Excavation à ciel ouvert

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Dans le domaine des mine, une excavation à ciel ouvert [1] peut désigner une carrière ou une mine à ciel ouvert.

Lorsque les gîtes que l'on veut exploiter sont situés , en tout ou en partie, à une faible profondeur sous la surface du sol, et recouverts seulement par des terrains fragiles, le mode d'exploitation le plus économique et quelquefois le seul possible, consiste à enlever les terrains au-dessus du gîte, pour les mettre entièrement à découvert. Selon cette explication on peut ranger dans les excavations à ciel ouvert, les dépôts de tourbes, beaucoup de carrières de pierres, les dépôts de minerai d'étain d'alluvion, d'autres gîtes métalliques, et même quelques portions de couches de houille puissantes. Ces exploitations à ciel ouvert donnent lieu à des excavations de très grandes dimensions tant en surface qu'en profondeur[2].

Le mineur pratiquait aussi fréquemment des fossés ou tranchées à ciel ouvert, pour découvrir ou explorer des affleurements de gîtes, et quelquefois pour tenir lieu de galeries souterraines, qu'il faudrait creuser et maintenir ouvertes dans des terrains sans consistance, à une petite profondeur au-dessous de la surface. Les règles à suivre dans les exploitations à ciel ouvert, ne diffèrent pas en général de celles que l'on observe dans les travaux analogues exécutés par les ingénieurs militaires, ou les ingénieurs des ponts et chaussées[2].

En France, dans le code minier, l'assujettissement d'un gîte contenant des substances minérales ou fossiles soit au régime légal des mines, soit à celui des carrières est déterminé par la seule nature des substances[3].

Le plan d'une mine à ciel ouvert dépend des caractéristiques géologiques et minéralogiques du terrain, on distingue exploitation par découverte et exploitation par fosse[4],[5]. La plupart des mines à ciel ouvert exploitées par fosse ont la forme générale d'un cône, leur forme précise toujours dictée par celle du gisement à exploiter, souvent du minerai encaissés dans des roches dures, disséminé ou en veines profondes; les fosses sont creusées en gradins concentriques reliés par des pistes[5]. L'exploitation par découverte s'applique aux gisements stratiformes peu profond, surtout dans l'exploitation du charbon[5].

Les carrières sont un cas particulier d'exploitation par fosse, intéressent des gisements de roche très denses et bien consolidées, qui vont être débité en pierre à bâtir ou en granulat[5].

En terrain meuble l'exploitation se fait en continu, l'extraction et l’évacuation s’enchaînant; en roche dure l'utilisation d'explosif impose une exploitation discontinue[5].

L'exploitation à ciel ouvert est de manière générale moins dangereuse que l'exploitation souterraine[5].

L'exploitation à ciel ouvert autorise l'emploi d'engins lourds[5], aux gabarits « hors normes », pelles hydrauliques, dumper, chargeuses de fort gabarit.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. OQLF, Organisation de coopération et de développement économiques, 1983. Excavation à ciel ouvert
  2. a et b Charles Pierre Mathieu Combes. Traité de l'exploitation des mines. F. Oudart, 1846. Lire en ligne
  3. Code minier (nouveau) - Article L100-1.
  4. Matheus Philippe, « Les techniques et conditions d’exploitation des mines aurifères », Annales des Mines - Réalités industrielles, 2018/4 (Novembre 2018), p. 10-19. https://www.cairn.info/revue-realites-industrielles-2018-4-page-10.htm
  5. a b c d e f et g Jeanne Mager Stellman. Encyclopédie de sécurité et de santé au travail, Volume 3. International Labour Organization, 2000. Lire en ligne