Collex-Bossy

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Collex-Bossy
Blason de Collex-Bossy
Héraldique
Une ruelle dans le village de Collex.
Une ruelle dans le village de Collex.
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Genève Genève
Localité(s) Bossy, Collex, La Bâtie, La Foretaille et La Rosière.
Maire Arnaud Ythier
NPA 1239
N° OFS 6615
Démographie
Gentilé Collesien/Collesienne, Bossiotes, Collex-Bossiotes
Population 1 667 hab. (31 mars 2017)
Densité 242 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 15′ 00″ nord, 6° 07′ 00″ est
Altitude 443 m (min. : 399 m) (max. : 481 m)
Superficie 689 ha = 6,89 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Liens
Site web www.collex-bossy.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Collex-Bossy est une commune suisse du canton de Genève.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune compte plus de 400 hectares de terres agricoles produisant des céréales, du vin, des fruits ou qui sont laissées en prairie ; 186 autres hectares sont des forêts appartenant en majeure partie à l'État de Genève.

L'agriculture et la viticulture, pour l'essentiel, ainsi que l'artisanat et les activités indépendantes, constituent le tissu économique de Collex-Bossy.

Selon l'Office fédéral de la statistique, Collex-Bossy mesure 6,89 km2[2]. 10,2 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 64,4 % à des surfaces agricoles, 24,9 % à des surfaces boisées et 0,4 % à des surfaces improductives.

La commune est composée des localités de Bossy, Collex, La Bâtie, La Foretaille et La Rosière. La commune comprend également les hameaux de Collex, Bossy, Crest d'El et Vireloup. Elle est limitrophe de Versoix et Bellevue, ainsi que de la France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Parmi les plus anciennes mentions, on trouve, pour Collex, Cholay (1258), Colay (1278), et, pour Bossy, Bossie en 1236.

Pour ce qui est de l'étymologie de Collex, elle renvoie à une formation avec un nom de personne du type Colus, qui est bien attesté. Caulus se retrouve aussi dans Choulex[3] .

Bossy, en revanche est pour l'instant inexpliqué. On pourrait y voir un nom de personne celtique, Bussus, complété du suffixe toponymique celtique -akos, devenu en latin -acum. Bossy serait donc le domaine de Bussius. Voir aussi Bogis-Bossey, dans le canton de Vaud[3].

Armoiries[modifier | modifier le code]

de gueules au guerrier casqué et cuirassé d'argent, couronné de trois plumes d'or, brandissant dans la dextre un épée de même en fasce, sur un cheval galopant d'argent, harnaché de sable et couronné de trois plumes d'autruche d'or.

Ces armes ont été adoptées en 1924. Ce sont celles de la famille noble Champion, éteinte au XVIIe siècle. Cette famille a possédé de 1369 à 1641 le fief de la Bâtie-Beauregard, ou Bâtie-Champion. Les ruines du château de la Bâtie se trouvent au bord de la Versoix, non loin de Bossy[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine de Bossy remonte au Haut Moyen Âge. Ce village installé sur une butte molassique s'étale le long d'une route qui menait anciennement, vers l'est, à Chavannes-de-Bogis et à Chavannes-des-Bois, et vers l'ouest à Ornex et Ferney. Une fouille archéologique, entreprise en 2014-2015, a permis d'étudier une parcelle situé à proximité immédiate de l'ancienne église médiévale de Saint-Clément. Celle-ci a été rasée vers 1860 après la reconstruction de l'église de Collex (1859-1861), anciennement dédiée à Saint-Georges.

Cette fouille a permis de mettre en évidence un habitat rural du Haut Moyen Âge, caractérisé par la trace de nombreux poteaux en bois, de silos céréaliers et de fonds de cabanes semi-enterrées, pour la plupart circulaires ou ovales. Des structures similaires ont été découvertes en 2008 à Mariamont, à 2 km au nord de Bossy, sur un site qui domine la Versoix d'une trentaine de mètres. Dans l'une de ces dernières cabanes, des datations au C14 ont livré une date entre 1020 et 1210. Quant au village primitif de Bossy, il a dû être occupé, d'après le matériel archéologique trouvé sur place, entre le VIe et VIIe siècles et le XIIIe siècle en tout cas.

Les fosses ont été progressivement comblées au Moyen Âge, peut-être aux XIIe et XIIIe siècles; le cimetière voisin de l'ancienne église Saint-Clément empiète alors sur une partie de ces installations. Ce cimetière est lui-même abandonné à une date inconnue, sans doute au cours du XVIIIe siècle[5].

En vertu du traité de Paris de 1815, la commune de Collex-Bossy, qui était attachée au département de l'Ain, est cédée par la France le pour être à nouveau unie à Genève.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Collex-Bossy possède 1 667 habitants fin 2017[1]. Sa densité de population atteint 241,9 hab./km².

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Collex-Bossy entre 1850 et 2008[6] :

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est reliée au réseau des Transports publics genevois par le bus Z qui relie la Gare Cornavin à Bossy. Dès le mois de décembre 2016, la commune est aussi rélié à la ville de Versoix par le bus U[7].

Manège de Mâchefer[modifier | modifier le code]

Crée il y a 30 ans entre la campagne de Collex-Bossy et les bois de Versoix, ce manège occupe une ferme du XVIIIe siècle.

FC Collex-Bossy[modifier | modifier le code]

Le FC Collex-Bossy a été fondé en 1962. Le club utilise les infrastructures du stade Marc Burdet. À son palmarès le club compte 5 titres de champion genevois de 2e ligue ainsi qu'une montée en 1re ligue (de 1989 à 1992) et également plusieurs coupes genevoises. En 2003 Le FC Collex-Bossy reçoit le FC Servette dans le cadre des 32e de finale de la Coupe de Suisse et s'incline 0-4. En 2010, toujours dans le cadre de la Coupe, le club reçoit cette fois-ci le FC Sion (0-5) puis en 2011 le FC Lausanne-Sport (1-8). En 2011 la première équipe remporte le championnat genevois lui permettant d'accéder au championnat de 2e ligue interrégionale (catégorie dans laquelle le club est actuellement[Quand ?]).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidente du canton de Genève, selon l'origine et le sexe, par commune, en mars 2017 », sur Site officiel de l’État de Genève.
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. a et b Florence Cattin (et al.), Dictionnaire toponymique des communes suisses, Neuchâtel, Frauenfeld, Lausanne, Centre de dialectologie, Université de Neuchâtel et Huber, , 1102 p. (ISBN 3-7193-1308-5), p. 252
  4. Armorial des communes genevoises (sous les auspices des Archives d'État], Genève 1925, p. 6.
  5. Gaston Zoller, «Bossy: l'origine médiévale d'un village», Archéologie genevoise 2014-2015 (Patrimoine et architecture, Série archéologie n° 3), Genève, février 2017, pp. 65-67.
  6. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13 janvier 2009)
  7. « Recherche d'horaires - tpg », sur www.tpg.ch (consulté le 17 janvier 2017)

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