Château de Penthes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Château de Penthes
Image illustrative de l’article Château de Penthes
Le château de Penthes.
Nom local Château de Penthes
Début construction
Fin construction
Propriétaire initial Guillaume de Visencier
Destination initiale Habitation
Propriétaire actuel État de Genève
Fondation pour l’Histoire des Suisses (usufruit)
Destination actuelle Musée
Protection Objet classé.
()
Inventaire genevois des immeubles dignes d'être protégés.
()
Site web http://www.penthes.ch
Coordonnées 46° 13′ 57″ nord, 6° 08′ 25″ est
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Genève Genève
localité Pregny-village
Commune Pregny-Chambésy

Géolocalisation sur la carte : Suisse

(Voir situation sur carte : Suisse)
Château de Penthes

Le château de Penthes est un château situé dans la commune de Pregny-Chambésy, dans le canton de Genève, en Suisse.

Localisation[modifier | modifier le code]

Photo satellite, par Swisstopo, du château et de son domaine.

Le château de Penthes est situé dans la campagne genevoise près de la Genève internationale, sur le territoire de la commune de Pregny-Chambésy dans le canton de Genève. Au cours des siècles, Penthes a changé de localité à maintes reprises jusqu'à ce que la commune de Pregny deviennent finalement un territoire genevois le 4 juillet 1816.

Le château se dresse au milieu d'un jardin public vallonné de neuf hectares appelé communément le parc de l'Impératrice en l'honneur de Joséphine de Beauharnais qui fut propriétaire du château de Pregny la Tour à partir de 1811, un château proche du domaine de Penthes. Ce parc est entretenu par les jardiniers du Conservatoire et Jardin Botaniques de la Ville de Genève. Il offre une vue imprenable sur le lac Léman et la chaîne des Alpes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur le futur domaine de Penthes s'élevait au XIVe siècle une maison forte appartenant alors aux seigneurs de Visency dans le pays de Gex, et plus particulièrement au chevalier Guillaume de Visencier. Elle devint, par alliance, au XVIe siècle, la propriété de noble François de Saconnay, grande famille du Pays de Gex, qui était, en ce temps-là, également seigneur de Pregny et de Bursinel.

En 1650, Etiennaz de Saconnay épousa Jean-Antoine de Charrière, seigneur de Penthaz. Sa famille détenait ce fief depuis 1589. Dès lors, le domaine prit le nom de son nouveau propriétaire. Comme les terminaisons en –az ne se prononcent généralement pas en Suisse romande, il se transforma tout naturellement et phonétiquement en "Penthes".

Cette maison haute est achetée en 1690 par l’arrière petit-fils du célèbre syndic Michel Roset, Marc, qui dissipa tous ses biens dans de mauvaises affaires. Après leur héritage, ses filles durent emprunter auprès de l’Hôpital de Genève, sans pouvoir rembourser et durent donc céder leur domaine à cette institution (qui prendra par la suite le nom d’Hospice Général). Alexandre de Sales, issu d’une vieille famille genevoise, se porta acquéreur du domaine à la fin du XVIIe siècle. En 1761, il rasa la maison forte et construisit à sa place une maison campagnarde.

La maison passa ensuite entre les mains de sa fille Jeanne-Louise et fut vendue à un noble anglais, Robert Pigot. Sa veuve, née Marguerite Henriette de Bontemps, sans enfant, la légua à son neveu, Charles de Bontemps. Celui-ci la donna ensuite à sa nièce Elisa, en 1842.

Elisa de Bontemps a épousé, en 1844, Maurice Sarasin, le premier maire suisse du Grand-Saconnex. il ajouta une nouvelle aile à la maison, face au lac, en conservant l’ancien bâtiment, ce qui lui a donné cette structure en forme de L que l’on voit aujourd’hui, ainsi qu’une véranda en plein sud. Il fit planter de nombreux arbres exotiques comme la mode le voulait en ce temps (Séquoias entre autres).

En 1873, son fils, Albert, en sera le nouveau propriétaire. Paul Sarasin, le fils d’Albert lui succédera à Penthes. Il louera le château au Pensionnat Beaupré qui a abrité une vingtaine de jeunes filles pendant quelques années. Le domaine reviendra à la petite-fille de Maurice, Clairemonde Sarasin.

En 1950, Penthes est acquis par Louis Birkit, industriel genevois, étant le fils de Marc Birkigt, fondateur de la marque Hispano-Suiza.

Depuis le , le domaine est classé lieu historique par le Département de l'Aménagement, du Logement et de l'Énergie du canton de Genève [1],[2].

La famille Birkit a vendu le château et ses dépendances à l’Etat de Genève en 1972. Il sera remis, en usufruit, à la Fondation pour l’Histoire des Suisses dans le monde qui l’a alors aménagé en musée [3],[4] Cet usufruit prend fin au date 31 janvier 2011, l'État ayant émis la volonté de récupérer le château pour le transformer en club de rencontres pour les acteurs de la Genève internationale [5]. Néanmoins l'usufruit est prolongé jusqu'en 2015.

Fondation pour l'histoire des Suisses dans le monde[modifier | modifier le code]

La Fondation constitue l'organe faîtier du musée des Suisses dans le monde, de l'institut des Suisses dans le monde et du restaurant de Penthes. Elle a pour objectif de mener des études scientifiques et de faire connaître l'histoire des relations entre la Suisse et le Monde, notamment à travers la vie et l'œuvre de personnalités suisses qui, au cours des siècles et jusqu'aux temps présents, ont quitté leur patrie et qui ont marqué leur temps et leur environnement à leur façon. Elle est établie sur le domaine de Penthes et publie deux fois par an un bulletin d'information appelé la Lettre de Penthes.

La Société des amis de Penthes a été fondée en 2002 par la Fondation, afin de soutenir et faire connaître les activités de cette dernière, d'accroître et de promouvoir les collections. Elle vise également à créer un lieu d'échange et de réflexion quant au passé, au présent et à l'avenir des Suisses dans le monde.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des objets classés », sur www.ge.ch, (consulté le 18 mars 2019)
  2. « Arrêté du 16 octobre 1987 approuvant l'inscription à l'inventaire du domaine », sur www.ge.ch, (consulté le 18 mars 2019)
  3. Brève notice historique sur le Château de Penthes
  4. « la mémoire du Grand-Saconnex : Penchons-nous sur Penthes... »
  5. Sandra Moro, « Un salon pour diplomates menace le Musée des mercenaires », Le Temps,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens internes[modifier | modifier le code]