Pont d'Iéna

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Pont d’Iéna
Le pont d'Iéna.
Le pont d'Iéna.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Commune Paris
Coordonnées géographiques 48° 51′ 35″ N 2° 17′ 32″ E / 48.859722, 2.292222
Fonction
Franchit la Seine
Caractéristiques techniques
Type Pont en arc
Longueur 155 m
Largeur 35 m
Matériau(x) Pierre
Construction
Construction 1808-1814
Architecte(s) Gaspard, C. Lamandé,
J. Mallet, J. Morane
Historique
Protection  Inscrit MH (1975)

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Pont d’Iéna

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Pont d’Iéna

Le pont d’Iéna est un pont parisien franchissant la Seine. Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [1].

Situation[modifier | modifier le code]

Le pont d’Iéna relie la tour Eiffel au Trocadéro. Sur la rive gauche, il sépare le port de la Bourdonnais du port de Suffren.

Ce site est desservi par la station de métro Trocadéro.

Histoire[modifier | modifier le code]

Napoléon Bonaparte fit construire un pont faisant face à l’École militaire et il lui donna par un décret daté de Varsovie en 1807 le nom de la bataille d’Iéna remportée le 14 octobre 1806, au lieu des noms précédemment envisagés (pont du Champ-de-Mars ou pont de l’École-Militaire).

Sa construction initiale a duré de 1808 à 1814 sous la direction de Corneille Lamandé et Dillon[2]. Lors de l'occupation de la capitale par les troupes prussiennes, le général Blücher, le vaincu de la bataille d'Iéna, voulut le faire sauter, mais Talleyrand fait débaptiser l'ouvrage[3] qui est renommé Pont de l'École Militaire et l'on fit disparaître les aigles qui le décoraient. Il retrouvera son nom et ses atours sous Louis-Philippe.

En 1853, quatre sculptures sont mises en place aux extrémités du pont :

Le pont fut bâché lors de l'Exposition universelle de 1889.

Durant l'Exposition universelle de 1900, il était réservé à l'usage de l'exposition, la circulation de la ville étant détournée vers d'autres voies, et il fut élargi à 24 mètres à cette occasion par l'adjonction de passerelles métalliques reposant sur les piles originales (Jean Résal et Lion pour le dessin, Daydé & Pillé pour la réalisation). Trop fragiles pour la circulation, elles ne supportaient que des trottoirs élargis. Sur une carte postale de 1906, la chaussée a été rétrécie, et, sur une autre de 1907, les ailes semblent condamnées par des rambardes métalliques. On trouve trace de cet élargissement au moins jusqu'en 1913 (survol par le dirigeable La République).

L'élargissement provisoire semble avoir été détruit dans les années 1920 ou au début des années 1930.[réf. nécessaire]

En 1935, le pont fut rélargi ensuite de 19 à 35 mètres en prévision de l'Exposition universelle de 1937 par l'adjonction de deux éléments de béton de part et d'autre de la structure initiale (chacune des anciennes piles est renforcée par ajout d'une pile en amont et d'une pile en aval).

D'une longueur de 155 mètres, l'ouvrage présente 5 arches de 28 mètres en arc de cercle, quatre piles intermédiaires et des tympans sont décorés d’aigles impériaux dessinés par le Lyonnais François-Frédéric Lemot et sculptés par Jean-François Mouret.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Pont d’Iéna », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Histoire physique et morale de Paris, p.203
  3. Emmanuel de Waresquiel, Talleyrand : Le Prince immobile, Fayard, 2003, p.509

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Félix et Louis Lazare, Dictionnaire historique des rues et monuments de Paris en 1855 avec les plans des 48 quartiers, Maisonneuve & Larose, 796 p. (ISBN 2-86877-184-X).
  • A. L'Esprit, Le pont d'Iéna, p. 147, dans Bulletin de la Société historique d'Auteuil et de Passy, tome 9, 1917 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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