Valromey

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Valromey
La vallée du Valromey vue depuis le col du Grand Colombier.
La vallée du Valromey vue depuis le col du Grand Colombier.
Massif Jura
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ain
Coordonnées géographiques 45° 54′ N 5° 41′ E / 45.9, 5.68345° 54′ Nord 5° 41′ Est / 45.9, 5.683

Géolocalisation sur la carte : Ain

(Voir situation sur carte : Ain)
Valromey

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Valromey
Orientation
Longueur 35 km
Type Vallée en V
Écoulement Séran
Voie d'accès principale D31 D904

Le Valromey est à la fois une région historique et une vallée de France, qui au sein du Bugey, participe à la transition entre Haut-Bugey et Bas-Bugey ; elle est drainée par le Séran.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une étymologie fausse prétend que Valromey signifie « vallée romaine » en ancien français, mais cette étymologie est sans doute victime des apparences. En effet, l'ancien français n'y était que peu parlé avant l'annexion en 1601, la langue vernaculaire était en effet le francoprovençal, langue dans laquelle cette vallée se nomme Verromey. Des attestations plus anciennes apparaissent dans les textes sous les noms de Verrumensi en 1110, Veromensi en 1142 et Verrometum en 1169. Ces évolutions de la dénomination dérivent sans doute de Venetonimagus ou plus anciennement de Vernemetonimagos.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Plateau de Retord.
Vue du plateau de Retord, hiver 2003.

Le Valromey appartient au massif du Jura et s'ouvre à Artemare quand on vient du sud. Il comprend 17 communes du département de l'Ain : Artemare, Belmont-Luthézieu, Brénaz, Champagne-en-Valromey (chef-lieu de canton), Chavornay, Hotonnes, Le Grand-Abergement, Le Petit-Abergement, Lochieu, Lompnieu, Ruffieu, Songieu, Sutrieu, Talissieu, Vieu, Virieu-le-Petit et Béon. Il se poursuit au nord par le plateau de Retord.

Histoire[modifier | modifier le code]

Portrait d'Honoré d'Urfé en 1632.
Page de garde d'une édition de L'Astrée du XVIIe siècle.

Le Valromey savoyard[modifier | modifier le code]

Le Valromey et le pays de Vaud sont acquis par Amédée VI de Savoie, après la signature avec la France, du Traité de Paris en 1355, fixant les limites du Duché de Savoie et du Dauphiné.

Le Valromey devient français[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Traité de Lyon, Honoré d'Urfé et L'Astrée.

Le 17 janvier 1601, le traité de Lyon rattache le Valromey à la France. Ce traité entre le duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie et le roi Henri IV de France intègre également à la France, la Bresse, le Bugey (à l'époque, explicitement distingué du Valromey) et le pays de Gex. En échange, la France reconnaît à Charles-Emmanuel Ier de Savoie, duc de Savoie, la possession du marquisat de Saluces. Les terres d'Honoré d'Urfé, en particulier celles de Virieu-le-Grand et de Bâgé-le-Châtel passent donc du duché de Savoie à la France. Seigneur de Châteauneuf et de Virieu, Honoré d'Urfé doit prêter allégeance à son nouveau suzerain, le roi de France. Devant le représentant du roi, le 18 avril 1602, Honoré d'Urfé donne l'aveu et le dénombrement de ses seigneuries de Châteauneuf, de Virieu-le-Grand et de Senoy. Par la suite, ces trois seigneuries sont regroupées dans le comté de Valromey. Les témoins de l'hommage sont de fidèles amis d'Honoré d'Urfé : Gaspard de Genétines (le probable Agathon des Epîtres Morales), Gaspard de Jas (déjà témoin au mariage d'Honoré d'Urfé) et François de Foussat, un forézien.

Le passé savoyard d'Honoré d'Urfé, malgré son mariage avec Diane de Châteaumorand, provoque la méfiance française à l'égard de ce nouveau français, encore trop Savoyard. Par exemple, Honoré d'Urfé et Gaspard de Genétines sont un temps soupçonnés, à la suite de la découverte de la conspiration de Charles de Gontaut-Biron en 1602.

De 1602 à 1612, pour mieux s'intégrer à la France, Honoré d'Urfé n'utilise pas ses titres savoyards ; dans les publications de ses œuvres, il est simplement présenté comme « gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, capitaine de cinquante hommes d'armes de ses ordonnances ». En 1607, la première édition officielle de l'Astrée est dédiée « au Roy très chrétien Henry le Grand ». Dans la suite de l'Astrée, Honoré d'Urfé fait même l'éloge posthume d'Henri IV de France. Cette bonne volonté, lui permet en 1612, d'être fait marquis de Valromey et de Bâgé.


Gravure du XVIIe siècle de Nicolas Sanson où apparaît le mandement du Valromey (à droite, surligné en bleu).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Palé d'argent et d'azur de six pièces, au lion de gueules, couronné et lampassé d'or, brochant sur le tout.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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