Basilique Saint-Sauveur de Dinan

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Basilique Saint-Sauveur
Dinan - Saint-Sauveur.jpg
Présentation
Type
Diocèse
Style
Roman et Gothique.
Propriétaire
Commune
Statut patrimonial
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Département
Commune
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La basilique Saint-Sauveur de Dinan est un édifice religieux affecté au culte catholique romain situé à Dinan, en France[1]. Seule église paroissiale comprise intra-muros avec l'église Saint-Malo, il s'agit également d'un lieu de dévotion mariale à Notre-Dame-des-Vertus, bas-relief du XVe siècle autrefois conservé au Couvent des Cordeliers. Objet d'une vénération locale, cette représentation de l'Assomption de la Vierge a permis que l'édifice soit érigé en basilique mineure par le Pape Pie XII le 23 mai 1954[2].

Localisation[modifier | modifier le code]

L'église est située dans le département français des Côtes-d'Armor, commune de Dinan, au cœur du secteur sauvegardé. Elle surplombe la Rance. Derrière le chevet se trouve le Jardin Anglais, ancien cimetière.

Histoire[modifier | modifier le code]

D'après la légende, Riwallon le Roux aurait fondé en 1112, à son retour de Terre sainte, le prieuré Saint-Sauveur de Dinan. Fait prisonnier au cours de la première croisade, ce chevalier, petit fils de Josselin Ier de Dinan, fils d'Olivier Ier de Dinan et frère de Geoffroy Ier de Dinan, aurait fait vœu d'édifier une église dédiée au Saint-Sauveur et à la Sainte-Trinité s'il revoyait un jour son pays. Il ne subsiste aucun document qui viendrait confirmer cette histoire. Cependant, une charte de 1123, instituant le partage de la ville entre Olivier II et Alain de Dinan, neveux du fondateur, rappellerait que l'édifice et son cimetière appartenait déjà alors à l'abbaye de Saint-Jacut[3], à moins que le prieuré n'ait été donné à l'abbaye en 1131 par un fils de Geoffroy Ier de Dinan[4].

L'église du XIIe siècle fait l'objet d'une campagne d'importants travaux à partir de 1480 : un bas-côté doté d'une file de chapelles est construit au nord de la nef romane ; le niveau supérieur de la façade est reconstruit. Au sud de la nef, un bas-côté était prévu mais n'est pas construit ; à la place une petite chapelle à trois pans est bâtie à l'ancien emplacement d'une porte, à partir de 1500. Le chevet est entièrement reconstruit à partir de 1507, sous la direction d'un maître d'œuvre nommé Roland Bougnard. Le déambulatoire et les chapelles rayonnantes sont voûtés avant 1545, date de l'effondrement du clocher. Après cet événement, on renonce à voûter les parties hautes du chœur et le transept, commencé en 1557. Ces parties sont achevées en 1646 par une charpente lambrissée, remplacée par une fausse voûte en plâtre au XVIIIe siècle[5].

La Révolution transforme l'église en Temple de la Raison, avant qu'il ne soit rendu au culte en 1801. L'architecte Hippolyte Béziers-Lafosse conduit en 1851-1852 une campagne de restauration. Il refait notamment les ouvertures de la façade occidentale et du bras sud suivant le dessin des anciennes baies. Victor Ruprich-Robert lui succède entre 1855 et 1864. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1862[1]. La façade et le transept nord font l'objet d'une nouvelle campagne de restauration en 1907. En 1954, l'église reçoit le titre de basilique mineure[2].

Une campagne de travaux permet la restauration de la chapelle méridionale de la nef en 2008-2009 ; au premier semestre 2013, les toitures du chœur sont restaurées à leur tour[6].

Architecture[modifier | modifier le code]

L'architecture de la basilique Saint-Sauveur de Dinan se partage en deux ensembles bien distincts :

  • une partie romane du XIIe siècle constituée par le rez de chaussée de la façade occidentale et le mur sud de la nef,
  • une partie gothique occupant le reste de l'édifice (haut de la façade occidentale, mur nord du bas côté de la nef, transept, chœur et chevet).

Architecture romane[modifier | modifier le code]

Extérieur (architecture romane)[modifier | modifier le code]

À l'extérieur, la partie romane est exceptionnelle : la façade occidentale est d'un style très inhabituel en Bretagne et le mur sud semble d'influence byzantine. Plusieurs hypothèses ont été proposées pour expliquer l'origine de cette architecture, certains y voient un style importé du Proche Orient au retour des croisades, d'autres une influence byzantine indirecte par le truchement de monuments poitevins, Roger Grand penche pour cette deuxième hypothèse[7].

La partie basse de la façade occidentale se rapproche effectivement d'un style roman plus répandu dans les régions du Poitou et de la Saintonge qu'en Bretagne (la partie haute reconstruite au XVe siècle appartient au style gothique). Réné Couffon rappelle que certains auteurs la comparent à la façade de l'église Saint Nicolas de Civray[8]. À l'époque de la construction de Saint-Sauveur (XIIe siècle), les Plantagenêt dominaient l'ouest de la France, des courants artistiques provenant de régions plus méridionales ont alors probablement existé.

La partie basse de cette façade se divise en trois arcades plein cintre, chacune d'entre elles à trois voussures.

Les arcades gauche et droite sont aveugles, elles sont subdivisées en deux arcades jumelées supportées par des colonnes torsadées à droite et à gauche, ces quatre arcades sont occupées par des statues méconnaissables, car totalement érodées ou mutilées à une époque inconnue. Colonnes et statues reposent sur des lions également très érodés, chacune des statues est couverte d'un dais sculpté, celui situé le plus au sud représente l'agneau pascal portant la croix. La composition de cet ensemble se rapproche de celle de l'église Saint-Martin de Chadenac (Charente Maritime)[9].

Au-dessus des trois arcades, un bœuf et un lion tous deux ailés et tenant un livre devaient composer un tétramorphe dont l'homme ailé et l'aigle auraient disparu lors de reconstruction de la partie haute de la façade.

Les sculptures des chapiteaux des arcades et du porche central évoquent les péchés capitaux (luxure, orgueil, avarice)[7],[10]. Anne Autissier les décrit ainsi

« de gauche à droite, peut-être l'orgueil dévoré par un monstre, un pélican, se perçant le flanc, un homme cornu écartelé par des démons, des lions affrontés (deux chapiteaux), une sirène à double queue, un récit hagiographique sur cinq chapiteaux se terminant par un homme percé d'une épée, trois chapiteaux refaits durant la restauration de l'édifice (dont Samson et le lion), un pèlerin attaqué par un dragon, la luxure (femme mordue par des crapauds), un motif végétal, deux oiseaux adossés buvant dans un vase, des animaux ailés, des lions affrontés, des serpents entrelacés (refait), un monstre torturant un avare, un chapiteau illisible, des serpents entrelacés, un chapiteau illisible, un serpent dévorant un oiseau (refait) »

— Anne Autissier, La sculpture romane en Bretagne, 2005, p. 266-268.

Arcades nord
Arcades sud

Le porche central comporte une arcade à trois voussures, la première non sculptée, la deuxième constituée d'une suite de motifs végétaux entrelacés (restauration du XIXe siècle[11]), la troisième représentant des personnages de la bible[7] ou les vieillards de l'Apocalypse[12]. Le tympan occupé par le Christ bénissant dans une mandorle est beaucoup plus récent[7].

Porche central à trois voussures

Le mur sud est très original, la partie basse reprend la configuration présente à l'intérieur de la basilique : doubles arcatures séparées par des contreforts en colonnes ou pilastres rejoignant la corniche terminale (structure analogue à celle de l'école poitevine). Les arcatures reposent sur des chapiteaux sculptés (représentations de vices et d'animaux). En partie haute, une alternance de fenêtres et de niches concaves rappellent une composition de style byzantin. La corniche repose sur une série de modillons sculptés. La chapelle Saint Jean située au niveau de la troisième travée date du XVe siècle, elle aurait pu être construite à l'emplacement d'une ancienne porte située entre les deux pilastres[7],[11].

Intérieur (architecture romane)[modifier | modifier le code]

De l'architecture du XIIe siècle, on ne peut décrire que la nef et le transept, le chœur ayant été totalement reconstruit aux XVe siècle et XVIe siècle.

Un transept existait avant les modifications du XVe siècle (on peut observer des traces d'arrachement, à l'extérieur, au niveau du mur sud de la nef[11]). La nef et le chœur étaient séparés par un arc triomphal dont on devine les traces au niveau des arcs supportant la voûte du carré du transept. Au-dessus devait s'élever une tour carrée dont témoigne une différence d'appareil entre les parties basses et hautes du clocher actuel[7].

Le mur sud de la nef est entièrement roman (XIIe siècle), il est divisé, dans sa partie basse en couples d'arcades aveugles. Chaque couple d'arcade retombe de chaque côté sur un chapiteau décoré de feuilles à crochets, la retombée centrale reposant sur une simple console. Dans sa partie haute alternent arcatures ouvertes et arcatures aveugles, chacune d'entre elles retombe de chaque côté sur un chapiteau identique à ceux de la partie basse. La première arcade (à l'ouest) repose sur une colonne engagée dont le chapiteau est orné de palmettes.

À l'intérieur de la façade occidentale, plusieurs chapiteaux sculptés subsistent, l'un représente des serpents entrelacés, l'autre deux chameaux affrontés.

Deux chapiteaux sont déposés dans une des chapelles rayonnantes, il pourrait s'agir de copies d'originaux datant de l'époque romane (XIIe siècle), l'un représente la péché originel, l'autre l'annonciation[7].

Architecture gothique[modifier | modifier le code]

La basilique Saint-Sauveur a été reconstruite aux XVe siècle et XVIe siècle, les constructeurs y ont adopté l'architecture gothique flamboyante comme à l'église Saint-Malo de Dinan dont la construction est contemporaine de celle de la basilique. Compte tenu de la durée des travaux, des éléments Renaissance ont également été introduits au sein de l'architecture (chevet, crédences à l'intérieur des chapelles).

Extérieur (architecture gothique)[modifier | modifier le code]

La partie haute de la façade occidentale, le mur nord de la nef, le transept et le chevet sont bâtis en gothique flamboyant.

La belle fenêtre de la partie haute de la façade occidentale est caractéristique de ce style : assemblage de soufflets et de mouchettes. Les fenêtres du bas côté nord, bien que de compositions différentes, appartiennent au même style, ce mur nord, le premier construit, fût terminé en 1509[8].

Au sud de la nef, une chapelle, construite vers 1500[5], remplace probablement une porte romane qui était flanquée de deux pilastres.

La réalisation du chevet fût laborieuse, plusieurs incidents reportèrent les travaux et la construction des chapelles du déambulatoire, débutée en 1507, se poursuivit jusqu'au XVIIIe siècle. Les contreforts du chevet ne furent jamais achevés[8], le début des arcs-boutants sont bien visibles sur les dessins de Charles Chaussepied consultables à la Médiathèque du patrimoine[13], on les discerne sur place à l'arrière du transept.

Malgré ces difficultés, le chevet représente un "éblouissant exemple du gothique de la Renaissance" [5].

La durée des travaux permit le mélange des styles : on devine ainsi des influences Renaissance au sein de l'architecture gothique (colonnes torsadées, décors en méplat, sculptures de la tourelle d'escalier au sud)[14].

Intérieur (architecture gothique)[modifier | modifier le code]

Les constructeurs du XVe siècle ont adjoint un bas-côté nord à la nef, le bas-côté sud bien que projeté n'a jamais été construit (traces des débuts de construction au niveau de la jonction nef-transept sur le mur sud, à l'extérieur).

Nef et bas-côté nord comportent cinq travées, ils communiquent entre eux par de grandes arcades supportées par de puissantes colonnes dont la base a disparu suite à un relèvement du sol au XVIIIe siècle[5]. La nef est lambrissée et ne comporte pas de fenêtres hautes, le bas-côté, voûté sur arcs d'ogives est bordé de chapelles éclairées par de grandes fenêtres de style gothique flamboyant (agencement courant dans les églises bretonnes du XVIe siècle[5]).

Les bras du transept, édifiés plus tardivement (milieu XVIe siècle) que le bas-côté nord, sont lambrissés et éclairés par de grandes fenêtres, la croisée du transept est voûtée.

Le chœur est composé de trois travées terminées par une chapelle à chacune des extrémités et de cinq chapelles rayonnantes, soient onze chapelles dont l'une est transformée en sacristie. Le chœur et le déambulatoire sont voûtés sur arcs d'ogives. Le sanctuaire, beaucoup plus élevé que la nef, est séparé du déambulatoire par de grandes arcades, elles sont surmontées d'une galerie de style Renaissance[8], puis de fenêtres hautes.

Les chapelles latérales et rayonnantes sont couvertes de voûtes simples excepté trois d'entre elles qui sont couvertes d'une voûte à nervures multiples (liernes et tiercerons) et clés pendantes. Les clés de voûtes sont sculptées sous forme de portraits de personnages, l'une d'elle pourrait représenter le voile de Véronique.

Les crédences des chapelles rayonnantes sont remarquables, elles sont abondamment sculptées et représentent des feuillages, des personnages, les instruments de la Passion, ... Celle de la chapelle axiale est longée par un panneau Renaissance (sauvages et griffon) inspiré de l'art grotesque très répandu dans les réalisations de cette époque.

Vitraux[modifier | modifier le code]

Les vitraux de la Basilique datent majoritairement de la seconde moitié du XXe siècle, excepté le Vitrail aux Évangélistes[15], placé dans une chapelle du bas-côté Nord. Les deux vitraux du Mur roman (au sud) les plus proches de la croisée contiennent des fragments de vitraux non-identifiés, probablement antérieurs au XVe siècle.

Mobilier[modifier | modifier le code]

Le mobilier classé[modifier | modifier le code]

Saint-Sauveur contient un grand nombre d'objets classés ou inscrits (tableaux, retables, sculptures).

Tableaux[modifier | modifier le code]

Le tableau de Saint-Michel terrassant le dragon (XVIIIe siècle), inscrit au titre d'objet[16].

Le tableau de Du Guesclin sur son lit de mort (XIXe siècle), classé au titre d'objet[17]

Retables[modifier | modifier le code]

Deux retables classés au titre d'objets :

  • Autel, retable, tableau de sainte Barbe : Martyre de sainte Barbe (XVIIIe siècle), classé[18];
  • Autel, retable, tableau de saint Eloi : Saint Eloi en évêque (de Loyer, peintre et professeur à Rennes, 1817), classé[19].

Huit retables du début du XIXe siècle inscrits au titre d'objets : retable du Rosaire[20], retable de Saint-Roch[21], retable de Saint-Mathurin[22], retable des Saints-Anges[23], retable de Saint-Jean-Baptiste[24], retable du Sauveur[25], retable de Saint-François[26], retable du Saint-Esprit[27].

Bas-reliefs et lutrins[modifier | modifier le code]

Deux bas-reliefs classés :

  • Saint-Eustache (XVIe siècle) ; selon la légende, ses enfantsfurent enlevés l'un par un loup, l'autre par un lion lorsque leur père traversait une rivière[28] ;
  • Notre-Dame des vertus (XVe siècle), œuvre vénérée et valant son titre de basilique mineure à Saint-Sauveur[29]

Deux lutrins classés au titre d'objets :

  • pélican (XVIIIe siècle)[30];
  • aigle (XVIIIe siècle)[31].

Statues[modifier | modifier le code]

Saint-Nicolas (XVIIe siècle)[32]

Baldaquin[modifier | modifier le code]

Maître-autel et baldaquin (XVIIIe siècle)[33]

Bénitier[modifier | modifier le code]

Bénitier (XIIe siècle)[34]

Les orgues[modifier | modifier le code]

Le 3 février 1839, Aristide Cavaillé-Coll livre son opus 6 à la paroisse Saint-Sauveur de Dinan. Il compte alors 28 jeux répartis sur trois claviers manuels et un pédalier (12 jeux au grand-orgue, 8 au positif, 4 au récit et 4 la pédale)[35]. L'instrument est placé au revers de la façade occidentale, porté par une lourde tribune classique érigée en 1836-1837[36]. Quatre colonnes à chapiteaux corinthiens soutiennent cette construction dont les angles, en retour d'équerre, sont arrondis. Le buffet, d'un seul tenant, affecte une architecture néoclassique tempérée par des ornements renaissance. Présentant cinq plates-faces, couronné de volutes, il obstrue la fenêtre occidentale. La partie instrumentale est très proche de celle des orgues des églises Notre-Dame-de-la-Joie de Pontivy et Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Lorient. La conduite simultanée de ces trois chantiers permit au facteur d'orgues d'abaisser les coûts de fabrication tout en livrant des instruments, certes quasiment de série, mais à l'esthétique pré-romantique de haute tenue[37].

En 1903, l'instrument connaît une première transformation. Charles Mutin agrandit l'instrument et ne conserve que douze jeux originaux[38]. À nouveau, en 1966, Danion-Gonzalez modifie la composition. Il supprime le buffet et répartit les tuyaux de part et d'autre de la grande fenêtre occidentale. Il ne conserve alors que sept jeux de Cavaillé-Coll.

Aujourd'hui, les grandes-orgues de Saint-Sauveur de Dinan comptent trois claviers manuels et un pédalier. D'esthétique néo-classique, l'instrument, à transmission électrique, n'a plus grand-chose à voir avec l’œuvre de Cavaillé-Coll.

La composition est la suivante (en italiques, les jeux d'origine)[39]:

I Grand-Orgue Ut1-Sol5
Bourdon 16′
Montre 8′
Bourdon 8′
Flûte 8′
Violoncelle 8′
Prestant 4′
Doublette 2'
Nasard 2'23'
Fourniture 4 rangs
Cornet 5 rangs
Trompette 8'
Clairon 4'
II Positif Ut1-Sol5
Principal 8′
Cor de nuit 8′
Salicet 4′
Doublette 2'
Sesquialtera 2 rangs
Cromorne 8′
III Récit Ut1-Sol5
Quintaton 16'
Diapason 8'
Flûte traversière 8'
Voix céleste 8'
Principal 4'
Doublette 2'
Plein-Jeu 4 rangs
Basson 16'
Trompette 8'
Basson-Hautbois 8'
Voix humaine 8'
Clairon 4'
Pédale Ut1-Sol3
Soubasse 16'
Flûte 16'
Bourdon 8'
Flûte 4'
Tirasses et copulas
Copulas III/I, II/I, III/II
Tirasses I, II, III
Appel Anches I, II, III
Appel octaves 16 et 4 I, II, III
Pédale d'expression (Récit)

Les cloches[modifier | modifier le code]

La Basilique possède actuellement trois cloches, qui se trouvent à l'étage inférieur du clocher (partie en pierre).

Avant la Révolution, la Basilique en possédait quatre, mais elles furent vendues. Les cloches ont été placées successivement en 1832, 1868 et 1873. Cette dernière a été remplacée en 1961.

  • Le Bourdon, Elisabeth, sonne en La2 (haut) et pèse environ 2.516kg. Son diamètre à la pince est de 1.620mm. Elle a été coulé en 1868 par Viel-Tétrel à Villedieu-les-Poêles. Elle a été donné par Mademoiselle Marie-Jospéhine Habrington et a pour parrain M. Henri-Pierre Flaud, maire de Dinan de 1861 à 1874.
  • La cloche N°2, cloche sans nom de baptême, sonne en Do#3 (haut) et pèse environ 1.250kg. Son diamètre à la pince est de 1.285mm. Fondue en 1832 par Viel-Tétrel, Marquet-Viel et Viel-Ozenne frères, de Villedieu-les-Poêles, elle a pour marraine Mademoiselle Célestine Bazin et pour parrain Monsieur Paul Paterne de Saint Pern de Couëllan, fils de Joseph, maire de Dinan de 1830 à 1835.
  • La cloche N°3, Anne Cécile, sonne en Ré3 (haut) et pèse entre 845 et 900kg. Son diamètre à la pince est de 1.150mm. Fondue en 1961 par Cornille-Havard, de Villedieu-les-Poêles. Sur la face arrière, on peut y lire :

« Nomée Anne Cécile, j'ai pour parrain M. Joseph Daniel et pour marraine Mme Aubert née Anne Fournis. Je remplace Louise-Pauline donnée par la famille Larere en 1873. »

C'est la plus petite des trois cloches qui sonne, trois fois par jour, à 8h02, 12h02 et 19h02, les Angélus (cliquer pour écouter celui de la basilique).

La sonnerie en vidéo est disponible dans "liens externes"

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Basilique Saint-Sauveur », notice no PA00089077, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a et b Monier 1977, p. 94.
  3. Vilbert 1986, p. 15-30.
  4. Boccard 2017, p. 207
  5. a, b, c, d et e Bonnet et Rioult 2010, p. 132.
  6. « Basilique Saint-Sauveur. La toiture du chœur restaurée », Le Télégramme,‎ (ISSN 2491-4215, lire en ligne)
  7. a, b, c, d, e, f et g Grand 1958, p. 259-264.
  8. a, b, c et d Couffon 1938, p. 96-100.
  9. Déceneux 1998, p. 91-92.
  10. « Les chapiteaux de l'église Saint-Sauveur de Dinan », sur http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr, (consulté le 26 janvier 2018)
  11. a, b et c « Église paroissiale Saint-Sauveur, érigée Basilique Saint-Sauveur en 1954 », sur http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr, (consulté le 26 janvier 2018)
  12. Autissier 2005, p. 266-268.
  13. Dossiers 0082/022/1002, document 082657, Médiathèque du patrimoine, 11 rue du Séminaire de Conflans, 94 220 Charenton-le-Pont (http://www.mediatheque-patrimoine.culture.gouv.fr)
  14. Mussat 1997, p. 383-387.
  15. Notice no PM22000146, base Palissy, ministère français de la Culture
  16. Notice no PM22003332, base Palissy, ministère français de la Culture
  17. Notice no PM22000158, base Palissy, ministère français de la Culture
  18. Notice no PM22001451, base Palissy, ministère français de la Culture
  19. Notice no PM22001450, base Palissy, ministère français de la Culture
  20. Notice no PM22002547, base Palissy, ministère français de la Culture
  21. Notice no PM22002489, base Palissy, ministère français de la Culture
  22. Notice no PM22002488, base Palissy, ministère français de la Culture
  23. Notice no PM22002487, base Palissy, ministère français de la Culture
  24. Notice no PM22002486, base Palissy, ministère français de la Culture
  25. Notice no PM22002485, base Palissy, ministère français de la Culture
  26. Notice no PM22002484, base Palissy, ministère français de la Culture
  27. Notice no PM22002483, base Palissy, ministère français de la Culture
  28. Notice no PM22000157, base Palissy, ministère français de la Culture
  29. Notice no PM22000150, base Palissy, ministère français de la Culture
  30. Notice no PM22000156, base Palissy, ministère français de la Culture
  31. Notice no PM22000148, base Palissy, ministère français de la Culture
  32. Notice no PM22000153, base Palissy, ministère français de la Culture
  33. Notice no PM22000152, base Palissy, ministère français de la Culture
  34. Notice no PM22000144, base Palissy, ministère français de la Culture
  35. Catalogue des orgues construits en France, en province, sur le site de l'Association Aristide Cavaillé-Coll.
  36. Monier 1977, p. 76.
  37. Cocheril 1988, p. 18-19.
  38. Corbes 1966, p. 48-81.
  39. Michel Cocheril, Recensement des orgues de Bretagne, Arcodam Bretagne, 1987, 642p.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Cénotaphe du cœur de Bertrand Du Guesclin dans la basilique.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Couffon, « Répertoise des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier », Bulletins et mémoires - Société d'émulation des Côtes-du-Nord, vol. 70,‎ , p. 96-100.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • René Couffon, Saint-Sauveur de Dinan, dans Congrès archéologique de France. 107e session. Saint-Brieuc. 1949, Société française d'archéologie, 1950, p. 195-209
  • Roger Grand, L'art roman en Bretagne, Paris, Picard, , 494 p., p. 259-264.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Henri Corbes, « Les orgues du département des Côtes-du-Nord (Esquisse historique) », Bulletins et mémoires de la Société d'Emulation des Côtes-du-Nord, vol. XCIV,‎ , p. 48-81.
  • Mathurin-Eugène Monier, Dinan : Mille ans d'histoire, Mayenne, J. Floch, , 2e éd., 582 p., p. 45-110.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Gérard Malherbe, L'église Saint-Sauveur de Dinan. Plan guide, s.l., s.d., 4 p.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Louise-Marie Tillet, Bretagne romane, Saint-Léger-Vauban, Zodiaque, coll. « La Nuit des Temps » (no 58), , 345 p., p. 115-119. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Loïc-René Vilbert, Dinan au Moyen Âge, Dinan, Le Pays de Dinan, , 354 p. (ISBN 2-905952-01-6), p. 15-30Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Recensement des orgues de Bretagne, Châteaugiron, ARCODAM, , 642 p. (ISBN 2-9501799-1-6)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Michel Cocheril, Les orgues en Bretagne, Baillé, Editions Ursa, , 32 p. (ISBN 2-86934-010-9), p. 18-19.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Gérard Malherbe, Les églises de Dinan, Rennes, Ouest-France, , 30 p. (ISBN 2-7373-0437-7, lire en ligne)
  • André Mussat, Bretagne, architecture et identité, Rennes, Presses universitaires de Rennes, , 472 p. (ISBN 2-86847-187-0), p. 383-387.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Marc Déceneux, La Bretagne romane, Rennes, Ouest-France, , 127 p. (ISBN 2-7373-2262-6), p. 91-92.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Philippe Bonnet et Jean-Jacques Rioult, Bretagne, Paris, Monum, éditions du patrimoine, coll. « Dictionnaire guide du patrimoine », , 531 p. (ISBN 2-85822-728-4), p. 219-224.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Anne Autissier, La sculpture romane en Bretagne. XIe-XIIe siècles, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Art & société », , 380 p. (ISBN 2-7535-0066-5), p. 266-268.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Françoise Gatouillat et Michel Hérold, Les vitraux de Bretagne, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Corpus vitrearum. France. / Série complémentaire, Recensement des vitraux anciens de la France » (no 7), , 367 p. (ISBN 2-7535-0151-3), p. 61-63.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Maurice Dilasser (dir.), Patrimoine religieux de Bretagne. Histoire et inventaire, Brest, Le Télégramme, , 381 p. (ISBN 2-84833-173-9), p. 82-83.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Chantal Leroy et Dominique de La Rivière, Cathédrales et basiliques de Bretagne, Paris, Ereme, , 207 p. (ISBN 2-91-533769-1), p. 16-23.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Philippe Bonnet et Jean-Jacques Rioult, Bretagne gothique, Paris, Picard, , 485 p. (ISBN 978-2-7084-0883-8), p. 132-137.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Michel Boccard, « Dinan. Eglise Saint-Sauveur », Congrès Archéologique de France, Paris, Société Française d'Archéologie, vol. 173e session, 2015 « Monuments des Côtes-D'Armor : Le "Beau Moyen Âge" »,‎ , p. 207-221. (ISBN 978-2-901837-70-1)Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • 1870 - Portail de l'église Saint-Sauveur de Dinan, fusain sur papier cartonné, sdlbd au crayon, par Charles-Henri Michel, (musée Alfred-Danicourt).
  • 1871 ca - Église Saint-Sauveur de Dinan, fusain sur papier par Charles-Henri Michel, œuvre conservée au musée Alfred-Danicourt à Péronne.