Technologies de l'information et de la communication

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Les notions de technologies de l'information et de la communication (TIC) et de nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) (en anglais, Information and communication technologies, ICT ou Télématique en français) regroupent les techniques principalement de l'informatique, de l'audiovisuel, des multimédias, de l'Internet et des télécommunications qui permettent aux utilisateurs de communiquer, d'accéder aux sources d'information, de stocker, de manipuler, de produire et de transmettre l'information sous toutes les formes: texte, document, musique, son, image, vidéo, et interface graphique interactive (IHM).

En ce qui concerne les NTIC, le terme tend à qualifier plus particulièrement les problématiques résultant de l'intégration de ces technologies au sein des systèmes institutionnels, recouvrant notamment les produits, les pratiques et les procédés potentiellement générés par cette intégration.

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

Après les premiers pas vers une société de l'information qu'ont été l'écriture puis l'imprimerie, de grandes étapes ont été le télégraphe électrique, puis le téléphone et la radiotéléphonie, alors que la télévision, le Minitel et l'Internet puis les télécommunications mobiles ont associé l'image au texte et à la parole, "sans fil", l'Internet et la télévision devenant accessibles sur le téléphone portable qui fait aussi office d'appareil photo.
Le rapprochement de l'informatique, de l'audiovisuel et des télécommunications, dans la dernière décennie du XXe siècle a bénéficié de la miniaturisation des composants, permettant de produire des appareils « multifonctions » à des prix accessibles, dès les années 2000. L'augmentation rapide du nombre d'accès à internet à haut débit (par exemple avec l'ADSL ou avec les réseaux de la Télévision par câble) et d'accès à internet à très haut débit (avec les réseaux de lignes terminales en fibre optique) a favorisé la diffusion de contenus audiovisuels à des prix abordables.

Avec le développement d'Internet et du WEB 2.0, les usages des TIC se sont développés et la grande majorité des citoyens des pays industrialisés utilise ces outils pour accéder à l'information. Par contre, une fracture numérique géographique s'est développée avec les pays en développement où l'accès à internet à haut débit est hors de la portée de la plupart des ménages. Un grand nombre d'internautes, via des sites, des blogs ou des projets tels que le projet encyclopédique Wikipédia ajoutent de l'information à l'internet.

Le nombre de services disponibles explose, et génère des emplois liés à ces technologies, pour 3,2 % du PIB français vers 2010 et 5,5 attendu en 2015[1].

Les emplois de la filière nécessitent de plus en plus de compétences de communication, de marketing et de vente, la technique n'étant qu'un support de la communication et d'organisation. Cela entraîne de nombreuses modifications dans les profils professionnels recherchés par les entreprises selon l'Observatoire International des Métiers Internet, qui analyse les profils et les compétences recherchés par le marché de l'emploi en Europe[2].

Les usages des TIC ne cessent de s'étendre, surtout dans les pays développés, au risque d'accentuer localement la fracture numérique et sociale ainsi que le fossé entre les générations. De l'agriculture de précision et de la gestion de la forêt (traçabilité des bois pour lutter contre le trafic), au contrôle global de l'environnement planétaire ou de la biodiversité, à la démocratie participative (TIC au service du développement durable) en passant par le commerce, la télémédecine, l'information, la gestion de multiples bases de données, la bourse, la robotique et les usages militaires, sans oublier l'aide aux handicapés (dont aveugles qui utilisent des synthétiseurs vocaux avancés ainsi que des plages braille éphémère), les TIC tendent à prendre une place croissante dans la vie humaine et le fonctionnement des sociétés.

De 2007 à 2010, la proportion de sociétés équipées d'un extranet est passée de 17 % début 2007 à 35 % début 2010[3].

Certains craignent aussi une perte de liberté individuelle (effet Big Brother, intrusion croissante de la publicité ciblée et non-désirée...)[4]. Les prospectivistes s'accordent à penser que les TIC devraient prendre une place croissante et pourraient être à l'origine d'un nouveau paradigme civilisationnel, avec peut être une évolution des TIC vers les NBIC (Nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives).

Concept[modifier | modifier le code]

Définition[modifier | modifier le code]

Le concept de « technologies de l'information et de la communication » fait l'objet de différentes définitions selon le point de vue de la source utilisée ou selon l'époque de la définition en raison du brouillage progressif des frontières des domaines concernés et de l'évolution rapide des technologies avec la convergence numérique. La définition sémantique des TIC reste particulièrement floue: le terme technologie qui signifie « discours sur la technique » est utilisé à la place de « technique », qui serait à la fois plus simple et plus exact. Les technologies de l'information et de la communication sont des outils de support au traitement de l'information et à la communication, le traitement de l'information et la communication de l'information restant l'objectif, et la technologie, le moyen.

Le dictionnaire Larousse définit les technologies de l'information et de la communication comme étant un "ensemble des techniques et des équipements informatiques permettant de communiquer à distance par voie électronique"[5]. Mais cette définition se limite à la convergence de l'informatique et des télécommunications en vue de communiquer et ne tient pas compte de l'impact de la convergence numérique dans les multimédias et l'audiovisuel.

Le grand dictionnaire terminologique de l'OQLF[6] définit les technologies de l'information et de la communication définies comme étant un « Ensemble des technologies issues de la convergence de l'informatique et des techniques évoluées du multimédia et des télécommunications, qui ont permis l'émergence de moyens de communication plus efficaces, en améliorant le traitement, la mise en mémoire, la diffusion et l'échange de l'information ». Cette définition est beaucoup plus complète que la précédente en tenant compte de la convergence numérique dans son ensemble. Elle reflète davantage le point de vue des institutions internationales qui considèrent les technologies de l'information et de la communication comme étant l'intégration des technologies des télécommunications, de l'informatique, des multimédias et de l'audiovisuel[7]. La diffusion rapide des accès à l'Internet à haut débit a permis une explosion des usages des services audiovisuels qui prennent une importance accrue dans le concept des TIC, non seulement au niveau de la communication, mais aussi au niveau de la gestion des informations et des connaissances et au niveau de leur diffusion. Cette extension du concept des TIC est à l'origine de nombreux débats en raison de l'importance de son impact sur la société.

Selon une convention internationale fixée par l'OCDE, on qualifie de secteurs des technologies de l'information et de la communication (TIC) les secteurs suivants[8] :

  • secteurs producteurs de TIC (fabrication d'ordinateurs et de matériel informatique, de TV, radios, téléphone...) ;
  • secteurs distributeurs de TIC (commerce de gros de matériel informatique...) ;
  • secteurs des services de TIC (télécommunications, services informatiques, services audiovisuels...).

Évolution de la terminologie[modifier | modifier le code]

L'avènement de l'Internet et principalement du Web comme média de masse et le succès des blogs, des réseaux sociaux, des wikis ou des technologies Peer to Peer confèrent aux TIC une dimension sociétale. Gérard Ayache dans La Grande confusion, parle d'« hyperinformation » pour souligner l'impact anthropologique des nouvelles technologies. De nombreux internautes, quant à eux, considèrent l'Internet comme une technologie de la relation (TR) : Joël de Rosnay a repris cette expression dans La révolte du pronétariat : des mass média aux média des masses. Le Web 2.0 est permis par les TIC. Le concept de technologies de l'information et de la communication est à rapprocher de celui de société de l'information en raison de leur impact sur le fonctionnement de la société.

TIC ou NTIC[modifier | modifier le code]

Le terme NTIC (Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication) a souvent été utilisé dans la littérature francophone au cours des années 1990 et au début des années 2000 pour caractériser certaines technologies dites "nouvelles". Mais les définitions fournies[9] sont généralement floues ou équivalentes à celles des TIC. La qualification de "nouvelles" est ambigüe, car le périmètre des technologies dites nouvelles n'est pas précisé et varie d'une source à l'autre. En raison de l'évolution rapide des technologies et du marché, des innovations déclarées "nouvelles" se retrouvent obsolètes une décennie plus tard. Parfois il s'agit de distinguer les technologies basées sur l'Internet par opposition aux télécommunications traditionnelles. Parfois, il s'agit de distinguer les plateformes du web 2.0 par opposition aux premières technologies de l'Internet qui ont maintenant trois décennies et sont tout à fait obsolètes. Parfois, il s'agit de caractériser les services issus de la convergence des télécommunications et des multimédias utilisant des accès à haut débit car les applications utilisant seulement les accès à bas débit peuvent difficilement être qualifiées de « nouvelles »[10]. Parfois, les NTIC incluent aussi la téléphonie mobile, mais les premières technologies mobiles qui ont plus de trois décennies peuvent-elles être qualifiées de "nouvelles"? Le sigle NTIC est source de confusion car il ne fait l'objet d'aucune définition officielle par les institutions internationales responsables de ce domaine alors que le terme de TIC (ou ICT en anglais) y est défini comme étant l'intégration des technologies des télécommunications, de l'informatique et des multimédias[11]. L'utilisation des moteurs de recherche montre que le sigle "NICT", traduction de NTIC en anglais, est très rarement utilisé (en dehors de la traduction de documents d'origine francophone) et qu'il est plutôt fait mention de l'évolution rapide de ce domaine en permanence. Cela montre qu'il n'est pas utile d'établir des catégories rigides pour distinguer ce qui est nouveau de ce qui ne l'est pas.

Appellations connexes[modifier | modifier le code]

La désignation « communications électroniques », largement utilisée dans les textes juridiques et réglementaires européens, correspond aux TIC à l'exception de certains systèmes de diffusion de télévision et de radio qui ne sont pas soumis aux mêmes droits et obligations réglementaires[12]. Cette distinction n'est pas sans poser des problèmes aux autorités chargées de la réglementation et de la régulation du fait de la convergence des technologies des télécommunications et de l'Internet[13]. Cette convergence permet un usage croissant de la diffusion de la télévision et de la radio par Internet grâce aux technologies à haut débit[14].

L'ARCEP évite l'utilisation du sigle TIC dans ses documents et utilise systématiquement le terme de Communications électroniques qui est défini ainsi: On entend par communications électroniques les émissions, transmissions ou réceptions de signes, de signaux, d'écrits, d'images ou de sons, par voie électromagnétique[15]. À noter que dans le document cité en référence, les termes de TIC ou Technologies de l'Information et de la Communication ne sont pas mentionnés.

Les sigles anglais correspondant sont IT, pour « Information Technology » et ICT pour « Information Communication Technology/Technologies », le sigle NICT, pour « New Information and Communication Technology/Technologies » étant beaucoup plus rarement utilisé[16].

Le terme infocommunications (ou info-com) a surtout été utilisé dans les années 1990 dans les pays anglo-saxons et les pays de l’Europe de l’Est pour désigner le concept de convergence entre télécommunications et informatique avec une approche équivalente au terme communications électroniques, mais en considérant particulièrement les questions de traitement de l’information et de manipulation de contenus avec l’utilisation d’Internet[17],[18] .

Dans l'éducation nationale en France, on évoque plutôt les technologies usuelles de l'information et de la communication (TUIC) et les technologies de l'information et de la communication pour l'enseignement (TICE).

Enjeux des TIC et importance économique[modifier | modifier le code]

Les TIC jouent un rôle majeur dans la compétitivité des entreprises et dans l'efficacité des administrations et des services publics (santé, éducation, sécurité). Les TIC sont devenus également un enjeu crucial pour la production et la diffusion des biens culturels. Selon le rapport « Technologies Clés 2015[19] », le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC) est devenu un segment majeur de l’économie des principaux pays industrialisés avec une contribution directe de 5,9 % du PIB en Europe (et 7,5 % aux États-Unis). Au-delà du secteur lui-même, les TIC contribuent au développement de tous les autres secteurs économiques, les TIC représentant en effet plus de 50 % de la croissance de la productivité en Europe (source: Commission Européenne), les perspectives de croissances du secteur STIC (Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication) sont par ailleurs considérables avec +8 % de croissance par an pour l’économie d’internet d’ici 2016 comme le rapporte le Boston Consulting Group[20].

Convergence des TIC et brouillage des frontières[modifier | modifier le code]

Un téléphone mobile est aussi un terminal pour surfer sur Internet, consulter des vidéos ou utiliser diverses applications

Le phénomène le plus caractéristique des TIC est le brouillage des frontières entre télécommunications, informatique et audiovisuel/ multimédias. Un rapport des Nations Unies insiste sur l'impact de la convergence des TIC : "La convergence a supprimé nombre de distinctions entre les secteurs des TIC, notamment la radiotélédiffusion, l’informatique et les télécommunications, et a favorisé l’innovation dans des secteurs autres que les TIC, tels que les services financiers. Dès lors, les utilisateurs ont accès à du contenu, à des services et à des applications sur de multiples plates-formes, ce qui accroît la versatilité et la sophistication de l’accès à l’information et de l’utilisation des communications"[21].

La fertilisation croisée des produits issus de domaines autrefois bien séparés et maintenant confondus est à l’origine d’une multitude de services innovants. Les quelques exemples suivants montrent qu’il est de plus en plus difficile d'étudier l'un des domaines des TIC sans tenir compte des autres.

Exemple 1 : Les opérateurs de télécommunications ne sont plus seulement des exploitants de réseaux de télécommunications, ils deviennent des fournisseurs de services Internet en s’appuyant sur les accès aux abonnés qu’ils détiennent et la téléphonie n’est plus qu’un segment de service parmi bien d’autres[22] ,[23]. Par exemple France Telecom est devenue également un distributeur de chaînes de télévision et de musique.

Exemple 2 : les réseaux des TIC. Dans les années 1980 et 90, les réseaux étaient spécialisés par domaine et il fallait différents systèmes de transmission (et parfois différentes infrastructures) pour la téléphonie, la transmission de données entre ordinateurs, la radio et la télévision. Maintenant les réseaux en technologie IP à haut débit sont communs pour toutes les formes de service et les octets de la téléphonie sont acheminés par les mêmes routeurs sur les mêmes artères que les octets des consultations des sites Internet, des transferts de fichiers, du streaming de vidéos ou du courrier électronique[24] ,[25].

Exemple d’utilisation d’Internet avec l’affichage du même contenu sur différents terminaux avec des écrans très différents

Exemple 3 : les ordinateurs personnels Dans les années 1980, un ordinateur servait essentiellement au traitement de texte et au calcul avec un tableur. Puis dans les années 1990 il a servi aussi au courrier électronique et aux présentations par diapositives. Un ordinateur était donc clairement un équipement informatique. Mais avec la convergence numérique, un ordinateur personnel devient un outil de base pour le domaine de l’audiovisuel et des multimédias, car il est aussi de façon routinière :

  • Un terminal téléphonique avec le service de la Voix sur IP.
  • Un terminal de vidéocommunication (Skype, Messenger).
  • Un écran de télévision pour recevoir des émissions en ligne ou en mode de rattrapage.
  • Un écran pour regarder les photos ou les vidéos des plateformes de services générés par l’utilisateur (Instagram, Flickr, Youtube, etc.).
  • Un outil pour monter des films à partir d’un ensemble de vidéos prises avec son caméscope ou son smartphone.
  • Un outil professionnel dans les entreprises pour les applications de travail collaboratif et de communications intégrées où l’audiovisuel joue un rôle croissant.
Exemple d’application de recherche de services et de géolocalisation par Internet

Exemple 4 : les terminaux téléphoniques mobiles Au début des années 2000, un terminal téléphonique servait essentiellement aux communications téléphoniques et la facture était composée d’un abonnement et d’un montant proportionnel aux durées des communications par catégorie en fonction de la distance. La convergence numérique est particulièrement illustrée par les nouveaux terminaux téléphoniques appelés smartphones. Ils contiennent plus de capacité en mémoire et de puissance de calcul que les ordinateurs personnels des années 1980 et même 90. Ils permettent de prendre des photos et des vidéos avec des performances équivalentes à de bons appareils de photos ou caméscopes des années 1990. Ils sont utilisés comme des baladeurs pour écouter de la musique enregistrée ou voir des images ou des vidéos enregistrées.

Exemple 5 : les industriels producteurs de biens électroniques Un fabricant d’ordinateur (Apple) devient l’un des plus grands fabricants de terminaux téléphoniques et devient un intermédiaire de premier plan dans la vente de produits et services audiovisuels avec le logiciel multimédia iTunes. Apple développe aussi sa propre suite bureautique iWork, en concurrence directe avec Microsoft Office.

Techniques de l'information et de la communication[modifier | modifier le code]

Les technologies de l'information et de la communication regroupent un ensemble de ressources techniques nécessaires à la mise en œuvre des services de l'information et de la communication pour produire, manipuler, convertir, stocker, gérer, transmettre et retrouver l'information et pour communiquer.

On peut regrouper ces techniques par catégories suivantes :

Services de l'information et de la communication[modifier | modifier le code]

Les services de l'information et de la communication sont regroupés en différentes catégories dont les plus connues sont:

Applications[modifier | modifier le code]

Dans l'administration et la gouvernance[modifier | modifier le code]

Dans l'éducation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Université numérique.
Article détaillé : Espace numérique de travail.

Dans la formation[modifier | modifier le code]

Dans la santé[modifier | modifier le code]

Dans l'économie[modifier | modifier le code]

Dans l'aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

Dans les transports[modifier | modifier le code]

Dans l'environnement[modifier | modifier le code]

Dans les droits des handicapées[modifier | modifier le code]

Avantages et limites de l'investissement dans les TIC[modifier | modifier le code]

Avantages[modifier | modifier le code]

L’investissement dans les TIC serait l’un des principaux moteurs de compétitivité des entreprises. En effet, selon des études de l'OCDE, les TIC seraient un facteur important de croissance économique aux États-Unis.

Limites[modifier | modifier le code]

  • Problèmes d'ergostressie (stress lié à l'utilisation des TIC) provenant souvent d'un manque de cohérence dans la conception de ces systèmes complexes.
  • Problèmes de rentabilité :
  • Coût du matériel, du logiciel, l'entretien et de la maintenance et du renouvellement ; certains matériels sont rapidement désuets en raison du rythme soutenu des innovations (18 mois), ou semblent avoir fait l'objet de stratégies d'obsolescence programmée ;
  • Il est fréquent de voir apparaître un suréquipement par rapport aux besoins, et donc une sous-utilisation des logiciels.
  • Coût de la formation professionnelle du personnel, de sa résistance aux changements.
  • Coût entraîné par la modification des structures, par la réorganisation du travail, par la surabondance des informations.
  • Rentabilité difficilement quantifiable ou difficilement prévisible sur les nouveaux produits. Parfois, d'autres investissements semblent pouvoir être aussi bénéfiques (Recherche et développement, Formation du personnel, Formations commerciales, organisationnelles, logistiques).
  • la fracture numérique géographique peut être source de nouvelles inégalités. Les serveurs consomment à eux seuls autant que le parc de tous les ordinateurs, pour le refroidissement notamment. Leur consommation (refroidissement inclus) est passée de 3,6 TWh/an, à 5,2 TWh/an, de 2006 à 2008, alors que la consommation des datacenters diminuait fortement[26].
  • Modification du type et contenu du travail. En France, cette question a été traitée par le Centre d'analyse stratégique (CAS) dans un premier rapport sur l'impact des TIC sur les conditions de travail (en février 2012[27] et dans un second rapport concernant plus spécifiquement la fonction publique[28](janvier 2013) ; il estime que certaines des modalités du travail des fonctionnaires tendraient à se rapprocher de celles des salariés du privé, alors que « à ces spécificités organisationnelles s’ajoutent les missions propres à l’administration et les profils particuliers des agents eux-mêmes » ; les TIC ont permis aux fonctionnaires un travail facilité, des gains de temps gestionnaire au profit du temps de contact avec le public, etc.), mais en étant soumis à un contrôle accru des tâches et des missions et à un certain isolement au travail, etc.
  • Des problèmes se posent aussi en termes de sécurité et d'éthique aggravés par l'internationalisation des règlementations : « fun », chantage, escroquerie, subversion, etc., face à certains publics vulnérables notamment (enfants, personnes âgées).
    À l'heure actuelle, hormis pour des règles techniques, au sein de quelques grands systèmes collaboratifs, il semble qu'aucune « gouvernance mondiale » ne soit vraiment parvenue à une vision à long terme, ni à une surveillance ou à imposer un respect de règles « minimales réputées communes ».

Dérives en matière de consommation d'énergie et de ressources[modifier | modifier le code]

La mondialisation des TIC, permettant un accès banalisé et 24h/24 depuis n'importe quel point du globe à un ensemble de ressources (données, puissance informatique), a aussi des effets pervers sur le plan de l'environnement : Selon France Télécom, une utilisation judicieuse (pour le télétravail par exemple des NTIC) permettrait de réduire de 7 % les émissions des gaz à effet de serre entre 2010 et 2020 (1/3 de l'objectif français de 20 % selon les protocoles actuels), mais en réalité :

  • l'empreinte écologique de l'informatique grandit rapidement à cause d'une consommation très importante de métaux précieux, rares ou toxiques. Particuliers et entreprises émettent chaque année plus de 50 millions de tonnes de déchets informatiques et télécoms (DEEE de catégorie 3)[29]. Assez pour polluer l'ensemble des terres arables mondiales ;
  • L'empreinte carbone et énergétique augmente également dans le monde car il se vend de plus en plus de terminaux informatiques (ordinateurs, smartphone, tablettes, etc.). Or, la fabrication d'un ordinateur portable par exemple émet 90 fois plus de gaz à effet de serre que son alimentation électrique pendant un an en France[30]. Ainsi pour certains matériels qu'un gaspillage énergétique (ex : veille, ou absence d'extinction automatique).
    En 2011, les TIC représentaient 6,2 % en 2005 (et 7,3 % en 2008) de la consommation électrique de la France (35,3 TWh/an en 2008), mais avec une croissance moins rapide que celle des usages (19 % sur 3 ans vs 40 % pour l'augmentation des équipements et une explosion des usages). Sur ces 35, 3 TWh/an, les télécoms en représentent 6,7 TWh/an). Selon France Télécom si l'on ne tient pas compte de l'augmentation des usages, les matériels plus économes ont permis de diminuer la consommation de 30 %.

D'après une étude publiée lors du colloque Colloque EJC - ICT 2012, les « Technologies de l'Information et de la Communication - émettent autant de CO2 (2 % à 5 % des émissions globales annuelles, selon les pays) que l'industrie aéronautique tout en affichant une croissance de 20 % par an »[31],[32]. Selon un rapport Votre cloud est-il Net? (avril 2012), « Certains centres de traitement des données consomment autant d’électricité que 250 000 foyers européens[33]. Si le cloud était un pays, il se classerait au 5e rang mondial pour la demande en électricité, et ses besoins devraient être multipliés par trois d'ici à 2020 »[33].

En 2010, en France, une charte a engagé les opérateurs développer le réseau tout en économisant l'électricité, et améliorer la récupération et le recyclage des matériels informatiques[34]. De 2005 à 2008, les unités centrales desktop vendues ont légèrement diminué leur consommation d'énergie, de même que les écrans, alors que la consommation des portables augmentaient légèrement[35].

Facteurs favorisant le développement des TIC[modifier | modifier le code]

Facteurs économiques[modifier | modifier le code]

Le développement des activités tertiaires au détriment des activités primaires et secondaires dans les pays industrialisés a augmenté les besoins de traitement de l'information et de communication des entreprises[36].

Selon l’étude publiée dans le chapitre 4 du rapport IC4D06, Information and Communications for Development 2006: Global Trends and Policies[37], de la Banque Mondiale portant sur 20 000 entreprises de 26 secteurs dans 56 pays en développement, les entreprises qui ont davantage recours aux TIC font preuve d’une plus grande productivité, d’une croissance plus rapide, d’investissements plus conséquents et d’une plus grande rentabilité. De nombreuses petites et moyennes entreprises (PME) ont participé à cette étude[38].

La diffusion des technologies de l’information représente l’exemple le plus fragrant de la pénétration intersectorielle des progrès, voir: Croissance, emplois et productivité dans le secteur tertiaire : controverses théoriques et réalités suisses[39].

Facteurs sociétaux[modifier | modifier le code]

L'augmentation du niveau d'éducation a favorisé l'utilisation d'ordinateurs personnels et de logiciels plus ou moins complexes par un pourcentage croissant de la population[40].

Les collectivités locales investissent dans la formation sur les TIC pour améliorer la compétitivité des entreprises de leurs territoires[41].

Les mêmes outils de TIC sont utilisés aussi bien dans le domaine professionnel que dans le domaine privé, ce qui entraîne à la fois un brouillage de la frontière entre ces deux domaines et une stimulation pour se doter de ces outils de TIC[42],[43],[44].

La distribution des dépenses par les ménages a sensiblement évolué avec une part croissante de dépenses pour les TIC, même dans les mileux populaires, avec en conséquence une réduction d'autres types de dépenses (par exemple, réduction d'achats de journaux, de magazines, de CD....)[45]. Ce phénomène a été analysé par l'agence Aravis[46] à partir des statistiques sur les dépenses des ménages. Les résultats montrent que[47]: les services de communication dont le poids a quintuplé depuis 1960 dans le budget : augmentation de la consommation en volume nettement plus forte (+ 8,1 % par habitant) que les autres postes (+ 2,5 %), principalement dans les années 1970 (diffusion de la téléphonie fixe) et depuis 1995 (téléphonie mobile et internet)[48].

À la question : « Si vous ne deviez regarder que deux médias dans votre vie, lesquels choisiriez-vous ? », les enfants du millénaire répondent : Internet à 61 %, la télévision à 49 %, le cinéma à 35 %, la radio à 29 %, la presse quotidienne à 17 % et les magazines à 9 %[49].

Les terminaux des TIC à haut débit (ordinateurs personnels et téléphones 3G) sont de plus en plus utilisés pour la radio et la télévision en lieu et place des terminaux traditionnels spécifiques à chaque catégorie d'audiovisuel. La possibilité de voir des émissions de télévision en mode différé (catch-up TV ou replay) et d'écouter des émissions de radio en mode différé par le téléchargement (podcast) augmente considérablement la gamme de ce qu'on peut voir ou entendre. En particulier, les jeunes de 14 à 24 ans veulent pouvoir consommer leurs émissions préférées n'importe quand, n'importe où et sur n'importe quel écran[50].

Le streaming est de plus en plus utilisé, ce qui fait reculer le téléchargement illégal[51].

Des projets sont réalisés pour utiliser les TIC pour lutter contre l'isolement des séniors, par exemple le projet Monalisa[52].

La possibilité d'intervenir en temps réel dans les débats et forums apporte un nouveau degré de participation des consommateurs. Grâce au web 2.0, les réseaux sociaux et les services à base de contenus générés par les utilisateurs ont connu un essor spectaculaire et ont transformé les relations sociales pour des centaines de millions de personnes[53].

Facteurs techniques[modifier | modifier le code]

La rapide augmentation de la capacité des processeurs (loi de Moore) et la rapide augmentation de la capacité des artères de transmission (avec la généralisation des fibres optiques) ont entraîné une chute des coûts unitaires des services de communications et surtout une généralisation progressive des systèmes d'accès à Internet à haut débit.

La numérisation de toutes les informations de toute nature: textes, images, photos, musique, films, etc. a permis de tirer parti de la convergence numérique dans les TIC en mutualisant de couteuses infrastructures de commutation et de transmission au lieu d'avoir des infrastructures spécifiques pour chaque catégorie de service (téléphone, transmission de données, diffusion de l'audiovisuel). Cette caractéristique est d'autant plus importante que ces infrastructures sont caractérisées par des coûts fixes élevés et des coûts marginaux faibles. Cela a entraîné un profond bouleversement des modèles économiques des opérateurs de télécommunications.

Facteurs commerciaux[modifier | modifier le code]

En quinze ans, le marché des TIC a été bouleversé, d'abord avec l'essor phénoménal de la téléphonie mobile et de l'Internet fixe à haut débit, puis récemment avec l'Internet mobile à haut débit, ce qui caractérise l'étape majeure de la convergence des technologies du traitement de l'information et de la communication.

L'évolution des coûts des systèmes des TIC et le développement de la concurrence avec l'émergence nouveaux fournisseurs de service ont favorisé l'essor spectaculaire des offres commerciales des services de l'information et de la communication. Cet essor est caractérisé par des bouquets de service avec des tarifs forfaitaires abordables incluant généralement des appels téléphoniques illimités, un accès à l'Internet à haut débit et un accès à des chaînes de télévision[54]

L'objectif des opérateurs de télécommunications n'est plus de vendre des minutes de communications, mais de la bande passante et des services à valeur ajoutée. La part des revenus ds opérateurs de télécommunications venant de la téléphonie vocale est en baisse constante alors que la part des revenus venant des services de données et de l'Internet est en hausse constante.

Développement des TIC[modifier | modifier le code]

Indicateurs caractérisant le développement des TIC[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980 et 1990, le développement des TIC s’est mesuré essentiellement par l’augmentation du nombre de lignes téléphoniques fixes dans un contexte de privatisation et d’ouverture du marché à la concurrence. Dans les années 2000, il s’est mesuré par le nombre d'abonnés à la téléphonie mobile et à l’Internet, d’abord en bas débit, puis en haut débit. Actuellement, la diffusion de la téléphonie ayant atteint des niveaux spectaculaires même dans les pays en développement, le développement des TIC se mesure surtout par le nombre d'accès aux services Internet à haut débit et à leur utilisation effective dans le cadre de la mise en œuvre de la société de l’information.

Il est donc important que le développement des TIC soit mesuré par un ensemble d'indicateurs prenant en compte tous les éléments essentiels des TIC et l'accès aux services Internet à haut débit en particulier.

Principaux résultats[modifier | modifier le code]

Globalement, selon les estimations de l'UIT, le nombre d'abonnements au large bande fixe aura dépassé les 688 millions avant la fin de 2013, soit un taux de pénétration de 9,8 %. Parallèlement, le nombre d'abonnements activés au large bande mobile augmentera de 21 % entre 2010 et 2013 pour atteindre 2,1 milliards fin 2013 - chiffre qui sera presque le triple du nombre d'abonnements au large bande fixe, mais restera nettement inférieur à celui des abonnements au cellulaire mobile, qui devrait atteindre les 6,84 milliards fin 20131. Le nombre total d'internautes dans le monde passera, toujours selon les estimations, le cap des 2,7 milliards fin 2013. Dans les pays en développement, il aura plus que triplé entre 2007 et 2013 pour dépasser le chiffre de 1,8 milliard[55].

Stimulé par la croissance du nombre de connexions Internet sur des plates-formes fixes et mobiles, le trafic utilisant le protocole Internet (IP) a littéralement explosé, passant de tout juste 1 pétaoctet par mois il y a vingt ans à 44 000 pétaoctets en 2012, selon les estimations. Et rien ne semble devoir arrêter la croissance future du trafic IP: en 2013, il devrait augmenter de quelque 14 000 pétaoctets par mois, soit l'équivalent du double du trafic mondial total entre 1994 et 2003. Cette croissance phénoménale est alimentée par l'augmentation du nombre de personnes et d'appareils connectés et par la généralisation de contenus en ligne abondants, diversifiés et, dans la plupart des cas, gratuits[55].

Rôle de l'UIT[modifier | modifier le code]

L'UIT (Union Internationale des Télécommunications) est l'institution spécialisée des Nations Unies pour les questions relatives aux technologies de l'information et de la communication (TIC). L'UIT fournit le système de statistiques sur les TIC qui est le plus complet et le plus fiable en raison des contributions des ministères et autorités de régulation de tous les pays membres[56]. Les statistiques collectées et distribuées par l'UIT sont relatives aux domaines suivants:

  • Les statistiques sur les infrastructures et sur l'accès en télécommunication sont collectées chaque année au travers de 2 questionnaires envoyés aux ministères des TIC et aux autorités de régulation des télécommunications; Cela inclut les indicateurs sur le réseau des téléphones fixes, les services de téléphonie mobile, La connexion Internet/Haut-débit, les trafics, les revenus et investissements;
  • Les statistiques sur l'accès aux télécommunications des ménages et des individuels, ainsi que sur leur utilisation sont collectées chaque année par un questionnaire envoyé aux Bureaux nationaux des statistiques (BSN). Cela inclut les principaux indicateurs développés par le partenariat sur la mesure des TIC pour le développement;
  • Les statistiques sur les prix/tarifs des services de télécommunications/TIC sont collectées chaque année au travers d'un questionnaire envoyé aux ministères des TIC et aux autorités de régulation des télécommunications. Cela inclut les prix sur la téléphonie fixe et mobile prépayée et sur les services Internet haut-débit fixes (câblés).

Le site de l'UIT fournit un ensemble de définitions des concepts et des indicateurs caractérisant les Technologies de l'Information et de la Communication[57],[58] ,[59].

Statistiques fournies par l'UIT sur les TIC[modifier | modifier le code]

L'UIT fournit gratuitement des données historiques annuelles de 2000 à 2012 de tous les pays / économies membres de l'UIT pour les indicateurs suivants au niveau mondial et par région[60].

  • Indicateurs fondamentaux sur l'accès et l'utilisation des TIC par les ménages et les individus[65]
  • Statistiques sur les nombres d'utilisateurs des TIC ventilés par genre[66]

Par ailleurs, l'UIT commercialise une base de données (sur support informatique ou sur support papier) fournissant les données historiques annuelles pour une centaine d'indicateurs caractérisant les TIC pour les pays membres de l'UIT[67].

Indicateurs fondamentaux relatifs aux TIC[modifier | modifier le code]

Une liste d'indicateurs fondamentaux relatifs aux TIC a été mise au point par une structure spécialisée internationale appelée "Partenariat sur la mesure des TIC au service du développement"[68]. Cette structure a été lancée en juin 2004, et se compose des membres suivants : Eurostat, l’Union internationale des télécommunications (UIT), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), quatre commissions régionales de l’ONU — la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA), la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), la Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique (CESAP) et la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (CESAO) - -, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), l’Institut de statistique de l’UNESCO, le Groupe d’étude des technologies de l’information et des communications et la Banque mondiale. L'objectif de ce Partenariat est d'homogénéiser le choix des indicateurs fondamentaux relatifs aux TIC et de proposer des définitions standard de façon à éviter l'incohérence des appellations et des définitions des indicateurs publiés précédemment à travers le monde et selon les différentes institutions. Cette homogénéisation est indispensable pour garantir des comparaisons pertinentes des différents pays à une date donnée et une standardisation permet de garantir un suivi pertinent des données historiques d'un pays sur une période donnée.

Liste des indicateurs fondamentaux relatifs aux TIC[68]

Indicateurs fondamentaux sur l’accès et l’infrastructure

  • A1 Lignes téléphoniques fixes par 100 habitants
  • A2 Abonnements aux services de téléphonie mobile cellulaire par 100 habitants
  • A3 Abonnés à l’Internet fixe par 100 habitants
  • A4 Abonnés à l’Internet fixe à haut débit par 100 habitants
  • A5 Abonnements mobiles à haut débit par 100 habitants
  • A6 Largeur de bande Internet internationale par habitant (bits/seconde/habitant)
  • A7 Pourcentage de la population couvert par le réseau de téléphonie mobile cellulaire
  • A8 Tarifs mensuels d’accès à l’Internet fixe à haut débit en dollars des États-Unis, en tant que pourcentage du revenu mensuel par personne
  • A9 Tarifs mensuels de la téléphonie mobile cellulaire prépayée, en dollars des États-Unis, en tant que pourcentage du revenu mensuel par personne.
  • A10 Pourcentage de localités disposant de centres publics d’accès à l’Internet (PIAC)

Indicateurs fondamentaux sur l’accès aux TIC et leur utilisation par les ménages et les particuliers

  • HH1 Proportion de ménages disposant d’un poste de radio
  • HH2 Proportion de ménages disposant d’un poste de télévision
  • HH3 Proportion de ménages disposant du téléphone
  • HH4 Proportion de ménages disposant d’un ordinateur
  • HH5 Proportion de particuliers ayant utilisé un ordinateur dans les 12 derniers mois
  • HH6 Proportion de ménages disposant d’un accès à l’Internet à domicile
  • HH7 Proportion de particuliers ayant utilisé l’Internet dans les 12 derniers mois
  • HH8 Lieu de l’utilisation de l’Internet par les particuliers dans les 12 derniers mois
  • HH9 Activités sur Internet entreprises par des particuliers dans les 12 derniers mois
  • HH10 Proportion de particuliers ayant utilisé un téléphone mobile cellulaire dans les 12 derniers mois
  • HH11 Proportion de ménages disposant d’un accès à l’Internet, par mode d’accès
  • HH12 Fréquence d’utilisation de l’Internet par les particuliers dans les 12 derniers mois

Indicateurs fondamentaux sur l’accès l'utilisation des TIC par les entreprises

  • B1 Proportion d’entreprises utilisant des ordinateurs
  • B2 Proportion d’employés utilisant régulièrement un ordinateur
  • B3 Proportion d’entreprises utilisant l’Internet
  • B4 Proportion d’employés utilisant régulièrement l’Internet
  • B5 Proportion d’entreprises présentes sur le Web
  • B6 Proportion d’entreprises disposant d’un intranet
  • B7 Proportion d’entreprises recevant des commandes par Internet
  • B8 Proportion d’entreprises passant des commandes par Internet
  • B9 Proportion d’entreprises utilisant l’Internet, par mode d’accès
  • B10 Proportion d’entreprises disposant d’un réseau local (LAN)
  • B11 Proportion d’entreprises disposant d’un extranet
  • B12 Proportion d’entreprises utilisant l’Internet, par type d’activité ICT1 Proportion de la main-d’œuvre du secteur des entreprises totale présente dans les secteurs des TIC

Indicateurs fondamentaux sur le secteur des TIC

  • ICT2 Part de valeur ajoutée brute du secteur des TIC
  • ICT3 Importations de biens de TIC en tant que pourcentage des importations totales
  • ICT4 Exportations de biens de TIC en tant que pourcentage des exportations totales

Indicateurs fondamentaux sur l'utilisation des TIC par les particuliers, les entreprises

  • ED1 Proportion d’écoles disposant d’un poste de radio utilisé à des fins d’enseignement
  • ED2 Proportion d’écoles disposant d’un poste de télévision à des fins d’enseignement
  • ED3 Proportion d’écoles disposant d’une installation de communication téléphonique
  • ED4 Rapport élèves-par-ordinateur dans les écoles offrant un enseignement assisté par ordinateur
  • ED5 Proportion d’écoles disposant d’un accès à l’Internet, par mode d’accès
  • ED6 Proportion d’élèves disposant d’un accès à l’Internet à l’école
  • ED7 Proportion d’élèves inscrits à des études tertiaires dans des filières relatives aux TIC
  • ED8 Proportion d’enseignants qualifiés en TIC dans les écoles

Utilisation des TIC par les administrations et d’autres organismes du secteur public

  • EG1 Proportion de travailleurs dans des organismes de l’administration centrale utilisant habituellement des ordinateurs
  • EG2 Proportion de travailleurs dans des organismes de l’administration centrale utilisant habituellement l’Internet
  • EG3 Proportion d’organismes de l’administration centrale ayant un réseau local (LAN)
  • EG4 Proportion d’organismes de l’administration centrale ayant un intranet
  • EG5 Proportion d’organismes de l’administration centrale ayant un accès à l’Internet, par mode d’accès
  • EG6 Proportion d’organismes de l’administration centrale présents sur le Web
  • EG7 Services en ligne sur l’Internet spécifiques auxquels les citoyens ont accès, selon le degré de complexité du service

L'Indice de développement des TIC ou IDI[modifier | modifier le code]

L'Indice de développement des TIC ou IDI est un indice composite visant à caractériser le développement des TIC de chaque pays. Cet indice a été mis au point par un ensemble d'institutions internationales et un rapport annuel est publié par l'UIT pour actualiser les résultats[69]. On y trouve la valeur de l'IDI de chaque pays et ses composantes essentielles. On y trouve aussi un autre indicateur fondamental sur le TIC, le coût et l'accessibilité du large bande. Le résumé analytique de 2012 fournissait également un autre indicateur fondamental : le panier de prix des TIC qui est une valeur composite des prix d'éléments représentatifs de services des TIC[70]. Des résultats plus complets, et une définition complète du calcul de l'IDI et de ses composantes ainsi qu'une définition du calcul du panier de prix des TIC avec la définition des sous-paniers sont disponibles dans la version anglaise du rapport de 2013 Measuring the Information Society[71].

Article détaillé : Société de l'information.

Statistiques du Forum économique mondial[modifier | modifier le code]

Chaque année, le Forum économique mondial publie le Networked Readiness Index, un indice défini en fonction de la place, de l'usage et du bénéfice que peut tirer un pays des technologies de l'information et des communications. Cet indice prend en considération une centaine de pays (133 en 2009-2010) et permet d'établir un classement mondial. Cet indice reste encore sous le niveau souhaité si l'on tient compte des besoins et des limitations imposées par les situations actuelles.

Article détaillé : Internet dans le monde.

Classement 2010[modifier | modifier le code]

Rang Pays Score Évolution du classement en 1 année
1 Suède 5,65 +1
2 Singapour 5,64 +2
3 France 5,66664 +5
4 Suisse 5,48 +1
5 États-Unis 5,46 -2
6 Finlande 5,54 -
7 Canada 5,36 +3
8 Hong Kong 5,43 +4
9 Pays-Bas 5,32 -
10 Norvège 5,22 -2

Source : Forum économique mondial, 2010[72]

Nombre de pays : 133

Classement 2012[modifier | modifier le code]

Rang Pays Score Évolution du classement en 2 ans
1 Suède 5,94 -
2 Singapour 5,86 -
3 Finlande 5,81 +3
4 Danemark 5,70 -1
5 Suisse 5,61 -1
6 Pays-Bas 5,60 +3
7 Norvège 5,59 +3
8 États-Unis 5,56 -3
9 Canada 5,51 -2
10 Grande-Bretagne 5,50 +3
... ... ...
23 France 5,12 -19

Source : Forum économique mondial, 2012[73]

Nombre de pays : 142

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. McKinsey & Company (2011), Impact d'internet sur l’économie française ; comment internet transforme notre pays du ministère de l'économie, PDF, 45 pages.
  2. Observatoire International des Métiers Internet.
  3. Enquête sur les technologies de l'information et de la communication et le commerce électronique 2010
  4. Parmi les premiers penseurs à avoir mis en lien le développement des TIC et la menace des libertés figurent l'écrivain anglais Aldous Huxley et le sociologue français Jacques Ellul.
  5. Définition de TIC, dictionnaire Larousse
  6. Grand dictionnaire terminologique de l'OQLF
  7. Indicateurs fondamentaux relatifs aux TIC
  8. INSEE
  9. [1]
  10. Histoire des télécommunications
  11. ICT Regulation toolkit
  12. ARCEP, Étude sur le périmètre de la notion d'opérateur de communications électroniques, [2]
  13. Convergence, IP telephony and Telecom Tegulation, William Melody
  14. Vue d'ensemble sur la réglementation du secteur des télécommunications, Module 1, Kit d'aide sur la réglementation des TIC, [3]
  15. Réflexions sur l’évolution, à l’ère d’internet, de la régulation de l’audiovisuel et des communications électroniques et sur ses conséquences, [4]
  16. Defining Infocommunications and Related Terms, Gyula Sallai
  17. Baranyi, P., Csapó, A.: Definition and Synergies of Cognitive Infocommunications. Acta Polytechnica Hungarica (ISSN 1785-8860), Vol. 9, No. 1, 2012. p. 67-83 http://www.uni-obuda.hu/journal/Baranyi_Csapo_33.pdf
  18. Krafft, J.: Profiting in the Info-Coms Industry in the Age of Broadband: Lessons and New Considerations. Technological Forecasting & Social Change, Vol. 77, p. 265-278, 2010
  19. «Technologies Clés 2015 »
  20. Édition 2013 et antérieures, Sciences et Technologies de l'Information et de la Communication, [5]
  21. Progrès accomplis dans la mise en œuvre et le suivi des résultats du Sommet mondial sur la société de l’information aux niveaux régional et international, Conseil économique et social, Nations Unies, Genève, juillet 2013, [6]
  22. Les Aspects Juridiques et Institutionnels de la Réglementation Module 6, Kit d’aide sur la réglementation des TIC, [7]
  23. The next moves Convergence in the communications and content industries, The Economiste, [8]
  24. Network convergence
  25. POLICY CONSIDERATIONS FOR AUDIO-VISUAL CONTENT DISTRIBUTION IN A MULTIPLATFORM ENVIRONMENT, Directorate for Science, Technology and Industry committee for Information, Computer and Communications Policy, OECD, janvier 2007 [9]
  26. Rapport IDATE voir p. 9/22
  27. CAS (2012), Rapport et la note de synthèse no 266 "L'impact des TIC sur les conditions de travail" (février 2012)
  28. CAS (2013), Quel est l'impact des TIC sur les conditions de travail dans la fonction publique ? ; Note d'analyse no 318 du CAS ; janvier 2013
  29. GreenIT.fr - DEEE, un point complet.
  30. GreenIT.fr - Fabriquer un Mac Book émet 90 fois plus de CO2 que 1 an d’utilisation en France
  31. Colloque EJC - ICT 2012, consulté le 11 avril 2013.
  32. Vers des Technologies de l'Information écologiques et efficaces en consommation énergétique, consulté le 11 avril 2013.
  33. a et b résumé en français, et rapport en anglais
  34. Charte d’engagement volontaire du secteur des télécoms pour le développement durable, Paris, le 22 juillet 2010
  35. Rapport IDATE voir p. 8-22
  36. L'évolution des métiers en France depuis vingt-cinq ans, Dares Analyse, septembre 2011, [10]
  37. Information and Communications for Development 2006: Global Trends and Policies, [11]
  38. Les TIC au service du développement, Banque Mondiale Live, Christine Zhen-Wei Qiang, [12]
  39. Croissance, emplois et productivité dans le secteur tertiaire : controverses théoriques et réalités suisses. Mara C. Harvey, Dissertation.com, [13]
  40. Les TIC et l’éducation dans le monde : tendances, enjeux et perspectives, UNESCO, [14]
  41. TIC, éducation et formation, SITER
  42. Agir avec les TIC entre sphères privée et professionnelle, Alexandre Mallard, [15]
  43. L'usage des TIC entre vie privée et vie professionnelle
  44. TIC et conditions de travail, Nathalie Greenan
  45. Diffusion et utilisation des TIC en France et en Europe, Pierre Berret
  46. Aravis
  47. [16]
  48. Quel travail dans 20 ans, page 5
  49. Page 32, La distribution des films par Internet : enjeux socioculturels, économiques et géopolitiques, Sophie Boudet-Dalbin, Thèse de doctorat en sciences de l’information et de la communication, Université Panthéon-Assas, [17]
  50. DUTHEIL Guy, « Les 15-24 ans regardent la télévision sur tous les écrans à tout moment », Le Monde [en ligne], 11 mars 2011, [consulté le 4 avril 2011], [18]
  51. Baromètre Hadopi : le streaming de plus en plus plébiscité par les internautes, Télérama, 26 juin 2013, [19]
  52. MONALISA pour lutter contre l’isolement des seniors
  53. Les cahiers de l'ARCEP, no 2, avril-mai-juin 2010, [20]
  54. Section 1.4.8.1 Multiple-play et tarification forfaitaire, Tendances des réformes dans les télécommunications 2007, UIT, [21]
  55. a et b Tendances dans les réformes des télécommunications
  56. ICT STATISTICS Home Page
  57. Définitions et standards
  58. Activités de la division des statistiques de l'UIT
  59. GUIDE pour la collecte des données administratives sur les télécommunications et les TIC, 2011, UIT, [22]
  60. Key ICT indicators for developed and developing countries and the world (totals and penetration rates)[23]
  61. Fixed-telephone subscriptions, fichier excel, [24])
  62. Mobile-cellular telephone subscriptions, fichier excel, [25])
  63. Percentage of Individuals using the Internet, fichier excel, [26])
  64. Fixed (wired)-broadband subscriptions, fichier excel, [27])
  65. (Core indicators on access to, and use of, ICT by households and individuals, latest available data (2008-2012), fichier excel, [28])
  66. (excel, [29])
  67. Voir sur la page Internet
  68. a et b Rapport du Partenariat sur les statistiques relatives aux technologies de l’information et des communications au service du développement, Conseil économique et social des Nations Unies, mars 2012 [30]
  69. Un résumé analytique de ce rapport est disponible sur la page Internet
  70. Le résultat pour chaque pays est disponible à l'adresse suivante
  71. Indicateurs fondamentaux relatifs aux TIC, Partenariat sur la mesure des TIC au service du développement, UNCTAD, [31]
  72. Network Readniss Index Rankings 2010
  73. The Networked Readiness Index 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

(classement par chronologie)

  • Yves Lasfargues, Halte aux absurdités technologiques, Éditions d'organisation, 2003
  • Franklin Brousse, Jean-Denis Garo, Arnaud Loisel et Pascal Prot, Guide TIC des petites et moyennes collectivités, Édition Ficome, Paris, 2004
  • Bouzon, Arlette TIC dans les organisations : théories et pratiques, Octares Éditions, 2005 (ISBN 2915346267)
  • Jean-Denis Garo, Mon papa travaille dans l’Informatique et les Télécoms , Paris, 2007
  • Yves Jeanneret, Y a-t-il (vraiment) des technologies de l'information ?, Presses Universitaires du Septentrion, 2007 (ISBN 2757400193)
  • Breuil Henri, Burette Daniel, Flury-Hérard Bernard, Cueugniet Jean, Vignolles Denis, Boisson Hélène, 2009, Rapport TIC et développement durable ; Conseil général de l'environnement et du développement durable ; Conseil général des technologies de l'information, co-édité par les Ministères chargés de l'écologie et de l'économie, rapport remis en mars 2009, PDF, 96 pages
  • Sylvie Faucheux, Catherine Moulin, T.I.C. et développement durable, De Boeck,‎ 2010 (ISBN 2804103714)
  • Michéle Germain (dir.), Lexique des TIC, forum atena, Paris, 2010
  • Jean-Denis Garo, Anita & Béatrix – Le sens caché du vocabulaire des IT , Paris, 2010
  • Lejeune, Yannick (2010), TIC 2025 les grandes mutations. Comment internet et les TIC vont dessiner les prochaines années, FYP Éditions, 2010 (ISBN 2916571418)
  • Gérard Peliks (dir.), Mythes et légendes des TIC, forum atena, Paris, 2011
  • Groupe Ecoinfo, Impacts environnementaux des TIC, France, 2012
  • Rufino Filipe Adriano, Cultures et technologies de l'information et de la communication : Quelle approche du paradigme du dévelopemment ?, Presses Académiques Francophones, 2012 (ISBN 3838176421)
  • Frédéric Bordage, éco-conception web : les 100 bonnes pratiques, Eyrolles,‎ 2013 (ISBN 978-2212135756)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Réglementation et régulation[modifier | modifier le code]

Sciences et technologies de l'information[modifier | modifier le code]

Web, gestion des connaissances[modifier | modifier le code]

Données, bibliothèques numériques

Sécurité informatique[modifier | modifier le code]

Aspects économiques[modifier | modifier le code]

Aspects écologiques[modifier | modifier le code]

Aspects sociologiques[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]