Église Sainte-Pétronille de Pregny-Chambésy

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Église catholique romaine Sainte-Pétronille
L'église vue depuis la route de Pregny.
L'église vue depuis la route de Pregny.
Présentation
Nom local église de Pregny
Culte Catholique romain
(de 1862 à 1876)
Catholique national
(de 1876 à 1897)
Catholique romain
(depuis 1897)
Dédicataire Aurelia Petronilla
Type Église
Rattachement
Début de la construction
Fin des travaux
Architecte Jean-Marie Gignoux
Autres campagnes de travaux 1897 : restauration intérieure et extérieure
1945 : restauration intérieure et extérieure
1987 : restauration intérieure et extérieure

1990 : restauration intérieure
1998 : restauration intérieure
2002 : restauration extérieure

Style dominant néo-gothique
Nombre de flèches une
Protection Objet inscrit à l'inventaire genevois
()
Site web UPJ
Géographie
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Genève Genève
Commune Drapeau de Pregny-Chambésy.jpg Pregny-Chambésy
Localité Pregny - village
Lieu-dit Monthoux
Coordonnées 46° 14′ 14″ nord, 6° 08′ 27″ est
Géolocalisation sur la carte : Suisse
(Voir situation sur carte : Suisse)
Église catholique romaine Sainte-Pétronille
Géolocalisation sur la carte : canton de Genève
(Voir situation sur carte : canton de Genève)
Église catholique romaine Sainte-Pétronille

L'église Sainte-Pétronille est une église de culte catholique romain, dédiée à sainte Pétronille, située dans la commune de Pregny-Chambésy, dans le République et Canton de Genève, en Suisse.

Localisation[modifier | modifier le code]

L'église est située dans la campagne genevoise, entre le domaine du château de Tournay, la Campagne de Tournay et le domaine du Château de Pregny.

Elle se situe plus exactement au lieu-dit de Monthoux, dans la localité de Pregny - village, dans la commune de Pregny-Chambésy, dans la République et canton de Genève, en Suisse [1].

Autour du bâtiment se trouve, le jardin d'enfant, le bâtiment de la cure, l'ancien hangar des pompiers, des fermes et le bâtiment de la mairie et de l'arrondissement administratif de l'état civil. En face, se trouve une voie historique, « le chemin des chèvres », qui descend jusqu'au lac Léman. Anciennement, la vue, depuis l'église, s'étendait sur le lac et le Mont-Blanc; elle est aujourd'hui coupée par des arbres centenaires.

L'église se trouve sur le chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle [2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier lieu de culte catholique romain de Pregny aurait été une chapelle construite au XVe siècle [3].

Le territoire de Pregny faisait partie du pays de Gex qui, au XIIe siècle, formait une seigneurie dépendant des comptes de Genève. En 1353, le compte de Savoie Amédée VI le réunit à ses États Savoyards.

En 1481, Mgr Claude Rup, évêque de Claudiopolis, entreprend une grande tournée de l’évêché de Genève pour recenser les bénéfices du diocèse (ce recensement ou dénombrement est appelé un « pouillé »). Le « pouillé » de Mgr Claude Rup recense alors, pour Pregny, une population de 12 feux, le revenu annuel de la paroisse est de 25 florins, le saint patron de la chapelle est Sainte Pétronille, le patron de la paroisse est le Commandant du Genevois et la chapelle est dirigée par le décanat d’Aubonne [4].

La Réforme[modifier | modifier le code]

En 1536, la chapelle devient réformée à la suite de la conquête du Pays de Gex par les Bernois et les Genevois [5].

En 1567, les Bernois, préférant s'assurer le Pays de Vaud, rendirent Pregny et les autres territoires autour de Genève à la Savoie. Cependant, les pasteurs et les églises des pays rétrocédés par les Bernois avaient suivi avec une douloureuse anxiété la marche des pourparlers qui se déroulaient entre MM. De Berne et le duc Charles III de Savoie. Malgré les garanties qu’il semblait leur assurer, ce traité, en les faisant passer sous le pouvoir d’un prince réputé l’un des plus fermes adversaires de leurs croyances, fut pour eux comme un présage de jours difficiles. Désireux de connaître d’une manière un peu précise les dispositions de leur nouveau maître à l’égard de ses sujets réformés, les ministres des trois baillages lui adressèrent une requête dans laquelle ils lui demandaient de laisser toutes choses sur le même pied que pendant l’occupation bernoise. Les réponses du duc de Savoie, données à Gex le 15 septembre 1567, parurent en général, assez satisfaisantes. À peine une année s’était écoulée que l’avocat général de Chambéry, accompagné de quelques autres officiers ducaux, se rendit à Gex ; il rassembla les ministres et leur signifia, de la part du Sénat de Son Altesse, défense de réfuter, en leurs sermons, la religion romaine, sous peine de la vie, alléguant que « qui médit de la religion du prince, médit le prince » ; il accompagna cette interdiction de graves menaces et de paroles injurieuses, disant que la Réforme était une hérésie et qu’elle serait bientôt extirpée. Les quelques années qui suivirent n’amenèrent pas de grands changements dans la situation religieuse des habitants du pays de Gex.

L'Édit de Nantes[modifier | modifier le code]

En 1590, le territoire est occupé par les Genevois. Dans sa capitulation, le duc Charles III de Savoie inscrit un article disant que tous les habitants du bailliage obtiennent le libre exercice de leur religion, tel qu’ils l’avaient eu par le passé. Un changement important s’effectua alors en France. Le 13 avril 1598, par l’Édit de Nantes, Henri IV étendit et confirma les droits et sûretés consentis aux huguenots par des édits et traités antérieurs. Des modifications politiques d’une haute importance pour le pays de Gex se préparaient entre les cours de France et de Savoie. Genève, se voyant sur le point d’être privée de ce territoire qu’elle avait conquis et administré, entama auprès de Henri IV d’actives et pressantes négociations pour être maintenue en possession. Bien que manifestant des sentiments amicaux envers les Genevois, Henri IV aimait plus encore sa couronne ; aussi, sans s’inquiéter des intérêts de ses alliés, il finit par s’entendre avec son adversaire le duc Charles-Emmanuel de Savoie, et signa à Lyon, le 17 janvier 1601, un traité par lequel il recevait toute la contrée sur la rive droite du Rhône, s’étendant de Genève à Lyon, c’est-à-dire la Bresse, le Bugey, le Valromey et le pays de Gex, « à condition qu’il ne pourrait être détaché sous aucun prétexte ». Cette clause était destinée à couper cours à toute réclamation éventuelle des Genevois. Pregny appartient donc au Royaume de France. Les habitants du pays de Gex acceptèrent ce nouveau régime et devinrent dès lors de bons et loyaux sujets des rois de France. Mais la question religieuse fut la cause de graves difficultés.

Rattachement à la France[modifier | modifier le code]

Dès 1601, Pregny est rattaché au Royaume de France. Les habitants envoyèrent donc une députation au roi pour lui adresser la demande que leurs églises fussent conservées dans l’état où elles se trouvaient lors de la réunion du pays à la couronne. En réponse à cette requête, Henri IV prit l’engagement de laisser aux protestants le libre exercice de leur culte, mais il exigea que la liberté de conscience fût proclamée dans le baillage, conformément aux prescriptions de l’Édit de Nantes. Cependant, un grand nombre de prêtres catholiques en profitèrent pour entrer sur le territoire du pays de Gex. Peu à peu, des paroisses se virent dépouiller de leurs temples. Mgr François de Sales, évêque de Genève, chercha à déposséder les protestants de tous ceux de leurs biens qui, avant la Réforme, avaient appartenu à l’Église romaine et à les faire adjuger au clergé catholique. C’est ainsi qu’il demanda à être remis en possession de tous les temples du bailliage. À la mort d’Henri IV, la réaction catholique devint excessivement forte à la cour de France et la seigneurie de Genève ne pouvait plus faire parvenir ses réclamations jusqu’à l’autorité supérieure. En 1611, deux commissaires, l’un catholique et l’autre Réformé, sont nommés afin de mettre en vigueur l’Édit de Nantes dans le pays de Gex. Les deux commissaires tranchèrent toutes les questions en litige de la manière la plus équitable en cherchant à éviter tout ce qui pouvait devenir une source de divisions entre les adhérents des deux cultes. Une ordonnance est alors rédigée le 12 décembre 1611 stipulant que « la dépossession des temples, cimetières et pensions ne serait exécutoire que lorsque le roi aurait pourvu les réformés de fonds équivalents aux biens qui leur seraient enlevés ». Toutes les difficultés paraissant réglées, les commissaires présentèrent au Conseil du roi un rapport sur la manière dont ils avaient accompli leur mandat dans le pays de Gex ; mais Mgr François de Sales ayant influencé en sa faveur la reine régente et les membres du Conseil, un arrêt royal vint prescrire l’exécution littérale et immédiate de l’édit. En vertu de cet arrêt, tous les bénéfices ecclésiastiques devaient être restitués au clergé romain, ainsi que les églises. Deux nouveaux commissaires, Benigne Milletot, conseiller au parlement de Dijon, et Pierre de Brosses, seigneur de Tournay, furent chargés de présider à l’exécution de l’arrêt. Le 16 juillet 1612 et les jours suivants, de Brosses et Milletot entreprirent une visite des paroisses du bailliage ; ils firent, dans chaque localité, la remise solennelle de l’église et des bénéfices entre les mains de Mgr François de Sales et des membres de son clergé. Les protestants construisirent des temples destinés à remplacer les églises qu’ils avaient dû restituer au clergé romain. Malgré leurs faibles ressources, ils parvinrent à en rebâtir dans une vingtaine de villages.

Le 15 avril 1661, après quelques années d’un calme plus apparent que réel, le roi Louis XIV décida d’interdire l’exercice du culte réformé dans tout le bailliage du pays de Gex (à l’exception des villages de Ferney et de Sergy). Des agents pénétrèrent dans presque tous les temples et en brisèrent les bancs, ils en fermèrent et murèrent les portes, enfin ils en enlevèrent les cloches. D’après un arrêt de Louis XIV du 23 août 1662, les temples protestants du pays de Gex devaient être démolis. Mgr Jean d'Arenthon d'Alex, successeur de François de Sales, fit diligence pour procéder à cette destruction. La chapelle de Pregny, avec vingt autres, furent donc détruite.

En 1682, le prince-évêque de Genève, Mgr Jean d'Arenthon d'Alex, fonda une cure à Pregny, où ne se trouvait alors aucun catholique.

Le 18 décembre 1684, un arrêt du Conseil royal interdit l’exercice du culte réformé dans toute l’étendu du bailliage de Gex.

Gravure datant du XVIIe siècle représentant l'ancienne chapelle de Pregny.

Entre 1684 et 1685, Mgr Jean d'Arenthon d'Alex décida de reconstruire une église à Pregny catholique et la consacra le 1er avril 1685.

En mars 1685, Nicolas de Harlay, l'intendant de Bourgogne, se rend dans le pays de Gex afin de procéder à l'exécution des ordres. Les lieux de culte qui sont restés réformés sont détruits [N 1].

Mgr Jean d'Arenthon d'Alex va alors placer le curé Frésier de Meyrin, l’adversaire juré des protestants du bailliage, à Pregny le 22 avril 1687 afin de convertir les familles Pregnotes au catholicisme. Après le passage du curé Frésier, il y avait alors à Pregny et à Chambésy des familles protestantes revenues au catholicisme. Déjà en 1685, on avait compté dix-huit abjurations et onze autres en 1686. Sous le ministère de Frémin, le mouvement de retour continua et, pour l’accélérer, le curé de Pregny fit prêcher par les pères Capucins une mission durant le mois de janvier 1688. Les jésuites d’Ornex venaient aussi aider Frémin.

L'Édit de Fontainebleau[modifier | modifier le code]

À la suite de la révocation de l'Édit de Nantes et à la création de l'Édit de Fontainebleau le 18 octobre 1685, de nombreux protestants vivant à Pregny quittèrent le territoire pour s'installer à Genève et dans le Pays de Vaud.

Par la lettre patente du roi Louis XIV la « Maison de la propagande de la foi » avait été établie à Gex en 1681 pour « réagir contre l’infection des hérétiques ». C’est alors que se fit la restauration et à la construction de plusieurs couvents locaux [N 2].

Au bout de quelques années, l’antagonisme religieux avait à peu près totalement cessé dans le pays de Gex. Cependant, les curés du bailliage de Gex se plaignaient de voir les Genevois acquérir, dans le pays de Gex, des terres seigneuriales ou des domaines ruraux, au point de faire diminuer d’une manière sensible le nombre des maisons catholiques. On cite à ce sujet la paroisse de Pregny, où de soixante que l’on comptait auparavant, il n’en restait plus que huit.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le 14 février 1790, à la suite de la demande du curé, 20 citoyens actifs se sont assemblés dans l'église et proclament ensemble la naissance de la Commune de Pregny sur les bases d'un décret de l'Assemblée nationale datant du 29 décembre 1789.

En 1791, les réformes de la Révolution française interdirent le culte religieux en France.

Pour rappel, le 17 juin 1789, les membres des États généraux avaient pris le nom d’Assemblée Nationale et s’étaient déclarés investis de l’autorité souveraine qui, jusqu’alors, avait été l’apanage de la royauté. Les droits de l’État furent mis au-dessus de ceux de l’Église que l’on voulut démocratiser. On réduisit le nombre des diocèses, on abolit les chapitres, les abbayes, les prieurés et tous les bénéfices. Pour reverser l’ancienne hiérarchie, les évêques furent nommés par les électeurs du Département et les curés par ceux de la Commune. Dès lors, l’autorité de Rome fut mise de côté. La nomination des curés devait se faire à l’issue de la messe du dimanche. Mais l’Assemblée Nationale eut beau déclarer que tous les curés devaient, dans un délai de huit jours, prêter serment de fidélité à la Constitution civile, sous peine d’être considérés comme démissionnaires et dépossédés de leurs revenus, un très petit nombre seulement se laissa gagner ou intimider par la perspective d’une position gênée qu’entraînerait la perte de leur traitement. Pour éviter qu’aucun n’échappe, l’arrêté du 28 mars 1793 disait : «  Il est défendu à tous prêtres qui n’auraient pas prêté le serment prescrit de remplir des fonctions, soit publiques, soi privées, nulle exceptée. » Tout port de costume ecclésiastique fut interdit aux prêtres.

Le 3 janvier 1794, le Conseil général de la Commune a décidé que l’église sera convertie en Temple de la Raison, la chaire à prêcher en chaire de vérité, l’autel en autel de la patrie et le petit coffret en arche des droits de l’homme ; qu’il y sera placé une inscription, dans l’endroit le plus apparent, portant les mots Temple de la Raison et, au-dessous, une autre inscription portant les mots : Abolition des préjugés et de la superstition, que les chandeliers et la croix avec les croix de fer et le couvert du bâtiment ainsi que le ciboire et le calice et les autres objets liturgiques seront enfermés tous ensemble dans une caisse et envoyé au district pour en faire don à la Nation.

En février 1794, on procéda à la démolition des clochers, ce qui fut encore plus sensible aux paysans que le départ de leurs pasteurs. Pour faire accepter cette mesure, on fit valoir le besoin de bois sec pour l’entretien du feu dans les cuisines et l’utilité des fers blancs pour les communes. Quant aux cloches, elles furent descendues, brisées et envoyées aux fonderies de canon. Les cordes à leur usage étaient livrées aux corderies. Pour la Commune de Pregny, cet événement se déroula le 4 février 1794 :

« Le représentant du peuple a envoyé un arrêté portant que toutes les cloches encore existantes dans le Département de l'Ain seront incontinent descendues, brisées et envoyées par chaque municipalité, avec les cadres à leur usage, au chef-lieu du district. Les clochers seront démolis, les bois, cuivre, fer, plomb et autres matériaux jugés propres aux ouvrages publics déposés dans les lieux sûrs indiqués par les administrateurs du district. On fait ensuite descendre le cloche de cette Commune pour être envoyée, dans le plus bref délai, au chef-lieu de ce district. On a fait travailler à la démolition du clocher. »

— Guillaume Fatio, Pregny-Chambésy, commune genevoise et coteau des altesses (1947)

Comme on hésitait à porter une main sacrilège sur la croix, on déclara que les maires et agents municipaux qui n’agissaient pas conformément aux ordonnances seraient considérés comme rebelles à la loi et dignes d’être mis en arrestation.

À partir du 19 juin 1800, plus aucun culte n’est exercé à Pregny. Le curé qui desservait la chapelle refusa de prêter le serment exigé par les lois de la Révolution française. Il se retira et, dès lors, aucun acte religieux ne s’est fait à Pregny.

Sous la Révolution française, on avait confisqué les presbytères, fermer les églises et mis les prêtres hors la loi. Cette situation dura dix ans, de 1791 à 1801. Les promoteurs de ces mesures étant morts et le Directoire supprimé, Napoléon Bonaparte ne vit d’autre moyen de pacifier la France que de s’entendre avec le pape, de rouvrir les églises et de signer le Concordat. Le 4 août 1803, la chapelle est donc rétablie au culte catholique romain et érigée en succursale par l'évêque de Chambéry et de Genève Mgr René des Monstiers de Mérinville.

Le 15 août 1806, le culte religieux est rétabli en France.

Pregny devient Suisse[modifier | modifier le code]

En 1815, la commune de Pregny est cédée à la Confédération Suisse et est rattachée au canton de Genève en 1816.

En 1820, le Conseil municipal décide de reconstruire un clocher à la chapelle pour prévenir des éventuels dangers de feu. En 1825, la cloche et le clocher sont payés 700 francs suisses par Jean Jaquet, célèbre artiste et personnalité respectée de la commune.

Le 16 octobre 1836, la maire, Adolphe d'Arbigny, informe le Conseil municipal qu’en mettant la main à l’œuvre pour exécuter les diverses réparations qui avaient été votées pour restaurer l’église, qui en avait un besoin urgent, il s’est trouvé que la face au nord était presque toute construite en mauvaise mollasse et cailloux, et que de larges intervalles entre ces matériaux étaient garnis de mauvais mortier qui n’a pu résister au piquage nécessaire pour le recrépissage. Il y a eu en outre plusieurs autres réparations de moindre importance qui n’avaient pu être prévues au devis et dont l’urgence n’a été démontrée que quand le travail était en activité ; de ce nombre sont plusieurs réparations à la toiture, au clocher et à la cloche, qui aurait pu décrocher un moment ou l’autre, etc. La chapelle est finalement rebâtie entre 1854 et 1855.

Nouvelle église[modifier | modifier le code]

Le « Pavillon de Pregny » d'Auguste Saladin de Lubières avec, dans le fond, l'église.

Le 29 décembre 1861, par six voix contre trois, le Conseil municipal décide que l’emplacement de Monthoux [N 3], pour l’érection d’une nouvelle église, paraît être le plus convenable et qu’il répondra le mieux au vœu général de la population, et cela de préférence à l’emplacement de l’ancienne église. Le , le maire, Samuel Panchaud, présente au Conseil municipal le plan de la nouvelle église, dressé par Jean-Marie Gignoux. Le devis se monte à 40 000 francs suisses [6] environ. Il est donné lecture du cahier des charges tel qu’il a été approuvé par le Département des Travaux publics, y compris un article portant que la vieille église est vendue à l’entrepreneur pour le prix de 500 francs. L'ancienne église sera détruite pour faire place au cimetière de Pregny [N 4]. La cloche "Jean" est récupérée et placée dans le clocher de la nouvelle église. Les travaux sont terminés en 1863 et l'église est consacrée par Mgr Étienne Marilley en 1865. La construction aura finalement coûté 48 952 francs suisses.

À la fin du Modèle:S–XIX naît en Allemagne un mouvement de réforme souhaitant aboutir à une séparation entre l’Église et l’État. L’Église catholique romaine est évidemment hostile à l’idée de perdre de l’influence, ce qui débouche sur un conflit appelé « Kulturkampf ».

En janvier 1873, on apprit à Genève qu’un jeune prêtre carougeois, Gaspard Mermillod, très actif et ayant joué un rôle important au premier concile œcuménique du Vatican, s’était fait nommer Vicaire apostolique de Genève. Cette nouvelle éclata comme une bombe car la décision papale impliquait la création d’un évêché à Genève (en violation d’engagements solennels de la papauté).

Antoine Carteret, président du Conseil d’État de Genève depuis 1870, réussit à convaincre le Conseil fédéral de la nécessité de s’opposer à l’ingérence d’un pouvoir étranger dans une affaire qui regardait la Suisse. Le 17 février 1873, Gaspard Mermillod fut expulsé du territoire suisse.

Dès lors, Antoine Carteret s’inspira du conflit du « Kulturkampf » afin de l’appliquer dans le canton de Genève. Le Conseil d’État genevois fit voter par le Grand Conseil genevois une loi organisant le culte catholique et qui faisait participer les laïques au choix des curés [N 5]. Une autre loi interdisait l’érection d’un siège épiscopal à Genève. En même temps, on constitua une Église catholique d’État, dite « Église vieille catholique » (aussi appelée « Église catholique nationale »). Le 24 mars 1873, la loi sur l’organisation du culte catholique par l'État est acceptée en votation populaire. Basée sur la structure de l’Église protestante, cette loi oblige les curés catholiques romains, salariés par l’État, à prêter serment d’allégeance aux lois de la République, et déclare les églises propriétés communales (avec création de conseils de paroisse) [7],[8]. La résistance des catholiques fidèles à Rome s’organisa et, le 28 août 1874, tous les prêtres du canton refusèrent le serment au Conseil d’État genevois. En moins de trois ans, la paix de trente-deux paroisses fut violée, dix-huit maires et quatorze adjoints furent révoqués et l’État suspendit les traitements des curés. Les églises des curés ayant refusé de prêter serment sont confiées à l’Église catholique nationale.

Malgré cette loi, le Conseil municipal de la commune de Pregny, étant propriétaire du bâtiment, décide que l'église continuera à être affectée au culte catholique romain [N 6]. Le 17 août 1875, Jean Bertrand, membre du Conseil de paroisse, s’est présenté à la mairie pour réclamer les clefs de l’église. Il lui a été répondu par un refus formel. Le 18 août 1875, à sept heures du matin, M. Comte, secrétaire du Département de l’Intérieur, M. Duvillard, commissaire de police et M. Bertrand, se sont présentés auprès du maire de l’époque, Jean-Marie Panissod, pour réclamer les clefs de l’église au nom du Conseil d’État genevois. Sur ce nouveau refus, les délégués se retirèrent et allèrent à la porte de l’église avec des serruriers et des agents de la force publique pour changer les serrures de l’édifice. Le 24 août 1875, M. Panissod est révoqué de ses fonctions de maire par le Conseil d’État genevois et le bâtiment de l’église est attribué au culte catholique national. Le Conseil municipal déposa donc un recours au Tribunal fédéral contre violation de la propriété privée. En 1876, le Tribunal fédéral rejeta le recours et se prononcera en faveur du Conseil d’État genevois [9]. Les habitants de Pregny, refusant d'utiliser l'édifice par fidélité à leur commune, célèbrent l'office catholique romain dans la grange de Michel Deville, devenu maire entre-temps [10]. Plus tard, ce fut dans la grange de M. Panissod et enfin dans un petit bâtiment à côté de l'église. Le curé catholique national, lui, tient le culte catholique national dans l'église pour un seul auditeur [N 7]. Trouvant la situation ridicule, il omit de s'y rendre un dimanche et le conseil supérieur de la paroisse le suspendit de ses fonctions et ferma définitivement l'église.

La grange du maire Michel Deville mise à disposition des catholiques romains de Pregny-Chambésy pour y célébrer leurs offices.
(Photographiée vers 1880)
La grange Deville aménagée en chapelle catholique.

Le 4 février 1881, une pétition de la part des habitants fut remise au Conseil municipal demandant de pouvoir louer le bâtiment de l'église, fermé depuis cinq ans, pour y célébrer le culte catholique romain.

Carte postale de l'église et de l'école en 1882.

Le 22 mai 1885, la famille Pictet fait un don de 500 francs à la commune de Pregny. De ce fait, les autorités décident, pour conserver la mémoire des donateurs, de garder cet argent afin de placer une horloge au clocher de l'église (dès que la commune aura repris possession du bâtiment).

Le 2 octobre 1896, l'état de l'église est déplorable; une rénovation doit être faite. Le Conseil municipal demanda au Conseil d'État d'accorder aux citoyens catholiques romains habitant la commune, l'usage de l'église, toujours propriété communale, pour la célébration de leur culte [N 8]. Le 10 août 1897, Gustave Ador, devenu chef du gouvernement genevois entre-temps, répondit favorablement à la demande du Conseil municipal, à la suite d'une loi adoptée le 29 mai 1897 par le Conseil d'État, annulant les lois discriminatoires envers l'Église catholique romaine.

Durant l'été et l'automne 1897, la commune de Pregny effectua une rénovation complète du bâtiment pour enfin rouvrir l'église au culte catholique romain le 17 octobre 1897.

Le 26 mars 1923, en application de l'article 3 de la loi du 15 juin 1907, la commune de Pregny cède, à titre gratuit, le bâtiment de l'église à la Société catholique romaine de Pregny-Chambésy (paroisse de Pregny).

En 1930, la corde est retirée et la cloche est sonnée grâce à un moteur.

En 1937, la paroisse de Pregny est érigée en Rectorat ; les Pregnotes obtiennent des messes en semaine et la messe principale est déplacée au samedi. Le recteur est logé dans le bâtiment de la cure.

En 1945, l'intérieur et l'extérieur de l'église sont restaurés ; la nef est décorée d'un chemin de croix et d'une fresque peinte par Jérèm Falquet. Dans le chœur se trouve une représentation du couronnement de la Vierge avec, en haut, les trois personnes de la sainte Trinité. En bas à gauche, Saint Pierre (saint patron de Genève) et Sainte Pétronille (première femme de sang royale à être baptisé et sainte patronne de Pregny-Chambésy), et en bas à droite, Sainte Clotilde (reine des Francs et originaire de Genève), et Saint François de Sales (évêque de Genève de 1602 à 1622) [11].

En 1950, le roi Baudouin de Belgique, un paroissien habitué, offre à l'église un tableau représentant le Baptême du Christ peint par Jérèm Falquet [N 9].

En 1961, une deuxième cloche est installée dans le clocher. Un deuxième moteur y est également installé.

En 1963, pour célébrer le centenaire de l'église, une fête est organisée dans la salle communale. De plus, de nouveaux vitraux sont posés.

En 1970, la communauté catholique a eu certains problèmes car l'Evêché avait envisagé de supprimer la paroisse de Pregny et de la rattacher soit à Collex soit au Grand-Saconnex ; après de multiples démarches, la paroisse obtient son maintien.

En 1987, l'église est restaurée une troisième fois. La restauration extérieure concernait principalement le toit qu'il fallait entièrement refaire, ce qui entraîna un déficit dans le budget paroissial empêchant la restauration intérieure. La restauration intérieure a pu être réalisée grâce à une subvention accordée par le Conseil municipal ainsi qu'un don offert par la famille Rothschild. D'importantes modifications sont apportées à l'intérieur à la suite des décisions prises lors du deuxième concile œcuménique du Vatican : la fresque et le chemin de croix sont enlevés [N 10]; les statues sont remplacées; la chaire, la clôture d'autel et le Maître-Autel sont supprimés; les gypses des murs sont enlevés redonnant au bâtiment sa couleur d'origine.

Le 16 octobre 1987, l'église est inscrite sur la liste des objets inscrits à l'inventaire par le Département des Travaux Publics du canton de Genève [12],[13].

En 1990 et en 1998, l'église reçoit une rénovation intérieure. Les moteurs des cloches sont, dorénavant, actionnés à l'aide d'une télécommande. Un orgue électronique est placé sur la tribune.

En 2001, l'église est rattachée, avec quatre autres églises, à l'organisation paroissiale de la CUP (aujourd'hui Unité Pastorale Jura (UPJ)).

En 2002, l'église reçoit une rénovation extérieure.

En septembre 2007, l'orgue électronique est remplacé par un nouveau.

En mars 2015, l'église est victime d'actes de vandalisme ; un bas-relief sculpté, une statue de la Vierge Marie et un Sacré-Cœur de Jésus sont dégradés [14],[15],[16],[17].

En 2017, l'église est ornée d'un chemin de croix de quinze stations. Le chemin de croix a été offert par une paroissienne.

Depuis le 17 mai 2018, chaque enfant est baptisé dans l'église de son village. Auparavant, il fallait se rendre à l'église de Versoix.

Le 14 août 2018, une corde est replacée à son endroit d'origine permettant de sonner la cloche Germaine manuellement, comme autrefois.

Depuis le 29 octobre 2020, la cloche Jean sonne automatiquement l'angélus du midi et du soir.

Architecture, Mobilier et Décor[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

Plan de l'église selon le cadastre genevois.
Un contrefort sur le mur Nord de l'église.

L'église est construite sur le plan d'une croix latine, comportant une nef, un transept, un chœur de forme carré et une tribune. Elle est orientée sud-est et nord-ouest.

L'édifice de style néo-gothique se caractérise par son clocher-porche à beffroi octogonal. Il s'agit d'un clocher à flèche de charpente [13],[18].

L'église possède quatorze contreforts et onze fenêtres (neuf vitraux et deux fenêtres normales).

La sacristie, collée au mur ouest du bâtiment, est accessible par une des deux portes situées au fond du chœur.

La surface du bâtiment est de 215 m2 et la hauteur du clocher est de 26 mètres.

Mobilier[modifier | modifier le code]

La nef simple contient dix-huit bancs ainsi qu'un chemin de croix.

Le transept abrite deux autels.

Dans le chœur, se trouve, un autel ; un lutrin ; à gauche et à droite deux bancs ; et dans le fond, deux portes.

Sur la tribune, se trouve un orgue électronique ainsi que les escaliers menant au clocher.

Dans le fond de l'église, sous la tribune, se trouve un fond baptismal.

Décor[modifier | modifier le code]

Le chemin de croix de quinze stations, dont les statuettes sont en bois, se trouvant dans la nef a été confectionné et offert par une paroissienne de Pregny-Chambésy.

Situé dans le transept, l'autel de gauche affiche un sacré-cœur de Jésus sculpté en pierre de Carrare ; et celui de droite supporte une statue en bois doré illustrant la Vierge à l'enfant. Ces deux œuvres viennent d'artistes inconnus.

Le chœur, abrite au centre une représentation du Christ en croix sculptée en bois d'orme par un religieux italien.

Dans le fond de l'église, sous la tribune, à gauche, se trouve : un bas-relief, sculpté par Mme Jean Moser, représentant Antoine de Padoue; un tableau, peint par Jérèm Falquet, représentant le Baptême du Christ; ainsi qu'une inscription sur le mur reprenant l'évangile selon Matthieu (Matthieu, Bible, Mt 28, 18-19).

Les vitraux ont été posés en 1963 pour célébrer le centenaire de l'édifice. Sept vitraux sont de Mme Marion Claudel-Cartier (bru de Paul Claudel) et deux vitraux sont de M. François Rais [19]. Ces vitraux représentent essentiellement des Maries de plusieurs lieux différents.

Horloge et cloches[modifier | modifier le code]

Le clocher, abrite le mécanisme de l'horloge, une armature en bois supportant deux cloches ainsi qu'une antenne-relais de téléphonie mobile.

Horloge[modifier | modifier le code]

L'horloge datant de 1897.
La cloche Jean sonnant l'heure de midi.

Le mécanisme de l'horloge fut placé en 1897 et a été élaboré par la société de Louis-Delphin Odobey Cadet à Morez (France). Il s'agit du 313ème mécanisme élaboré par la société. Il sert à donner l'heure sur le cadran du clocher et à sonner l'heure et la demie. Le poids de l'horloge et le poids des cloches doivent être remontés manuellement tous les huit jours. L'horloge est classée au Patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO [N 11],[20].

Cloches[modifier | modifier le code]

Les deux cloches de l'église.
Les deux cloches sonnant en volée.

Les cloches sont placées l'une au-dessus de l'autre. La cloche dite Jean, offerte par Jean Jaquet, date de 1825 et servait à l'alarme incendie dans le clocher de l'ancienne chapelle de Pregny [21]. La cloche dite Germaine, offerte par Germaine Veilly (épouse de Louis Birkigt, propriétaire du château de Penthes et bru de Marc Birkigt) date de 1961.

La cloche Jean sonne l'heure et la demie, et comme cela était souvent le cas dans les villages agricoles, elle sonne l'heure deux fois à 2 minutes d'intervalle afin que les travailleurs aux champs ne puissent se méprendre. La cloche Jean sonne également l'angélus du midi (de 12:01 à 12:03) et du soir (de 19:01 à 19:02).

Les deux cloches sont sonnées par deux moteurs, actionnés avec une télécommande. Cependant, il est encore possible de sonner une des deux cloches manuellement avec la corde encore restante.

Cloche Année Poids (kg) Hauteur (cm) Diamètre (cm) Fondeur Lieu Donateur / Donatrice Parrain / Marraine Annonce Note
cloche Jean 1825 136,1 57 68,5 Fs. Dreffet Genève (Suisse) Jean Jaquet

(1754-1839)

Jules Gaspard Aynard et Jeanne Victoire de Sellon

(Duc et Duchesse de Clermont-Tonnerre)

heure,

demi-heure et messe

2
cloche Germaine 1961 125 50 57 Frères Paccard Annecy-le-Vieux (France) Germaine Veilly

(1912-1983)

Germaine Veilly messe Fa2
Inscriptions de la cloche "Jean"
« Nimbos & fulmen nostris a finibus arce

proh. deus ; et campos contegat alma seges

Offert à la commune de Pregny

par Jean Jaquet, sculpteur

& membre du conseil souverain

en septembre 1825

fait par Fs. Dreffet fondeur à Genève »

« Parrain Jules Gaspard Aynard

duc de Clermont-Tonnerre

Marraine Jeanne Victoire

duchesse de Clermont-Tonnerre

née comtesse de Sellon »

Inscriptions de la cloche "Germaine"
« J'ai été créée par les frères Paccard

à Annecy-le-Vieux

en mai 1961

pour l'église de Pregny Genève

curé : l'Abbé Marcel Falquet

Mon âme magnifie le Seigneur ! »

« Ma marraine et donatrice

Mme Louis Birkigt,

château de Penthes Pregny »

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Entre 1945 et 1950, lors de la Question Royale, les membres de la famille royale de Belgique assistaient régulièrement aux offices, se mêlant avec la plus grande simplicité aux autres fidèles. Un banc leur était spécialement réservé [N 12],[23].
  • Les anciens moteurs des cloches comportaient le brevet SGDG.
  • Dans les années 2000, à la suite d'une naissance dans une ferme voisine, il a été demandé à l'église d'arrêter la sonnerie des heures durant la nuit pendant une certaine période. La demande a été acceptée par le curé. Tous les soirs, le curé venait décrocher le fil raccordé aux cloches et tous les matins, il venait l'accrocher.
  • Quelquefois, un carillonneur effectue un carillon manuel avec les deux cloches existantes [N 13].
  • Entre mars et août 2019, les moteurs des deux cloches sont en panne. Les cloches étaient donc sonnées manuellement.
  • L'église catholique Saint-Joseph aux Eaux-Vives, serait peut-être l'église "sœur" de l'église Sainte-Pétronille. En effet, son architecture est assez ressemblante. Les deux églises pourraient également avoir le même architecte [24].
  • Durant la période de la première vague de la pandémie du Coronavirus, les cloches de l'église sonnaient les soirs à 21:00 pour soutenir le personnel soignant.
  • Une visite historique de l'église et du clocher est organisée, sur demande, par le conservateur de l'horloge.

Cure[modifier | modifier le code]

Verrée à la cure, lors de la fête patronale de Sainte-Pétronille.

Construite en 1870, la cure se situe à 50 mètres au sud-ouest de l'église. Elle est également inscrite à l'inventaire genevois des immeubles dignes d'être protégés depuis 1987.

En 1937, lorsque la commune de Pregny est érigé en Rectorat, la cure est alors transformée spécialement pour loger le recteur. De septembre 2015 à 2016, elle est agrandie pour faire place à sept appartements et une salle paroissiale [25].

Galeries[modifier | modifier le code]

Extérieur[modifier | modifier le code]

Intérieur[modifier | modifier le code]

Vitraux[modifier | modifier le code]

Décors[modifier | modifier le code]

Cloches[modifier | modifier le code]

Cure[modifier | modifier le code]

Anciennes photos[modifier | modifier le code]

Unité pastorale Jura (UPJ)[modifier | modifier le code]

L'Unité Pastorale Jura (UPJ), appelée à l'époque CUP, est une entité catholique, créé en 2001, qui regroupe les trois paroisses de Collex-Bossy (comprenant l'église Saint-Clément), Pregny-Chambésy (comprenant l'église Sainte-Pétronille), et Genthod-Bellevue-Versoix (comprenant l'église Sainte-Rita, l'église Saint-Loup et la chapelle de l'ancien orphelinat d'Écogia Notre-Dame des Sept Douleurs).

Son siège ainsi que l'église principale se trouvent à Versoix.

L’UPJ compte environ 7700 catholiques avec un curé modérateur qui se déplace sur les territoires communaux pour les messes et les célébrations dans les cinq églises [26].

La paroisse catholique de Pregny-Chambésy (Sainte Pétronille) est la paroisse qui s'occupe de l'église Sainte-Pétronille. La paroisse regroupe les catholiques romains de la commune de Pregny-Chambésy. Elle effectue deux assemblées générales par année.

Son président est Patrik Gantès.

Prêtres[modifier | modifier le code]

Voici la liste des prêtres catholiques successifs, de la commune de Pregny-Chambésy et de l'église Sainte-Pétronille, depuis 1514 :

Période Nom Fonction Source
1514 1518 Guillaume de Vêge curé [27]
...
1682 ? Frésier curé [3]
? 1687 M. d'Anière curé [3]
1687 1690 Louis Frémin curé [28]
1690 ? E. Claude Donat prêtre et curé [29],[30]
...
~ 1738 Jean Claude Daniel curé [31]
~ 1754 Burdet curé [32]
? 1792 Romain Vulliet curé et fondateur de la commune [33]
1793 ? Jean Bernard clerc [34]
...
~ 1816 M. Baud prêtre [35]
...
1905 1937 Joseph Rivollet curé et archiprêtre [36]
1937 1968 Marcel Falquet recteur et abbé [36]
1968 1969 Comoli abbé [36]
1969 1971 André Colliard abbé [36]
1971 1986 Raymond Roch père et père blanc [36]
1986 1995 Henri Mauron abbé [37]
1995 2001 Edmond Kübler abbé [38]
2001 2016 Vincent Roos abbé et curé modérateur [38]
2016 2017 Olivier Jelen abbé et curé modérateur [39]
2017 2020 Alain Chardonnens chanoine et curé modérateur [40]
Depuis 2020 Joseph Nguyen Van Hoi abbé et curé modérateur

(NB : Certaines dates exactes ne sont pas connues, elles sont donc marquées du signe "~". La date écrite après ce signe signifie que les personnes ont été mentionnées à ces dates-ci.)

Personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

La plupart des sources proviennent de l'ouvrage Pregny-Chambésy, commune genevoise de Guillaume Fatio et Raymond Perrot et de l'ouvrage Pregny-Chambésy, commune genevoise (Addenda 1978-1997) de Pierre Heiniger.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Entre autres, le temple de Sergy et le temple de Ferney.
  2. Une tradition, dont nous n’avons retrouvé aucune preuve historique, persiste à dire qu’il existait un de ces couvents à Chambésy-Dessous, à l’angle de la rampe (chemin de Chambésy) et du chemin des Cornillons. La maison qui se trouve à cet endroit, porte, en effet, la date de 1690 et, dans un immeuble contigu (dans le restaurant « L’Auberge »), on peut voir les restes de deux anciennes voûtes qui auraient fait partie d’une chapelle. Un bénitier y était encore visible mais a été muré depuis. Lors de la restauration de la maison sise au chemin des Cornillons 4, des découvertes architecturales de grand intérêt historique ont été faites.
  3. À l'époque, Monthoux était le centre du village. C'est à cet endroit que se trouvait la mairie, l'école, les maisons villageoises et les fermes.
  4. Encore aujourd'hui, il reste le bâtiment de la sacristie qui a été rénové en 2019.
  5. Le gouvernement Carteret avait pour but de rendre le canton plus démocratique que possible (acquisition de nouvelles libertés individuelles concernant le suffrage universel, la propriété foncière, le mariage civil, l’éducation , etc.). C'est pour cela que le gouvernement genevois lutta contre la hiérarchie de l’Église catholique romaine, allant à l'encontre de cette démocratie nouvelle. De ce fait, seuls le culte réformé et le culte catholique national sont reconnus dans la Constitution genevoise de l'époque.
  6. Car depuis 1685, l'église est affectée au culte catholique romain. De plus, la majorité de la population pregnote est de confession catholique romaine.
  7. Les curés de l'Église catholique nationale sont élus par la population des communes dans laquelle ils exerceront leurs fonctions. Pour le curé catholique national de Pregny, il ne reçut qu'un seul vote lors de son élection.
  8. La demande mentionne que si les citoyens catholiques nationaux souhaitent célébrer leur culte, un bâtiment municipal leur serait alors fourni.
  9. Le tableau a été peint le 1 juillet 1950.
  10. La fresque est actuellement déposée dans les archives à la cure de l'église Sainte-Croix à Carouge. Le chemin de croix, lui, est entreposé dans la sacristie.
  11. Dans la catégorie : « Les savoir-faire en mécanique horlogère et mécanique d'art ».
  12. Le Roi Léopold III, resté en Belgique dans son palais de Laeken, pendant toute la durée de la Deuxième Guerre mondiale, est emmené en captivité dans le Reich en 1944. Il laisse derrière lui un "testament politique" dans lequel il exige notamment des excuses publiques du gouvernement belge pour s'être désolidarisé de lui en 1940. Le ton de ce document incite le gouvernement à ne pas le rendre public, rendant ainsi possible le retour du Roi. Lorsqu'il est libéré par les Alliés en mai 1945, le gouvernement lui propose, malgré des critiques de plus en plus vives, de reprendre son trône à condition qu'il épure son entourage, rende hommage aux alliés et affirme son attachement à la démocratie parlementaire. Le Roi refuse et contre attaque en proposant, le 14 juillet 1945, que la population décide de son sort par le biais d'une consultation populaire. Le parlement s'y oppose rendant le retour du Roi impossible sans vote de la Chambre et du Sénat réunis en assemblée commune. La "question royale" est née. La famille royale vécut alors exilée au château du Reposoir. La "question royale" divisera de plus en plus le pays et les partis politiques au fil des ans. Une consultation populaire est enfin organisée le 12 mars 1950; elle donne un soutien au Roi par une courte majorité (57%). Mais elle divise aussi le pays : ce soutien est très largement le fait des Flamands alors que les francophones, Wallons et Bruxellois, rejettent majoritairement la personne du Roi. L'escalade des manifestations et des troubles menace l'unité du pays mais aussi la monarchie. Léopold III préfère alors se retirer: il transmet ses pouvoirs à son fils Baudouin, "Prince royal" en août 1950, puis abdique en sa faveur en juillet 1951 [22].
  13. Depuis le 5 août 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Paroisse catholique - St-Pétronille » (consulté en 2017)
  2. « Chemin de St-Jacques : Céligny-Genève », sur jakobsweg.ch, (consulté le 15 avril 2018)
  3. a b et c Guillaume Fatio et Raymond Perrot, Pregny-Chambésy, commune genevoise, Pregny-Chambésy, Commune de Pregny-Chambésy, 1947 / 1978, 360 p., p. 35
  4. Gonthier J.‐F., « Recensement en 1481 ou « pouillé » du diocèse de Genève », sur firetraite.ch (consulté le 27 mars 2020)
  5. Théodore Claparède, Histoire des églises réformées du pays de Gex, p. 7-8
  6. Guide artistique de la Suisse, vol. 4a, Société d'histoire de l'art en Suisse, (ISBN 978-3-906131-98-6), p. 575
  7. « Les conséquences du Kulturkampf à Genève », sur la-memoire-de-veyrier.ch, (consulté le 30 mai 2018)
  8. « Le Kulturkampf à Meyrin », sur meyrin.ch, (consulté le 20 décembre 2018)
  9. Tribunal Fédéral Suisse, Entscheidungen des Schweizerischen Bundesgerichtes, volume 2, Lausanne, Tribunal Fédéral Suisse, (lire en ligne)
  10. « Chambésy - Chapelle catholique - Notre Histoire », sur www.notrehistoire.ch (consulté le 1er décembre 2016)
  11. « Églises et histoires...L'église de Pregny », Journal de Versoix et des environs,‎ (lire en ligne)
  12. « Liste des objets inscrits à l'inventaire », sur https://www.ge.ch, (consulté le 10 janvier 2019)
  13. a et b « Arrêté du 16 octobre 1987 approuvant l'inscription à l'inventaire de l'église. », sur etat.geneve.ch, (consulté le 18 mai 2017)
  14. Aurélie Toninato, « L’église de Pregny-Chambésy victime d’actes de vandalisme », Tribune de Genève,‎ (lire en ligne)
  15. « Une église genevoise a été victime de vandalisme », sur RTS.ch, (consulté en 2017)
  16. « Genève : Plusieurs églises vandalisées », (consulté en 2017)
  17. « Genève: Plusieurs églises vandalisées », sur cathédrale.ch, (consulté le 15 avril 2018)
  18. « "Un paysage sans clocher est un paysage décapité" : tours et beffrois en Suisse romande 1848-1939 », sur e-periodica.ch, (consulté le 18 mai 2017)
  19. « Eglise Sainte-Pétronille », sur vitrosearch.ch, (consulté le 15 avril 2018)
  20. « UNESCO - Les savoir-faire en mécanique horlogère et mécanique d'art », sur ich.unesco.org (consulté le 18 décembre 2020)
  21. Musées d’art et d’histoire de Genève, Genava : revue d'histoire de l'art et d'archéologie. La fonte du bronze : cloches, canons, etc., Genève (GE), (lire en ligne), p. 463
  22. « Reflexions - Question royale », sur www.reflexions.uliege.be (consulté le 25 février 2020)
  23. a et b Guillaume Fatio et Raymond Perrot, Pregny-Chambésy, commune genevoise, Pregny-Chambésy, Commune de Pregny-Chambésy, 1947 / 1978, 360 p., p. 318
  24. « Gignoux, Jean-Marie », sur hls-dhs-dss.ch, (consulté le 17 décembre 2018)
  25. « La Cure », sur architectes.ch (consulté le 15 avril 2018)
  26. Unité Pastorale Jura, « Unité Pastorale Jura – Le site de l'Unité pastorale jura » (consulté le 25 février 2021)
  27. « HISTOIRE | Amancy », sur www.amancy.fr (consulté le 13 mai 2019)
  28. Guillaume Fatio et Raymond Perrot, Pregny-Chambésy, commune genevoise, Pregny-Chambésy, Commune de Pregny-Chambésy, 1947 / 1978, 360 p., p. 35-38
  29. Guillaume Fatio et Raymond Perrot, Pregny-Chambésy, commune genevoise, Pregny-Chambésy, Commune de Pregny-chambésy, 1947 / 1978, 360 p., p. 38
  30. Jacques Droin, Factums Judiciaires Genevois, Genève, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, (ISBN 978-2-600-05027-2, lire en ligne)
  31. Francois Perrier, Arrests notables du Parlement de Dijon, Volume 2, Dijon, (lire en ligne)
  32. Guillaume Fatio et Raymond Perrot, Pregny-Chambésy, commune genevoise, Pregny-Chambésy, Commune de Pregny-Chambésy, 1947 / 1978, 360 p., p. 127
  33. Guillaume Fatio et Raymond Perrot, Pregny-Chambésy, commune genevoise, Pregny-Chambésy, Commune de Pregny-Chambésy, 1947 / 1978, 360 p., p. 79-92
  34. Guillaume Fatio et Raymond Perrot, Pregny-Chambésy, commune genevoise, Pregny-chambésy, Commune de Pregny-chambésy, 1947 / 1978, 360 p., p. 93
  35. Guillaume Fatio et Raymond Perrot, Pregny-Chambésy, commune genevoise, Pregny-Chambésy, Commune de Pregny-Chambésy, 1947 / 1978, 360 p., p. 115
  36. a b c d e et f Guillaume Fatio et Raymond Perrot, Pregny-Chambésy, commune genevoise, Pregny-Chambésy, Commune de Pregny-Chambésy, 1947 / 1978, 360 p., p. 166-167
  37. Pierre Heiniger, Pregny-Chambésy, commune genevoise (Addenda 1978-1997), Pregny-Chambésy, Commune de Pregny-Chambésy, , 136 p., p. 112
  38. a et b Lucette Robyr, « Notre cher curé Vincent s'en vint et s'en va ! », L'essentiel (UPJ),‎ (lire en ligne)
  39. GRTV, « Le départ inattendu de l’Abbé Olivier Jelen », sur Genève Région Télévision, (consulté le 21 décembre 2018)
  40. « Entretien avec Alain Chardonnens, nouveau curé modérateur de l'unité pastorale Jura », sur Genève Région Télévision, (consulté le 21 décembre 2018)
  41. Guillaume Fatio et Raymond Perrot, Pregny-Chambésy, commune genevoise, Pregny-chambésy, Commune de Pregny-Chambésy, 1947 / 1978, 360 p., p. 79-92
  42. Guillaume Fatio et Raymond Perrot, Pregny-Chambésy, commune genevoise, Pregny-Chambésy, Commune de Pregny-Chambésy, 1947 / 1978, 360 p., p. 127-137
  43. Pierre Monnoyeur, « Gignoux, Jean-Marie », sur HLS-DHS-DSS.CH (consulté le 27 décembre 2018)
  44. Léon DUPONT LACHENAL, « Un peintre parmi nos anciens », Les echos de Saint-Maurice,‎ (lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pregny-Chambésy, commune genevoise, Guillaume Fatio, 1947 (complété en par Raymond Perrot en 1978).
  • Pregny-Chambésy, commune genevoise, deuxième volume (de 1978 à 1997), Pierre Heiniger, 2000.
  • Pregny-Chambésy, d'hier et d'aujourd'hui, Commune de Pregny-Chambésy, 15 novembre 2000.
  • Commune de Pregny-Chambésy, carte historique, Commune de Pregny-Chambésy, juillet 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]