Les Eaux-Vives

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Quartier des Eaux-Vives
Vue sur les Eaux-Vives depuis la cathédrale Saint-Pierre
Vue sur les Eaux-Vives depuis la cathédrale Saint-Pierre
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Genève Genève
Ville Genève
Code postal 1207
Coordonnées 46° 12′ 16″ nord, 6° 09′ 35″ est
Transport
Tramway 12
Bus 1269102125
3361AEGG+

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Quartier des Eaux-Vives

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Quartier des Eaux-Vives

Les Eaux-Vives sont un quartier de Genève et une ancienne commune du canton du même nom.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Commune autonome[modifier | modifier le code]

La commune des Eaux-Vives est créée par un arrêté du instituant une administration municipale des communes sur le territoire genevois. Lors du départ des troupes françaises, la constitution genevoise de 1814 laisse subsister le régime établi précédemment.

Jusque vers 1830, la commune n'entame pas de grands travaux mais améliore son éclairage public. Une souscription est organisée en 1838 en vue de construire un nouveau temple protestant qui est inauguré en 1842. Cet édifice, précoce exemple de style néogothique montrant des arcs Tudor d'influence anglaise, est dû à l'architecte genevois Jacques-Louis Brocher[1].

La révolution de 1846 a d'importantes incidences sur la vie communale, notamment en ce qui concerne les nouvelles charges incombant à la municipalité (traitements de l'instituteur et du pasteur, entretien de l'école et du temple, etc.). Avec la loi de 1849, les anciennes fortifications sont supprimées autour de Genève et les rues des Eaux-Vives et de la Terrassière en deviennent des prolongements. La question de la fusion commence déjà à se poser.

Armoiries[modifier | modifier le code]

La commune adopte des armoiries en 1904, qui se lisent : « écu coupé, au 1 de pourpre et de trois faces ondées diminuées d’argent, la fasce supérieure supportant une barque au naturel, vue de pointe, armée de deux voiles latines d’argent en sautoir, le mât portant au sommet un guidon flottant à senestre ; au 2 parti : de gueules à la clef d’or en pal, le panneton tourné à senestre, et d’argent à l’arc au naturel, posé en barre et traversé en bande d’une flèche de même. Comme cimier au soleil d’or, portant en cœur les lettres IHS de sable ». Une devise en latin est inscrite : « Aquis vivis felicitas. Les vagues et la barque sont une référence au lac et au port des Eaux-Vives ; la clef vient des armes de l’Évêché (l’évêque possédait jadis une partie du territoire communal) ; arc et flèche rappellent le « Noble Exercice de l’Arc » dont le siège se trouvait dans la commune[2],[3].

Urbanisation[modifier | modifier le code]

Façade de la Gare des Eaux-Vives

Dès les années 1860, les signes d'une urbanisation progressive sont manifestes. Vers 1880, la ville de Genève et les communes de Plainpalais et des Eaux-Vives s'unissent pour la construction d'un réseau d'égouts collecteurs sur la rive gauche. À la fin de la décennie, la première ligne de chemin de fer reliant Annemasse à la nouvelle Gare des Vollandes (maintenant gare des Eaux-Vives) entre en service.

Le début du XXe siècle constitue une ère de prospérité avec la création de l'avenue Pictet-de-Rochemont, qui engendre de nombreuses constructions, la transformation des chemins en rues et la construction de la nouvelle mairie dès 1907. En 1912, la municipalité émet des offres en vue du rachat d'une propriété qui deviendra par la suite le parc des Eaux-Vives ; celle-ci entre en possession de la commune en 1913. Dans le même temps, William Favre fait don à la ville de Genève du parc de La Grange situé sur le territoire de la commune. Durant la Première Guerre mondiale, la situation économique est difficile et un important endettement est consenti pour subvenir aux nombreuses familles en difficulté.

Fusion[modifier | modifier le code]

Quai des Eaux-Vives et le Jet d'eau

C'est dans les années 1920 que prend place le processus de fusion avec la ville de Genève. Une première votation a lieu en 1926, au cours de laquelle les Eaux-Viviens repoussent cette éventualité. C'est lors d'une seconde votation, en 1930, que la loi de fusion administrative, qui met fin à l'autonomie des Eaux-Vives, est adoptée. La commune est intégrée à la ville de Genève en 1931.

Depuis cette époque, les Eaux-Vives sont devenus l'un des plus grands quartiers de la ville de Genève. Avec le Jet d'eau comme carte de visite, les Eaux-Vives reçoivent régulièrement la visite de nombreux touristes.

Politique[modifier | modifier le code]

Liste des maires des Eaux-Vives[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Kunstführer durch die Schweiz, Société d'histoire de l'art en Suisse, (ISBN 3-71-700165-5), p. 24.
  2. « Les Eaux-Vives, Genève, commune de 1798 à 1930 », sur www.notrehistoire.ch (consulté le 20 août 2017). Comprend une reproduction des armoiries.
  3. (en) « Eaux-Vives », sur www.ngw.nl/heraldrywiki, Heraldry of the World, 1996-2017 (consulté le 20 août 2017). Montre plusieurs variantes des armoiries.

Lien externe[modifier | modifier le code]