Cité de l'architecture et du patrimoine

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Cité de l'architecture
et du patrimoine
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Informations générales
Type
Musée national
Ouverture
Surface
22 000 m2
Visiteurs par an
250 000 (2016)[1]
Site web
Collections
Collections
Moulages monumentaux
Peintures murales
Vitraux
Maquettes
Dessins
Films
Prototypes
Localisation
Pays
Commune
Adresse
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La Cité de l'architecture et du patrimoine, installée dans l'aile « Paris » du palais de Chaillot (place du Trocadéro) est, avec ses 22 000 m2, le plus grand centre d'architecture au monde.

Mission[modifier | modifier le code]

La Cité de l’architecture et du patrimoine est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) placé sous la tutelle du ministère de la Culture et de la Communication.

Elle a pour mission d’assurer la promotion de l’architecture française en France et à l’étranger, et de faire découvrir les œuvres emblématiques du patrimoine architectural français et la création contemporaine internationale.

Historique[modifier | modifier le code]

La Cité de l’architecture du patrimoine découle de la fusion initiale de trois institutions, selon ses statuts issus du décret no 2004-683 du 9 juillet 2004[2], codifié aux articles R. 142-1 et suivants du code du patrimoine :

  • Le Musée des monuments français, dont l'origine remonte au musée de sculpture comparée créé en 1879 par Viollet-le-Duc. Il rassemble des collections de maquettes, mais aussi de moulages, de peintures murales et de vitraux reproduisant, grandeur nature, les chefs-d'œuvre de l'histoire patrimoniale française depuis le XIe siècle[3] ;
  • L'École de Chaillot, qui forme, depuis 1887, les praticiens se destinant aux concours et carrières d'architecte en chef des monuments historiques (ACMH), puis d'architecte des bâtiments de France (ABF), aujourd'hui « architecte urbaniste de l'État » (AUE, option Patrimoine), ainsi que les architectes du Patrimoine français et étrangers qui y obtiennent le diplôme de spécialisation et d'approfondissement (DSA) en « architecture et patrimoine »[4] ;
  • L'Institut français d'architecture (IFA), organisme créé en 1981 pour assurer la promotion de l'architecture contemporaine française et conserver les archives d'architectes.

En 2016, la Cité a été réorganisée en cinq départements. Elle comporte une importante bibliothèque spécialisée, des espaces d'expositions temporaires, une collection de moulages et d'oeuvres d'art, un centre d'archives, un auditorium-salle de cinéma, des ateliers pédagogiques, un restaurant et une librairie boutique.

La préfiguration de la Cité de l'architecture a été faite à partir de 1998 par Jean-Louis Cohen. François de Mazières a été, en 2004[5], chargé de la présidence de cette nouvelle entité. Après réaménagement des bâtiments par Jean-François Bodin, la cité est inaugurée le 17 septembre 2007. En octobre 2009, François de Mazières est reconduit à la présidence de l'établissement public de la Cité de l'architecture et du patrimoine[6]. Depuis fin 2012, la présidence a été confiée à Guy Amsellem[7].

Pour son fonctionnement, la Cité de l’architecture intègre des ressources financières venant aussi de partenaires privés, dont trois depuis sa fondation : Bouygues Immobilier (promotion immobilière), Groupe Moniteur (presse spécialisée), Vitra (mobilier)[8].

En septembre 2014, la CAPA a fait l'objet d'un audit approfondi, ainsi que d'un rapport, de la Cour des comptes[9].

Présidence[modifier | modifier le code]

François de Mazières assurera deux mandats successifs à la tête de l'établissement. Nommé pour un premier mandat de 5 ans par décret[10] du Président de la République en juillet 2004 et reconduit, en octobre 2009, par décret[11] du ministre de la culture, Frédéric Mitterrand. Il choisit en juin 2012 de démissionner, suite à son élection à la députation. Guy Amsellem lui succède entre novembre 2012 et octobre 2017. Marie-Christine Labourdette est à la tête de l'institution depuis le 1er mars 2018[12].

Collections[modifier | modifier le code]

La collection de la Cité de l'architecture et du patrimoine comprend plus de 7 000 moulages architecturaux, présentés en particulier dans la « galerie des moulages » créée en 1879, 350 reproductions de peinture murales, plus de 300 maquettes anciennes et modernes, déposées notamment par le centre de recherche de la médiathèque de l'architecture et du patrimoine, ainsi que sa matériauthèque hébergée par l'École de Chaillot pour servir de support pédagogique à ses étudiants[13], 4000 œuvres graphiques et plus de 450 fonds d'archives d'architectes (Hennebique, Perret, Sauvage, Aillaud, Arretche, Andrault et Parat, Candilis, Carlu, Balladur, Bonnier, Dubuisson, Fainsilber, Gillet, Laprade, Lods, Lurçat, Moreux, Patout, Parent, Pingusson, Prost, Riboulet, Subes, Süe, Zehrfuss...) comprenant des centaines de milliers de plans et de photographies et 600 maquettes supplémentaires. Ces fonds, conservés au Centre d'archives d'architecture du XXe siècle, annexe de la cité situé au 127 rue de Tolbiac dans le 13e arrondissement, sont consultables sur la base Archiwebture.

Les collections du musée sont réparties dans trois galeries :

  • au rez-de-chaussée, la galerie des moulages expose plus de 350 moulages en plâtre allant jusqu'à 10 mètres de haut et 60 maquettes ;
  • au premier étage, la galerie d'architecture moderne et contemporaine, présente une grande partie de son fond de 300 maquettes et environ 900 dessins, ainsi que des éléments d'architecture grandeur nature dont un appartement type de l’unité d'habitation de Marseille de Le Corbusier ;
  • au deux derniers niveaux du musée, la galerie des peintures murales et des vitraux, comporte 36 copies à l'échelle de peintures murales en 3 dimensions, 48 reproductions de peintures planes, 6 de vitraux et 30 maquettes.

Bibliothèque[modifier | modifier le code]

Outre le Centre d'archives d'architecture du XXe siècle, la cité de l'architecture comprend une bibliothèque de 43 500 livres, 414 revues, films documentaires et documents électroniques, disposant de 100 places sur 1 300 m2, et propose plusieurs portails en ligne. Son plafond voûté reproduit en grandeur réelle les fresques romanes de la nef de l'abbaye de Saint-Savin-sur-Gartempe.

Une librairie-boutique du Moniteur est par ailleurs installée dans le hall d'entrée, doté d'un espace de restauration qui offre une vue sur la tour Eiffel.

Programmation[modifier | modifier le code]

Depuis son ouverture en 2007, la cité offre une programmation ambitieuse en proposant de nombreuses expositions, des colloques, conférences, débats, cycles (comme « Focus », sur une base thématique ou « Duos et débats », en présence d'architectes), journées d'études professionnelles, notamment sur la conservation des monuments historiques, cours publics sur l'architecture, séances de cinéma, activités pédagogiques, dans des locaux dédiés comprenant un auditorium de 277 places, qui fut l'ancienne salle de la Cinémathèque française.

La Cité de l’architecture accueille ainsi les Albums des jeunes architectes et des paysagistes et le Palmarès grand public, présentant l'actualité architecturale issue notamment des concours publics, le Laboratoire du logement, les Rendez-vous critiques, les Rendez-vous métropolitains, les Rendez-vous design et lumière, etc. ou les Entretiens de Chaillot, conférence mensuelle d'un architecte, urbaniste ou paysagiste français ou étranger. Elle est à l'origine de la création de l’Observatoire de la ville, qui a comme objectif « d'apporter aux nombreux acteurs de ce secteur (habitants, promoteurs, élus, architectes, urbanistes...) un lieu d'information, de réflexion prospective et d'échanges, afin de créer les circonstances propices au débat, pour imaginer des solutions innovantes et proposer des applications concrètes aux acteurs de la ville de demain. »[14].

Le Global Award for Sustainable Architecture, fondé en 2006 par l’architecte et professeur Jana Revedin, avec la Cité de l’architecture & du patrimoine comme partenaire culturel et sous le patronage de l'UNESCO, est délivré à la Cité depuis 2007.

Expositions[modifier | modifier le code]

La Cité dispose de lieux d'expositions au sein de chacune des deux galeries d'exposition permanente, dont la salle Viollet-le-Duc, et de cinq espaces d'expositions temporaires dans les étages inférieurs, dont la grande galerie haute de 900 m2 qui accueille une ou deux grandes expositions annuelles et la galerie basse de 382 m2, tandis que les rues haute et basse présentent des expositions dossiers, dont celles des ateliers de l'école de Chaillot et le hall d'about les expositions de la Plateforme de la création architecturale et du Laboratoire du logement, l'ensemble totalisant plus de 2 000 m2. Cette multiplicité des espaces permet d'organiser une dizaine d'expositions par an.

Principales expositions :

En 2009, l'exposition "le Grand Pari de l'agglomération parisienne" présenta les résultats d'une consultation internationale lancée par le Président de la République, Nicolas Sarkozy, sur le devenir de l'agglomération. Jean-Christophe Quinton, architecte et directeur de l'école nationale supérieure d'architecture de Versailles, en assura le commissariat. La fréquentation fut supérieure à 210 000 visiteurs. Une exposition sur "L'habitat écologique" est aussi programmée dont Dominique Gauzin Muller, une référence sur ce sujet, est le commissaire.

En 2010, la Bande Dessinée est mise à l'honneur avec l'exposition "Archi & BD, la ville dessinée". Jean-Marc Thévenet en assure le commissariat et sa fréquentation est de 108 000 visiteurs[15].

En 2011, l'exposition "L'Hôtel particulier, une ambition parisienne" a pour commissaire l'historien de l'art Alexandre Gady avec une fréquentation de 101 000 visiteurs[16] et "la ville fertile" est confiée à Nicolas Gilsoul, architecte, paysagiste et Michel Pena et Michel Audouy, paysagistes.

En 2012, l'exposition "Circuler, quand nos mouvements façonnent la ville", permet au visiteur de suivre des origines au futur proche, l’évolution des conceptions urbaines, des espaces urbains et des bâtiments générée par la circulation des hommes à travers les territoires. Le commissariat de cette exposition est assuré par l’architecte et ingénieur Jean-Marie Duthilleul.

En 2013, le mouvement art déco est l'objet de l'exposition "1925, quand l'Art déco séduit le monde". Guy Amsellem, arrivé à la Cité en novembre 2012, trouve cette exposition programmée par son prédécesseur François de Mazières, qui élu député a démissionné en juin 2012, et Emmanuel Bréon, conservateur en Chef à la Cité. Le choix du nouveau président de maintenir cette exposition est le bon, puisqu'elle accueille près de 205 000 visiteurs[17].

En 2014, deux grandes expositions sont présentées, "Revoir Paris", pour laquelle François Schuiten et Benoît Peeters, auteurs des Cités Obscures, font dialoguer leurs vision futuriste de la Ville Lumière avec une sélection de dessins d’architectes et de projets d’urbanisme conçus pour Paris depuis deux siècles, ainsi qu'une exposition patrimoniale "Viollet-le-Duc, les visions d'un architecte[18]".

En 2015, a lieu l'exposition "Tout est paysage, une architecture habitée - Simone et Lucien Krol" et la Plateforme de la création architecturale inaugure dans le hall d'about ses expositions trimestrielles "Duos et débats" associant deux ateliers d'architectes, l'un français, l'autre européen.

En 2016, l'exposition "Tous à la plage" dresse un panorama de l'histoire des villes balnéaires en France, au regard des pratiques européennes, des origines à nos jours.

En 2017, deux grandes expositions sont proposées, "L'architecte. Portraits et clichés" présente l’évolution du métier d’architecte sous tous ses aspects depuis l'Antiquité et "Globes. Architectures et sciences explorent le monde", montre à travers 90 projets et réalisations de bâtiments sphériques, comment les architectes, accompagnés des astronomes, géographes, écrivains de science fiction, etc ont participé à la découverte du monde terrestre et céleste et à sa représentation de l’Antiquité à nos jours. Par ailleurs, la Cité célèbre ses 10 ans avec les expositions "10 ans d'acquisitions (2007-2017)" et "10 ans de restaurations (2007-2017)”.

En 2018, l'exposition "Mai 68. L’architecture aussi" invite à revisiter la vingtaine d’années de 1962 à 1984 qui vit le renouvellement de l’enseignement accompagner celui de l’architecture et de l’urbanisme et deux expositions monographiques présentent l'œuvre de Alvar Aalto et de Georges-Henri Pingusson.

Fréquentation[modifier | modifier le code]

En 2016, la Cité de l'architecture et du patrimoine a accueilli 250 642 visites pour le musée et les expositions temporaires, dont 95 130 payantes[1].

Les grandes expositions ont accueilli plus de 210 000 visiteurs[19] pour "le Grand Pari de l'agglomération parisienne" en 2009 ; 108 000 visiteurs[15] pour "Archi & BD, la ville dessinée" en 2010 ; 101 000 visiteurs[16] pour "L'Hôtel particulier, une ambition parisien" en 2011 ; 205 000 visiteurs[17] pour "1925, quand l'Art déco séduit le monde" en 2013.

Galerie[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Ce site est accessible par :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Rapport d'activité 2016, page 44
  2. Décret no 2004-683 du 9 juillet 2004 - Légifrance
  3. Le musée des monuments français, site officiel
  4. École de Chaillot - Citedelarchitecture.fr
  5. Cité de l'architecture et du patrimoine : Une bibliothèque consacrée à l’architecture contemporaine au cœur du Palais de Chaillot - Philippe Perreaudin, BBF, janvier 2007
  6. François de Mazière est reconduit à la tête de la Cité de l'architecture et du patrimoine
  7. Guy Amsellem, nouveau président de la Cité de l'architecture et du patrimoine - Emmanuel Caille, D'architectures.com, 7 décembre 2012
  8. Partenaires - Site officiel
  9. https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/EzPublish/201500416-CAPA-71113.pdf
  10. Décret du 20 juillet 2004 portant nomination du président de la Cité de l'architecture et du patrimoine (lire en ligne)
  11. Décret du 22 octobre 2009 portant nomination du président de l'établissement public de la Cité de l'architecture et du patrimoine - M. de Mazières (François) (lire en ligne)
  12. « Marie-Christine Labourdette, nouvelle présidente de la Cité de l’architecture et du patrimoine », (consulté le 3 mars 2018)
  13. : Le Centre de recherches sur les Monuments historiques à la MAP
  14. Missions - Observatoire de la ville
  15. a et b « 10 ans de la Cité - Dossier de presse - p 24 »
  16. a et b « 10 ans de la Cité - dossier de presse - p 24 »
  17. a et b « 10 ans de la Cité - dossier de presse - p 24 »
  18. « Fiche expo - CAPA »
  19. « Rapport de la Cour des Comptes - p 60 »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Cohen et Claude Eveno, Une cité à Chaillot : avant-première, Besançon, éditions de l'Imprimeur, 2001, 120 pages.
  • François de Mazières (éd.), Cité de l'architecture et du patrimoine, Beaux-Arts Éditions, Paris, 2007 (ISBN 978-2842785567)
  • Simon Texier, L'architecture exposée: La Cité de l'architecture et du patrimoine, Découvertes Gallimard, Paris, 2009 (ISBN 978-2070360468)
  • Laurence de Finance (éd.), Guide du musée des Monuments français à la Cité de l'architecture et du patrimoine, Dominique Carré éditeur, Paris, 2010 (ISBN 978-2-915755-20-6)

Lien externe[modifier | modifier le code]