Nathalie Simard

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Nathalie Simard
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Biographie
Naissance
Nationalité
Activité
Chanteuse et comédienne
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Genre artistique
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Nathalie Simard est une chanteuse québécoise, née à l'Île d'Orléans le . Elle est la sœur cadette du chanteur René Simard.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

La carrière artistique de Nathalie Simard commence au printemps 1979 lorsque le gérant et producteur de René, Guy Cloutier, lui demande d'enregistrer la chanson Tous les enfants du monde en duo avec son frère[1]. Le disque sort en septembre et obtient un succès immédiat. À la fin de l'année, elle enregistre un album de Noël et, dès le début de l'année suivante, elle est consacrée enfant vedette, confirmée par la sortie d'un second album, Nathalie chante pour ses amis. Lors de l'été 1980, elle fait une première tournée avec son frère. Ils chantent entre autres à la Place des Arts et au Grand Théâtre de Québec[2].

La même année, sort un troisième album, Nathalie Simard, dans lequel elle chante Je n'aurais jamais dû partir en duo avec Paolo Noël[3]. Le disque se vend à 30 000 exemplaires. Dès lors, les succès ne se démentent plus: Goldorak, La danse des canards, C'est mon idole Michael Jackson, Mes amis les câlinours. Le public cible de ces chansons est évidemment les enfants. En 1981, l'album La rentrée se vend à 75 000 exemplaires en trois semaines. En 1982, La danse des canards se vend à 200 000 exemplaires[4]. Sur ce même disque, elle chante Ouvre-moi la porte avec Christine Lamer.

La même année, on lance une collection de vêtements portant son nom[4]. À l'automne 1982, Nathalie Simard chante l'hymne national canadien en compagnie des Petits Chanteurs de Granby au Stade olympique à l'occasion d'un match des Expos[4]. En décembre 1982, un spectacle est organisé à la Place des Arts où elle chante avec son frère René. On en tire un album double, René et Nathalie en concert, sorti l'année suivante.

En 1983, son imprésario la présente au Japon où elle est bien reçue. Elle y enregistre un album 45-tours incluant 2 chansons en japonais[5]. Le , La Presse annonce qu'elle a vendu 1 million de disques depuis quatre ans. Le fan-club atteint alors 50 000 membres.

De 1985 à 1988, entrée dans l'adolescence, elle tient la vedette dans la série télévisée Le Village de Nathalie, première émission québécoise pour enfants à être produite par un réseau privé (TVA) qui attire 800 000 spectateurs dès la première année[6]. Trois albums intitulés Le Village de Nathalie 1 - 2 - 3 sortent au cours de ces années dans lesquels elle interprète des chansons composées par Jacques Michel et Ève Déziel. Elle participe avec son frère René et de nombreux autres artistes québécois à la Fondation Québec-Afrique en chantant dans le projet collectif « Les Yeux de la faim » en 1985.

Changement de style[modifier | modifier le code]

En 1988, elle et son frère René adoptent un nouveau style et un nouveau look[7]. Leur gérant fait appel au réalisateur et compositeur français Romano Musumarra. Celui-ci leur compose leurs nouvelles chansons et leur fait enregistrer à Paris un album en duo, comprenant entre autres Tout si tu m'aimes, Prends soin de toi et surtout Tourne la page. Le disque, René et Nathalie, obtient un très grand succès au Québec. Nathalie y interprète en solo Jeu d'impatience et Lui[8].

En 1989, dans le vidéoclip Lui, on la voit habillée très sexy, en robe mauve très courte, danser et flirter avec un danseur semi-professionnel de Toronto, Louis Drapeau[9]. Elle s'éloigne ainsi de plus en plus du style "Village de Nathalie".

Faisant suite à un rôle de comédienne dans Le Village de Nathalie, elle anime durant deux ans une émission pour enfants: Les Mini-Stars de Nathalie. À la fin de 1988, elle est une des vedettes du spectacle des Ice Capades, présenté au Forum de Montréal[10].

En 1990, elle renoue avec Musumarra qui la fait revenir au studio Marcadet à Paris où elle enregistre l'album Au maximum. Son style street dance plaît beaucoup à ses fans et elle réussit à vendre 70 000 copies. Ses principaux succès sont À ton départ et Reste ami. Dans le même album, Claude Dubois lui offre une de ses compositions, Avouer la femme, qui raconte un peu son histoire[11].

S'ensuit une tournée de deux ans qui se termine au Théâtre Saint-Denis en octobre 1992. Son imprésario lui annonce alors qu'il est temps pour elle de prendre une année sabbatique.

Au début de 1994, Nathalie Simard et son époux, Alain Decelles, sont reconnus coupables d'avoir tenté de frauder une compagnie d'assurances[12]. L'image de la chanteuse s'en ressent beaucoup. Afin de tirer un trait sur cet événement, elle sort un nouvel album, Parole de femme, à l'automne. Les critiques des médias sont excellentes. Selon sa biographie, le nombre de ventes de cet album reste totalement inconnu[13].

En 1995, Denise Filiatrault lui offre un rôle de soutien dans la comédie musicale Demain matin, Montréal m'attend, qu'elle est en train de monter, elle y joue le rôle d'une prostituée nommée Cream. La même année, elle joue quatre ou cinq petits rôles aux côtés de René Simard et Judith Bérard dans la pièce Jeanne la Pucelle. En 1999, elle obtient le rôle principal dans une reprise de Demain matin, Montréal m'attend, toujours réalisé par Denise Filiatrault. En 2001, elle joue dans un théâtre d'été à Eastman dans la revue musicale Qu'est-ce qu'on attends pour être heureux? [14]

Entretemps, sa carrière discographique se ralentit sérieusement. En 1996, à la suite du déluge du Saguenay, elle sort la chanson Mon village qu'elle interprète avec deux de ses frères[15]. En 1997, sort la compilation Une femme, un enfant, son dernier album jusqu'en 2007.

Affaire Guy Cloutier[modifier | modifier le code]

En 2004, son ex-impresario Guy Cloutier est accusé d'agressions sexuelles répétées sur une enfant de onze ans dans les années 1980[16]. Une ordonnance de non-publication empêche les médias de nommer le nom de la plaignante. En novembre, devant un solide dossier d'accusation, Cloutier plaide coupable et écope de 42 mois de prison[17].

En mai 2005, Nathalie Simard fait lever l'ordonnance de non-publication. Ce dont tout le monde se doutait est révélé au grand jour: elle est bien la victime de Guy Cloutier. Le 25 mai, lors d'une émission spéciale animée par Paul Arcand, elle raconte le calvaire qu'elle a vécu durant ses années de vedettariat, puis annonce son intention de mettre sur pied une fondation qui visera à aider les victimes de pédophilie. « Je veux faire des conférences, dit-elle, aller voir les enfants dans les écoles, parler aux parents, sensibiliser les gens à cet énorme problème qui détruit nos enfants »[18].

En septembre 2005, elle présente en conférence de presse la Fondation Nathalie Simard et les personnes devant composer son conseil d'administration. Parmi elles, se trouvent son frère Martin, Julie Snyder et Paul Arcand[19]. Quelques mois plus tard, elle commence une série de conférences dans les écoles du Québec. On observe alors une augmentation significative du nombre de victimes dénonçant leurs agresseurs.[réf. nécessaire]

Nouvelle carrière[modifier | modifier le code]

Nathalie Simard n'abandonne pas tout à fait sa carrière artistique. À l'automne 2005, elle enregistre la chanson La vie me tue, une composition de Claude Dubois, qui sert de chanson-thème au film documentaire Les voleurs d'enfance, réalisé par Paul Arcand et produit par Denise Robert. Elle participe également à une série de spectacles avec Star Académie 2005. Denise Filiatrault lui donne un rôle dans la série télévisée Le petit monde de Laura Cadieux. En novembre 2007, elle présente un nouvel album Il y avait un jardin, qui, en mars 2008[20], atteint le cap des 50 000 exemplaires vendus. Cela ne l'empêche pas de s'occuper de la Présidence de sa Fondation. Elle prépare également une série de spectacles et remonte sur scène dès février 2008.

Le 3 avril 2008, Nathalie Simard fait savoir qu'elle annule tous ses concerts, à l'exception d'un où elle fera ses adieux à la scène, disant vouloir favoriser un mode de vie plus authentique, plus vrai et plus humain. Finalement, le 19 avril, elle donne son dernier spectacle au Théâtre Saint-Denis à Montréal.

Le , les médias annoncent qu'elle ferme la fondation qui porte son nom. La fondation soutenait les victimes d'abus sexuels. Selon les médias, Nathalie aurait été vraiment déçue du fait que les ventes de son dernier album ainsi que la vente des billets de son dernier spectacle soient décevants. Nathalie vend sa maison évaluée à 300 000 $, liquide tous ses biens dans un encan public et décide de s'exiler à Punta Cana, en République dominicaine. C'est dans ce pays qu'elle épouse son conjoint, Lévis Guay. Ils reviennent cependant vivre au Québec quelques mois plus tard. Nathalie doit alors faire face à deux poursuites : celle d'un premier ex-conjoint pour 60 000 $ et celle d'un autre ex-conjoint pour 40 000 $. De plus, le 29 avril 2008, la productrice de sa tournée la poursuit pour 2,3 millions$ pour avoir arrêté sa série de spectacles. Ces poursuites n'aboutiront pas. Le 18 juin 2010, la Cour d'appel du Québec rejette la poursuite de la productrice Audrey Sergerie, qui était l'ancienne conjointe de l'époux de la chanteuse, et Nathalie Simard est lavée de toute accusation de fraude[21].

Lancement en affaire (2009-)[modifier | modifier le code]

Le 10 août 2009 elle annonce qu'elle reprend sa carrière artistique et fait une tournée de promotion pour la publication du « Village de Nathalie » sur support DVD.

Le 6 octobre 2009, c'est la sortie officielle, en magasin, du premier coffret DVD de l'émission Le Village de Nathalie. Sur ce 1er coffret une sélection de 24 émissions sur 108 ont été sélectionnées et remasterisées pour l'occasion. Un deuxième coffret est sorti au cours de l'année 2010.

En 2011, elle opère une boutique de vêtements féminins en compagnie de sa fille Ève. Le commerce ferme ses portes environ six mois plus tard. Un disque de Noël qu'elle a co-produit avec son frère Régis est exclusivement mis en vente dans sa boutique. Par la suite, Nathalie devient propriétaire, avec son mari Lévis Guay, du Grand Marché de Wickham qui ouvre le 29 novembre 2012 et qui accueille plus de 400 marchands. Le lieu comprend une salle de spectacle où Nathalie, sa fille Ève ainsi que son frère Régis s'y produisent régulièrement. C'est en février 2013 qu'elle et son mari vendent leur part de l'entreprise.

En 2014, elle fait l'acquisition d'une cabane à sucre située à Saint-Mathieu-du-Parc, en Mauricie où elle compte produire, en plus des activités de sucrerie, des spectacles intimistes[22] et offre la salle en location pour des mariages. Après de multiples rénovations et l'ajout d'une scène, La cabane chez Nathalie ouvre officiellement ses portes le 14 février 2015. Le succès est au rendez-vous. Nathalie se produit sur scène régulièrement et certains artistes, dont: Étienne Drapeau, Marjo et Patrick Norman, entre autres, sont allés y donner un spectacle.

Un livre intitulé Les chemins de ma liberté, paraît aux Éditions Les Intouchables en mars 2015. Nathalie Simard y raconte ce qu'elle a vécu depuis les dix dernières années où elle a fait les manchettes plus souvent qu'à son tour. En écrivant son récit, elle remet les pendules à l'heure sur ce qui s'est vraiment passé.

Pour la première fois en presque trente ans, à la demande de son frère René, le frère et la sœur sont réunis sur scène. En effet, c'est en mai 2016, lors d'un spectacle donné à Trois-Rivières dans le cadre de la tournée Nouveau rêve que présente René Simard à travers la province, que Nathalie rejoint son frère, le temps de chanter en duo leur succès de 1987, intitulé Tourne la page[23]. C'est ainsi que Nathalie va rejoindre son frère sur scène à plusieurs reprises lors de cette série de spectacles qui va s'échelonner jusqu'en avril 2018.

Le 14 mars 2018, après près de trois ans de confrontations avec la municipalité de Saint-Mathieu-du-Parc et la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ), la chanteuse Nathalie Simard et son conjoint ont mis en vente leur cabane à sucre[24]. La municipalité souhaite préserver l'intégrité de cette zone agricole et ne rien changer au zonage, ce qui contraint les propriétaires de la cabane à prendre cette décision.

Livres[modifier | modifier le code]

  • Les chemins de ma liberté, Nathalie Simard, Éditions Les Intouchables, 2015 (autobiographie qui fait suite aux années racontées dans Briser le silence)..
  • Briser le silence, biographie, Michel Vastel, Éditions Libre Expression, 2005.
  • René et Nathalie Simard : les enfants chéris du showbiz, Danielle et Claudine Bachand, Éditions Quebecor, 1983.

Télévision[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

[25]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1983: Félix de l'album le plus vendu (La danse des canards)
  • 1985: Félix de l'album pour enfants de l'année (La guerre des tuques)
  • 1986: trophée Artis du Gala Métrostar pour Le Village de Nathalie
  • 1988: Félix de l'album pour enfants de l'année (Joyeux Noël à tous les enfants)
  • 1988: Félix de l'album le plus vendu (René et Nathalie)
  • 1988: Félix du meilleur vidéoclip (Tourne la page)
  • 1989: trophée Artis du Gala Métrostar pour Les Mini-Stars de Nathalie
  • 11 disques d'or
  • 8 disques platine
  • 2 disques double platine

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Danielle et Claudine Bachand. René et Nathalie Simard: les enfants chéris du Québec. 1983. p. 102
  2. Idem, p. 104
  3. Idem, p. 104-105
  4. a, b et c Idem, p. 106
  5. Idem, p. 108-109
  6. Michel Vastel. Briser le silence. 2005. p. 129
  7. Danielle Bonneau, « René et Nathalie "tournent la page" avec un hit surprise », La Presse,‎ , E-1, E-7
  8. Briser le silence, p. 151-152
  9. Idem, p. 152
  10. Dictionnaire de la musique populaire. IQRC. 1992. p. 448
  11. Idem, p. 159
  12. La Presse, 19 mars 1994
  13. Briser le silence, p. 179
  14. Idem, p. 185-193
  15. Briser le silence, p. 186
  16. La Presse, 25 mars 2004
  17. La Presse, 17 novembre 2004
  18. Briser le silence, p. 293
  19. La Presse, 14 septembre 2005
  20. Nathalie Simard en tournée
  21. Nathalie Simard. Les chemins de ma liberté. Éditions Les Intouchables. p. 176-177
  22. Un rêve devenu réalité pour Nathalie Simard
  23. Zone Arts - ICI.Radio-Canada.ca, « René et Nathalie Simard tournent la page à Trois-Rivières », sur Radio-Canada.ca (consulté le 6 mars 2018)
  24. Zone Économie - ICI.Radio-Canada.ca, « Nathalie Simard met en vente sa cabane à sucre », sur Radio-Canada.ca (consulté le 17 mars 2018)
  25. « Nathalie Simard, Régis Simard, Ève Simard-Decelles - Nathalie et Régis Fêtent Noël », sur Discogs (consulté le 24 mars 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]