure des beaux-arts.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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